Pensée
"La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être." - Henri Poincaré
La pensée implique le doute. Elle a pour fonction, en effet, d'éprouver la vérité de faits, de récits ou de doctrines; sa tâche est d'examiner l'exactitude d'opinions, d'idées ou d'affirmations. Pour cela, elle doit les mettre en question.
Si la pensée est suspectée de maltraiter l’ignorance, que faut-il faire ? La tuer ? (la pensée), la battre ? Depuis un bon moment, une bête étrange rôde autour des démocraties, un animal qui ne veut pas de nom, qui se cache derrière les libertés acquises au prix du sang, un animal tabou comme un totem qui terrifie et qui rassure, qu’il ne faut pas regarder en face sous peine d’être invité à allumer les bûchers de la démagogie...Et pourtant, l’histoire nous apprend que toute perte d’humanité vient de la rencontre entre la bêtise et la peur...Et ça y est ! Nous avons péché ! On ne doit jamais dire qu’on ne veut pas de cette bêtise !
Je suis réellement un homme quand mes sentiments, mes pensées et mes actes n'ont qu'une finalité: celle de la communauté et de son progrès. Albert Einstein
L'imagination est la clef de la création, et toute chose créée par l'imagination, représente toujours une réalité quelque part. Toutes vos pensées sont des énergies, et il est important de saisir qu'elles rendent possible le renforcement et l'accentuation autant du «positif» que du «négatif». C'est votre rôle de le faire, afin que vous puissiez créer un monde meilleur, car votre énergie détient un pouvoir d'une importance primordiale, qui est à la source de tout ce qui se passe sur la planète, donc de vos propres vies. Soyez donc responsables de vous-même en tant qu'individu, et ne vous inquiétez pas de ce que font les autres.
En tant qu'individu, vous avez l'occasion, par vos propres moyens et connaissances, de créer un monde meilleur sur le plan individuel, car vous êtes «âme», et non ce corps physique! Votre existence et votre savoir sont grandioses, mais il vous faut réveiller et réactiver toute cette connaissance au plus profond de vous-même
Fonction pensée
Logique et raisonnement sont les attributs de la fonction pensée. Cette dernière est liée à l'élément Air.[...] A la base de la création se trouvent la pensée et la sensation, l'une liée à la matière (Terre), au sens et au corps; et l'autre liée au souffle, à la respiration et à l'esprit. Physique et spirituel sont faits de la même substance, vibrant à un niveau différent. De ce fait le corps et l'esprit sont en correspondance et peuvent s'influencer mutuellement, consciemment et même inconsciemment.
Source : Simone Berno. Tarot et Psychologie des profondeurs.
Pensée unique
[...] Toute forme religieuse aura donc comme premier devoir de préserver une tradition-protection en relation avec l'organisation sexuelle, puis de contrôler le libre exercice de la pensée qui restera l'expression la plus parfaite du "mal".
Pensée symbolique
Viens, viens…
Viens encore et encore,
même si tes pensées
Viens, viens…
Viens et goûte
cette fontaine qui est TIENNE
discuter:expert
J'aimerais rajouter à ce superbe texte d'Alain ROCHAS sur "Le non-Expert" un passage de l'entretien d'Olivier Pascal-Mousselard, journaliste à Télérama (n°3074) avec le philosophe Jacques Rancière :
"
OPM : Face aux discours des "experts" et des intellectuels, qu'apporte la philosophie ?
JR : cela dépend de ce qu'on entend par philosophie. Ma perception et ma pratique, en tout cas, s'opposent totalement à l'idée qu'elles doivent produire des diagnostics. La philosophie est une activité qui déplace les compétences et les frontières : elle met en question le savoir des gouvernants, des sociologues, des journalistes, et tente de traverser ces champs clos.
Surtout, sans jouer les experts !
Car ces "compétences" sont une manière de rejeter ceux qu'on dira" incompétents", alors que le philosophe cherche justement à mettre en évidence la capacité de penser de chacun.
Son but est de sortir de cette vieille tradition intellectuelle qui consiste à expliquer à "ceux-qui-ne-comprennent-pas" et de mettre en valeur des capacités d'intelligence qui appartiennent à tous, sont exerçables par tous. "
N'est-il pas temps aujourd'hui de considérer que si la compétence, en quelque domaine que ce soit, est loin d'être négligeable, la création de nouveaux paradigmes, qu'ils soient sociaux, économiques ou autres doit s'émanciper de la compétence pour OSER, juste OSER des pratiques non codifiées ?
