Temps
« Les mains, Marie, doivent passer plus de temps en l'air que sur les touches », Franz Liszt. Histoire d'amour
Si l'homme s'échine à mesurer le temps avec une précision croissante depuis des millénaires, il serait bien en mal de le définir, tant il demeure encore l'un des plus grands mystères de la physique. Car la perception de son flux continu n'est rien d'autre qu'une illusion. C'est Albert Einstein qui, le premier, fait voler en éclats l'hypothèse d'Isaac Newton sur un temps universel. Il révèle la connexion fondamentale entre espace et temps, induisant au passage que passé, présent et futur existent de la même manière et sans distinction.
Le temps est habituellement considéré sous deux angles opposés : l’instant et la durée. Mais il existe une troisième dimension du temps, inscrite dans la théorie des systèmes dynamiques défendue par le mathématicien Henri Poincaré : celle du temps long, potentiellement infini.
- Pendant que ces aiguilles tournent, le monde évolue, il change. Les mentalités grandissent et se mélange. Pendant que les heures passent, toujours en mouvements, plein de personnes se déplace. A droite ou à gauche, des millions de destin se chevauchent. En avant ou en arrière, aussi plein de se font la guerre.Une minuterie s'est imposée, on vit tous comme des fou, pas le temps se reposer, on n'arrive à bout. Tous régler à la seconde, on fait une erreur, conséquences, on passe un mauvais quart d'heures. Le cadran change, un nouveau mode de vie, qui te parait étrange mais toujours les mêmes aiguilles, les mêmes ennuies. Seconde après seconde, tu te sens persécuté, par ses minutes qui ne font que te pousser. Les jours sont en quêtes d'espoir, les mois de rancard. Année après année, on fait tout pour ne pas arriver sur un brancard. Que l'on marche au café ou à pile, prendre le temps de profiter, tout pour éviter l'asile. Avant que ta montre s'arrête, tic--tac , tic-tac et il n'y as plus de fête...
- On ne peut jamais se dissocier du temps. Le temps ne change pas. on essaie de le matérialiser pour le toucher ou le caresser mais aussi pour l'étrangler et le maudire. Mais il est indifférent et immatériel. Cependant il est là, tout près, et partout. Joyeux ou malheureux. le temps est indifférent. Le temps n'est pas Dieu, n'est pas un ami, non plus un ennemi. Un repère neutre sans être lié nécessairement à l'espace. On ne peut en aucun cas blâmer le temps si malheur arrive. Tout simplement il est indifférent. (Hamid)
- N'occupez votre temps qu'avec la plus précieuse des choses, et la plus précieuse des choses humaines est l'état vécu entre le passé et l'avenir. Âbû Sa'¨îd Kharrâz
Philosophes, scientifiques et hommes de la rue ont bien souvent des vues différentes sur ce qu’est le temps, et les progrès des uns influencent les autres depuis des siècles. La psychanalyse et la psychologie apportent également des éléments nouveaux au XXe siècle. Un questionnement profond s’est porté, dans toutes ces disciplines, sur la « nature intime » du temps : est-ce une propriété fondamentale de notre univers, ou plus simplement le produit de notre observation intellectuelle, de notre perception ? La somme des réponses de chacun ne suffit évidemment pas à dégager un concept satisfaisant et juste du temps, d’autant que ce questionnement est aporétique. Mais l’examen minutieux de chacune d’entre elles et de leurs relations apportera d’intéressantes réponses. Toutes ne sont pas théoriques, loin s’en faut : la « pratique » changeante du temps par les hommes est d’une importance capitale.
De fait, la mesure du temps a évolué et cela ne fut pas sans conséquence sur l’idée que les hommes en eurent au fil de l’histoire. De rudimentaire qu’elle était aux premiers âges, sa mesure a gagné aujourd’hui une précision reposant sur l’atome. Ses progrès irréguliers sont donc à relier directement aux transformations du concept « temps ». Ses retombées ont affecté bien plus que la simple estimation des durées : la vie quotidienne des hommes s’en est trouvée changée bien sûr, mais aussi et surtout la pensée, qu’elle fût de nature scientifique, philosophique ou encore religieuse. Pour établir une vue générale du temps aujourd’hui, il faut en premier lieu parcourir l’histoire de ce concept, qui fait lui-même notre Histoire.
Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, Esthétique transcendantale
- "Le temps n'est pas quelque chose qui existe en soi ou qui soit inhérent aux choses comme une détermination objective, et qui, par conséquent, subsiste, si l'on fait abstraction de toutes les conditions subjectives de leur intuition ; dans le premier cas, en effet, il faudrait qu'il fût quelque chose qui existât réellement sans objet réel. Mais dans le second cas, en qualité de détermination ou d'ordre inhérent aux choses elles-mêmes, il ne pourrait être donné avant les objets comme leur condition, ni être connu et intuitionné a priori par des propositions synthétiques ; ce qui devient facile, au contraire si le temps n'est que la condition subjective sous laquelle peuvent trouver place en nous toutes les intuitions. Alors, en effet, cette forme de l'intuition intérieure peut être représentée avant les objets et, par suite, a priori.
- Le temps n'est autre chose que la forme du sens interne, c'est-à-dire de l'intuition de nous-mêmes et de notre état intérieur. En effet, le temps ne peut pas être une détermination des phénomènes extérieurs, il n'appartient ni à une figure, ni à une position, etc. ; au contraire, il détermine le rapport des représentations dans notre état interne. Et, précisément parce que cette intuition intérieure ne fournit aucune figure, nous cherchons à suppléer à ce défaut par des analogies et nous représentons la suite du temps par une ligne qui se prolonge à l'infini et dont les diverses parties constituent une série qui n'a qu'une dimension, et nous concluons des propriétés de cette ligne à toutes les propriétés du temps, avec cette seule exception que les parties de la première sont simultanées, tandis que celles du second sont toujours successives. Il ressort clairement de là que la représentation du temps lui-même est une intuition, puisque tous ses rapports peuvent être exprimés par une intuition extérieure.
- Le temps est la condition formelle a priori de tous les phénomènes en général. L'espace en tant que forme pure de l'intuition extérieure, est limité, comme condition a priori, simplement aux phénomènes externe. Au contraire, comme toutes les représentations, qu'elles puissent avoir ou non pour objets des choses extérieures, appartiennent, pourtant, en elles-mêmes, en qualité de déterminations de l'esprit, à l'état interne, et, comme cet état interne est toujours soumis à la condition formelle de l'intuition intérieure et que, par suite, il appartient au temps, le temps est une condition a priori de tous les phénomène intérieurs (de notre âme), et, par là même, la condition médiate des phénomène extérieurs".
Passé
Présent
Futur
Calendrier lunaire
Année
Siècle
Génération
Ère historique
Temps dans l'Art
Temps en musique
Demain
Éternité
Contributions
Merci de ton encouragement!~O(∩_∩)O~
Ah tu étudies et connais bien le proverbe de Confucius? C'est super!
Je vient du pays natal du Confucius, la province de Shandong.
J'ai étudié le proverbe de Confucius au lycée, et même si maintenant en France j'aime insister étudier des philosophies anciennes chinoises. Ce n'est pas seulement une connaissance, mais aussi un esprit. Tous les proverbes sont composés par des mots simples, mais plus je les etudie, plus je les trouve profonds et difficiles.
