Paix

De Nature et Culture en Hautes-Terres.


« Le coeur et l'âme y savourent mille journées délicieuses. On en revient toujours content et meilleur,
car l'aspect grandiose et suave de ce jardin, comme Dieu seul sait en créer, vous charme et vous inspire la bonté. » Claude-François Denecourt


« On est si heureux au milieu de ces paisibles déserts, parmi ces arbres géants et ces rochers aussi vieux que le monde.
On y trouve la paix, le bonheur et la santéClaude-François Denecourt.


La paix (du latin pax) désigne habituellement un état de calme ou de tranquillité comme une absence de perturbation, d'agitation ou de conflit. Elle est parfois considérée comme un idéal social et politique.

Dans la mythologie grecque, Irène ou Eiréné est une divinité allégorique personnifiant la Paix.


Buts de la Fondation Franz Liszt


Fondation Franz Liszt sur Facebook









在通向第三个千年的和平与繁荣之路上的艺术


L'olivier est un des symboles de l'Athènes antique :

il aurait été offert à la cité par la déesse Athéna à l'occasion d'un concours avec le dieu de la mer Poséidon.

L'olivier est aussi symbole de paix.







Sommaire

Symboles de la paix

La colombe et le rameau d'olivier

La colombe de la paix est un symbole couramment utilisé pour symboliser la non-violence. Elle tient son origine du récit du Déluge dans la Bible Noé, sur son arche, sauve la totalité des espèces animales du monde. Le signe de la fin du Déluge vient d'une colombe, portant un rameau d'olivier, annonçant l'arrêt des précipitations et le début de la paix sur Terre. Le rameau d'olivier ou parfois une simple branche verte est donc aussi un symbole de paix.

La flamme de la paix

À côté du tribunal international de La Haye, se trouve, isolé, un petit monument contenant la flamme de la paix. Il est entouré de pierres, chacune représentant de façon symbolique l'un des cent quatre-vingt-dix-huit pays qui se sont engagés à construire la paix dans le monde.

L'origami de la grue

La légende des 1000 grues et l'histoire de Sadako Sasaki, liée à la bombe d'Hiroshima, ont fait de la grue pliée un symbole de paix.

Pas de paix dans le monde sans paix entre les religions
Pas de paix entre les religions sans dialogue entre les religions
Pas de dialogue entre les religions sans une recherche sur les principes à l'intérieur de chaque religion.

Artisans de Paix

Dion h. Espoir de vivre. Le peuple a besoin de vivre dans la paix, l'amour, la tolérance...

Tisser des liens arabophones et francophones.

Fataï AINA, responsable du cercle NATURE ET CULTURE AU BÉNIN et Président de l'antenne locale de l'Association Amis de l'Afrique Francophone (AMAF-BÉNIN)

Je souhaite la bienvenue à toutes personnes désireuses de rejoindre ce réseau. Nous aurons ensemble à oeuvrer sur la base de la recherche de la paix, de la promotion de la culture et de la francophonie et de tisser des liens arabophones et francophones.

Fataï de Cotonou Bénin

Culture de la paix

« Une culture de la paix consiste en des valeurs, des attitudes et des comportements qui reflètent et favorisent la convivialité et le partage fondés sur les principes de liberté, de justice et de démocratie, tous les droits de l'homme, la tolérance, et la solidarité, qui rejettent la violence et inclinent à prévenir les conflits en s'attaquant à leur causes profondes et à résoudre les problèmes par la voie du dialogue et de la négociation et qui garantissent à tous la pleine jouissance de tous les droits et les moyens de participer pleinement au processus de développement de leur société. » (A/RES/52/13, le 15 janvier 1998, § 2)

Suis-je le gardien de mon frère ?- Bouddhisme

Conclusion :

A travers la profondeur de son message de non-violence et de paix, basé sur l’interdépendance, le bouddhisme ne peut qu’éveiller le sens des responsabilités. Si notre esprit, libéré des attachements et des passions, est dédié à la compassion, il est pareil à une fontaine débordante : c’est une source constante d’énergie, de détermination et de bonté pour tous, quelle que soit sa religion, sa philosophie. Nous cessons alors de nous préoccuper de notre petit moi pour nous tourner jusque dans nos actes les plus quotidiens, non pas vers l’autre, mais vers les autres.

Pour tout bouddhiste, « mon Frère » est en effet un terme qui ne peut être pris que dans son sens le plus large, car nous sommes tous reliés les uns aux autres. Ni « mon frère », ni moi, ni qui que ce soit, ne sommes des entités séparées.

Le Bouddha a par ailleurs fortement insisté sur l’intention qui motive les actes de chacun. Il n’est donc pas question d’imposer à quiconque un comportement à suivre, par la force ou par l’autorité. Le moteur du comportement individuel ne peut être que la compassion et l’altruisme. Si quelqu’un souffre, il se conduira sans doute maladroitement et cherchera bien souvent à soulager sa propre souffrance en blessant l’autre. Bien que se mettre en colère n’arrange rien, c’est ce que font bien des gens, complètement oublieux de l’inter-être. Dans une communauté, quand une seule personne est malheureuse, tout le monde est malheureux. Pour ne plus souffrir, nous devons trouver la meilleure façon d’aider l’autre à ne plus souffrir non plus.


Ce n’est que par l’exemple d’empathie que je pourrais lui montrer, par l’amour et la compassion que je pourrais lui apporter, que la nature profonde de mon frère lui « viendra à l’idée ». Ce n’est que par son analyse profonde sur la véritable nature des choses et par sa méditation qu’il découvrira tout l’amour qu’il a en lui et que, dès lors, il sera à même de l’exprimer. Sa nature de Bouddha se révélera alors et le comportement de mon frère sera juste et parfait.

Échanges inter-culturels pour la Paix

Paix et Prospérité

Global Peace Index

Non-violence

La seule posture harmonieuse du non-violent, est celle du guerrier intraitable de la justice et de l’équité qui préviennent la plupart des violences en enrayant l’injustice que garantissent le droit et les chartes. L’injustice et ses manques d’équité, est la violence générative qui, diaboliquement, génère la plupart des réponses brutales qu’adressent les victimes (...)

Source


Petite vidéo filmée à l'occasion du Mawlid 2009 à Bruxelles Un des noms du Paradis dans l'Islam est la Paix !

Concile Vatican II: La paix procède du coeur de chaque homme

« La pauvreté est une menace pour la paix »

(Extrait du discours de réception du prix Nobel de la Paix. Muhammad YUNUS. Oslo, 10 décembre 2006 : « La pauvreté est une menace pour la paix »)

Nous obtenons ce que nous voulons, ou ce que nous ne refusons pas. Nous acceptons le fait que nous aurons toujours des pauvres autour de nous et que la pauvreté fait partie de la destinée humaine. C’est précisément la raison pour laquelle nous continuons d’avoir des pauvres autour de nous. Si nous croyons fermement que la pauvreté est inacceptable et qu’elle ne devrait pas exister dans une société civilisée, nous devons construire les institutions et élaborer des politiques destinées à créer un monde sans pauvreté.

Nous voulions aller sur la lune : nous y sommes donc allés. Nous réalisons ce que nous voulons réaliser. Si nous ne réalisons pas quelque chose, c’est parce que nous n’y avons pas appliqué toutes nos facultés. Nous créons ce que nous voulons.

Ce que nous voulons et comment nous voulons l’obtenir dépend de nos mentalités. Il est extrêmement difficile de changer les mentalités une fois qu’elles sont formées. Nous créons le monde en fonction de notre état d’esprit. Il nous faut inventer des moyens de modifier sans cesse notre point de vue et d’adapter rapidement notre façon de penser quand émergent de nouvelles connaissances. Nous pouvons changer le monde dans lequel nous vivons si nous pouvons changer notre mentalité.

École de la Paix à Grenoble

Tourisme au Maroc

Responsable, équitable et durable

En créant la Charte du tourisme responsable, le Maroc s’engage à faire du tourisme un «instrument de paix et de compréhension internationale ».

« Le tourisme est d’abord un pont entre les peuples et les civilisations, un acte de brassage humain et culturel et une ouverture assumée sur l’autre et sur la modernité. Un tourisme propre et responsable, parce que respectueux de l’homme, de la nature, de l’environnement et des règles et lois qui régissent le secteur. » Sa Majesté le Roi Mohammed VI a fait du tourisme l’une des priorités nationales avec une orientation claire : le tourisme responsable. Le plan « Vision 2010 » prévoit les mesures et les actions précises permettant de concrétiser l’objectif d’un tourisme jouant pleinement son rôle dans le développement du pays. Parmi les nombreuses initiatives, figure la Charte Marocaine du Tourisme Responsable

Havre de paix, de liberté et de tolérance, les femmes ne portent pas de voiles mais des chapeaux de pailles et des costumes aux couleurs vives.

Cheb Wissem, chanteur originaire des îles Kerkennah.

Cinq Principes de Co-existence pacifique

Paix en Côte d'Ivoire

Quel est le message transmis par Jésus ?

Le fait qu'un nombre aussi considérable de fidèles laïcs chinois aient offert leur vie pour le Christ en même temps que les missionnaires qui leur avaient annoncé l'Évangile et s'étaient prodigués pour eux, met en évidence la profondeur des liens que la foi au Christ établit, en réunissant dans une seule famille des personnes de races et cultures diverses, étroitement solidaires entre elles, non pour des raisons politiques mais en vertu d'une religion qui prêche l'amour, la fraternité, la paix et la justice.

"Ce livre est dédié à ceux qui se servent de leur voix pour promouvoir la paix et l'harmonie dans le monde."
Au sommet de la coupole, un impressionnant vitrail de 40 m de diamètre, symbolise la paix si chère au Président Félix Houphouët-Boigny.
Au centre de l'œuvre figure une colombe aux ailes déployées, de laquelle émanent des rayons de lumière.

Amitié - 友情 - 友情 - paix - 和平 - 平和 - prospérité par la musique - 音乐 - 音楽

Cercle des jeunes chinois francophones

Ode à la joie. Hymne européen

Ambassadeur de la Paix pour l'Unesco

La musique au service des droits de l'homme, de la paix et de la jeunesse

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits »

Psaume 72(71),2.7-8.12-13.17.