Jacqueline BASTIDE 11 décembre 2008 à 10:56 (MST)
Nous serons reconnus par nos fruits
Le ciel s’est ouvert. Dans le ciel nous avons une mère. Le ciel a un cœur. » Benoit XVI
L'imagination est la clef de la création, et toute chose créée par l'imagination, représente toujours une réalité quelque part. Toutes vos pensées sont des énergies, et il est important de saisir qu'elles rendent possible le renforcement et l'accentuation autant du «positif» que du «négatif». C'est votre rôle de le faire, afin que vous puissiez créer un monde meilleur, car votre énergie détient un pouvoir d'une importance primordiale, qui est à la source de tout ce qui se passe sur la planète, donc de vos propres vies. Soyez donc responsables de vous-même en tant qu'individu, et ne vous inquiétez pas de ce que font les autres.
En tant qu'individu, vous avez l'occasion, par vos propres moyens et connaissances, de créer un monde meilleur sur le plan individuel, car vous êtes «âme», et non ce corps physique! Votre existence et votre savoir sont grandioses, mais il vous faut réveiller et réactiver toute cette connaissance au plus profond de vous-même
L’Afrique dans les marges
[...] Dans les marges s’écrit la vérité d’un texte, d’une pensée, le rejet ou l’approbation d’un discours, le renvoi d’une position. Les marges disent quelque chose sur le texte. Il en est ainsi pour l’Afrique, qui nous dit ce que nous ne voulons pas entendre : les désordres du monde développé, les à-côté de la politique internationale, les situations trop lointaines pour être contrôlées, les avidités de nombreuses compagnies industrielles et commerciales, l’indifférence facile des populations face à ceux qui sont sans pouvoir. Elle révèle nos impuissances et nos refus, nos aveuglements et nos soifs de pouvoir et de richesse.
Saint Augustin
- L'amour ne disparaît jamais !
- La mort n'est rien.
- Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
- Je suis moi, tu es toi.
- Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours.
- Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné.
- Parle-moi comme tu l'as toujours fait.
- N'emploie pas un ton différent.
- Ne prends pas un air solennel ou triste.
- Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
- Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.
- Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.
- La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
- Elle est ce qu'elle a toujours été.
- Le fil n'est pas coupé.
- Pourquoi serais-je hors de ta pensée, simplement parce que je suis hors de ta vue ?
- Je t'attends, je ne suis pas loin, juste de l'autre coté du chemin.
- Tu vois, tout est bien.
Commentaire du Pape Benoît XVI
Encyclique « Deus caritas est », § 17 – 18 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
Aimer Dieu et aimer son prochain
L'histoire d'amour entre Dieu et l'homme consiste dans le fait que cette communion de volonté grandit dans la communion de pensée et de sentiment, et ainsi notre vouloir et la volonté de Dieu coïncident toujours plus : la volonté de Dieu n'est plus pour moi une volonté étrangère, que les commandements m'imposent de l'extérieur, mais elle est ma propre volonté, sur la base de l'expérience que, de fait, Dieu est plus intime à moi-même que je ne le suis à moi-même (Saint Augustin). C'est alors que grandit l'abandon en Dieu et que Dieu devient notre joie (cf Ps 72,23-28).
L'amour du prochain se révèle ainsi possible au sens défini par la Bible, par Jésus. Il consiste précisément dans le fait que j'aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n'apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela ne peut se réaliser qu'à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu'à toucher le sentiment. J'apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus-Christ. Son ami est mon ami... Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l'autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires : je peux lui donner le regard d'amour dont il a besoin.
- Apprendre à penser, à réfléchir, à être précis, à peser les termes de son discours,
- à échanger les concepts, à écouter l'autre, c'est être capable de dialoguer,
- c'est le seul moyen d'endiguer la violence effrayante qui monte autour de nous.
- La parole est le rempart contre la bestialité.
- Quand on ne sait pas, quand on ne peut pas s'exprimer,
- quand on ne manie que de vagues approximations,
- comme beaucoup de jeunes de nos jours,
- quand la parole n'est pas suffisante pour être entendue,
- pas assez élaborée parce que la pensée est confuse et embrouillée,
- il ne reste que les poings, les coups, la violence fruste, stupide, aveugle.
- Et c'est ce qui menace d'engloutir notre idéal occidental et humaniste.
Bêtise : continent infini
Prenons Flaubert le samedi 27 septembre 1878 dans le « Journal » d'Edmond de Concourt : « Flaubert, à la condition de lui abandonner les premiers rôles et de se laisser enrhumer par les fenêtres qu'il ouvre à tout moment, est un très agréable camarade. Il a une bonne gaieté et un rire d'enfant, qui sont contagieux; et dans le contact de la vie de tous les jours se développe en lui une grosse affectuosité qui n'est pas sans charme. »
Ce Goncourt ne comprend rien, cela va de soi, mais il nous donne une précieuse information sur l'ouverture des fenêtres. Flaubert étouffe, il suffoque, son « Bouvard et Pécuchet » lui donne un mal fou, c'est un bouquin infernal, atroce, qui le mène droit à la mort. « Mon but secret est d'abrutir tellement le lecteur qu'il en devienne fou. Mais mon but ne sera pas atteint, par la raison que le lecteur ne me lira pas. Il se sera endormi dès le commencement. »
On n'a pas assez insisté, à mon avis, sur la découverte fondamentale de Flaubert, son trait de génie, sa passion, sa rage. Sartre a eu tort d'inventer pour lui le rôle d'« idiot de la famille », alors qu'il aura été le premier à sonder ce continent infini, la Bêtise. De ce point de vue, Flaubert, c'est Copernic, Galilée, Newton : avant lui, on ne savait pas que la Bêtise gouvernait le monde. « Je connais la Bêtise. Je l'étudie. C'est là l'ennemi. Et même il n'y a pas d'autre ennemi. Je m'acharne dessus dans la mesure de mes moyens. L'ouvrage que je fais pourrait avoir comme sous-titre : “Encyclopédie de la Bêtise humaine”.»