C'est vraiment difficile, même pour un chinois. Bon courage! :)
- Confucius a exprimé des pensées très profondes, c'est-à-dire qui touchent le coeur de l'homme, quelque soit sa culture. Aussi, on peut dire que la véritable philosophie ne connait pas de frontières! Tu vois, quand il a dit au - VIe siècle av.J.C : "Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire." , c'est tellement vrai que cela s'affranchit du temps et de l'espace pour être toujours très actuel.... Celui que je préfère c'est celui-là : "Faire le premier pas, c'est faire la moitié du chemin.". On trouve un peu cette idée dans la culture française avec cette expression "il n'y a que le premier pas qui coute". Et apparemment il a l'air de couter très cher. Pourtant c'est très simple, il suffit juste de poser un petit acte vers la réalisation de ses projets, et cela est suffisant pour que tout s'ouvre et s'enchaine. Mais il y a des blocages importants à dépasser, et en premier lieu la peur de l'inconnu, et aussi la peur que sa vie change véritablement!
Comme la philosophie de Confucius est née de l'expérience directe de la vie, alors je pense que c'est aussi difficile ou aussi simple pour un chinois que pour un non chinois. Et puis au cours de cet échange avec toi je deviens un peu plus chinois et toi un peu plus française! C'est ca un échange culturel.
Au plaisir de continuer, on a beaucoup de plats chinois devant nous à déguster!
CM Vinson 4 décembre 2010 à 10:53 (UTC)
[...] La Culture étant l'action de sortir de l'indivis et du fusionnel, de désorganiser l'instinct au profit d'une projection dans le temps basée et fondée sur le support d'une mémoire.
Time Pink Floyd
Sociologie du développement
"Il faut mettre l’homme en dialogue avec l’homme et les sociétés en dialogue les unes avec les autres pour faire progresser la mise en application du dialogue" Issiaka Prosper Lalèye
Le citoyen responsable refuse l'économie-panique
Salman Rushdie n'emporterait qu'un seul livre: les Mille et une nuits
Quels sont les trois livres que vous emporteriez sur une île déserte?
«Je crois que si j'allais sur une île déserte, je n'emporterais avec moi qu'un seul livre. A quoi bon s'embarrasser? Il y a tellement de choses à prendre. Mais quitte à prendre un seul livre, autant qu'il soit épais et merveilleux, car il faut bien occuper ses journées, s'évader à travers les mots. Alors, sans hésiter, je choisirais les Mille et une nuits! C'est un ouvrage qui comporte suffisamment d'histoires pour tenir mille livres en un seul et même volume. Son principe est celui de la résistance au temps avec des contes qui s'enchaînent afin de tenir le lecteur en haleine, encore et encore. Schéhérazade raconte histoire sur histoire car c'est sa seule chance d'échapper à la mort. C'est, à mon sens, un peu la métaphore de l'homme sur une île déserte, qui lutte face à son destin.
Jésus dans le Coran. Entretien avec le Cheikh Bentounès
[...] La station de Jésus est particulière et parmi les plus élevées. Son enseignement délivre une spiritualité pure, sans lien déterminé dans le temps et dans l’espace. Cette réalité se révèle à celui qui fait l’effort soutenu d’arriver à cette station, à ce maqqam de Sidna Aïssa (Jésus). Celui-ci, délivre un message extraordinaire : la force de l’amour a puissance sur tout.
[...] Quelles sont les valeurs qui déterminent notre époque ? Jésus est le verbe divin et les valeurs qu’il enseigne ne sont pas celles sur lesquelles reposent notre monde. Nous ne comprendrons son message et réaliserons cette transformation alchimique que par la quête de ces valeurs spirituelles et chevaleresques qu’il est venu nous enseigner. Un message prophétique où l’homme est prêt à se sacrifier pour le bien-être d’autrui afin que la Vérité demeure parmi nous. Ainsi il triomphe de l’absurdité de son égocentrisme, il renaît et il vit dans le monde parfait de l’Essentiel.
La force du pardon
Qui laisse croire qu’il n’existe aucune réalité, hormis celle que l’homme s’impose dans ce conflit permanent avec lui-même et avec son prochain ? Incapable de pardonner car incapable de se pardonner.
Aujourd’hui nous sommes dans les situations où le message de Jésus semble d’une urgence capitale, voire vitale. Notre monde est gravement malade, seule une médecine radicale peut le soigner. Pourquoi tant de misère et de haine, de conflits et de corruption ? Au nom de qui ?