Qu'il gouverne ton peuple avec justice, qu'il fasse droit aux malheureux !
En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu'à la fin des lunes !
Qu'il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !
Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie.
Que son nom dure toujours ; sous le soleil, que subsiste son nom ! En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ; que tous les :pays le disent bienheureux !

« Mes déserts, mes délicieux déserts.... » Henri IV


« Le coeur et l'âme y savourent mille journées délicieuses. On en revient toujours content et meilleur,
car l'aspect grandiose et suave de ce jardin, comme Dieu seul sait en créer, vous charme et vous inspire la bonté. »


« On est si heureux au milieu de ces paisibles déserts, parmi ces arbres géants et ces rochers aussi vieux que le monde.
On y trouve la paix, le bonheur et la santéClaude-François Denecourt.


Ce ne sera pourtant pas de l'eau de rose. Un chevalier sorti d'on ne sait où est venu brouiller la mélodie. Le décor ainsi planté ne pouvait laisser indifférents les vers d'un poète qui raconte aussi simplement, sans détour, les péripéties d'une aventure amoureuse naïve et tendre.

Une fille de grande beauté que seuls les villages retirés dans les montagnes savent enfanter, Aouicha, pour le poème jamais chanté par les Marocains, mais bien repris par les Algériens, sera le fil conducteur d'un malhoun bien conté par un amoureux.

Il raconte la mésaventure, d'une manière assez forte, d'un amour brisé par une intrusion peu habituelle dans des régions aussi désertiques, plus préoccupées par la beauté du geste que par la mesquinerie de ses villageois. Face au Harraz méprisant, snobant tout son monde, le poète opposa de la malice, un brin de ruse mais beaucoup de maladresse. L'amour du troubadour était pourtant plus fort que tous les cadenas du palais où était prise en otage son Aouicha par El harraz, ce cavalier venu à bride abattue qui voulait assouvir sa passion des femmes. Éloquente poétesse du Maghreb, jeune fille aux dix-huit printemps, elle surpassait toutes les autres filles d'Azemmour, ce petit village vierge niché au creux d'une verte vallée superbe et gracieuse, elle jouait du luth de ses doigts de fée, en chantant des mélodies à faire chavirer les coeurs. Telle était Aouicha. Le poète ne voulait pas que son amour vive seulement en paroles et décida alors de défier le chevalier. Mais comment faire ?

Il s'en remit à ceux qui voulaient l'aider pour crier haut et fort : « ô ! Vous qui m'écoutez, que dois je faire, quelle ruse dois-je utiliser avec ce harraz ' », questionna le poète qui avait usé auparavant de beaucoup de stratagèmes sans réussir. Une réponse brisa son désespoir : « Ne t'inquiète pas mon ami, nous t'aiderons à retrouver ta bien-aimée ! », répondirent d'une seule voix les belles venues s'enquérir de leur amie. « Nous allons toutes partir avec toi et nous convaincrons ce Harraz de malheur de relâcher Aouicha ta bien-aimée ! ». A ces paroles, notre poète reprit espoir, et ensemble ils mirent au point un plan. Au pied du perron, où était enfermée sa bien- aimée, le poète clama cette belle phrase : « Je suis le cadi de la ville venu solliciter ta bénédiction, ô sage érudit et t'inviter, au nom du Généreux, à honorer ma demeure de ta visite ! ». Le chevalier venu du désert rétorque : « Ô cadi ! Cette paix offerte, je ne la crois pas sincère. Pour moi, votre nourriture est illicite et tu es un cadi fourbe. Passe ton chemin et éloigne-toi de moi. Comment un importun comme toi pourrait-il être cadi ' », dira le cerbère, qui, tel un faucon, rentra dans son palais. Il fallait une autre ruse pour tromper ce diabolique harraz, disciple de Sidi Rahal. En guise d'attaque, le troubadour clamera sa poésie pour que le harraz s'avoue vaincu. La fin de ce merveilleux conte est restée ouverte à toutes les suppositions mais toutes s'accordent à dire que les vers poétiques du troubadour ont eu raison du pouvoir perçant d'El harraz.

Informations

Actualités

12 décembre 2012. Message du Saint-Père pour la Journée Mondiale pour la paix en 2013

Message du Saint-Père pour célébration de la Journée Mondiale pour la paix le 1er janvier 2013 sur le thème "Heureux les artisans de Paix".



1. Chaque année nouvelle porte en elle l'attente d'un monde meilleur. Dans cette perspective, fondée sur la foi, je prie Dieu, Père de l'humanité, de nous donner la concorde et la paix afin que puissent se réaliser pour tous les aspirations à une vie heureuse et prospère.

À 50 ans de l'ouverture du Concile Vatican II qui a permis de renforcer la mission de l'Église dans le monde, il est encourageant de constater que les chrétiens - peuple de Dieu en communion avec lui et en chemin parmi les hommes - s'engagent dans l'histoire en partageant ses joies et ses espoirs, ses tristesses et ses angoisses [1], annonçant le salut du Christ et promouvant la paix pour tous.

Notre temps en effet, marqué par la mondialisation, avec ses aspects positifs et négatifs, mais aussi par des conflits sanglants toujours en cours et par des menaces de guerre, demande un engagement renouvelé et collectif pour la recherche du bien commun, du développement de tous les hommes et de tout l'homme.

Les foyers de tension et d'opposition causés par des inégalités croissantes entre riches et pauvres, par la prévalence d'une mentalité égoïste et individualiste qui s'exprime également au travers d'un capitalisme financier sans régulation, nous inquiètent. En plus des différentes formes de terrorisme et de criminalité internationales, les fondamentalismes et les fanatismes qui défigurent la vraie nature de la religion, appelée qu'elle est à favoriser la communion et la réconciliation entre les hommes sont autant de dangers pour la paix.

Et pourtant les nombreuses œuvres de paix dont le monde est riche, témoignent de la vocation innée de l'humanité à la paix. En chaque personne, le désir de paix est une aspiration essentielle qui coïncide, d'une certaine façon, avec le désir d'une vie humaine pleine, heureuse et accomplie. En d'autres termes, le désir de paix correspond à un principe moral fondamental, c'est-à-dire au développement intégral, social, communautaire, entendu comme un droit et un devoir, et cela fait partie du dessein de Dieu sur l'homme. L'homme est fait pour la paix qui est don de Dieu.

Tout ce qui précède m'a conduit à m'inspirer, pour ce Message, des paroles de Jésus-Christ : « Heureux les artisans de paix, parce qu'ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).


La béatitude évangélique

2. Les béatitudes, proclamées par Jésus (cf. Mt 5,3-12 et Lc 6,20-23), sont autant de promesses. Dans la tradition biblique en effet, le genre littéraire correspondant à la béatitude porte toujours en lui-même une bonne nouvelle, c'est-à-dire un évangile, qui culmine en une promesse. Les béatitudes ne sont donc pas seulement des recommandations morales dont l'observance prévoit, au temps prescrit - temps généralement situé dans l'autre vie -, une récompense, c'est-à-dire une situation de bonheur à venir. La béatitude consiste plutôt en l'accomplissement d'une promesse adressée à tous ceux qui se laissent guider par les exigences de la vérité, de la justice et de l'amour. Ceux qui mettent leur foi en Dieu et en ses promesses apparaissent souvent aux yeux du monde naïfs et éloignés de la réalité. Eh bien, Jésus leur déclare qu'ils découvriront être fils de Dieu non seulement dans l'autre vie mais déjà en celle-ci et que, depuis toujours et pour toujours, Dieu est pleinement solidaire d'eux. Ils comprendront qu'ils ne sont pas seuls parce qu'Il est du côté de ceux qui s'engagent en faveur de la vérité, de la justice et de l'amour. Jésus, révélation de l'amour du Père, n'hésite pas à s'offrir lui-même en sacrifice. Quand on accueille Jésus-Christ, Homme-Dieu, on vit la joyeuse expérience d'un don immense : le partage de la vie même de Dieu, ou encore la vie de la grâce, prémisse d'une existence pleinement heureuse. Jésus-Christ nous donne en particulier la paix véritable qui naît de la rencontre confiante de l'homme avec Dieu.

La béatitude de Jésus dit que la paix est à la fois don messianique et œuvre humaine. En effet, la paix présuppose un humanisme ouvert à la transcendance. Il est fruit du don réciproque, d'un enrichissement mutuel, grâce au don qui jaillit de Dieu et permet de vivre avec les autres et pour les autres. L'éthique de la paix est une éthique de la communion et du partage. Il est alors indispensable que les différentes cultures contemporaines dépassent les anthropologies et les éthiques fondées sur des présupposés théorico-pratiques surtout subjectifs et pragmatiques, au nom desquels les relations de cohabitation sont inspirés par des critères de pouvoir ou de profit, où les moyens deviennent des fins et vice-versa, où la culture et l'éducation sont seulement centrées sur les instruments, sur la technique et sur l'efficience. Le démantèlement de la dictature du relativisme et de l'adoption d'une morale totalement autonome qui interdit la reconnaissance de l'incontournable loi morale naturelle inscrite par Dieu dans la conscience de chaque homme est une condition nécessaire de la paix. La paix est construction d'un vivre-ensemble en termes rationnels et moraux, s'appuyant sur un fondement dont la mesure n'est pas créée par l'homme mais par Dieu même. « Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix », rappelle le Psaume 29 (v.11).


La paix : don de Dieu et œuvre de l'homme

3. La paix concerne l'intégrité de la personne humaine et appelle l'implication de tout l'homme. C'est la paix avec Dieu, en vivant selon sa volonté. C'est la paix intérieure avec soi-même et la paix extérieure avec le prochain et avec toute la création. Elle comporte principalement, comme l'a écrit le bienheureux Jean XXIII dans l'encyclique Pacem in Terris dont nous commémorerons dans quelques mois le cinquantième anniversaire, la construction d'un vivre-ensemble fondé sur la vérité, sur la liberté, sur l'amour et sur la justice [2]. La négation de ce qu'est la véritable nature de l'être humain, en ses dimensions essentielles, en sa capacité intrinsèque de connaître le vrai et le bien et, en définitive, Dieu lui-même, met en danger la construction de la paix. Sans la vérité sur l'homme, inscrite en son coeur par le Créateur, la liberté et l'amour s'avilissent, la justice perd le fondement de son exercice.