Bêtise de la politique, bêtise de la littérature, bêtise de la critique, médiocrité gonflée à tout va, il faut dire que la fin du XIXe siècle se présente comme un condensé de tous les siècles, ce qui a le don de mettre Flaubert en fureur. Le pouvoir est bête, la religion est bête, l'ordre moral est insupportable, bourgeois ou socialistes sont aussi imbéciles les uns que les autres, et ce qui les unit tous, preuve suprême de la Bêtise, est une même haine de l'Art. « Qui aime l'Art aujourd'hui ? Personne, voilà ma conviction intime. Les plus habiles ne songent qu'à eux, qu'à leur succès, qu'à leurs éditions, qu'à leurs réclames ! Si vous saviez combien je suis écoeuré souvent par mes confrères ! Je parle des meilleurs.» Il faut lire ici (ou relire) la grande lettre à Maupassant, de février 1880, elle est prophétique. Un programme de purification du passé est en cours sous le nom de moralité, mais en réalité (et nous en sommes là aujourd'hui) par la mise en place d'une conformité fanatique plate. « Il faudra, dit Flaubert, supprimer tous les classiques grecs et romains, Aristophane, Horace, Virgile. Mais aussi Shakespeare, Goethe, Cervantès, Rabelais, Molière, La Fontaine, Voltaire, Rousseau. » « Après quoi, ajoute-t-il, il faudra supprimer les livres d'histoire qui souillent l'imagination ».
Flaubert voit loin : les idées reçues doivent remplacer la pensée, il y a, au fond de la bêtise, une « haine inconsciente du style », une « haine de la littérature » très mystérieuse, animale, qu'il s'agisse des gouvernements, des éditeurs, des rédacteurs en chef des journaux, des critiques « autorisés ». La société devient une énorme « farce », où, dit-il, « les honneurs déshonorent, les titres dégradent, la fonction abrutit ». Renan se présente à l'Académie française ? Quelle « modestie » ! « Pourquoi, quand on est quelqu'un, vouloir être quelque chose ? » Savoir écrire et lire est un don, sans doute, mais aussi une malédiction : « Du moment que vous savez écrire, vous n'êtes pas sérieux, et vos amis vous traitent comme un gamin.» Bref, l'être humain est en train de devenir irrespirable.
En janvier 1880, vers la fin de son existence physique de saint halluciné, Flaubert écrit à Edma Roger des Genettes (sa correspondante préférée, avec Léonie Brainne et sa nièce Caroline, plutôt des femmes, donc) : « J'ai passé deux mois et demi absolument seul, pareil à l'ours des cavernes, et en somme parfaitement bien, puisque, ne voyant personne, je n'entendais pas dire de bêtises. L'insupportabilité de la sottise humaine est devenue chez moi une maladie, et le mot est faible. Presque tous les humains ont le don de m'exaspérer, et je ne respire librement que dans le désert.»
Simple question : que dirait Flaubert aujourd'hui ? Autre prophétie pleinement réalisée : « L'importance que l'on donne aux organes uro-génitaux m'étonne de plus en plus.» Allons, bon : le sexe lui-même est en train de devenir Bête.
Gustave Flaubert, Correspondance, Tome V. Éditions Gallimard, Coll “la Pléiade”, 1584 p.
Le Nouvel Observateur n° 2250 du 20 décembre 2007.