Pour servir quels intérêts ? Au nom de Dieu ? Au nom d’Allah ?... Quel est le sens d’un monde en démence où personne n’ose dire la vérité par peur d’être incapable de la vivre et d’en assumer la responsabilité et les conséquences. La vérité est exigeante comme l’est le message de Jésus. Dans l’atmosphère dramatique de notre époque qui peut concevoir que pour trouver Dieu il faut tout donner. Quel est le pays, la communauté, l’être capable de tout donner pour tout recevoir ?
Dans le monde actuel, ne pas tricher avec soi-même soulève mépris, ironie et sarcasme. Pourtant nous allons vers un monde qui nous impose d’être et non de paraître. Humain se conjugue au verbe être et non au verbe avoir. C’est à ce prix que nous pourrons résister au chaos qui nous attend. Que Dieu accorde sa grande miséricorde à tous les innocents qui périssent par la faute de l’incompréhension et de la bêtise humaine.
Une nouvelle histoire naturelle
Les progrès de la génétique, l'interconnexion des savoirs, l'approche géonomique et la mode du développement durable (quelles qu'en soient les interprétations, les instrumentalisations ou les degrés de compréhension) ont mené à un regain actuel pour l'histoire naturelle, vue comme une "Histoire globale" de l'Univers, du système solaire et la planète Terre : histoire interdisciplinaire à la fois cosmogonique, physique, chimique, biologie et humaine. Des livres comme "Le livre de la Vie" (sous la direction de Stephen Jay Gould), "Les mondes disparus" d'Eric Buffetaut et Jean Le Loeuff, "Classification phylogénétique du vivant" de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, "Guide critique de l'évolution" de Guillaume Lecointre, Corinne Fortin, Gérard Guillot et Marie-Laure Le Louarn-Bonnet ou "Miroirs de la Terre" d'Ion Cepleanu et Stephen Giner, relèvent de cette nouvelle "Histoire Naturelle" globale. Dans son "Mystère des abysses" (p. 54) Jean-René Vanney écrit: [cette relation] "ne devrait pas être un égrènement d'événements dans le temps, ni une chronique de tel ou tel phénomène, plutôt une gerbe liant les faits dans leur globalité".
La modalité d'être dans les arts plastiques et l'architecture
Eloge de la lenteur
Ou, prenez le temps de lire, l’avenir, vous le connaissez… pas de survivant !
L’économie exige la vitesse, l’accélération, la performance. Lorsqu’on apprend à élaborer des stratégies, le but étant souvent le gain, la fulgurance en est un des éléments majeurs.
C’est le monde réel où l’information est diffusée de plus en plus vite, où l’on doit produire plus vite que son voisin. Les ordinateurs transmettent les ordres de bourse à la nanoseconde près (millionième de seconde) Les « spots » publicitaires nous envahissent. Nous apprenons à nos enfants à tout « synthétiser » Mais pas à écouter, regarder et donner son avis. Si une présentation dure plus d’un quart d’heure… tout le monde est parti !! Vite, vite, vite, je veux tout VITE!!!
Lire nos courriels absolument, le plus vite possible, répondre aux messages, répondre au téléphone, répondre aux injonctions de tous ordres, consommer, tout voir, tout posséder, tout CONTRÔLER….
Qu’est-ce que ça donne dans nos vies d’ éconhommes ?
Je vous laisse le soin d’y apporter vos réponses personnelles.
Ils n’étaient que 7% des français à avoir assisté à un concert classique par an en 1973 et toujours 7% en 2008 avec une forte proportion de cadres et de femmes. (source statistiques data.gouv) ????
Ecouter de la musique sur CD ou à la télé, ça va plus vite et on peut zapper si un mail est arrivé.
Dans toutes les salles de spectacle, on entend vibrer ou sonner !
Dans les musées et les expos d’art, on se croirait chez IKEA, tellement les gens passent vite d’une œuvre à l’autre…. Je l’ai vu, de mes yeux, de nombreuses fois. Moi, j’ai besoin de temps !