Pour devenir d'authentiques artisans de paix, l'attention à la dimension transcendante est fondamentale comme l'est le dialogue constant avec Dieu, Père miséricordieux, dialogue dans lequel on implore la rédemption que nous a obtenue son Fils Unique. Ainsi l'homme peut vaincre ce germe d'affaiblissement et de négation de la paix qu'est le péché en toutes ses formes : égoïsme et violence, avidité et volonté de puissance et de domination, intolérance, haine et structures injustes.

La réalisation de la paix dépend avant tout de la reconnaissance d'être, en Dieu, une unique famille humaine. Celle-ci se structure, comme l'a enseigné l'Encyclique Pacem in Terris, à travers des relations interpersonnelles et des institutions soutenues et animées par un « nous » communautaire, impliquant un ordre moral, interne et externe, où sont sincèrement reconnus, selon la vérité et la justice, les droits réciproques et les devoirs correspondants. La paix est un ordre vivifié et structuré par l'amour; ainsi chacun ressent comme siens les besoins et les exigences d'autrui, fait partager ses propres biens aux autres et rend la communion aux valeurs spirituelles toujours plus répandue dans le monde. Cet ordre se réalise dans la liberté, c'est-à-dire de la façon qui convient à la dignité des personnes qui, par leur nature raisonnable elle-même, assument la responsabilité de leurs actes [3].

La paix n'est pas un rêve, ce n'est pas une utopie : elle est possible. Nos yeux doivent regarder plus profondément, sous la surface des apparences et des phénomènes, pour distinguer une réalité positive qui existe dans les cœurs parce que tout homme est créé à l'image de Dieu, et appelé à grandir, contribuant à l'édification d'un monde nouveau. Dieu lui-même en effet, par l'incarnation de son Fils et la rédemption qu'il réalise, est entré dans l'histoire, suscitant une nouvelle création et une nouvelle alliance entre Dieu et l'homme (cf. Jer 31,31-34), nous donnant la possibilité d'avoir « un cœur nouveau » et « un esprit nouveau » (cf. Ez 36,26).

C'est justement pourquoi l'Église est convaincue qu'existe l'urgence d'une nouvelle annonce de Jésus-Christ, premier et principal facteur du développement intégral des peuples et aussi de la paix. En effet, Jésus est notre paix, notre justice, notre réconciliation (cf. Ep 2,14 ; 2 Cor 5,18). L'artisan de paix, selon la béatitude de Jésus, est celui qui recherche le bien de l'autre, le bien complet de l'âme et du corps, aujourd'hui et demain.

De cet enseignement, on peut déduire que toute personne, toute communauté - religieuse, civile, éducative et culturelle -, est appelée à être artisan de paix. La paix est principalement réalisation du bien commun des différentes sociétés, qu'elles soient primaires ou intermédiaires, nationales, internationales ou mondiale. C'est justement pourquoi on peut dire que les voies de réalisation du bien commun sont aussi celles qu'il importe de parcourir pour obtenir la paix.


Les artisans de paix sont ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie dans son intégralité

4. Le chemin de réalisation du bien commun et de la paix est avant tout le respect pour la vie humaine, considérée dans la variété de ses aspects, à commencer par sa conception, dans son développement, et jusqu'à son terme naturel. Les vrais artisans de paix sont alors ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine en toutes ses dimensions : personnelle, communautaire et transcendante. La vie en plénitude est le sommet de la paix. Qui veut la paix ne peut tolérer des atteintes ou des crimes contre la vie.

Ceux qui n'apprécient pas suffisamment la valeur de la vie humaine et, par conséquent, soutiennent la libéralisation de l'avortement par exemple, ne se rendent peut-être pas compte que de cette façon ils proposent la recherche d'une paix illusoire. La fuite des responsabilités qui avilit la personne humaine et, encore davantage, le meurtre d'un être sans défense et innocent, ne pourront jamais produire ni bonheur ni paix. Comment peut-on penser en effet construire la paix, le développement intégral des peuples ou la sauvegarde même de l'environnement sans que soit défendu le droit des plus faibles à la vie, à commencer par les enfants à naître ? Toute atteinte à la vie, en particulier à son origine, provoque inévitablement des dégâts irréparables pour le développement, pour la paix, pour l'environnement. Il n'est pas juste non plus de codifier de manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une vision réductrice et relativiste de l'être humain et sur l'utilisation habile d'expressions ambiguës destinées à favoriser un prétendu droit à l'avortement et à l'euthanasie, menacent le droit fondamental à la vie.

La structure naturelle du mariage doit être aussi reconnue et promue, c'est-à-dire l'union entre un homme et une femme, face aux tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes radicalement différentes d'union qui, en réalité, la dénaturent et contribuent à la déstabiliser, éclipsant son caractère particulier et son rôle social irremplaçable.

Ces principes ne sont pas des vérités de foi ; ils ne sont pas non plus seulement une conséquence du droit à la liberté religieuse. Ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même, identifiables par la raison, et donc communs à toute l'humanité. L'action de l'Église en faveur de leur promotion ne revêt donc pas un caractère confessionnel mais s'adresse à toutes les personnes, quelle que soit leur appartenance religieuse. Cette action est d'autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, car cela constitue une offense faite à la vérité de la personne humaine, une grave blessure infligée à la justice et à la paix.

C'est pourquoi la reconnaissance par les ordonnancements juridiques et par l'administration de la justice du droit à l'usage du principe d'objection de conscience face à des lois et à des mesures gouvernementales portant atteintes à la dignité humaine, comme l'avortement et l'euthanasie, est aussi une importante contribution à la paix.

Parmi les droits fondamentaux, concernant aussi la vie pacifique des peuples, il y a également celui des particuliers et des communautés à la liberté religieuse. En ce moment de l'histoire, il devient de plus en plus important qu'un tel droit soit promu non seulement du point de vue négatif, comme liberté face à - par exemple des obligations ou des restrictions relatives à la liberté de choisir sa propre religion -, mais aussi du point de vue positif, en ses différentes articulations, comme liberté de : par exemple de témoigner de sa propre religion, d'annoncer et de communiquer ses enseignements ; d'accomplir des activités éducatives, de bienfaisance et d'assistance qui permettent d'appliquer les préceptes religieux ; d'exister et d'agir en tant qu'organismes sociaux, structurés selon les principes doctrinaux et les fins institutionnelles qui leur sont propres. Malheureusement, même dans les pays de vieille tradition chrétienne, se multiplient les épisodes d'intolérance religieuse, en particulier contre le christianisme et contre ceux qui revêtent simplement les signes distinctifs de leur propre religion.

L'artisan de paix doit aussi avoir conscience que de plus en plus de secteurs de l'opinion publique sont touchés par les idéologies du libéralisme radical et de la technocratie qui leur instillent la conviction selon laquelle la croissance économique est à obtenir aussi au prix de l'érosion de la fonction sociale de l'État et des réseaux de solidarité de la société civile, ainsi que des droits et des devoirs sociaux. Or, il faut considérer que ces droits et devoirs sont fondamentaux pour la pleine réalisation des autres, à commencer par les droits et les devoirs civiques et politiques.

Parmi les droits et les devoirs sociaux aujourd'hui les plus menacés, il y a le droit au travail. Cela est dû au fait que le travail et la juste reconnaissance du statut juridique des travailleurs sont de moins en moins correctement valorisés, parce que le développement économique dépendrait surtout de la pleine liberté des marchés. Le travail est appréhendé comme une variable dépendant des mécanismes économiques et financiers. À ce sujet, je répète ici que la dignité de l'homme, ainsi que la logique économique, sociale et politique, exigent que l'on continue à « se donner comme objectif prioritaire l'accès au travail ou son maintien, pour tous » [4]. La réalisation de cet objectif ambitieux a pour condition une appréhension renouvelée du travail, fondée sur des principes éthiques et des valeurs spirituelles de nature à renforcer sa conception en tant que bien fondamental pour la personne, la famille, la société. À ce bien correspondent un devoir et un droit qui exigent des politiques courageuses et novatrices en faveur du travail pour tous.


Construire le bien de la paix par un nouveau modèle de développement et d'économie

5. De plusieurs côtés, il est reconnu qu'aujourd'hui un nouveau modèle de développement comme aussi un nouveau regard sur l'économie s'avèrent nécessaires. Aussi bien le développement intégral, solidaire et durable, que le bien commun, exigent une échelle correcte de "biens-valeurs", qu'il est possible de structurer en ayant Dieu comme référence ultime. Il ne suffit pas d'avoir à disposition de nombreux moyens et de nombreuses opportunités de choix, même appréciables. Autant les multiples biens efficaces pour le développement, que les opportunités de choix doivent être utilisés dans la perspective d'une vie bonne, d'une conduite droite qui reconnaisse le primat de la dimension spirituelle et l'appel à la réalisation du bien commun. Dans le cas contraire, ils perdent leur juste valeur, finissant par s'ériger en nouvelles idoles.

Pour sortir de la crise financière et économique actuelle - qui a pour effet une croissance des inégalités - il faut des personnes, des groupes, des institutions qui promeuvent la vie en favorisant la créativité humaine pour tirer, même de la crise, l'occasion d'un discernement et d'un nouveau modèle économique. Le modèle prévalant des dernières décennies postulait la recherche de la maximalisation du profit et de la consommation, dans une optique individualiste et égoïste, tendant à évaluer les personnes seulement par leur capacité à répondre aux exigences de la compétitivité. Au contraire, dans une autre perspective, le succès véritable et durable s'obtient par le don de soi, de ses propres capacités intellectuelles, de son esprit d'initiative, parce que le développement économique vivable, c'est-à-dire authentiquement humain, a besoin du principe de gratuité comme expression de fraternité et de la logique du don [5]. Concrètement, dans l'activité économique, l'artisan de paix se présente comme celui qui instaure avec ses collaborateurs et ses collègues, avec les commanditaires et les usagers, des relations de loyauté et de réciprocité. Il exerce l'activité économique pour le bien commun, vit son engagement comme quelque chose qui va au-delà de son intérêt propre, au bénéfice des générations présentes et futures. Et ainsi, il travaille non seulement pour lui, mais aussi pour donner aux autres un avenir et un travail décent.

