Islam
Un article de Nature et Culture en Hautes-Terres.
L'islam vient du mot "Salam" qui signifie paix, fraternité. Dans le Coran, tous les prophètes sont cités (Jésus, Moïse, Abraham, Marie...). J'ai grandi dans la religion de l'amour et du respect. A ce sujet, l'émir Abd El Kader dit :
- " Celui qui veut lire le Coran ou saisir sa lumière,
- Celui qui veut une Torah ou un Évangile,
- Ou qui veut des psaumes et un discours clair,
- Celui qui veut une mosquée où prier avec ferveur son seigneur,
- Ou qui veut une synagogue, un clocher et un crucifix,
- Celui qui veut la Kaaba pour embrasser sa pierre,
- Ou qui veut des fétiches ou qui veut des idoles.
- Celui qui veut une retraite pour s'y isoler,
- Ou qui veut une taverne et courtiser les belles,
- il y a en " Moi " ce qui était et ce qui est.
- En nous, en vérité, gît le signe et la preuve. "
En islam, la prédestination divine est un pilier de la foi, mais Allah ordonne aux musulmans de pratiquer les causes et les œuvres. Il y a donc une insistance sur la responsabilité personnelle de tous les croyants.
Dieu a voulu que le Prophète Sidna Mohamed (que la Paix et la Bénédiction soient sur lui) soit le dernier de Ses envoyés sur terre, Celui que l'on nomme le Sceau des prophètes. Dieu lui a attribué la mission de transmettre Son dernier message à l'humanité : L'Islam. Toute la communauté musulmane (la Oumma) l’entoure d’honneur et de grand respect. Tout musulman censé, porte dans son cœur et dans son esprit, une part non négligeable de cet amour envers la personne du Prophète (PBSL) , de cette affection, et garde en mémoire, plusieurs récits de ses paroles sages ou de sa vie. Les savants, de par leur science et leur habilité à l’écriture, ont concouru à écrire l’histoire de sa vie, à compiler ses Hadiths ou même à consacrer de longues poésies à son éloge. Aucun détail de la vie du Prophète ne leur a échappé, et aucune personnalité de l’histoire humaine n’a retenue autant d’attention ou «d’historicité», autant d’amour et autant de suivi. Les musulmans enseignaient à leurs enfants, le long des siècles, la vie du Prophète (PBSL) Mohamed comme ils leurs faisaient apprendre et psalmodier le Coran.
Islam, religion monothéiste apparue dans la péninsule Arabique au viie siècle, et fondée sur la révélation au prophète Mahomet d’un texte sacré, le Coran. Le terme arabe islam signifie littéralement « se rendre », mais son sens religieux dans le Coran correspond à « répondre à la volonté ou à la loi de Dieu ». Selon le Coran, l’islam est la religion primordiale et universelle, et la nature en elle-même est musulmane, car elle obéit aux lois auxquelles Dieu (Allah en arabe) l’a soumise. En ce qui concerne les êtres humains, qui possèdent une volonté propre, la pratique de l’islam n’implique pas obligatoirement une soumission, mais la libre acceptation des commandements divins.
Le musulman (littéralement, « celui qui se soumet à Dieu ») croit en la révélation du Coran ; il est membre de la communauté islamique, la umma. Cette communauté est forte aujourd’hui de plus d’un milliard de croyants répartis sur les cinq continents. Né dans la péninsule Arabique, l’islam s’est répandu au fur et à mesure des conquêtes arabes dans tout le Proche-Orient, autour de la Méditerranée, du Maroc à l’ouest à la péninsule indienne à l’est. Par la suite, lors de migrations humaines, des foyers de peuplement musulmans se sont développés, implantant l’islam en Asie du Sud-Est (Indonésie, Malaisie, Philippines, etc.), dans le sous-continent indien et en Asie centrale. En Europe, l’islam est, en importance, la deuxième religion après le christianisme.
À l’époque de Mahomet (v. 570-632), la péninsule Arabique abrite des Bédouins nomades qui vivent de l’élevage et de razzias, ainsi que des Arabes installés dans des villes, qui pratiquent le commerce. La religion des Arabes est alors polythéiste et idolâtre. Pourtant, il existe une ancienne tradition de monothéisme, ou du moins une croyance en une divinité suprême ; les communautés juives et chrétiennes ont probablement contribué à promouvoir des doctrines monothéistes.
