Nature et Culture à Valvins

De Nature et Culture en Hautes-Terres.
"J'ai toujours rêvé et tenté autre chose..."




Sommaire

Éventail


de Madame Mallarmé



Avec comme pour langage

Rien qu’un battement aux cieux

Le futur vers se dégage

Du logis très précieux


Aile tout bas la courrière

Cet éventail si c’est lui

Le même par qui derrière

Toi quelque miroir a lui


Limpide (où va redescendre

Pourchassée en chaque grain

Un peu d’invisible cendre

Seule à me rendre chagrin)


Toujours tel il apparaisse

Entre tes mains sans paresse.



Autre éventail,


de Mademoiselle Mallarmé


Ô rêveuse, pour que je plonge

Au pur délice sans chemin,

Sache, par un subtil mensonge,

Garder mon aile dans ta main.


Une fraîcheur de crépuscule

Te vient à chaque battement

Dont le coup prisonnier recule

L'horizon délicatement.


Vertige ! voici que frissonne

L'espace comme un grand baiser

Qui, fou de naître pour personne,

Ne peut jaillir ni s'apaiser.


Sens-tu le paradis farouche

Ainsi qu'un rire enseveli

Se couler du coin de ta bouche

Au fond de l'unanime pli !


Le sceptre des rivages roses

Stagnants sur les soirs d'or, ce l'est,

Ce blanc vol fermé que tu poses

Contre le feu d'un bracelet.


Stéphane Mallarmé (1842-1898)

Voyages le long de la Seine

Art sur les Chemins de la Musique






























































































































































Art sur les Chemins de la Peinture

Musée national du Château de Versailles

















Art sur les Chemins de la Photographie

Appartenant à l'ensemble des clichés réalisés par Edgar Degas, dans le salon de Julie Manet, en décembre 1895, cette photographie représente le peintre Auguste Renoir assis et le poète Stéphane Mallarmé debout. Le miroir reflète Edgar Degas et son appareil photographique, ainsi que les têtes de Geneviève et Marie Mallarmé, la fille et la femme du poète. Le récit de Paul Valéry de ces séances de pose est resté célèbre : ' Degas leur a infligé une pose de 15 minutes à la lumière de neuf lampes à pétrole '. Mallarmé entretient des relations avec de nombreux artistes de son temps dont Edgar Degas, qu'il conseille pour des sonnets. [1]





Le bachot privé d'avirons

Dort au pieu qui le cadenasse -

Sur l'onde nous ne nous mirons

Encore pour lever la nasse


Le fleuve sans autres émois

Que l'aube bleue avec paresse

Coule de Valvins à Samois

Frigidement sous la caresse


Ce brusque mouvement pareil

A secouer de quelque épaule

La charge obscure du sommeil

Que tout seul essaierait un saule


Est Paul Nadar debout et vert

Jetant l'épervier grand ouvert.


(Vers de circonstance, Gallimard Pléiade, vol. 1, p. 354, "L'original fut envoyé à Paul Nadar, voisin des Mallarmé à Samois, sous enveloppe datée du 10 avril 1892")













Art sur les Chemins de la Sculpture



Ces nymphes, je les veux perpétuer.


Si clair,


Leur incarnat léger, qu'il voltige dans l'air


Assoupi de sommeils touffus,


Aimai-je un rêve?



L'Après-midi d'un faune. Stéphane Mallarmé















Art sur les Chemins de la Poésie
















A tout moment nos pas
font naître en avançant
d'immenses éventails
de sentiers en germes


Federico García Lorca


Tous les chemins de l'art






1


Aile quels paradis élire

Si je cesse ou me prolonge

Toucher de votre pur délice

Madame Madier de Montjau.


2


Jadis frôlant avec émoi

Ton dos de licorne ou de fée

Aile ancienne, donne-moi

L'horizon dans une bouffée.


3


Simple, tendre, aux prés de mêlant,

Ce que tout buisson a de laine

Quand a passé le troupeau blanc

Semble l'âme de Madeleine.


4


Toujours ce sceptre où vous êtes

Bal, théâtre, hier, demain

Donne le signal de fêtes

Sur un voeu de votre main.


5


Autour de marbres le lis croît -

Brise, ne commence par taire,

Fière et blanche, son regard droit,

Nelly, pareille à ce parterre.


6


Là-bas de quelque vaste aurore

Pour que son vol revienne vers

Ta petite main qui s'ignore

J'ai marqué cette aile d'un vers.


7


Comme la lune l'en prie

Un blanc nuage pour cold

Cream étend la rêverie

De Mademoiselle Hérold.


8


Ce peu d'aile assez pour proscrire

Le souci, nuée ou tabac

Amène contre mon sourire

Quelque vers tu de Rodenbach


9


A ce papier fol et sa

Morose littérature

Pardonne s'il caressa

Ton front vierge de rature.


10


Avec la brise de cette aile

Madame Dinah Seignobos

Peut, très clémente, y pense-t-elle

Effacer tous nos vains bobos.


11


Bel éventail que je mets en émoi

De mon séjour chez une blonde fée

Avec cette aile ouverte amène-moi

Quelque éternelle et rieuse bouffée.


12


Aile que du papier reploie

Bats toute si t'initia

Naguère à l'orage et la joie

De son piano Missia.

Eventail


13


Spirituellement au fin

Fond du ciel, avec des mains fermes

Prise par Madame Dauphin,

Aile du temps, tu te refermes.


14


Palpite,

_______Aile,

____________mais n'arrête

Sa voix que pour brillamment

La ramener sur la tête

Et le sein

__________en diamant


Stéphane Mallarmé


Art sur les Chemins de la Littérature





Art sur les Chemins de l'Éventail











Art sur les Chemins de la Danse
















Art sur les Chemins de Fleurs


Art sur les Chemins du Théâtre

Art en Chemin sur la Route du Thé

APARTÉ


Reflétant la lumière,
Nous sommes deux théières.
Renaissance de plantes,
Nos âmes sont brûlantes.
Rêves d'orient déposés
En vos bouches rosées.
Nous parlons en secret
Au-delà des objets.
Les heures lentes s'égouttent
En ce paisible mois d'août.


François Lécluse d’après « le thé »




Art sur les Chemins de la Philosophie

Art en Chemin sur la Route du Vin

Art sur les Chemins de l'Amour

Art sur le Chemin de la Belle Époque

Contributions

Autour de Mallarmé



La peinture inspirée par l'eau

Mary Cassat et les 14 itinéraires culturels de l'impressionnisme

Vidéos

Apparition - Mallarme - Dong Yen Luong Tan Luc

Agenda

Exposition de Dominique Ladouxdans le cadre du 2ème Festival de théâtre lyrique de Samois-sur-Seine, du 12 au 20 mai 2012

Dominique Ladoux / Fondation Franz Liszt : Musique et peinture, les liens qui les unissent

Du samedi 5 mars 2011 au lundi 6 juin 2011.

Du 19 septembre au 21 décembre 2009. Rien qu’un battement aux cieux : les éventails de Mallarmé

Jumelages







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Articles connexes

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