Dans le domaine économique, il est demandé, spécialement de la part des États, des politiques de développement industriel et agricole qui aient le souci du progrès social et de l'universalisation d'un État de droit, démocratique. Ensuite, la structuration éthique des marchés monétaires, financiers et commerciaux est fondamentale et incontournable; ceux-ci seront stabilisés et le plus possible coordonnés et contrôlés, de façon à ne pas nuire aux plus pauvres. La sollicitude des nombreux artisans de paix doit en outre se mettre - avec plus de résolution par rapport à ce qui s'est fait jusqu'à aujourd'hui - à considérer la crise alimentaire, bien plus grave que la crise financière. Le thème de la sécurité des approvisionnements alimentaires en est venu à être central dans l'agenda politique international, à cause de crises connexes, entre autre, aux fluctuations soudaines des prix des matières premières agricoles, aux comportements irresponsables de certains agents économiques et à un contrôle insuffisant de la part des gouvernements et de la communauté internationale. Pour faire face à cette crise, les artisans de paix sont appelés à œuvrer ensemble en esprit de solidarité, du niveau local au niveau international, avec pour objectif de mettre les agriculteurs, en particulier dans les petites réalités rurales, en condition de pouvoir exercer leur activité de façon digne et durable, d'un point de vue social, environnemental et économique.


Éducation pour une culture de paix : le rôle de la famille et des institutions

6. Je désire rappeler avec force que les nombreux artisans de paix sont appelés à cultiver la passion pour le bien commun de la famille et pour la justice sociale, ainsi que l'engagement en faveur d'une éducation sociale valable.

Personne ne peut ignorer ou sous-évaluer le rôle décisif de la famille, cellule de base de la société du point de vue démographique, éthique, pédagogique, économique et politique. Elle a une vocation naturelle à promouvoir la vie : elle accompagne les personnes dans leur croissance et les incite au développement mutuel par l'entraide réciproque. La famille chrétienne, tout particulièrement, porte en elle le projet embryonnaire de l'éducation des personnes à la mesure de l'amour divin. La famille est un des sujets sociaux indispensables à la réalisation d'une culture de la paix. Il faut protéger le droit des parents et leur rôle premier dans l'éducation des enfants, tout d'abord dans le domaine moral et religieux. Dans la famille, naissent et grandissent les artisans de paix, les futurs promoteurs d'une culture de la vie et de l'amour [6].

Dans cette immense tache de l'éducation à la paix, les communautés religieuses sont particulièrement impliquées. L'Église se sent partie-prenante d'une si grande responsabilité à travers la nouvelle évangélisation, qui a comme pivot la conversion à la vérité et à l'amour du Christ, et, par conséquent, la renaissance spirituelle et morale des personnes et des sociétés. La rencontre avec Jésus Christ façonne les artisans de paix en les engageant à la communion et au dépassement de l'injustice.

Une mission spéciale concernant la paix est remplie par les institutions culturelles scolaires et universitaires. Il leur est demandé une contribution importante non seulement à la formation de nouvelles générations de leader, mais aussi au renouvellement des institutions publiques, nationales et internationales. Elles peuvent aussi contribuer à une réflexion scientifique qui enracine les activités économiques et financières dans un solide fondement anthropologique et éthique. Le monde actuel, particulièrement le monde politique, a besoin du support d'une nouvelle pensée, d'une nouvelle synthèse culturelle, pour dépasser les approches purement techniques et harmoniser les multiples tendances politiques en vue du bien commun. Celui-ci, considéré comme un ensemble de relations interpersonnelles et institutionnelles positives, au service de la croissance intégrale des individus et des groupes, est à la base de toute éducation véritable à la paix.


Une pédagogie de l'artisan de paix

7. En conclusion, ressort la nécessité de proposer et de promouvoir une pédagogie de la paix. Elle demande une vie intérieure riche, des références morales claires et valables, des attitudes et des manières de vivre appropriées. En effet, les œuvres de paix concourent à réaliser le bien commun et créent l'intérêt pour la paix, en éduquant à la paix. Pensées, paroles et gestes de paix créent une mentalité et une culture de la paix, une atmosphère de respect, d'honnêteté et de cordialité. Il faut alors enseigner aux hommes à s'aimer et à s'éduquer à la paix, et à vivre avec bienveillance, plus que par simple tolérance. L'encouragement fondamental est celui de « dire non à la vengeance, de reconnaître ses torts, d'accepter les excuses sans les rechercher, et enfin de pardonner » [7], de sorte que les erreurs et les offenses puissent être reconnues en vérité pour avancer ensemble vers la réconciliation. Cela demande qu'une pédagogie du pardon se répande. Le mal, en effet, se vainc par le bien, et la justice est recherchée en imitant Dieu, le Père, qui aime tous ses enfants (cf. Mt 5, 21-48). C'est un travail de longue haleine, parce qu'il suppose une évolution spirituelle, une éducation aux valeurs les plus élevées, une vision neuve de l'histoire humaine. Il convient de renoncer à la fausse paix que promettent les idoles de ce monde et aux dangers qui l'accompagnent, à cette fausse paix qui rend les consciences toujours plus insensibles, qui porte au repliement sur soi, à une existence atrophiée vécue dans l'indifférence. Au contraire la pédagogie de la paix implique action, compassion, solidarité, courage et persévérance.

Jésus incarne l'ensemble de ces attitudes dans son existence, jusqu'au don total de lui-même, jusqu'à « perdre sa vie » (cf. Mt 10,39 ; Lc 17,33 ; Jn 12,25). Il promet à ses disciples que, tôt ou tard, ils feront la découverte extraordinaire dont nous avons parlé au début, à savoir que dans le monde, il y a Dieu, le Dieu de Jésus, pleinement solidaire des hommes. Dans ce contexte, je voudrais rappeler la prière par laquelle nous demandons à Dieu de faire de nous des instruments de sa paix, pour porter son amour là où il y a la haine, son pardon là où il y a l'offense, la vraie foi là où il y a le doute. Pour notre part, avec le bienheureux Jean XXIII, demandons à Dieu qu'il éclaire les responsables des peuples, afin que, tout en se préoccupant du légitime bien-être de leurs compatriotes, ils garantissent et défendent le précieux don de la paix. Qu'il enflamme la volonté de tous pour renverser les barrières qui divisent, renforcer les liens de l'amour mutuel, user de compréhension à l'égard d'autrui et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort, de sorte que, grâce à son action, tous les peuples de la terre fraternisent et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée [8].

Par ce vœu, je souhaite que tous puissent être de véritables artisans et bâtisseurs de paix, de sorte que la cité de l'homme grandisse dans une concorde fraternelle, dans la prospérité et dans la paix.

Du Vatican, le 8 décembre 2012.

[1] Cf. CONC. ŒCUM. VAT. II, Const. past. sur l'Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes, n. 1.

[2] Cf. Lett. enc. Pacem in terris (11 avril 1963) : AAS 55 (1963), 265-266.

[3] Cf. ibid. : AAS 55 (1963), 266.

[4] BENOÎT XVI, Lett. enc. Caritas in veritate (29 juin 2009), n. 32 : AAS 101 (2009), 666-667.

[5] Cf. ibid., n. 34 et 36 : AAS 101 (2009), 668-670 et 671-672.

[6] Cf. JEAN-PAUL II, Message pour la Journée mondiale de la Paix 1994 (8 décembre 1993): AAS 86 (1994), 156-162.

[7] Benoît XVI, Discours aux membres du Gouvernement, aux institutions de la République, au corps diplomatique, aux chefs religieux et aux représentants du monde de la culture, Baabda-Liban (15 septembre 2012) : L'Osservatore romano, édition française n. 3.253 (20 septembre 2012), p. 7.

[8] Cf. Lett. enc. Pacem in terris (11 avril 1963) : AAS 55 (1963), 304.

Le Corcovado à la cathédrale Notre-Dame de Paris (2012)


Si les impressionnistes « parisiens » viennent au Brésil, le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro s’en va, lui, à Paris ! Une réplique de la célèbre statue trônant au sommet de la montagne du Corcovado qui domine la « Cidade Maravilhosa » du haut de ses 800 mètres a en effet été exposée sur le parvis de Notre-Dame durant le mois d’août. L’initiative est liée aux célébrations des 80 ans de la statue et à la perspective des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ), qui se tiendront à Rio en 2013. Une exposition retrace également l’histoire du Christ de Rio. Pour l’anecdote, c’est un sculpteur français, Paul Landowski, qui est l’auteur de la statue originale, haute de 38 mètres, construite entre 1926 et 1931. Paul Landowski est aussi l’un des deux artistes qui ont sculpté en 1909 les personnages du « Mur des Réformateurs » au Parc des Bastions de Genève, Guillaume Farel, Jean Calvin, Théodore de Bèze et John Knox. Voilà sans doute pourquoi le très catholique Christ de Rio de Janeiro présente de curieuses ressemblances avec le Calvin qui trône à Genève !

La réplique du Corcovado exposée à Notre-Dame a été réalisée par l’artiste plastique brésilien Odilon Lima. Elle sera offerte à la Ville de Paris en « symbole de paix ». Mais elle ne sera pas unique. Plusieurs autres miniatures du Corcovado vont parcourir le monde dans la perspective des JMJ de 2013. La Cité du Vatican a reçu la première en avril, Toronto (Canada) aura la sienne le 16 septembre, Tokyo (Japon) le 28 septembre et Maputo (Mozambique) le 10 octobre.

http://visionbresil.wordpress.com/2012/09/23/ce-mois-en-bref-septembre-2012/

29 septembre 2012. Débat à l'Onu entre liberté de parole et respect des religions

par John Irish

NATIONS UNIES (Reuters) - Les dirigeants du monde musulman étaient à l'unisson cette semaine aux Nations unies pour reprocher aux Occidentaux de se cacher derrière leur défense de la liberté d'expression et d'ignorer les sensibilités culturelles.

Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a ainsi estimé qu'il était temps d'en finir avec une islamophobie avançant sous le masque de la liberté de parole.

"L'islamophobie est malheureusement devenue une nouvelle forme de racisme, à l'égal de l'antisémitisme. On ne peut pas la tolérer davantage sous l'apparence de la liberté d'expression. La liberté, ce n'est pas l'anarchie", a-t-il dit vendredi à la tribune de la 67e Assemblée générale des Nations unies.

Avant lui, d'autres dirigeants de pays musulmans ont exprimé des sentiments similaires en se saisissant de l'actualité récente: le film "L'innocence des musulmans", réalisé en Californie et décrivant le prophète Mahomet comme un demeuré, puis les caricatures publiées par l'hebdomadaire français Charlie Hebdo, qui ont ravivé les craintes d'un affrontement.