A l’avènement de l'Islam, les villes de la Méditerranée restent marquées par l’héritage hellénistique. Si les églises ont remplacé les temples, le croisement des artères principales au centre de la ville, le forum, les ponts et les citernes vont subsister longtemps. Une citadelle abritant un palais, édifiée en haut d’une butte, domine souvent les zones d’habitation et le quartier portuaire.
Les documents islamiques sur lesquels se fondent jusqu’ici la connaissance du premier islam et de la vie de Mahomet ont été mis par écrits plus de deux siècles après la mort de Mahomet, et les documents antérieurs ont tous disparus : la biographie de Mahomet par Ibn Hicham date de plus de deux cents ans après les faits, et la biographie par Ibn Ishaq, qui lui a servi de matériau, a disparu. Les cinq recueils de hadith principaux ont été mis par écrit plus de deux cent cinquante ans après les faits, alors que le premier recueil de hadith, fait en 712 sur ordre califal, a disparu, etc.
Le Soufisme se démarque de l'Islam orthodoxe dans son rapport avec les autres religions. Pour le soufi, les religions du monde sont issues d'une même unité divine, tous les êtres sont des frères, car ils sont essence de Dieu. Un disciple soufi proclama un jour après une perception subite, un extase mystique :« Je suis Dieu ». Les mentalités rigoristes de l'époque ne pouvant comprendre le message profond, le condamnèrent et l'exécutèrent sur la place publique pour blasphème. Depuis ce jour les Soufis comprirent qu'il valait mieux cacher leurs pratiques, car le danger de l'incompréhension était bien réel. C'est pour cela que le soufisme devint hermétique un temps. Non pour empêcher les hommes d'accéder à la vérité foncière, mais pour protéger l'enseignement ésotérique et le perpétuer, en attendant un jour que l'humain soit assez sage pour comprendre. Les taoïstes agissaient aussi ainsi, comme tout enseignement ésotérique profond du monde.
Tendance néo-fondamentaliste
Sous la pression de la mondialisation a émergé un nouveau courant dans l’islam. il se limite à définir un système de normes de comportement. Il refuse ce qui est de l’ordre de la culture au profit d’une sorte d’islam-code, adaptable à toutes les situations, du désert afghan à l’université américaine. tout autant produit qu’acteur de la déculturation moderne, souvent quiétiste, il peut néanmoins créer un terreau favorable à des actions violentes. Ce néofondamentalisme veut imposer la seule charia comme norme de tous les comportements humains et sociaux. Il refuse donc très logiquement toute référence à une culture qui se développerait à côté ou au-delà de ce qui est strictement religieux : les arts plastiques, la musique, la philosophie, la littérature, les coutumes nationales, sans parler des emprunts aux autres cultures (fêter la nouvelle année, faire un arbre de Noël) ; il n’entretient par ailleurs qu’une relation instrumentale avec les sciences (oui à l’ordinateur, non à la rationalité scientifique). Cette version de l’islam est très violemment opposée au christianisme et au judaïsme (et accessoirement au chiisme) : cela va de l’assassinat des moines de Tibéhirine (1996) au refus de voir des églises se construire sur le territoire saoudien (à mettre en opposition avec l’ouverture des Frères musulmans égyptiens envers les Coptes ou bien à l’absence de tension en Iran entre chrétiens et musulmans).
L'obsession de cette tendance néo-fondamentaliste est de tracer la ligne rouge entre la vraie religion (din) et l’impiété (kufr), ligne qui passe à l’intérieur même de la communauté musulmane. Elle dénonce donc tous les compromis religieux mais aussi culturels passés avec la culture globale dominante, qui est aujourd’hui celle de l’Occident. Tout se ramène à un code du licite et de l’illicite, y compris dans des détails triviaux comme la manière de se tailler la barbe (les talibans afghans) ou de se brosser les dents. La fatwa (déterminer le caractère licite des actes de tout un chacun, de l'utilisation de la carte bancaire au don d’organe) devient l’activité principale des oulémas ou des prédicateurs autoproclamés.
