Prudence

De Nature et Culture en Hautes-Terres.
A la proue, Renommée, et la poupe, Justice et Prudence







La Prudence, représentation du gisant de François II de Bretagne

La prudence (en grec phronêsis, en latin prudentia) est un concept de la philosophie grecque qui a trouvé sa définition théorique la plus aboutie dans la philosophie d'Aristote. La phronêsis est ensuite devenue un concept central de la philosophie morale et politique, et la première des quatre vertus cardinales chez les Chrétiens.


La prudence est une vertu qui dispose la raison pratique à distinguer en toutes circonstances le véritable bien à viser et qui la dispose aussi à choisir les moyens justes appropriés pour l'atteindre.

La prudence guide les autres vertus, en leur indiquant leur règle et leur mesure : ce rôle essentiel fait qu'on la considère comme une des quatre vertus cardinales (avec la justice, la force et la tempérance). Sans la prudence, on risque de poursuivre une mauvaise fin, de choisir les mauvais moyens ou de pécher par excès (témérité p.ex.) ou par défaut (timidité p.ex.).

Dans l'art chrétien, la prudence est souvent représentée par l'allégorie d'une femme tenant un miroir ou un serpent.

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L’islam avec clarté. Frédéric Pons le mercredi, 10/11/2010

La France a accueilli ce lundi 8 novembre un premier contingent de 36 chrétiens irakiens, blessés le 31 octobre dans l’attaque terroriste de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad (52 policiers et fidèles tués).

La France est bien dans sa vocation – parfois négligée – de “patrie des droits de l'homme” ou de “fille aînée de l’Église” quand elle se préoccupe du sort des chrétiens d'Irak, comme elle pourrait d’ailleurs le faire avec plus de sollicitude de ceux de Chine, de Cuba, de Turquie ou d’Algérie. Doit-elle pourtant se satisfaire de ce seul devoir humanitaire, au risque d’encourager les partisans du jihad à vider ces régions de toute présence non musulmane ?

Le martyre de l’Église d’Irak (comme d’autres), tout autant que la vague populiste en Europe, devrait conduire nos responsables à une réflexion utile sur la place réservée aux chrétiens en terre d’islam, à l’aune de celle des musulmans dans les pays laïcs, dans un esprit de “réciprocité religieuse”. Les évêques d’Orient réunis à Rome ont eux-mêmes lancé ce débat. Mgr Raboula Antoine Beylouni, archevêque libanais d’Antioche, s’est montré très clair sur la réalité du dialogue avec l’islam, « difficile et souvent privé d’effectivité ». Sans doute trop clair, son exposé a été “caviardé” d’une vingtaine de lignes dans la version diffusée par l’Osservatore Romano, l’organe officiel du Vatican. Ce passage mérite pourtant d’être cité.


Mgr Beylouni attire l’attention sur les sujets d’ordre pratique et social, « difficilement abordables lorsque le Coran ou la sunna les a abordés », et parle du Coran : « Il inculque au musulman la fierté d’avoir la seule religion vraie et complète. […] C’est pourquoi, il vient au dialogue avec cette supériorité et avec l’assurance d’être victorieux. […] Dans le Coran, il n’y a pas d’égalité entre l’homme et la femme, ni dans le mariage lui-même […] ; ni en matière d’héritage où l’homme a une double part ; ni dans le témoignage devant les juges où la voix de l’homme égale la voix de deux femmes, etc. Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et d’agir contrairement à ce qu’il pense et croit. Dans le Coran, il y a des versets contradictoires et des versets annulés par d’autres, ce qui donne au musulman la possibilité d’utiliser l’un ou l’autre selon son avantage. […] Le Coran donne au musulman le droit de juger les chrétiens et de les tuer par le jihad. Il ordonne d’imposer la religion par la force, par l’épée. […] C’est pourquoi les musulmans ne reconnaissent pas la liberté religieuse, ni pour eux ni pour les autres. » Mgr Beylouni n’est pas hostile au dialogue. À condition, précise-t-il, qu’il soit mené « par des interlocuteurs chrétiens capables et bien formés, courageux et pieux, sages et prudents […] qui disent la vérité avec clarté et conviction ».

Frédéric Pons

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