Et si on nous apprenait à RALENTIR ?
Quel délice que la contemplation !
Nous avons tous eu l’occasion de rêver devant certaines oeuvres d’art, au point de nous calmer et nous apaiser, à l’écoute de grandes pièces musicales, à la lecture de grands romans ou encore d’œuvres théâtrales ou de films….
La vitesse et le rythme ont leur charme mais, il faut bien reconnaître que la grande majorité du public retient mieux les mouvements lents. La création, elle-même est souvent le fruit d’une lente maturation.
La nature, en nous faisant vieillir, nous offre une certaine sagesse mais nous fait ralentir également. Est-ce lié ?
Nous ne pouvons ignorer que tout est « lien » dans notre monde. Depuis la loi universelle de la gravitation jusqu’au lien entre l’économie et l’art.
Alors ?
Puisque cette vitesse qui nous entoure empêche de voir les choses, c’est peut-être un moyen d’atteindre les buts de la Fondation Franz Liszt que d’enseigner la lenteur et la profondeur ?
Enfin, ceci n’est que mon avis…. J’attends vos réactions, chers amis.
Qu'est-ce que l'Art ? Qu'est-ce que la Science ?
- L'Art est-il une connaissance ?
- La Science est-elle un art ?
- Beauté et Vérité. Émotion et Raison.
- Perception et connaissance.
- Les rapports entre les sens et entre les arts.
- Les contributions de l'Art à la Science.
- Les discours de la Science sur l'Art.
- L'esthétique est-elle une branche
- de l'épistémologie ?
- L'Art et le Cerveau.
- L'Art et les Sciences Cognitives.
- Psychologie et psychanalyse de la création artistique et scientifique.
- Intelligence artificielle. Vision par ordinateur.
- Reconnaissance des formes.
- Origine et perception des formes.
- Analyse du son, de la lumière et de la couleur.
- Art et Science dans l'univers non linéaire.
- La symétrie et la brisure de symétrie.
- La topologie entre art et science.
- L'univers fractal.
- La sémiotique visuelle. La sémiotique musicale.
- La rhétorique dans l'art et dans la science.
- La perception et la représentation de
- l'espace et du temps.
- Le cyberespace.
- L'Art et les visions du monde de la Science.
- Information et complexité.
- Art électronique.
- Art et nanotechnologie.
- Art, Matière et Matériaux.
Créatif
Le divin ou la nature, ont offert à l’homme la magique capacité de créer et qu’en faisons-nous ?
Il est remarquable de constater à quel point nous empêchons nos enfants de créer dans nos systèmes éducatifs « reproductifs ». Pourtant, certains s’en échappent et nous proposent de belles créations, je suis donc optimiste.
La création, à mon sens est un besoin pour certains. Une nécessité impérieuse !! Qu’on soit scientifique, artiste ou entrepreneur. Le ressort semble le même : Chercher une autre voie, une nouvelle idée, une nouvelle vie.
Aucune intention commerciale ! La curiosité, l’envie « d’autre chose », d’un monde nouveau, d’une distraction ou un cadeau à l’humanité. Cette démarche créative de la fondation Franz Liszt semble se heurter à une « inhibition » ambiante de la société à l’égard des créatifs. En effet, la générosité de l’offre de culture, d’ouverture, la possibilité de s'exprimer librement semble faire peur.
Serions-nous tous comme Laurent Artéco, cet « éconhomme » à qui il a fallut bien trop de temps avant de comprendre que l’expression et « le dire aux autres » n’est pas si dangereux. Ne fait pas mal !
Le créatif, ne doit pas se soucier de l’accueil qui sera réservé à son travail. Sa souffrance vient souvent de l’indifférence plus que des critiques négatives ou positives… La création reste un acte humain proche du divin… Qui peut l’expliquer ?
Petite réflexion de Laurent Artéco
Informations
Actualités
25 octobre 2012 Christine Sourgins : «Hopper peut-il émerger aujourd'hui ?»