L'islam et la musique
En 1926, l'écrivain égyptien non-voyant Taha Hussein fait exploser une véritable bombe en rejetant l'idée selon laquelle la période préislamique fut qualifiée d' "époque de l'ignorance". En fait, les textes islamiques critiquent violemment cette période et les récits des chroniqueurs ne nous ont apporté que de petites histoires et quelques poèmes, pourtant l'écriture arabe existait bel et bien et depuis plus de mille ans avant l'islam. Les recherches archéologiques ont fourni des éléments montrant, depuis plus de trois mille ans, la place des Arabes au proche-Orient. Des textes cunéiformes assyro-babyloniens, qui remontent à plus de 800 ans av. J.-C., parlent des royaumes et des reines des Aribi (Arabes). Les villes, habitées entièrement ou majoritairement par les Arabes, comme Pétra, Philippopolis, Palmyre, Hatra, Doura Europos, Bostra, Hauran, Maïn, Saba, Teima, Al-Hira et des dizaines d'autres ont laissé des souvenirs éclatants ; ce qui ne laisse aucun doute sur l'existence d'une civilisation arabe. Comment ce monde, construit sur (et entre) les civilisations antiques de la Mésopotamie et de l'Egypte, aurait-il versé dans cette "ignorance" ? Comment cette société arabe où se développent les premières écritures, la poésie, les observations scientifiques de l'univers, les questions métaphysiques, une réflexion sur la vie (dont les traces écrites existent depuis trois mille ans av. J.-C.), ce monde partagé entre zoroastriens, hébreux, chrétiens, philosophes, polythéistes dont les cultes s'exprimaient déjà par l'art (sculpture, peinture, musique, chant, danse), comment ce monde, subitement, serait-il devenu "ignorant" ? Cette civilisation, les écrits des historiens et géographes, comme Eratosthène (IIIe s.), Ptolémée (IIe s. apr. J.-C.), Pline l'Ancien (Ier s. apr. J.-C.), Strabon (Ier s. av. J.-C.) et d'autres, la confirment, et même les textes bibliques (pourtant partiaux quant à ce qui sort du nationalisme hébreux) ne nient pas cette vérité. D'autres historiens contemporains considèrent même que cette civilisation existait avant les anciennes civilisations gréco-romaine, byzantine et perse. Dans l'introduction à son "Histoire naturelle", Pline l'Ancien découvre trois régions : l'Arabie Pétrée (du nord-ouest du Sinaï à la Transjordanie), l'Arabie Déserte (y compris le désert de Syrie), l'Arabie Heureuse (au nord de la péninsule). Dans ces régions, on peut diviser les Arabes en nomades du désert et en citadins. Les nomades n'avaient pas de lieu fixe et vivaient principalement de l'élevage ; la razzia (ou pillage éclair) faisait aussi partie de leurs activités. Par contre, les citadins comme les Sabéens, les Nabatéens, les Palmyréniens, les Ghassanides, les Hirittes et autres royaumes, contrôlaient de vastes territoires et vivaient, en paix ou en guerre, soit indépendants, soit agissant comme protecteurs pour le compte des grands empire de l'époque (Perse, Romain, Byzantin, etc.). Ces citadins travaillaient principalement dans le commerce, de l'Inde à la Méditerranée. Leurs caravanes convoyaient l'encens, la gomme la myrrhe, la soie, la résine, les pierres fines, toutes marchandises précieuses venant du Yémen ou du Hedjaz, et la chose écrite. Elles étaient souvent accompagnées et protégées par les tribus arabes du Nord. La présence culturelle des empires mentionnés ci-dessus a enrichi considérablement les traditions culturelles propres aux Arabes. Grâce à ces contacts et échanges, mais aussi à l'ouverture sur les mondes, à un esprit particulièrement inventif, les Arabes ont poussé