Une pensée très profonde d'Odilon Redon et que l'on peut mettre en parallèle avec celle de Percy Bysshe Shelley (1792-1822) : "Les poètes sont les législateurs non reconnus du monde". Profond, juste mais aussi paradoxal. Prenons un exemple simple. Lorsque des touristes vont visiter un pays, a quoi s'intéressent-ils en premier lieu? Aux hommes politiques, aux grands argentiers, aux commerçants du passé? Non, ils vont dans les musées pour découvrir l'art et la culture de ce pays. Et donc vont découvrir et admirer les oeuvres d'Odilon Redon, de Vincent van Gogh, bref des grands artistes et créateurs qui ont été de leur temps incompris et rejetés. Van gogh qui n'a jamais vendu une toile, et c'est ce qui l'a amené pour bonne part à la folie, est devenu post-mortem le peintre le plus cher du monde. Ainsi, si l'artiste n'a rien à attendre du monde social, le monde social lui doit tout. Le voici le paradoxe. Je me suis placé sur un plan économique pour plus de facilité et parce que c'est le seul langage qui est compris aujoud'hui, celui de l'argent. Et sur ce plan, le simple bon sens économique voudrait que les créateurs soient soutenus activement. Hors c'est tout l'inverse qui se produit, comme à l'époque de Redon. Ils sont exclus du champ social ne laissant plus qu'aux "faux artistes" d’aujourd’hui, les bateleurs incultes au sourire radieux et soumis aux règles du marché occuper tout l'espace. En comprenant que la culture est le premier facteur de création de richesses d'une nation, ce domaine devrait être financé en premier lieu mais partout, les budgets sont réduits. Que cela veut-il dire sur le fond? Que nous sommes une espèce sous-évoluée et qu'il est facile de comprendre comment c'est le manque d'intelligence qui conduit le monde au désastre. Y a t'il quelque chose à faire? Non, il n'est pas possible de lutter et contre la bêtise et contre le rejet qu'inspire inévitablement les créateurs dans notre monde où la créativité à été cassée dès l'école, l'art non enseigné et réduit à la marge et à l'exclusion. Ce n'est pas pour cela que l'art ne continue pas, il n'est pas possible que la vie, la créativité s'arrête, c'est le mouvement même de l'univers qui les porte. Mais il continuera à opérer dans la marge et face aux pires obstacles qui soient. Vous ne verrez nulle part les véritables créateurs d'aujourd'hui, le système étant basé sur la marchandisation de l'oeuvre et donc de la médiocratisation culturelle. Les poètes (au sens large de penseur et créateur) sont devenus inexistants et pour le moins inaudibles. Ainsi, avec la complicité inconsciente de chacun ce sont les choses les plus essentielles qui sont dénigrées et combattues. Au-delà du paradoxe, là est la malédiction.
CM Vinson (discussion) 22 septembre 2012 à 11:23 (CEST)
Actualités
Avent : Première prédication du P. Cantalamessa, ofmcap. « La première vague d'évangélisation »
Avent: Angélus du dimanche 27 novembre 2011
Texte intégral des paroles de Benoît XVI
ROME, dimanche 27 novembre 2011 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral des paroles prononcées ce dimanche place Saint-Pierre par Benoît XVI à l’occasion de la prière de l'Angélus.
AVANT L’ANGELUS
Chers frères et sœurs,
Nous commençons aujourd’hui avec toute l’Eglise une nouvelle année liturgique : un nouveau chemin de foi à vivre ensemble dans les communautés chrétiennes, mais aussi, comme toujours, à parcourir à l’intérieur de l’histoire du monde, afin de l’ouvrir au mystère de Dieu, au salut qui vient de son amour. L’année liturgique débute avec le temps de l'Avent: temps merveilleux où se réveille dans les coeurs l’attente du retour du Christ et la mémoire de sa première venue, quand il s’est dépouillé de sa gloire divine pour assumer notre chair mortelle.
"Veillez!" : c’est l’appel de Jésus dans l’Évangile d’aujourd’hui. Il l’adresse non seulement à ses disciples, mais à tous: "Veillez!" (Mt 13,37). C’est un rappel salutaire à se souvenir que la vie n’a pas seulement une dimension terrestre, mais est projetée vers un "au-delà", comme une petite plante qui germe de la terre et s’ouvre vers le ciel. Une petite plante pensante - l’homme - dotée de liberté et de responsabilité, c’est pourquoi chacun de nous sera appelé à rendre compte de la manière dont il a vécu, de la manière dont il a utilisé ses capacités: s’il les a gardées pour lui ou s’il les a faites fructifier également pour le bien de ses frères.
Isaïe, le prophète de l’Avent, nous fait aussi réfléchir aujourd’hui avec une prière sincère, adressée à Dieu au nom du peuple. Il reconnaît les manquements de son peuple, et, à un certain moment il dit : " Personne n'invoquait ton nom, nul ne se réveillait pour recourir à toi. Car tu nous avais caché ton visage, tu nous avais abandonnés au pouvoir de nos iniquités" (Is 64,6). Comment ne pas être frappés par cette description? Elle semble refléter certains panoramas du monde post-moderne: la ville où la vie devient anonyme et horizontale, où Dieu semble absent et l’homme le seul maître, qui se fait lui-même l’artisan et le metteur en scène de tout: les constructions, le travail, l’économie, les transports, les sciences, la technique, tout semble ne dépendre que l’homme. Et parfois, dans ce monde qui apparaît presque parfait, des choses bouleversantes se produisent, soit dans la nature, soit dans la société, alors nous pensons que Dieu s’est retiré, qu’il nous a, pour ainsi dire, abandonnés à nous-mêmes.