La Fiac, sauf exceptions illusoires, montre une peinture contemporaine anémiée par des affairistes pressés qui collectionnent des signes de reconnaissance plutôt que de l'art.
L'art contemporain montré à la Fiac est l'art d'une toute petite partie de nos contemporains. Ce terme, faussement temporel, désigne ici un genre artistique qui trouve son origine dans l'urinoir de Marcel Duchamp de 1917. La pratique du ready-made, en détournant des objets utilitaires pour en faire des œuvres d'art, explique que n'importe quoi (comportements, excréments ou pièce vide) puisse devenir œuvre d'art si et seulement si un réseau officiel, marchand ou médiatique, le valide. Duchamp a troqué le savoir-faire contre le faire-savoir, au lieu d'incarner du sens dans une forme, il privilégie le «concept », les spéculations intellectuelles qui, vidant l'œuvre d'art des critères esthétiques, feront le lit de la spéculation financière: il ne reste pas beaucoup d'art dans l'art financier.
En témoigne l'état de la peinture: Hopper, ne créant que deux tableaux par an, pourrait-il encore émerger dans un art financiarisé, où l'adage «ce qui est rare est cher » a vécu ? La bonne peinture, œuvre unique non reproductible à satiété, n'est pas toujours instinctuelle et demande temps et métier. Or, pour être rentable, l'art devrait obéir à des opérations marketing, être coté dans le réseau des grandes foires, galeries, ventes aux enchères. L'art conceptuel, et ses «installations » reposant sur des procédures démontables et sérielles, se prête mieux à cette mondialisation que la fragile peinture. Une «performance », une transgression par le geste ou le cri, est plus médiatique que les meilleures toiles. La peinture demande le temps d'une rencontre, une mémoire, une culture, mais les affairistes pressés collectionnent des signes de reconnaissance plutôt que de l'art.
Conceptualisme mercantile
Il ne suffit pas d'utiliser toile, châssis et pinceaux pour faire œuvre picturale. Il existe un conceptualisme peint (souvent confondu avec l'abstraction de l'art moderne) repérable à sa répétitivité, sa standardisation. Les rayures, les carrés en quinconce ou les pots de fleurs, semblables à des logos, ne tolèrent pour voisinage que certaines expressions picturales, telle la peinture «de standards et de clichés » où «il n'y a pas d'essentialité » d'une lauréate du prix Marcel-Duchamp. Cette peinture sous contrainte conceptuelle ne produit plus d'images mais une imagerie décorative, digne du catalogue des fleurs Vilmorin.
Autorisée aussi, la peinture fantomatique, spectrale, qui valorise sa propre exténuation et permet des commentaires sur la «peinture de la fin de la peinture ». Le plus souvent, un peintre figuratif restera «compétitif » en se cantonnant dans le kitsch, le parodique érotisé ou une défiguration montrant l'humanité affreuse, sale et méchante… La Fiac, sauf exceptions illusoires, montre une peinture contemporaine anémiée. La vitalité de l'art pictural s'est réfugiée dans les ateliers ou des galeries exclues : la forte présence d'une grande peinture vivante serait préjudiciable aux formes dégradées du conceptualisme mercantile.
Historienne de l'art, Christine Sourgins est l'auteur des «Mirages de l'art contemporain» (La Table ronde). http://sourgins.over-blog.com
- Art contemporain
- Peinture contemporaine
- Place de la peinture dans l'art contemporain
- Marché de l'art
- Art sur les Chemins de la Peinture
10 janvier 2012. La cape d'invisibilité temporelle bientôt une réalité ?
Avent
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,6-8.19-28.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »
Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, certains des envoyés étaient des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »
Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire de Saint Grégoire le Grand
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°7 (trad. Le Barroux rev.)
« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi »
« Moi, je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas. » Ce n'est pas dans l'esprit, mais dans l'eau que Jean baptise. Impuissant à pardonner les péchés, il lave par l'eau le corps des baptisés, mais ne lave pas l'esprit par le pardon. Pourquoi donc baptise-t-il, s'il ne remet pas les péchés par son baptême ? Pourquoi, sinon pour rester dans son rôle de précurseur ? De même qu'en naissant, il avait précédé le Seigneur qui allait naître, il précédait aussi, en baptisant, le Seigneur qui allait baptiser. Précurseur du Christ par sa prédication, il le devenait également en donnant un baptême qui était l'image du sacrement à venir.
Jean a annoncé un mystère lorsqu'il a déclaré que le Christ se tenait au milieu des hommes et qu'il ne leur était pas connu, puisque le Seigneur, quand il s'est montré dans la chair, était à la fois visible en son corps et invisible en sa majesté. Et Jean ajoute : « Celui qui vient après moi a passé devant moi » (Jn 1,15)...; il explique les causes de la supériorité du Christ lorsqu'il précise : « Car il était avant moi », comme pour dire clairement : « S'il l'emporte sur moi, alors qu'il est né après moi, c'est que le temps de sa naissance ne le resserre pas dans des limites. Né d'une mère dans le temps, il est engendré par le Père hors du temps ».
Jean manifeste quel humble respect il lui doit, en poursuivant : « Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sa sandale ». Il était de coutume chez les anciens que si quelqu'un refusait d'épouser une jeune fille qui lui était promise, il dénouait la sandale de celui à qui il revenait d'être son époux. Or le Christ ne s'est-il pas manifesté comme l'Époux de la sainte Église ?... Mais parce que les hommes ont pensé que Jean était le Christ -- ce que Jean lui-même nie -- il se déclare indigne de dénouer la courroie de sa sandale. C'est comme s'il disait clairement... : « Je ne m'arroge pas à tort le nom d'époux » (cf Jn 3,29).
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. »
Commentaire de Prudence
Prudence (348-après 405), poète en Espagne
« Emerge, dulcis pusio », extrait de l'hymne pour Noël « Quid est quod artum circulum » (in Guéranger, L'Année liturgique, 4e vendredi Avent)
« Il sera appelé Fils du Très-Haut...; il règnera pour toujours »
- Montre-toi, doux enfant
- Mis au monde par une mère très chaste,
- Qui enfante sans connaître d'homme ;
- Montre-toi, Médiateur, dans tes deux natures.
- Quoique né dans le temps, de la bouche du Père,
- Engendré par sa parole (Lc 1,38),
- Déjà tu habitais dans le sein du Père (Jn 1,2)
- Toi, la Sagesse éternelle (1Co 1,24).
- Tu es la Sagesse qui a tout créé (Pr 8,27),
- Les cieux, la lumière et toute chose.
- Tu est le Verbe puissant qui a fait l'univers (He 1,3)
- Car le Verbe est Dieu (Jn 1,2).
- Ayant ordonné le cours des siècles
- Et fixé les lois de l'univers,
- Cet Artisan du monde, le bâtisseur,
- Est demeuré dans le sein du Père.
- Mais lorsque le temps eut déroulé
- Des années par milliers,
- Tu es descendu pour visiter
- Ce monde depuis si longtemps pécheur...
- Le Christ ne pouvait supporter la chute
- Des peuples qui se perdaient ;
- Il ne pouvait accepter que l'œuvre de son Père
- S'abîme dans le néant.
- Il a revêtu un corps mortel
- Afin que la résurrection de notre chair
- Brise les chaînes de la mort
- Et nous conduise auprès du Père...
- Ne sens-tu pas, ô Vierge noble,
- Malgré de douloureux pressentiments,
- Combien cet enfantement glorieux
- Augmente l'éclat de ta virginité ?
- Ton sein très pur contient le fruit béni
- Qui va combler de joie toute créature.
- Par toi naîtra un monde nouveau,
- Aurore d'un jour étincelant comme de l'or.




