très loin l'évolution de leur culture. En ces temps, la poésie, la musique, la danse devinrent le symbole d'une prospérité qui permit à l'esprit de s'affirmer. A la fin du VIe s. et au début du VIIe s., juste avant l'apparition de l'islam, la plupart des Arabes étaient donc juifs, chrétiens et païens, leurs villes vivaient dans une certaine opulence ; la Mecque était un grand centre commercial, religieux et culturel. C'est la tribu des Quraysh (prépondérante parmi les Arabes de la région) qui était maîtresse de la Mecque depuis le Ve s. Au niveau politique, elle était parfaitement et démocratiquement structurée. Abd Al-Mutalib, grand-père du Prophète, était l'un des principaux responsables de la ville. Ceux-ci organisaient deux foires annuelles qui leur permettaient de contrôler les échanges et de gérer l'enceinte sacrée entourant la Ka'ba, au centre de la cité, pour tirer profit des pèlerinages polythéistes accompagnant les foires. La Ka'ba était (avant la récupération musulmane) un temple orné de plus de 300 sculptures (idoles), elle servait de lieu de culte aux païens. Les visiteurs des foires n'étaient pas uniquement arabes ; ils étaient aussi perses, romains, byzantins et autres. Les Mecquois contrôlaient la route caravanière (la route des aromates) et organisaient chaque année deux grands voyages commerciaux vers le Sud et vers le Nord. Plus de 1 500 chameaux (ce qui était grand pour l'époque) s'ébranlaient à chaque voyage ? A cette prospérité économique s'ajoutait une vie culturelle intense. Au temps des foires, de grandes animations musicales et de danse s'organisaient, les rencontres et les concours poétiques faisaient partie du calendrier. Les grands poèmes du Souk A'kath (les Mu'allaquates) étaient chantés et suspendus sur les murs du temple. Les chanteuses et chanteurs arabes, perses, byzantins, avec leurs instruments, et en particulier le oud (luth), se produisaient dans toute la ville, sur les places des marchés, chez les nobles (leurs mécènes), et dans les cabarets. L'orientaliste Georges Farmer ("The History of Arabian Music", p. 10-12) écrit qu'en plus de leur système musical, les Arabes utilisaient le système de Pythagore ; que nombreux étaient les rois, princes et nobles qui pratiquaient la musique et le chant ; que la musique jouait un rôle déterminant chez ceux qui prophétisaient et qu'à cette période, le harem clos n'existant pas, la liberté de la femme était égale à celle de l'homme. Parmi les dizaines de noms connus, on peut mentionner le nom d'Al-Khanssa qui chantait ses poèmes avec accompagnement musical, ainsi que la mère de Hatem Al-Taay. Le grand poète Al-A'sha, dont l'un des poèmes est devenu mu'alaqua, était connu sous le nom de "Sanajet al-arabe" (Harpiste des Arabes), et parcourait chaque partie de la péninsule pour chanter et jouer de son instrument. Des dizaines d'autres faisaient comme lui ; cette tradition sera reprise par des poètes chanteurs espagnols et français qu'on appellera plus tard les troubadours. En réalité, les Arabes de cette époque (sauf les monothéistes) avaient compris qu'il n'y avait pas de vie (sous forme de survivance individuelle) après la mort, donc ils se sont intéressés à vivre leur présent, à aimer, à danser, à écouter de la musique et à chanter, sans oublier le vin (qu'ils produisaient et faisaient aussi venir de très loin). Grâce à la prospérité économique et à un mode de vie hautement culturel, la poésie et le chant existaient dans chaque maison. C'est dans cette ambiance que le Prophète Mohamed est né en 570.
Que s'est-il donc passé ?