En réalité, le vrai "maître" du monde, ce n’est pas l’homme, mais Dieu. L’Evangile dit : " Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l'improviste et vous trouver endormis" (Mc 13,35-36). Le temps de l’Avent vient chaque année nous rappeler cela, afin que notre vie retrouve son orientation juste, vers le visage de Dieu. Non pas le visage d’un "maître", mais d’un Père et d’un Ami. Avec la Vierge Marie, qui nous guide sur le chemin de l'Avent, faisons nôtres les paroles du prophète. " Seigneur, tu es notre Père. Nous sommes l'argile, et tu es le potier : nous sommes tous l'ouvrage de tes mains. " (Is 64,7).
APRES L’ANGELUS
(En italien)
Les travaux de la Convention de l’ONU sur les changements climatiques et sur le Protocole de Kyoto commenceront demain à Durban, en Afrique du sud. Je souhaite que tous les membres de la communauté internationale se mettent d’accord sur une réponse responsable, crédible et solidaire à ce phénomène préoccupant et complexe, en tenant compte des exigences des populations plus pauvres et des générations futures.
(En français)
En ce début d’année liturgique, j’accueille avec joie les pèlerins francophones venus pour la prière de l’Angélus. Ce premier dimanche de l'Avent nous invite à demeurer vigilant. Menacé par l’assoupissement, ne laissons pas s’endormir notre dynamisme spirituel. Notre monde a besoin de veilleurs et de porteurs d’espérance. N’attendons pas passivement, mettons en œuvre activement et joyeusement ce temps de grâce en ouvrant tout grand nos cœurs et nos esprits à la lumière de l’Évangile. À la suite de la Vierge Marie, veillons et prions dans l’attente du retour du Seigneur ! Bonne et heureuse année liturgique !
(En anglais)
J’accueille chaleureusement les pèlerins et les visiteurs de langue anglaise présents à cette prière de l’angélus. Aujourd’hui, l’Eglise commence la célébration de l’Avent, qui marque le commencement d’une nouvelle année liturgique ainsi que notre préparation spirituelle à la célébration de Noël. Mettons en pratique le message de l’Evangile du jour en entrant par la prière en cette sainte saison, afin que nous soyons prêts à accueillir Jésus-Christ, qui est Dieu avec nous. Je vous souhaite à tous un bon dimanche. Que Dieu vous bénisse tous!
(En polonais)
Je salue tous les polonais. Avec les vêpres du premier dimanche de l’Avent nous avons commencé la nouvelle année liturgique. Une atmosphère de réflexion, d’espérance et d’attente joyeuse se répand à nouveau dans l’histoire du monde, de l’Eglise et de chacun de nous. En nous se ravive le souvenir de la naissance du Messie, le Sauveur, l’annonce de sa nouvelle venue dans la gloire. Nous devons veiller afin que nos coeurs – nos pensées, nos sentiments, nos désirs – " soient sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ" (1 Co 1,8). Pour ce temps de vigilance de l’Avent, je vous bénis de tout coeur.
(En italien)
J’adresse une salutation cordiale aux responsables européens de la Société Saint-Vincent-de-Paul, et je les encourage dans leur engagement pour affronter les pauvretés anciennes et nouvelles avec l’esprit de l’Evangile.
Je salue avec affection les pèlerins de langue italienne, en particulier les fidèles provenant de Lugano, Turin, Trieste et Avellino; le groupe de jeunes du diocèse de Milan qui se préparent à la profession de foi; et un salut spécial également à la communauté cubaine du diocèse de Bergame et au “Service universitaire africain” de Rome. A tous je souhaite un bon dimanche et un bon chemin d'Avent.
Merci. Bon Avent. Bon dimanche.
© Texte original plurilingue, Libreria Editrice Vaticane
Traduction de Zenit (Anne Kurian)
Le 09 mars 2011 L’esthétique de la nature dans la pensée chinoise classique. Conférence Rennes, France
Dans le cadre du cycle de conférences "Autour de l’esthétique et de la pensée chinoise"
Conférence de Mr Zeng Fanren, Directeur du Centre de Recherche en Esthétique et Théorie littéraire de l’université du Shandong.
L’esthétique de la nature dans la pensée chinoise classique
à 18h
Coordonnées :
Institut Confucius de Bretagne 17 Rue de Brest
35 000 Rennes
FRANCE
Tél. : 02 99 87 08 85
3 juillet 2011 Chasse à la sorcière par Anne Zelensky
Une grande ombre s'étend sur le pays des Lumières. Il ne fait pas bon y exprimer une pensée libre. Les mêmes qui honnissent la censure et clament le droit à la liberté d'expression tentent de bâillonner ceux et celles qui ne pensent pas "correctement". Une véritable police de la pensée s'est mise en place via les associations antiracistes et les milieux gaucho féministes.
