Tibet
Situé sur les hauts-plateaux de l'Himalaya, le Tibet nous fascine depuis toujours par les trésors de valeurs culturelles, humaines et spirituelles qu'il recèle. Replié sur lui-même pendant des siècles, ce pays étonnant nous fait aujourd'hui entrevoir quelques-unes de ses multiples facettes, si enrichissantes et inspirantes…
Les Tibétains parlent un des trois dialectes du tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et sont majoritairement bouddhistes, pratiquant plus précisément le bouddhisme vajrayâna. La Chine occupe le Tibet depuis 54 ans et les Tibétains sont de plus en plus minoritaires dans leur propre pays. Cette occupation anéantit la culture et la religion tibétaines.
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La polyandrie fraternelle
La monogamie est la forme de mariage la plus usuelle chez les populations de culture tibétaine. La polyandrie, le fait pour une femme d'avoir plusieurs maris simultanément (pluralité de maris), est une forme de mariage peu commune dans le monde. Dans l'aire tibétaine, elle prend la forme de polyandrie fraternelle. Tandis que l'un des fils prend le chemin du monastère, deux, trois et même quatre frères prennent une même épouse et vivent sous le même toit. Si les arrangements pour conclure de tels mariages ne sont pas aussi précoces ni formels qu'auparavant, il est rare que les futurs époux se marient sans le consentement de leurs parents. La polygynie est également pratiquée en certaines circonstances. La polygynie est la forme de mariage adoptée lorsqu'une famille n'a que des filles. Dans ce cas, l'aînée prendra un époux, ou magpa, qui viendra s'installer sur la propriété familiale pour y travailler et procréer. Les soeurs qui ne prendront pas mari deviendront les épouses du magpa et collaboreront aux tâches familiales.
http://www.zonehimalaya.net/Himalaya/polyandrie.htm
Dans la plupart des sociétés de culture tibétaine, chaque fils a droit à sa part du patrimoine familial. Les familles ont donc été confrontées au problème de la division de la propriété entre les enfants. Dans un milieu caractérisé par la rareté des ressources, nous explique Charles Genoud (1989), chaque part du patrimoine familial s'avérait insuffisante pour supporter une famille. Contrairement au mariage monogame, la polyandrie fraternelle permettait de garder intact ce patrimoine tout en constituant une force de travail collectif adapté au mode de vie agropastoral typique du haut Himalaya. Ce mode de vie, axé sur l'agriculture, l'élevage et le commerce, exigeait la réalisation de tâches concurentes et des déplacements fréquents. La polyandrie permettait de répondre au besoin de partage des tâches : accompagnement des troupeaux dans les hauts pâturages l'été, travaux aux champs, déplacement vers les centres de commerce pour la vente des surplus. En outre, la famille pouvait compter sur la présence de l'un des époux au foyer tandis que les autres étaient en déplacement prolongé.
http://www.zonehimalaya.net/Himalaya/Video/vid-polyandrie.htm
Musique tibétaine
La musique tibétaine reflète l'héritage culturel de la région transhimalayenne, dont le centre est le Tibet, mais aussi de tous les groupes ethniques tibétains disséminés en Inde, au Bhoutan, au Népal et ailleurs dans le monde. La musique tibétaine est avant tout une musique sacrée, ce qui montre la profonde influence du chamanisme, du bön et du bouddhisme tibétain dans la culture du pays. Cette musique n'a été rendue accessible (et en danger) qu'à partir de l'annexion chinoise de 1959 ; elle se décline en plusieurs genres. Elle fait désormais aussi partie de la musique régionale chinoise.
Une utopie soufie entre Tibet et Chine
16.07.2006 - 06:10
Aux confins de l'Asie Centrale, face aux lamas, aux chamanes et à tous ceux qu'ils appellent idolâtres, des prédicateurs musulmans cheminent sur la route de la soie en diffusant le soufisme. Et ils réussissent là où les jésuites échouent : les soufis de Samarcande parviennent à enraciner dans les cités et les communautés leur croyance. L'un d'entre eux, Afâq Khwâja, monte vers 1680 sur le trône de Yarkand et instaure un régime politique fondé sur les principes soufis. Bravant l'empire Qing comme le Tibet lamaïste, les Khwâjas naqshabandis du Turkestan oriental créent une utopie politique et religieuse où les sujets sont compagnons et les saints rois. Bibliographie : Alexandre Papas, Soufisme et politique entre Chine, Tibet et Turkestan, Librairie d'Amérique et d'Orient, Jean Maisonneuve successeur, Paris (2005)
Actualités
Le Tibet en musique
Le Festival des musiques sacrées de Dijon fête, du 11 au 14 octobre dans la cité des ducs de Bourgogne et à Talant (Côte-d’Or), son dixième anniversaire. Fruit d’une collaboration avec le Festival de Fès (Maroc) et soutenu par l’Unesco, la manifestation rend hommage cette année au Tibet, son invité d’honneur. Sur le thème « Présence », cette édition se veut « belle, intime et féminine ». Au programme : Yungchen Lhamo, surnommée « la déesse de la mélodie » au pays du Dalaï Lama, des groupes de chants sacrés et des musiciens venus de France, du Japon ou encore d’Inde.