Abd Allah, le père du Prophète Sidna Mohamed, meurt avant sa naissance. Sa mère décède quand il a six ans. Mohamed voit survenir, en 578, la mort de son grand-père, son protecteur, le puissant Abd Al-Muttalib ; il a huit ans. C'est Abu Talib, son oncle et chef de clan des Hashimites, qui l'adopte. Mais Abu Talib, pour des raisons financières, n'est plus capable de continuer à assumer ses responsabilités dans la ville. Le pouvoir économique des proches de Mohamed se trouve diminué énormément. Son grand-père étant bigame, c'est vers la tribu de l'autre épouse, ses demi oncles, que ce pouvoir se déplace : Al-Abbas, les Bani Umayya, la branche la plus riche et la plus puissante des Quraysh, mais aussi la plus cultivée dont le grand chef était Abu Sufyan (né vers 565). Mohamed vit alors la pauvreté et la perte du pouvoir. Tout laisse à supposer, contrairement à la légende populaire, qu'il est déjà lettré et assez brillant. Il commence à voyager et à travailler, dès l'adolescence, dans le commerce. A l'âge de 25 ans, il se marie avec une dame veuve et très riche (Khadija) pour qui il travaillait et il continue à faire prospérer ses affaires. En 610, Mohamed ressent que Dieu se manifeste par l'intermédiaire de l'ange Gabriel : c'est la Révélation. Après trois ou quatre ans de silence, il annonce publiquement l'islam. Dans les grandes foires de la Mecque, c'est en prose rimée, comme tous les prophètes de l'époque, qu'il déclame le message divin. Les visiteurs ne s'y intéressent pas, ils préfèrent écouter la poésie et les récits des poètes chanteurs que les paroles de Dieu. Parmi ces ménestrels, Al-Nadhr Ibn al-Hareth connaît un succès certain et attire tout le public. Ce dernier (selon le chroniqueur Al-Mas'udi) a appris à chanter et à jouer du oud à Al-Hira en Irak (Etat arabe sous protectorat perse). Il raconte dans ses chants les épopées des anciens empires et les grandes histoires d'amour. Donc le message du Prophète ne passe pas ; c'est la solidarité collective des Mecquois et leur culture arabe qui empêchent les progrès de l'islam. En 619, Mohamed perd d'abord Khadija, sa femme et soutien financier, et ensuite Abu Talib, son oncle et soutien politique. C'est une nouvelle situation dans laquelle le Prophète se trouve très affaibli. Il comprend alors que sa réussite dépend des rapports de force, autrement dit qu'il lui faut trouver des alliés. Ses contacts avec les tribus de Al-Taïf (ville au sud de la Mecque) ont échoué. Mais le Prophète trouve des alliés à Yethreb, ville habitée par les Arabes juifs des Bani Quryza, des Bani al-Nadhir et des bani Qaynuqa et les Arabes idolâtres des tribus des Khazradj et des Aws. Les monothéistes contrôlent la vie économique et administrative (politique) de la ville et menacent l'existence des polythéistes Mais les deux tribus des Khazradj et des Aws ne s'entendent pas. Il leur faut un personnage capable de les unifier pour affronter les Juifs. Mohamed accepte ce rôle. En 622, il émigre avec ses compagnons (à peine une centaine) vers Yethreb. Il réussit à unifier les deux tribus en les faisant entrer dans l'islam. Au début, il vit en paix avec les juifs ; plus tard, il les combat et les chasse de la ville qui devient alors Médine. D'autres contacts ont lieu : il s'agit des bédouins qui adoptent l'islam, renoncent au nomadisme et se sédentarisent à Médine. Celle-ci devient la capitale des musulmans, une place importante de regroupement humain et un centre militaire. C'est en cette période qu'est instituée la guerre pour la gloire de Dieu (djihad). Le Prophète, dont la puissance militaire n'a pas d'égale en Arabie, organise des expéditions contre les caravanes mecquoises, puis de petites guerres contre les Quraysh, les juifs et d'autres. Cependant, tous les moyens étaient utilisés pour détruire la culture arabe. Les sourates du Coran et du hadith interdisent la sculpture, la peinture, la musique et attaquent violemment les poètes. Dans la sourate 26, connue sous le nom Les Poètes, versets 224-226, comme dans la sourate 31 appelée Luqman, versets 6 et 7, le texte sacré critique violemment les poètes chanteurs arabes et leur promet un châtiment douloureux. Cette interdiction de la musique est exprimée aussi par la bouche du Prophète à travers ses hadiths dont certains parlent de châtiment pour ceux qui sifflent et battent les mains pour faire de la musique. D'ailleurs, chez les musulmans, le sifflement est