Me voilà ainsi l'objet d'une vraie curée de la part de tout un secteur féministe. Depuis que j'ai osé participer aux "Assises sur l'islamisation de lEurope", le 18 décembre 2010, je suis devenue la femme à abattre. On me range carrément à l'extrême droite. Deux faits attestent de cette chasse à la Sorcière.
Dans le dernier numéro de janvier 2011 de Prochoix, en partie consacré à me démolir, on peut lire sous la plume de Caroline Fourest : "Entre Christine Delphy qui milite désormais aux côtés des Indigènes de la République et Anne Zelensky qui milité désormais aux côtés du Bloc Identitaire, le moins qu'on puisse dire c'est que tous les chemins du féminisme ne mènent pas à l'universalisme laique…"
Le raccourci est saisissant de malhonnêteté. Les fameux Identitaires, qui en effet sont parmi les nombreux organisateurs de ces Assises, sont une poignée de gens catalogués "extrême droite". En fait, je les ai côtoyés, le temps d'une journée, je n'ai jamais milité avec eux, puisque mon engagement depuis plus de quarante ans, est aux côtés de la gauche.
Le vrai danger n'est pas là, dans ce groupuscule minoritaire. Il est plutôt dans la progression d'une islamisation des sociétés européennes, téléguidée par des extrémistes qui gagnent du terrain. Cette progression inquiète les peuples et, faute d'être entendus par leurs dirigeants, ils se rabattent sur l'extrême droite. Mais à gauche, on en est resté à la vision du fascisme des années 1940, et en s'obsédant sur une extrême droite qui a évolué, on fait son jeu. La preuve en est la montée de Marine le Pen, plus préoccupante que l'existence d'une poignée d'Identitaires. Il faut se poser la bonne question : pourquoi cette montée des droites en Europe ? Y répondre en culpabilisant les peuples supposés ignares, et en criant au populisme, du haut d'une arrogance propre à une certaine gauche de droit divin, là encore ne fait qu'exaspérer ces peuples.
Par contre, revenons à Prochoix : comment qualifier les procédés de cette revue féministe, qui me consacre donc trois articles, m'attaquant personnellement, sans jamais citer mes textes ? Je n'ai pas droit à être entendue. Les héraults de la tolérance pratiquent des méthodes qui fleurent bon leur stalinisme.
Deuxième fait. J'étais invitée à animer le 24 février un séminaire à l'EHESS, auprès d'étudiants en master, sur "Ce que célébrer les 40 ans du MLF veut dire" dans le cadre des Hautes Etudes "Politique et sexualité". Il s'agissait de traiter ce thème en interrogeant des "historiques" comme moi. On m'a souvent invitée dans le cadre universitaire. Quelques jours avant, la chercheuse qui m'avait conviée, me décommande. Soumise à des pressions violentes, dont elle prétend ne pas savoir l'origine ( ce serait des étudiants), elle renonce à m'inviter pour éviter l'obstruction et le chahut. A part moi, elle a invité d'autres "historique " : Christine Dephy et Antoinette Fouque. Je gage qu'elle ne décommandera pas Christine Delphy, compagne de route des Indigènes de la république, et adepte du voile. Parmi les jeunes universitaires, elle bénéficierait d'une grande estime. Elevées au biberon du touche pas à mon pote", celles-ci se soucient plus d'antiracisme que de sexisme.
Que se passe t il donc ? Comment les héritières du Mouvement des femmes des années 1970 en sont elles arrivées là ? Un peu d'histoire s'impose. La plupart des pionnières des années 70 se sont évanouies dans la nature, sont mortes de chagrin, se sont consacrées aux femmes battues ou encore se sont réfugiées dans les bras de l'université, via les études féministes, Gender studies. Le généreux Mouvement des femmes s'est disloqué, éparpillé en myriades de groupes occupés à remailler les trous du patriarcat ou à se tailler une petite place au soleil. Incapacité complète à se coordonner, à tenter d'acquérir une visibilité politique. Le féminisme est encore dans sa période infantile. Il y a eu cette superbe explosion, où ont volé en éclats les dogmes et impostures de la domination, où des femmes se sont mises à penser enfin par elles-mêmes, où elles ont revendiqué sans concession leur liberté, où elles ont affirmé leur solidarité avec leurs soeurs. Cela s'est appelé la sororité. Et puis, on est retourné au no woman's land de toujours, avec quelques amendements. Rien d'étonnant à cela, l'espérance est violente, l'Histoire lente.