Mohamed Morsi, le président égyptien issu de la confrérie islamiste des Frères musulmans, a expliqué mercredi que l'Egypte respectait "une liberté d'expression dont on ne se sert pas pour inciter à la haine".

"Nous attendons des autres, comme ils l'attendent de nous-mêmes, qu'ils respectent nos spécificités culturelles et nos références religieuses, et non qu'ils nous imposent des concepts ou des cultures qui nous sont inacceptables", a-t-il ajouté.

Asif Ali Zardari, le président du Pakistan où les manifestations contre les attaques visant le prophète ont fait une quinzaine de morts, a réclamé pour sa part que les insultes contre les religions soient érigées en crime.

"La communauté internationale ne doit pas devenir un observateur silencieux mais devrait criminaliser ces actes qui détruisent la paix et mettent en danger la sécurité du monde en abusant de la liberté d'expression", a-t-il dit.

COMBATTRE L'ISLAMOPHOBIE AU MÊME TITRE QUE L'ANTISÉMITISME

Les pays occidentaux, qui ont soutenu le "printemps arabe", ont exhorté les pays touchés par cette vague d'émancipation, comme la Tunisie, la Libye ou l'Egypte, à engager des réformes démocratiques et à adhérer aux principes des droits de l'homme et aux libertés fondamentales, redoutant parallèlement l'émergence de pouvoirs islamistes.

Dans son discours à l'Onu, le président américain Barack Obama a de nouveau condamné le film californien à l'origine de violentes manifestations, mais a aussi défendu avec vigueur la liberté d'expression.

"L'arme la plus puissante contre les discours de haine, ce n'est pas la répression, mais c'est encore plus de discours, ce sont les voix de la tolérance qui se rassemblent contre le sectarisme et le blasphème", a-t-il dit.

Illustrant le degré de colère atteint dans une partie du monde arabo-musulman, quelque 150 manifestants ont réclamé justice devant le siège new-yorkais de l'Onu, réclamant que les Nations unies fassent du blasphème un crime.

L'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe 57 pays, a réclamé cette semaine devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève que l'islamophobie soit combattue par la loi au même titre que l'antisémitisme ou la négation de l'holocauste.

Les pays occidentaux redoutent eux les effets d'une loi sur le blasphème comme celle qui est en vigueur au Pakistan par exemple, et y voient un risque de répression et d'oppression des minorités religieuses.

Le débat entre liberté d'expression et respect des sentiments religieux ressurgit régulièrement et avec violence à travers le monde.

Il en va ainsi de la fatwa lancée en 1989 par l'ayatollah Khomeini contre l'écrivain britannique Salman Rushdie, coupable à ses yeux de blasphème dans son roman Les Versets sataniques, ou des manifestations provoquées par la parution de caricatures du prophète Mahomet en 2005 dans un journal danois.

"NOUS NE POUVONS PAS ÉVITER LES TSUNAMI, MAIS NOUS POUVONS EN LIMITER LES DÉGÂTS"

Pour certains, la nouvelle flambée de violences déclenchée de Tunis à Islamabad par la diffusion sur YouTube d'extraits du film tourné en Californie sont la confirmation d'un "choc des civilisations", la thèse développée dans les années 1990 par l'Américain Samuel Huntington, qui prédisait que les conflits à venir ne se noueraient plus autour de la quête de territoires ou d'affrontements idéologiques, mais de confrontations culturelles.

Jeudi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s'est inscrit en faux contre cette thèse. Les images d'ambassades en feu ne sont pas la preuve d'un choc des civilisations, a-t-il dit. "Nous ne devons pas nous laisser tromper par de tels arguments. Ce n'est pas un choc des civilisations, mais un choc au sein des civilisations", a-t-il poursuivi. "C'est aussi une lutte pour l'âme du mouvement de changement dans le monde arabe."

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a insisté pour sa part sur le travail de l'Alliance des civilisations (UNAOC), une initiative lancée en 2005 sous le patronage des Nations unies.

"Nous savons que nous ne pouvons pas éviter les tremblements de terre ou les tsunamis, mais nous pouvons en limiter les dégâts et sauver des vies. Faisons de même lorsqu'il est question de compréhension interculturelle", a-t-il dit.

"Dans notre époque où l'information est interconnectée, nous ne pourrons peut-être pas éviter tous les marchands de haine dans tous les recoins de la planète, mais nous pouvons construire des ponts qui soient suffisamment solides pour résister à ces forces, nous pouvons priver ceux qui sèment la division de ce qu'ils veulent le plus: davantage de haine, davantage de bouleversement, davantage de publicité."

Henri-Pierre André pour le service français

Commentaires

NDLR : Pour bien comprendre la gravité exceptionnelle de ce débat et des conséquences dramatiques qui s'ensuivraient si une telle loi, visant à criminaliser "l'islamophobie et le blasphème (critique de l'islam), devait être mise en vigueur, merci de visionner cette vidéo d'Alexandre del Valle : Vidéo du discours d’Alexandre Del Valle le 9 juillet 2012 à la Conférence de Bruxelles organisée par l’Alliance internationales des libertés civiles/ICLA, International Civil Liberties Alliance

16 août 2012. L'intolérance, souce d'instabilité croissante. Appel du Patriarche de Constantinople

Le Patriarche œcuménique de Constantinople a lancé un appel en faveur de la paix dans le monde. Bartholoméos 1er se dit préoccupé par la recrudescence de la violence : de l’Amérique à l’Afrique, en passant par l’Europe et l’Asie – relève-t-il - l’intolérance, le fanatisme, le fondamentalisme créent une situation d’instabilité et de déni la dignité humaine. Il cite les meurtres à connotation raciale, les nettoyages ethniques, l’antisémitisme, la destruction des lieux de culte, des actes barbares qui – souligne-t-il - doivent être dénoncés publiquement surtout quand certains tentent de les justifier au nom de la religion. « Tout crime commis au nom de la religion est un crime contre la religion ». La religion ne doit jamais être une source de conflits ni servir de prétexte pour des objectifs purement politiques.

Le Patriarche de Constantinople s’attarde, dans son message, sur les affrontements entre chrétiens et musulmans au Moyen-Orient, au Nigeria et au Soudan. A propos de la Syrie, il se dit inquiet pour l’avenir de la population et de la chrétienté et lance un appel à toutes les parties afin qu’elles déposent les armes et permettent l’assistance humanitaire.

Pour Bartholoméos 1er, il faut encourager le dialogue et l’amour réciproque ; c’est beaucoup plus que la compréhension et la tolérance des différences. Les responsables religieux ont l’obligation morale de s’opposer à la guerre et à la haine.

2012.

25 décembre 2011. Noël: appel à la paix de Bethléem dans un monde arabe en pleine révolution

http://www.lepoint.fr/monde/noel-appel-a-la-paix-de-bethleem-dans-un-monde-arabe-en-pleine-revolution-24-12-2011-1412291_24.php

25 février 2011. Edito : INTERNET : LES TYRANS ET LES DEMOCRATIES

Lorsqu’en 1957, après le lancement des satellites Spoutnik par les Soviétiques, le Département de la Défense Américaine créa l’ARPA pour réhabiliter la prééminence des États-Unis dans le domaine de la défense, par le développement des Sciences et des Technologies, ses concepteurs n’imaginaient certainement pas que leur invention majeure, en 1969, d’ARPANET, qui allait donner naissance à INTERNET, changerait la face du monde un peu plus de 50 ans plus tard…

Et pourtant, dès 1962, J.C.R. Licklider du MIT (Massachussett Institute of Technology), l’un des plus importants personnages de l’Histoire de l’Informatique, dans une série d’articles décrivait sa conception d’un « réseau galactique » avec lequel chacun pourrait accéder, rapidement et facilement, à toutes les données disponibles depuis n’importe quel point de la planète (et plus tard de n’importe quel endroit de la galaxie ?).

Jusqu’à l’invention d’Internet, toutes les télécommunications filaires reposaient sur une commutation réseau. Il suffisait qu’un fil soit coupé lors d’une conversation téléphonique ou de la transmission d’un document en un seul grand morceau pour que tout soit irrémédiablement perdu. Avec Internet, on découpe le gros document (ou la conversation sur IP) en de nombreux petits paquets dont chacun porte l’adresse de destination. Cette commutation par paquets utilise toutes les voies disponibles et tous les nœuds accessibles à cet instant. Ainsi, un même document expédié par Internet peut voir certains de ses paquets passer par Paris, d’autres par New-York, d’autres par Londres, d’autres par Tokyo, etc… et ces divers paquets s’emboîtent automatiquement les uns dans les autres quand ils arrivent à destination. Si l’une des voies empruntées est coupée ou surchargée au moment de l’échange, un ou plusieurs paquets peuvent manquer à l’arrivée. Le destinataire s’aperçoit alors de ces manques et à la vitesse de la lumière, demande à l’expéditeur, de lui réexpédier, par une autre voie, le ou les paquets manquants.

Tout cela ne demande que quelques millisecondes, et lorsque nous parlons et nous échangeons nos images, lors d’une conversation sur IP (avec Skype, par exemple), il n’y a même plus de temps de latence entre les 2 interlocuteurs.

Depuis une vingtaine d’années, Internet a permis à notre Planète de se transformer en village. Plus d’un milliard d’êtres humains sont ainsi connectés les uns aux autres grâce à Internet.