considéré comme l'œuvre du diable. Al-Ghazali, dans son livre intitulé Ihya ulum al-din, mentionne certains de ces hadiths (voir vol.2, p. 246). Iblis fut le premier à moduler la lamentation et le premier qui a chanté ; Chaque personne qui élève la voix pour chanter, Allah lui envoie deux diables sur ses épaules pour le frapper de leurs talons jusqu'à ce qu'il se taise. Dans le livre Sahih Al-tirmithi (vol. 1, p. 241), on trouve que le Prophète a maudit le chant et les chanteurs. En plus, le Prophète n'a pas hésité à légitimer l'acte de verser le sang des poètes chanteurs. Parmi ceux-là, Al-Nadhr Ibn Al-Hareth : il fut capturé et assassiné par les soldats de Mohamed en mars 624. Quelques années plus tard, il ordonne la mort de trois chanteuses : Sarah, Qarina et Arnab (voir la chronique d'Al-Tabari, vol. 3, p. 116-118). En 630, il dirige une armée de 10 000 soldats et entre, presque sans combat, à la Mecque (c'était une ville de commerce respectée par tous ceux qui l'utilisaient, elle n'avait pas de vrais soldats). Il détruit toutes les sculptures autour et à l'intérieur du sanctuaire parce qu'elles représentent les divinités des païens. Pour s'assurer que cette ville n'aura plus d'influence culturelle, il interdit le chant et la musique ainsi que la poésie, sauf celle qui le flatte ou flatte l'islam. En même temps, il chasse les poètes de la ville et permet de verser le sang de certains poètes comme Ka'ab et Bujair (fils du grand poète Zuhair ibn Abi Salma, auteur d'une mu'laqua). Au bout de quelques semaines, Bujair, épuisé, se rend et se convertit ; son frère résiste beaucoup plus longtemps mais, harcelé, ne pouvant faire confiance à personne, il se rend lui aussi et achète sa liberté par ses odes à Mohamed. Il devient impossible aux artistes et aux intellectuels de dire ce qu'ils pensent. La Mecque devient une petite bourgade sans aucune importance politique ni commerciale ni culturelle. Mohamed meurt en 632, la lutte pour le pouvoir commence, trois de ses quatre successeurs (connus sous le nom Al-Khalafa al-Rashidun ou les orthodoxes) sont assassinés. Ces quatre successeurs continuent cette même politique, d'un islam dur et strict. Le premier calife, Abu Bakr, considérait comme parfaitement naturel que la musique soit définie comme un "plaisir non autorisé". Plus grave : Al Tabari rapporte que ce même Abu Bakr a donné son approbation à Muhajir (gouverneur du Yémen) pour couper les mains et arracher les dents des deux chanteuses Thabja al-Hadramiyya et Hind bint Yamin pour qu'elles cessent de jouer ou de chanter. Cette position à l'égard de la musique a été confirmée par les quatre grandes écoles qui dominent la vie musulmane. Il s'agit des écoles Malékite, Hanafitte, Shafi'itte et Hanbalitte. Encore aujourd'hui, un "chef" religieux intégriste algérien, Ali Belhaj, déclare : "Je n'écoute pas de musique parce que la Charia l'interdit". Que s'est-il donc passé ? C'est phrase par phrase, mot par mot au long de dizaines de grands ouvrages qu'il faut reconstituer le drame. C'est en refusant d'accepter comme une évidence, comme une chose correcte, comme la seule chose à faire, un assassinat (que les enfants intègrent comme juste, en apprenant l'épisode par cœur, en récitant le texte sacré) que la vérité se dessine au prix d'un dépassement du tabou. Comme dans toutes les histoires humaines, on retrouve le vieil antagonisme "culture forte ou pouvoir fort". Il est intéressant de se poser cette question inutile : où en serait le monde aujourd'hui, quelle musique pratiquerions-nous si, au VIIe s., un ordre militaire qui rêvait de conquêtes n'avait pas dévasté une culture millénaire ? Il est tout aussi intéressant mais très utile de se demander pourquoi le processus de destruction devrait continuer ? Au nom de quoi, au nom de qui ?
La ville et le commerce
Les conquêtes musulmanes des premiers siècles suscitent des villes en grand nombre : soit d’anciens campements militaires, comme Fustât en Égypte, soit des fondations palatines, comme Madînat al-Zahra, près de Cordoue. Aux grandes propriétés foncières de la Basse Antiquité succèdent des économies fondées sur les activités urbaines : change monétaire, transformation des matières premières, échange des produits et des idées. Par la proximité de la Mosquée-Université, du hammam et du quartier commerçant, puis des écoles à partir du XIe siècle (madrasas), la ville représente l’idéal de la vie musulmane.