Comme tous les groupes incapables de convertir le cri en revendication politique, la plupart des féministes ont cessé d'inventer, ont déserté le combat et se sont rabattues sur la doxa gauchiste. Abandon d'une pensée et d'une action féministe autonome pour adopter les credos de l'altermondialisme : anticolonialisme, antiracisme, rejet de la civilisation occidentale, préférence pour l'autre, pourvu qu'il soit d'ailleurs, tolérance à géométrie variable,… Ainsi, les mêmes qui honnissaient les religions se sont muées en défenseuses inconditionnelles de l'islam. Pas touche au sacré Coran, qu'elles n'ont pas vraiment lu. Là où on suit ce texte au pied de la lettre, elle seraient au cachot ou lapidées. Oui, mais il y a les interprétations du texte ; oui, mais la religion catholique n'a pas fait mieux… Le "oui, mais", cette volonté de tout comprendre - si "féminine" - est la face cachée de l'impuissance et d'une forme de lâcheté.
Pour ma part, j'ai continué sur ma lancée. Je bouge encore. Je me permets de penser par moi-même, avec les risques inhérents à l'exercice. On ne me pardonne pas d'être sortie du cadre où on m'avait coincée. Après les obligatoires années de purgatoire - le féminisme n'est jamais une partie de plaisir ni le plus court chemin vers la reconnaissance - on m'a rangée dans l'armoire des antiquités, celle des historiques. D'hystériques nous étions devenues, certaines d'entre nous, "historiques". Entendez par là, momifiées at vitam aeternam dans la posture de promotrices de l'avortement. Les grouillotes de Madame Veil, en quelque sorte. L'essentiel était de nous assigner à résidence. D'autre part, cette reconnaissance a fait grincer quelques dents du côté des "sœurs", qui n'en bénéficiaient pas. Sous la sororité, couvait la traditionnelle jalousie pour celle qui réalisait ce qu'on ne peut pas faire. Elle explose maintenant.
Il faut tirer une vigoureuse sonnette d'alarme. La liberté d'expression est le garant absolu de la vitalité d'une pensée. Dans ce pays, on ne peut plus rien dire sans être immédiatement vouée aux gémonies, poursuivie au tribunal ou interdite de parole. Ce n'est pas en faisant taire une parole dérangeante, qu'on escamotera ce qui dérange.
27 décembre 2010. L'art de la compréhension
par Sylvain Derèse, Un point de vue alternatif.
Il est un fait que la Chine tend à s'imposer économiquement dans le monde. Mais qu'elle souhaite affirmer aussi ses propres « valeurs universelles » est rarement mise en avant par les médias.
Afin de comprendre l'Empire du Milieu dans les années à venir, nous allons devoir démontrer une grande humilité et accepter le bouleversement du principe hégémonique de la pensée atlantiste et occidentale.
La Chine est la plus vieille civilisation du monde avec ses 5000 ans d'histoire et forte d'une langue écrite inchangée depuis trois millénaires. C'est une immense nation abritant au total près d'un quart de la population mondiale et qui comprend à la fois l'historique Guangxi, la Mongolie inférieure, le Tibet (Xizang) et le Xinzang-Ouïgours. Malgré la dominance de l'ethnie Han, la République de Chine se qualifie à juste titre de nation multi-ethnique, composée de très nombreux dialectes, de différentes cultures et religions.
C'est pourquoi raccourcir ce pays à son déclin au XIXe siècle et au 50 ans d'ère communiste (1 % de son histoire) serait tout simplement fermer les yeux sur ce qu'est réellement le mode de pensée des Chinois.
Le Confucianisme reste, malgré la révolution culturelle, un pilier de la pensée. Ce courant philosophique fort pousse à la pacification de l'ordre social par le respect des ainés et du pouvoir en place. Le tout afin d'atteindre l'harmonisation d'une société hiérarchisée. Confucius considérait que les individus n'étaient ni bons ni mauvais, tout dépendait des circonstances, dès lors réformer la société passait de facto par une réforme de soi.
Cette philosophie est en partie à l'origine du culte des ancêtres et du respect de l'ainé. Les dirigeants chinois l'utilisèrent pendant des millénaires afin d'établir des classes sociales quasiment hermétiques, qui peuvent, à certaine période, s'apparenter à de véritable « caste » comme le fut celle des mandarins.
Un autre pilier est le syncrétisme Bouddhiste et Taoïste, différent du Judéo-christianisme à bien des égards. Décrit schématiquement, le Bouddhisme explique que la souffrance nait du désir. Il faut donc s'affranchir du désir pour annihiler la souffrance. Tout ceci passe par l'acceptation du caractère éphémère du « moi » et de « l'impermanence » de toute chose. Le but étend d'atteindre le nirvana, la non-existence.
En Chine, les divinités (bodhisattvas) refusent temporairement le Nirvana afin d'aider tout un chacun dans l'accomplissement de l'éveil. Descendant du Brahmanisme indien, cette religion est fataliste et pessimiste en apparence, mais aussi source d'une grande compassion envers tout ce qui compose le monde. Le Bouddhisme nous demande de « nous détacher du monde » contrairement au Judéo-christianisme qui, lui, nous donne une image positive du monde en tant que création de Dieu.