Dès l’an 2000, dans un éditorial que j’avais alors intitulé « La création d’une démocratie universelle est maintenant inéluctable » ( http://www.rtflash.fr/creation-d-democratie-electronique-universelle-est-maintenant-ineluctable/article) j’écrivais « au niveau mondial, l’explosion d’Internet va favoriser de manière très positive l’apparition et le développement de très puissants contre-pouvoirs susceptibles de s’opposer efficacement aux Etats, mais aussi à la puissance financière de grands groupes mondiaux… A plus long terme, on peut aussi prévoir l’avènement d’un véritable niveau de démocratie électronique planétaire sur les grandes questions essentielles… Ce niveau démocratique planétaire, dont le moteur sera l’Internet, sera d’autant plus accepté et efficace qu’il permettra également l’expression très forte des particularismes socio-culturels locaux. Même si cette vision du futur peut paraître utopique (nous étions en l’an 2000, je le rappelle –note de l’auteur), je porte la conviction qu’avant 10 ans, nous assisterons, à la suite d’initiatives citoyennes spontanées, aux premières consultations électroniques planétaires portant sur les grandes questions qui détermineront l’avenir de notre civilisation. On peut imaginer que si ces consultations atteignent un niveau de participation suffisant, et suscitent un large débat démocratique, il deviendra très difficile pour les Etats ou les grandes sociétés multinationales d’en ignorer les résultats. Avec le milliard d’êtres humains qu’Internet réunira, avant 10 ans, sur la même Toile, l’émergence de ce niveau démocratique planétaire, autonome et direct, sera bien plus rapide et puissant que beaucoup l’imaginent aujourd’hui (nous sommes en l’an 2000 !), et va probablement marquer le début d’une nouvelle étape historique et sociale fondamentale dans la longue Histoire de l’Humanité, et sa conquête jamais achevée de la Démocratie… »

Il y aura bientôt 11 ans que j’ai rédigé cet Edito. Depuis quelques mois, nous sommes plus de 1 milliard à être sur Internet et, depuis quelques semaines, sans qu’aucun dictateur ne l’ait vu venir (mais dans l’incrédulité tout autant ahurissante de nos Démocraties), des milliers et des milliers, et demain, des millions et des millions d’êtres humains, souvent maltraités sinon affamés et toujours ignorés, sont en train de se saisir de ces outils du futur pour changer leur destin.

Twitter, Facebook et tous les réseaux sociaux sont des outils hyper simples, mais terriblement efficaces qui surfent sur les capacités énormes et souvent ignorées d’Internet.

Nos Démocraties, de toute urgence, doivent prendre conscience du bouillonnement sans précédent qui va secouer notre monde, et qui ne s’arrêtera pas aux limites du monde arabe.

Partout dans le monde, les structures pyramidales, sur lesquelles s’appuyait encore le Pouvoir dans tous les Pays, vont s’écrouler pour laisser place à des réseaux terriblement efficaces.

Pour ne pas avoir vu venir ce mouvement de fond qui, pourtant, avait été annoncé par certains, nos Démocraties, avec leurs systèmes surannés de décision et de représentation, vont devoir cravacher et relever des défis auxquelles elles n’étaient pas habituées, si elles veulent toujours avoir la noble finalité d’apporter le bonheur et la paix aux Peuples.

L’une des décisions les plus symboliques que devraient prendre toutes les Démocraties serait qu’elles s’engagent toutes à mettre en pla-ce, sans tarder, les moyens techniques (avec les satellites ces moyens techniques existent) pour que tout habitant de notre Planète, quel que soit l’endroit où il se trouve, puisse instantanément accéder avec son simple téléphone à un réseau social sur Internet afin qu’il nous dise ce qui se passe autour de lui et puisse éventuellement appeler Au Secours. Cet accès à la Toile mondiale devrait toujours être possible même si les tyrans, au sol, donnent l’ordre de couper toutes les liaisons avec Internet. Ainsi, des êtres humains qui sont aujourd’hui brimés, blessés, torturés sinon tués par des dictatures sanglantes comme celles de la Libye, pourraient, en communiquant avec le reste du Monde, se saisir d’un bouclier bien plus efficace qu’une armure.

Voyez comment les dictatures les plus sanglantes ont réagi ces jours derniers en voulant couper l’accès à Internet. Voyez comment la seconde puissance économique du Monde, la Chine, essaie de poser une chape de plomb sur tous les échanges Internet.

Cela prouve que les tyrans prennent peur et ne savent plus endiguer la vague qui les submergera.

De toute urgence, et pour l’avenir même de l’Humanité, les Démocraties doivent faire comprendre à chaque habitant de notre Planète, quelle que soit sa condition, la couleur de sa peau, le pays qu’il habite, qu’elles ont compris l’ampleur et l’importance du mouvement qui ne fait que commencer et, que toute affaire cessante, elles vont mettre en œuvre les moyens qui permettront à tous les êtres humains d’être liés les uns aux autres, en pouvant facilement et spontanément accéder à Internet quel que soit l’endroit où ils se trouvent et ce malgré les forces tyranniques qui ne peuvent prendre leurs ignobles dimensions que dans les ténèbres et le secret le plus absolu.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


7 novembre 2010. Juste prier en Paix - 07 novembre 2010

Des semaines et des mois d’incivilités comme il sied de dire aujourd’hui. Des semaines et des mois de jets de pierre et de pétards dans les jambes de ceux qui se rendent à la Messe ou qui viennent entretenir notre église.

Des tags et autres graffitis dessinés à la peinture rouge sur toute une façade. Des inscriptions vantant les mérites de telle ou telle communauté. Des jets de bouteille d’alcool divers contre les murs et, après chaque week end, le ramassage des débris en espérant que personne ne sera tombé et blessé sur un tesson.

Une entrée d’église prise pour un urinoir et qu’il faut nettoyer chaque matin. Des jets d’excréments contre les murs de l’église et ce régulièrement, une fois par semaine environ, avec ce que cela représente en tant que symbole, mais aussi en tant que difficulté pour faire disparaître une telle souillure.

Un porche d’église maculé de tout ce qui peut se manger, emballages de nourriture de Fast Food ou biscuits apéritifs, paquets de cigarettes vides etc. Des jets de pierre dans les vitres sans doute avec l’espoir de finir par arriver à en achever une.

Des tirs de ballon au moment de l’office mais aussi des jets de bâton, sans s’inquiéter du fait que cela puisse blesser physiquement quelqu’un.

Des rodéos avec des voitures volées sur le parking, au début uniquement la nuit mais maintenant aussi en plein jour. D’ailleurs, un petit bébé a failli être blessé avec sa nounou il y a quelques jours, frôlé par une voiture conduite par deux personnes manifestement pas en âge d’avoir le permis. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de victimes.

Des barreaux aux fenêtres tordus, un robinet d’arrosage volé, des bloque-portes disparus, des boites aux lettres forcées dernièrement. Deux voitures flambées tout contre l’église depuis le début de l’année, une première tentative d’incendie volontaire en s’en prenant au tableau d’affichage extérieur, et cette nuit une deuxième tentative en incendiant un cyprès de 10 mètres situé tout près de la porte du presbytère. Voilà en quelques lignes le quotidien de notre paroisse St Jean Baptiste à Avignon.

Incivilités ? Non . Profanation ! Il faut appeler un chat un chat.

Ils ne savent pas ce qu’ils font ? Mais bien sûr, ils le savent. Et ils le font en riant parce que personne ne dit rien, le silence est de mise de la part des autorités et de la presse.

Nous vivons dans un pays qui respecte la liberté de culte et il est de notre droit de pouvoir pratiquer notre religion dans le lieu de notre choix sans avoir à craindre de prendre un jet de pierre quand nous nous y rendons. On ne doit pas craindre de prendre un mauvais coup quand on va prier.

Nous avons le droit de nous réunir pour prier sans avoir à craindre que notre foi ne soit la source de conflits insupportables ni l’objet de provocations injustifiées.

Notre Seigneur a déjà été crucifié une fois dans l’indifférence de ses contemporains, ne le laissons pas subir à nouveau des outrages inqualifiables en nous disant que ce n’est pas si grave. Si, c’est grave de s’en prendre à une église. C’est inadmissible de rester silencieux. C’est à nous de dire stop. Il faut arrêter cela.

Cette église à St Jean accueille tout le monde. C’est un lieu de prière mais c’est aussi un lieu où les plus pauvres d’entre nous reçoivent écoute et aide à travers le Secours Catholique. Nous ne demandons à personne son origine ni sa foi. Cela doit rester un lieu ouvert à tous , c’est important. Les enfants jouent sur le terrain de l’église et cela doit continuer. C’est un lieu où doivent se rencontrer l’amour de son prochain, la solidarité, l’entraide. La peur ne doit pas devenir notre quotidien. Et avec elle, son corollaire : la colère.

Nous demandons à ce que soit respecté notre lieu de prière et notre foi. Nous demandons à ce qu’on ne ferme pas systématiquement les yeux sur des actes de profanation qui ne sont pas anodins, loin de là. Nous demandons à ce que le silence coupable qui entoure ces actes soit rompu. Nous demandons à pouvoir continuer notre bénévolat dans des conditions normales de fonctionnement. Nous demandons tout simplement à ce que soit juste respecté notre droit de prier en paix. Est-ce trop demander de nos jours ?

27 décembre 2010. L'art de la compréhension

par Sylvain Derèse, Un point de vue alternatif.


Il est un fait que la Chine tend à s'imposer économiquement dans le monde. Mais qu'elle souhaite affirmer aussi ses propres « valeurs universelles » est rarement mise en avant par les médias.

Afin de comprendre l'Empire du Milieu dans les années à venir, nous allons devoir démontrer une grande humilité et accepter le bouleversement du principe hégémonique de la pensée atlantiste et occidentale.

La Chine est la plus vieille civilisation du monde avec ses 5000 ans d'histoire et forte d'une langue écrite inchangée depuis trois millénaires. C'est une immense nation abritant au total près d'un quart de la population mondiale et qui comprend à la fois l'historique Guangxi, la Mongolie inférieure, le Tibet (Xizang) et le Xinzang-Ouïgours. Malgré la dominance de l'ethnie Han, la République de Chine se qualifie à juste titre de nation multi-ethnique, composée de très nombreux dialectes, de différentes cultures et religions.

C'est pourquoi raccourcir ce pays à son déclin au XIXe siècle et au 50 ans d'ère communiste (1 % de son histoire) serait tout simplement fermer les yeux sur ce qu'est réellement le mode de pensée des Chinois.

Le Confucianisme reste, malgré la révolution culturelle, un pilier de la pensée. Ce courant philosophique fort pousse à la pacification de l'ordre social par le respect des ainés et du pouvoir en place. Le tout afin d'atteindre l'harmonisation d'une société hiérarchisée. Confucius considérait que les individus n'étaient ni bons ni mauvais, tout dépendait des circonstances, dès lors réformer la société passait de facto par une réforme de soi.

Cette philosophie est en partie à l'origine du culte des ancêtres et du respect de l'ainé. Les dirigeants chinois l'utilisèrent pendant des millénaires afin d'établir des classes sociales quasiment hermétiques, qui peuvent, à certaine période, s'apparenter à de véritable « caste » comme le fut celle des mandarins.