La division en quartiers professionnels, où vient se superposer un second réseau ethnique ou religieux aboutit au Moyen Age à des structures urbaines denses et compliquées. Le phénomène se remarque aussi bien dans les villes chrétiennes que dans les villes musulmanes. Fès en donne toujours l’exemple. Toutefois, le développement de la cavalerie en terres d’islam entraîne l’apparition de grandes places (midan), ou d’hippodromes dans les cités les plus importantes.
A la Renaissance, les concepts urbains se séparent. Les villes d’Occident s’ouvrent et se rationalisent. Esplanades et artères se multiplient. Les villes musulmanes poursuivent leur cloisonnement et font naître des casbahs, comme à Oran ou Alger.
Chahada
La chahâda est la confession de foi musulmane. Elle est très brève: J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité que Dieu et que le Prophète Sidna Mohamed est Son Envoyé. En arabe: Ashhadu an lâ ilâha illâ Llâhu wa anna Muhammadan rasûlu Llâhi
Salutations
Lorsque deux musulmans se rencontrent, ils se saluent par la formule canonique as-salâmu `alaykom (que la paix soit sur vous). L’islam enseigne et encourage non seulement les croyants à utiliser cette expression de paix et de sécurité pour se saluer, mais aussi à abandonner toutes les autres formules de salutation. Car la signification du terme Salam est différente du mot “bonjour”..., derrière cette petite salutation se cache une invocation sublime, bienfaisante et bénie, mais aussi de la bonté et de l’affection envers les jeunes, tout autant que du respect et de l’attention pour les aînés. (voir le salam en Orient).
Zakât
La zakât ou zakat (زَكَاة zakāt ; mot arabe traduit par « aumône », est le troisième des piliers de l'islam. Le musulman est tenu de calculer chaque année lunaire (hégire) ce montant et le donner aux gens les plus pauvres de sa communauté. Historiquement, dans les pays islamiques, c'était l’État qui récoltait la zakat et qui la redistribuait. Les non-musulmans — essentiellement les juifs et les chrétiens — devaient s'acquitter alors d’un autre impôt nommé djizyah, une taxe de capitation variable qui leur était imposée pour retenir leur droit de culte et d'exemption de combattre pour les musulmans.
Cinq piliers de l'islam
Islam dans toutes les langues / islam in all languages
Histoire de l'islam
DECOUVERTE DE L'ISLAM ET DES MUSULMANS
Vidéo 99 names of Allah
A is for Allah by Yusuf Islam (Cat Stevens)
Abraham
Allah
Coran
Prophète Muhammad
Philosophie islamique
Prière islamique
Soufisme
Critique de l'Islam
Le haj, pèlerinage à la ville sainte de La Mecque
Le paradis selon l'islam
Relation de l'islam aux autres religions
Nature et Culture à Jérusalem
Saints musulmans
Ramadan
Spiritualité musulmane
Contributions
Vin et Islam
Le Silence des Mosquées
Angéologie
Psychologie des profondeurs
Langue des Oiseaux
Fêtes Chrétiennes, Juives et Musulmanes
Spiritualité et Créativité
La Chevalerie et l'Orient
Lois divines
Symbolique de l'Islam
Introduction à la chevalerie spirituelle (al futuwwa)
Mosquée de Rodez
Aux Etats-Unis, la naissance d’un nouvel islam
Dialogue islamo-chrétien
Guerre sainte
La figure du Christ dans l’islam
Les droits de la nature en islam
Symbolique de l'araignée dans l'islam
Les cinq prières
Médecine et islam
Anthropologie de l'universelle des cultures
Islamisme
Hijab
Géographie religieuse de la Côte d'Ivoire Contemporaine
islam en Côte d'Ivoire
Islam et haschich
Islam, liberté et créativité
Marabout
Zaouïa
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9 juin 2009. Deux présidents, une même vision de l'islam. Le Monde
8 décembre 2008. Joyeuse fête de L'Aïd el-Kebir
Liens externes
- Livres islamiques
- La Grande Mosquée de Paris
- http://www.lislam.net/index.php
- oumma.com
- http://www.nouvel-islam.org/
- L'Espagne au XVIe siècle : le roi catholique face à l'Islam.






