Nation immense et isolée de toute part, elle reste néanmoins le berceau d'une civilisation centrale en Asie. Pendant longtemps, les Chinois resteront persuadés (à tort ou à raison) d'être le plus grand pays sur terre et pourvu de savoirs et traditions qui se suffisent à eux même. Le monde civilisé (Zhong Guo ou L'empire du milieu) à du dès lors se défendre contre les « barbares » (le reste du monde).
C'est pourquoi nous devons, occidentaux, apprendre à connaître la Chine pour comprendre ses réactions. Et pour ce faire, il nous faut enseigner aux générations futures l'histoire de la Chine et de son mode de pensée ainsi que les grands changements qui la bouleverse actuellement : l'effondrement de l'ordre familial avec la politique de l'enfant unique, l'ère Mao, l'essor économique, l'urbanisation, l'ouverture au reste du monde, la montée du nationalisme anti-impérialiste et la haine entretenue envers le Japon.
Ce n'est que par une connaissance poussée de la culture chinoise que nous pourrons à l'avenir discuter d'égal à égal avec elle, en mettant de côté nos prétentions à détenir le « savoir » et à répandre des valeurs que nous jugeons « universelles » et qui, pour la Chine, risquent de rester inaudible si davantage d'effort sur la forme ne sont pas entrepris.
Le tout dans le but avoué d'éviter des conflits majeurs dans un monde globalisé et de préserver la faible marge de manœuvre politique existante pour assurer la paix entre les peuples.
Le créateur de Facebook Mark Zuckerberg, apprend le chinois
Le créateur du réseau social Facebook Mark Zuckerberg a révélé lors d'une récente rencontre avec les étudiants de l'université Stanford qu'il consacre actuellement une heure par jour à l'apprentissage du chinois.
« Les valeurs chinoises sont différentes de celles des États-Unis. C'est la raison pour laquelle je fais des études sur ce pays, avant d'explorer cet immense marché », a-t-il expliqué. « Le chinois est pour moi un vrai défi. Mais j'essaie de comprendre cette langue, cette culture et ce mode de pensée, car cela fait partie intégrante de notre monde ».
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Le fondateur du site Facebook, Mark Zuckerberg, élu personnalité de l'année par le magazine Time
28.09.2010 Forum de la culture dans la ville natale de Confucius
Le confucianisme enseigne la culture de soi et la coexistence harmonieuse. Le mouvement a été la source des lettrés et des penseurs chinois pour réfléchir sur la société et le monde. A présent, dans la ville natale de l'ancien philosophe, sa pensée pourrait servir de pierre angulaire à la construction d'un monde meilleur, à l'occasion du forum mondial sur la civilisation organisé à Nishan, dans la province du Shandong.
Le mont Nishan, près de la ville de Qufu, est ce que l'on pense être le lieu de naissance de Confucius, grand philosophe chinois, il y a près de 2500 ans. Aujourd'hui, plus de 80 érudits de 11 pays et régions rivalisent d'esprit autour du thème "Un monde différent mais harmonieux", et font la comparaison entre confucianisme et christianisme.
Ces distingués érudits ont échangé des idées sur des sous-thématiques comme "La crise de l'humain et le dialogue entre les civilisations", la "responsabilité et l'honnêteté, valeurs coeur du confucianisme et du christianisme, ou encore "la tolérance chez diverses cultures du monde".
Les experts sont tombés d'accord sur le fait que confucianisme et christianisme ont des caractéristiques différentes mais aussi des valeurs communes.
Président du Comité d'organisation du Forum de Nishan
"Les Chinois sont dans l'examen rétrospectif, ils essaient de revenir à leurs propres traditions. Mais le monde entier est influencé par la mondialisation, et par un formidable développement technologique. Certaines formes de cultures générées par cette tendance ne correspondent pas aux Chinois ou à d'autres peuples du monde. Le forum sert de base de réflexion pour nous aider à repenser notre mode de vie."
Professeur à l'université de Harvard
"Il y a des collisions aussi bien entre les cultures, qu'à l'intérieur d'une culture. Le forum parle de la nécessité du dialogue."
Cette initiative est une action de la Chine répondant à l'appel de l'ONU pour initier un dialogue entre les cultures. Elle vise modestement à laisser le confucianisme, coeur de la civilisation chinoise, servir d'élan à la paix et au développement entre les différents pays.
Source: CCTV
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- [[Nature et Culture à Nisha
27 septembre 2010. ”Et si l’éveil de la Chine était une chance pour nos entreprises”, par François Jullien
Faire de Shanghai 2010 la plus grande exposition universelle de tous les temps, voilà l’objectif ambitieux affiché par les Chinois, qui attendent 100 millions de visiteurs jusqu'au 31 octobre. Loin des clichés et des fantasmes, le philosophe et sinologue, François Jullien, profite de l'évènement pour proposer une lecture de la Chine utile aux entreprises et aux managers afin de repenser leurs pratiques.

