Un autre pilier est le syncrétisme Bouddhiste et Taoïste, différent du Judéo-christianisme à bien des égards. Décrit schématiquement, le Bouddhisme explique que la souffrance nait du désir. Il faut donc s'affranchir du désir pour annihiler la souffrance. Tout ceci passe par l'acceptation du caractère éphémère du « moi » et de « l'impermanence » de toute chose. Le but étend d'atteindre le nirvana, la non-existence.

En Chine, les divinités (bodhisattvas) refusent temporairement le Nirvana afin d'aider tout un chacun dans l'accomplissement de l'éveil. Descendant du Brahmanisme indien, cette religion est fataliste et pessimiste en apparence, mais aussi source d'une grande compassion envers tout ce qui compose le monde. Le Bouddhisme nous demande de « nous détacher du monde » contrairement au Judéo-christianisme qui, lui, nous donne une image positive du monde en tant que création de Dieu.

Nation immense et isolée de toute part, elle reste néanmoins le berceau d'une civilisation centrale en Asie. Pendant longtemps, les Chinois resteront persuadés (à tort ou à raison) d'être le plus grand pays sur terre et pourvu de savoirs et traditions qui se suffisent à eux même. Le monde civilisé (Zhong Guo ou L'empire du milieu) à du dès lors se défendre contre les « barbares » (le reste du monde).

C'est pourquoi nous devons, occidentaux, apprendre à connaître la Chine pour comprendre ses réactions. Et pour ce faire, il nous faut enseigner aux générations futures l'histoire de la Chine et de son mode de pensée ainsi que les grands changements qui la bouleverse actuellement : l'effondrement de l'ordre familial avec la politique de l'enfant unique, l'ère Mao, l'essor économique, l'urbanisation, l'ouverture au reste du monde, la montée du nationalisme anti-impérialiste et la haine entretenue envers le Japon.

Ce n'est que par une connaissance poussée de la culture chinoise que nous pourrons à l'avenir discuter d'égal à égal avec elle, en mettant de côté nos prétentions à détenir le « savoir » et à répandre des valeurs que nous jugeons « universelles » et qui, pour la Chine, risquent de rester inaudible si davantage d'effort sur la forme ne sont pas entrepris.

Le tout dans le but avoué d'éviter des conflits majeurs dans un monde globalisé et de préserver la faible marge de manœuvre politique existante pour assurer la paix entre les peuples.


Dans la nouvelle Mecque de l’art contemporain, la culture française est aujourd’hui à l’honneur. Le pavillon tricolore est le plus visité de l’Exposition universelle de Shanghai.

Le pavillon français de l’Exposition universelle de Shanghai a accueilli aujourd’hui son 8.888.888e visiteurs. Depuis son ouverture le 1er mai, le site profite d’une fréquentation exceptionnelle qui en fait le pavillon le plus visité, juste devant ceux de la Chine et du Royaume-Uni.

L’heureux visiteur s’est vu récompenser du privilège de rencontrer le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, à l’Elysée, ainsi que son épouse Carla Bruni-Sarkozy. Celui-ci devrait ainsi accompagner le président chinois Hu Jintao lors de sa visite officielle en France, en novembre prochain.

L’édifice est devenu en quelques mois la principale vitrine de la création artistique hexagonale, à plus de 10.000 km d’ici. Mieux que la tour Eiffel (5,3 millions) ou le Louvre (4 millions), qui sont pourtant les monuments les plus visités, le pavillon français a su séduire par son audace.


« Le monument français le plus visité de tous les temps »


France-Soir. Avez-vous été surpris par le succès du pavillon français ?

José Frèches, président du pavillon français à l’Exposition universelle de Shanghai (Cofres). Je savais que la France avait la cote en Chine mais je ne mesurais pas à quel point cela était ancré dans la classe moyenne chinoise, celle qui n’a pas les moyens de voyager et encore moins de s’offrir les produits du luxe français. Notre pavillon est le plus visité de l’Exposition universelle. Nous frôlerons les 10 millions de visiteurs le 31 octobre, ce qui fait de nous le monument français le plus visité de tous les temps sur six mois.


F.-S. Pourquoi un tel succès ?

J. F. Pour un Chinois, la France est LE pays romantique, l’endroit où, pour paraphraser Baudelaire, tout n’est que « luxe, calme et volupté »… Tous les jeunes mariés chinois rêvent d’accomplir leur voyage de noces en France.


F.-S. Quelle image de la France avez-vous voulu privilégier auprès des Chinois ?

J. F. Avec l’architecte Jacques Ferrier, nous sommes allés au-devant des souhaits de nos visiteurs, chinois à plus de 95 %. Nous leur avons offert du rêve, des sensations françaises, des ambiances raffinées, bref, ce qu’ils attendent de la France.


F.-S. D’après vous, dans quel domaine la France a-t-elle un rôle à jouer en Chine ?

J. F. Au-delà du fantastique marché qu’elle représente pour ses produits, la France est probablement le pays occidental avec lequel la Chine a le plus d’atomes crochus. La Chine est encore un monde inconnu pour le reste de la planète. La France peut aider la Chine à mieux se faire comprendre et inversement lui passer certains messages de la part du monde.


F.-S. Vous êtes un grand connaisseur de la Chine, qu’est-ce qui vous fascine le plus aujourd’hui dans ce pays ?

J. F. La capacité de son peuple à vivre en paix avec lui-même, ce qui n’est déjà pas rien quand on est plus d’un milliard quatre cent millions d’âmes et aussi l’évolution fantastique de ce pays à qui il aura suffi de trois décennies, là où l’Occident a mis plus d’un siècle pour arriver au point où nous en sommes.

28.09.2010 Forum de la culture dans la ville natale de Confucius

Le confucianisme enseigne la culture de soi et la coexistence harmonieuse. Le mouvement a été la source des lettrés et des penseurs chinois pour réfléchir sur la société et le monde. A présent, dans la ville natale de l'ancien philosophe, sa pensée pourrait servir de pierre angulaire à la construction d'un monde meilleur, à l'occasion du forum mondial sur la civilisation organisé à Nishan, dans la province du Shandong.

Le mont Nishan, près de la ville de Qufu, est ce que l'on pense être le lieu de naissance de Confucius, grand philosophe chinois, il y a près de 2500 ans. Aujourd'hui, plus de 80 érudits de 11 pays et régions rivalisent d'esprit autour du thème "Un monde différent mais harmonieux", et font la comparaison entre confucianisme et christianisme.

Ces distingués érudits ont échangé des idées sur des sous-thématiques comme "La crise de l'humain et le dialogue entre les civilisations", la "responsabilité et l'honnêteté, valeurs coeur du confucianisme et du christianisme, ou encore "la tolérance chez diverses cultures du monde".

Les experts sont tombés d'accord sur le fait que confucianisme et christianisme ont des caractéristiques différentes mais aussi des valeurs communes.


Xu Jialu

Président du Comité d'organisation du Forum de Nishan


"Les Chinois sont dans l'examen rétrospectif, ils essaient de revenir à leurs propres traditions. Mais le monde entier est influencé par la mondialisation, et par un formidable développement technologique. Certaines formes de cultures générées par cette tendance ne correspondent pas aux Chinois ou à d'autres peuples du monde. Le forum sert de base de réflexion pour nous aider à repenser notre mode de vie."


Du Weiming

Professeur à l'université de Harvard

"Il y a des collisions aussi bien entre les cultures, qu'à l'intérieur d'une culture. Le forum parle de la nécessité du dialogue."

Cette initiative est une action de la Chine répondant à l'appel de l'ONU pour initier un dialogue entre les cultures. Elle vise modestement à laisser le confucianisme, coeur de la civilisation chinoise, servir d'élan à la paix et au développement entre les différents pays.

Source: CCTV

26 septembre 2010. Chine : une dirigeante chinoise appelle les jeunes à se mobiliser pour la paix mondiale

Yan Junqi, la vice-présidente du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, Parlement chinois), a appelé lundi les jeunes chinois à faire tout leurs possibles pour la paix et le développement dans le monde.

Yan Junqi, également vice-présidente de l'Association du Peuple chinois pour la paix et le désarmement, a fait cette remarque lors de la Conférence des Jeunes chinois pour la paix et le développement, organisée à Beijing à l'approche de la Journée internationale de la Paix.

La Journée internationale de la Paix, dédiée cette année aux jeunes par l'Organisation des Nations unies (ONU), a lieu chaque année le 21 septembre depuis 2001.

"Nous apprécions beaucoup la décision de l'ONU et la soutenons fortement", a déclaré Yan Junqi dans son discours à la conférence, en ajoutant que les jeunes personnes ont joué un rôle indispensable dans les efforts pour la paix et le développement du monde.

Plusieurs jeunes chinois ont partagé leurs expériences quant à la promotion de la paix et du développement dans les pays déchirés par la guerre et touchés par la pauvreté lors de cette conférence qui a attiré 600 participants, dont un groupe de diplomates étrangers.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a envoyé un message spécial à l'occasion de la conférence. Dans ce message, il a appelé toutes les jeunes gens à se joindre aux efforts de l'ONU pour la paix mondiale.

"La paix est précieuse. Elle doit être nourrie, entretenue et défendue", a-t-il souligné dans ce message, avant d'ajouter "Partagez vos plans et idées. Agissez avec créativité et passion. Aider-nous à lutter pour la paix et la prospérité pour tous".

ART EN CHEMIN VERS UN TROISIÈME MILLÉNAIRE DE PAIX ET DE PROSPÉRITÉ

26 septembre 2010. Il y a une alliance objective entre l'Europe et la Chine, estime le chef du groupe UMP à l'Assemblée nationale de France (Interview)

L'Europe et la Chine doivent travailler côte à côte au niveau politique ainsi au niveau économique afin de renforcer leur "alliance objective" dans les affaires internationales et bilatérales, a indiqué le chef du groupe de l'UMP (parti au pouvoir) à l'Assemblée nationale française Jean-François Copé dans une interview exclusive accordée à l'agence de presse Xinhua.

La Chine, ayant connu un développement fascinant dans un délai rapide, constitue aujourd'hui la deuxième puissance économique et la première population du monde. A mesure que son poids économique s'affirme, la Chine joue un rôle de plus en plus active sur la scène internationale et lie "une alliance objective" avec l'Europe, a constaté M. Copé.

"Je pense qu'il y a une alliance objective entre l'Europe et la Chine, sur de très nombreux sujets du G20. Pas seulement sur la politique monétaire, je pense que cela concerne aussi la politique commerciale, je pense que cela concerne les échanges entre nos deux régions, la Chine et l'Europe. Là-dessus, il y a un champ très vaste de discussion ", a-t-il précisé.

Selon lui, la coopération euro-chinoise pourrait être réalisé aux deux niveaux : niveau politique et niveau économique.

Au niveau politique, il estime qu'il est très important que l'Europe et la Chine trouvent des points de convergences à exprimer à l'ensemble des partenaires dans des instances comme le G20.

"Je pense que la question de la politique monétaire, de la politique commerciale, de la régulation du système financier mondial sont des questions sur lesquelles la Chine doit absolument prendre des positions fortes parce que c'est autant son intérêt que l'intérêt du monde. Et nous avons des intérêts convergents dans ce domaine" a-t-il poursuivi, ajoutant que " je pense que ce n'est pas un faux débat que d'inviter les Chinois autour de la table pour réfléchir à un nouveau Bretton Woods ".

Du point de vue économique, M. Copé a évoqué surtout son souhait de renforcer le partenariat franco-chinois.

"J'ai regardé les chiffres, et je voyais par exemple que la part de marché français en Chine est de 1,3% contre près de 5% pour l'Allemagne. C'est typiquement un domaine dans lequel nous devons progresser. Cela veut dire d'ailleurs que ce sont à nos entreprises d'imaginer de nouveaux partenariats", a-t-il signalé, rappelant l'amitié franco-chinoise datant de 1964, l'année où le Général de Gaulle avait établi avec la Chine des relations diplomatiques.

"Cette amitié il faut qu'elle soit de plus en plus concrète", a souligné M. Copé.

Un partenariat solide euro-chinois contribuera à la multipolarisation du monde. Il est dans l'intérêt de l'Europe ainsi que dans celui de la Chine de ne pas réduire le dialogue mondial au "G2 " (la Chine et les États-Unis), a fait remarquer M. Copé.

"L'Europe est très utile pour cela, elle a 2.500 ans d'histoire, elle a sa maturité, elle a vécu des tragédies, elle est rassemblée aujourd'hui malgré les difficultés technocratiques. C'est un continent où on fait la paix et la prospérité", a-t-il ajouté.

"Mon sentiment est que, dans ces sujets là, dans le dialogue mondial, nous avons des choses à nous dire et à faire ensemble", a conclu M. Copé.

Chine - France / 中国 - 法国

23 septembre 2010.

14 juillet 2010.

2 septembre 2009 Après son séjour en Côte d’Ivoire - Jesse Jackson écrit aux Ivoiriens : “Gardez espoir”

12/08/2009 La Chine s'attache toujours à la paix, au développement et à la coopération, indique Yang Jiechi

La Chine s'attachera toujours à la paix, au développement et à la coopération n'importe comment la situation internationale évoluerait, a indiqué mercredi à Genève le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi.

La Chine "poursuivra toujours une politique diplomatique indépendante et pacifique, et s'attachera à sa vision diplomatique de maintenir la paix du monde et de promouvoir le développement commun", a affirmé M. Yang dans un discours prononcé à l'Ecole de la diplomatie et des relations internationales de Genève, où il a reçu un doctorat honorifique.

Le monde a connu de grands changements et ajustements, avec la globalisation jamais tellement profonde qui apporte à la fois des opportunités rares et des défis étendus à la communauté internationale, a indiqué le ministre chinois.

"Nous tous vivons dans un 'village global' et sommes comme des passagers dans le même bateau...Notre seul choix est de confronter ensemble les défis et poursuivre le bénéfice mutuel et le progrès réciproquement avantageux", a dit M. Yang.

Il a réitéré que le développement de la Chine est pacifique en nature, et qu'il ne nuira ni menacera à n'importe qui. "La Chine ne cherche pas, et ne cherchera jamais l'hégémonie", a souligné le ministre chinois.

M. Yang a indiqué que la Chine continuera à pousser en avant le développement régional et global par son propre développement, et que le pays s'efforcera d'élargir les intérêts convergents avec d'autres pays.

"La Chine ne cherchera jamais à avancer ses intérêts aux dépens des autres", a souligné le ministre chinois.

La Chine est engagée "à développer les relations et la coopération amicales avec tous les pays sur la base des cinq principes de coexistence pacifique", a-t-il réitéré.

Selon le ministre chinois, maitenir la paix et la prospérité sont les caractéristiques d'un monde harmonieux, un monde que la Chine est engagée à construire.

Pour construire un monde harmonieux, "tous les pays devraient être engagés aux objectifs et aux principes de la charte des Nations Unies, se conformer au droit international et aux normes universellement identifiées, et embrasser un esprit de démocratie, d'harmonie, de collaboration et de développement gagnant-gagnant dans les relations internationales", a-t-il dit.

Selon M. Yang, la Chine est activement impliquée dans les efforts internationaux d'aborder les problèmes globaux, tels que la crise financière, le changement climatique, la coopération internationale sur l'alimentation, la sécurité énergétique, les problèmes de santé publique, le contrôle des armements, etc.

La Chine a également mené beaucoup d'efforts pour la résolution appropriée des points chauds, y compris le problème nucléaire sur la péninsule de Corée, la question nucléaire iranienne, le problème du Darfour et le processus de paix au Moyen-Orient, a ajouté le ministre chinois.

Plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie chinoise a prononcé un discours à une réunion de la Conférence du désarmement, tenu au Palais des Nations à Genève.


Du 13 au 20 novembre 2009. La sagesse des contes, pour un nouveau chemin de vie dans le désert de Tunisie.

Semaine résidentielle du 13 au 20 novembre 2009 au camp de Ghouraf. Logement en tentes berbères.

« Sur la berge escarpée du fleuve est une voix qui parle. J’ai vu le maître de cette voix. Il m’a salué. J’ai parlé avec lui. Il a répondu à toutes mes questions. Il m’a dit : Tout ce que tu vois est vivant ». (Un chaman de Sibérie).

Dans ce monde qui nous prédit chaque matin une nouvelle apocalypse, pouvons-nous être en paix, plus vivants, plus conscients, plus heureux ? Les contes nous montrent le chemin.

Là où des œuvres réputées immortelles se perdaient corps et biens dans les dédales de l'oubli, ces histoires sans auteur ont trouvé le moyen de venir jusqu'à nous à travers des millénaires de pestes, d'exodes, de guerres, d'invasions et d'épreuves en tout genre. Comment ont-elles fait ? Henri Gougaud nous invite à découvrir leur secret.

Une part importante de cette rencontre est consacrée à l'approche de notre nature, à la connaissance de soi (au sens socratique du terme : « Connais-toi toi-même »). L'expérience montre que l'on touche chez l'autre le lieu à partir duquel on parle en soi. D'où la nécessité de prendre conscience et se défaire de tout ce qui entrave la circulation « amoureuse » de la parole : peurs, désir de briller, encombrements mentaux divers, intellectualisation, etc.

Le but de ce stage est d'apprendre à devenir entiers. A partir d'exercices, d'expériences, de dialogues, pouvoir affirmer je suis, sans rien ajouter. Que tout ce qui nous constitue –corps, désir, coeur, esprit- soit au service de ce que nous sommes.

Les contes nous initient à des savoirs secrets : l'art de la relation, qui est connivence entre les êtres, et nous met à l'unisson. La légèreté du papillon que ne peut attraper la grosse patte du lion. Le rire, qui sauve la vie quand les mots ne peuvent plus rien. Le jeu, qui donne du plaisir et en prend innocemment, gratuitement, et cette sorte particulière d'attention qu'on appelle l'amour. Ils réveillent notre ancienne mémoire, et, comme le dit Satprem, « cette vieille musique, ce vieil oiseau sauvage jamais attrapé qui bat quand même des ailes dans notre cage ».

Et si les contes étaient les éveilleurs d'une sagesse impossible à dire autrement ?

Quand nous aurons rejoint notre nature, nous pourrons faire enfin notre ouvrage de source.

Chaque soir, veillée sous les étoiles. Chants nomades autour du feu avec les gardiens du camp, contes, chansons, thé à la menthe

Prix du séjour de Paris à Paris : 1310 euros (Hors assurance annulation)

Renseignements : Sylvie de Berg

Tél : 06 16 23 27 40 / sylviedeberg@hotmail.com

http://www.henrigougaud.fr/

7 juin 2009. Conférence internationale sur le dialogue des civilisations et la diversité culturelle. Le Temps

Informations

Du 15 juillet au 10 septembre 2008. DEPART DE l'ART EN CHEMIN VERS UN TROISIÈME MILLÉNAIRE DE PAIX ET DE PROSPÉRITÉ au Centre Mondial de la Paix à Verdun

L'ART EN CHEMIN VERS UN TROISIÈME MILLÉNAIRE DE PAIX ET DE PROSPÉRITÉ est parti de Verdun, capitale mondiale de la Paix. avec une exposition qui a eu lieu du 15 juillet au 10 septembre 2008, au Centre Mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l'Homme

Agenda

Noël

Bibliographie

  • Paix et guerre selon saint Augustin, Paris, Migne, 2010 (éd. Pierre-Yves Fux, coll. "Les Pères dans la foi, 101").
  • Boucher, François-Emmanuël, Sylvain David et Janusz Przychodzen [dir.], La Paix. Esthétiques d'une éthique, Bern / Berlin / Bruxelles / Frankfurt am Main / New York / Wien, Peter Lang, 2007, 227 p.
  • Bournier, Isabelle, Pottier, Marc, La Grande Encyclopédie de la Paix, Bruxelles, Casterman, 2007, 96 p. ill.
  • N. Offenstadt, Faire la paix au Moyen Age. Discours et gestes de paix pendant la Guerre de Cent ans, Paris, Odile Jacob, 2007, 502 p.
  • Collectif, Paroles de paix en temps de guerre, Toulouse, Privat, 2006
  • Terminski, Bogumil, The evolution of the concept of perpetual peace in the history of political-legal thought, Perspectivas Internacionales, vol. 10, 2010.

Liens externes

Articles connexes

Outils personnels
Partager