Musique marocaine

De Nature et Culture en Hautes-Terres.

« La musique ne peut s'épanouir qu'avec une liberté totale d'expression » --Mario Scolas 31 décembre 2011 à 03:21 (UTC)


La musique populaire est très vivante au Maroc. Elle a déjà fait l'objet de plusieurs études. La musique marocaine, est un patrimoine culturel riche et diversifié. Et pour cause, le pays, n'est pas à tort qualifié de pays de contrastes, et l'est certainement au niveau de sa culture et de sa musique du fait de sa position géographique, ce pays désigné comme Al Maghrib Al Aqsa qui constitue un carrefour entre l’Occident, l'Orient et l'Afrique saharienne; ce pays a su tirer profit de ce profond avantage, et a puisé chez tous afin de développer son caractère propre.
"Dans l'imaginaire des anciens, le territoire actuel du Maroc représente à la fois le rêve et un profond mystère. N'est-t-il pas le pays du supplice d'Atlas des jardin d'Héspérie, le seuil vers l'Atlantide. Ce pays reste effectivement un mystère, une mosaïque unie et multiple de peuples et cultures divers, un pays qui assume sa fatalité en faisant face à la convoitise des phéniciens des Romains des Vandales et des Byzantins avant que les arabes." - Nous regrettons que cet art qui souffre cruellement du manque de documentations et d'archives. Je possède un grand nombre de documents inédits non connus des historiens marocains
La musique est également une autre forme d'expresson très diversifiée. Le Malhoun, l'Andaloussi, Chikhats, Gnawa, Ghiwane, Hassani, Chaâbi, Assri, et bien d'autres, sont des "couleurs" venues d'ailleurs ou des fins fonds de la tradition marocaine. Les instruments utilisés sont tous aussi diversifiés allant des Qraqeb (Crotales) à la guitare électrique en passant par Rebab, El oud, Guembri,..., et dont nombreux sont confectionnés à partir de certains éléments de la biodiversité (carapaces, peaux, bois spécifiques,...).
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Au Maghreb, chants et poésie ne sont pas séparés et restent attachée à la tradition orale profonde jusque dans les avatars de l'interprétation moderne (voir aussi Patrimoine : quelque 6.000 poèmes de malhoun collectés). La musique marocaine, très diversifiée se compose de quatre grands genres musicaux majeurs dotés d'une grande variété qui ne doivent pas être confondus : musique gnawa, raï, chaâbi, andalouse, musique berbère. Chaque groupe musical est lui même constitué de sous groupes, ainsi la musique arabe au Maroc est constituée de musique arabe moderne influencée par la musique arabe contemporaine du reste du monde arabe (Égypte, Liban, Syrie...), la musique arabe du terroir (populaire) propre à chaque région du Maroc, généralement chantée en arabe dialectal de chaque région, la musique savante arabo-andalouse, elle même composée de sous groupes originaires de Fès, Rabat, Tétouan, Oujda (répertoire musical gharnati) et la musique raï de la région d'Oujda.

Dans ce pays, on confère aux musiciens des pouvoirs quasi magiques. Les maîtres musiciens font partie d'une caste sociale particulière dans les villages les plus reculés et sont exemptés des travaux agricoles. Les connaissances musicales sont transmises par la tradition orale. La musique est restée beaucoup plus traditionnelle que les autres pays du Maghreb. Ses modes musicaux continuent d'être adaptés au climat du message ou à être chantés. La musique afro-marocaine, connue sous le nom de Gnawa et est une musique propre à la région de Marrakech, Essaouira ainsi que du Sud du Maroc, les paroles sont soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.

Il convient aussi de préciser qu'il n'y a pas, en Afrique du Nord, de distinction nette entre la musique urbaine populaire et celle de l'élite du Makhzen. Ni l'emploi d'un arabe vernaculaire par opposition à la langue littéraire ni des genres déterminés ne sont des repères sûrs. Là encore, on trouve une situation analogue au sud du Sahara, où la chanson populaire est aussi devenue la musique de l'élite, indépendamment des autres divisions entre les classes sociales. (source). La chanson marocaine prendra un réel essor avec l’indépendance du pays. Deux grandes tendances se sont d’emblée révélées : l’une adoptant l’arabe classique et l’autre adoptant la langue dialectale, la première essaya de rester classique, respectant un style très conventionnel alors que la seconde tendance introduit un répertoire plus léger, plus proches d'un public populaire.

A partir des années 1970, l’apparition de formations musicale telles que Nass El Ghiwane, Jil Jilala, Lem Chaheb, Salah Taouil, les frères Bouchenak annoncent un renouveau musical.

Sommaire

Musiques traditionnelles marocaines

La musique arabo-andalouse

La Musique Andalouse Marocaine ou Al-Ala est le répertoire musical conservé au Maroc sous forme d'ouvertures instrumentales et de poèmes chantés organisés selon le système de Nouba. Ses origines remontent à l'époque de l'Andalousie Omeyade , et plus précisément avec l'arrivée de Ziryab à Cordoue. Celui-ci crée de nouvelles formes musicales et fonde son propre conservatoire de musique. Dès lors, de nombreuses écoles et styles apparaissent, jusqu'à l'arrivée de Ibn-Baja - Avenpace-, auteur d'un grand nombre de compositions et d'un traité théorique. Au Maroc, le répertoire se voit grandir par les nouvelles compositions et formes musicales. L'ensemble des textes est receulli dans des manuscrits grâce à des experts en la matière tels que Hassan Al-Hayek, Mohamed Al-Bouassami, Mohamed Ibn-Houssain Al-Hayek... Actuellement, le répertoire compte plus de mille pièces, et est enseigné oralement aux conservatoires selon un programme tracé par le ministère de la culture.

De nos jours, on retrouve au Maroc deux genres de musique andalouse:

  • Le genre Al-Aala, représenté par trois écoles :

En 1800 le Tétouanais al-Hâ'ik sauvegarde le patrimoine poétique et musical de al-Âla. En 1886, Al-Jâm'î publie un ouvrage sur le répertoire pratiqué à Fès : Précis du kunnâsh de al-Hâ'ik.

Le début du XXe siècle verra lui un recueil systématique par des transcriptions musicales ainsi que l'organisation de congrès internationaux (au Caire et à Fès).

Le Maroc sera pionnier dans la proposition de festivals de musique andalouse (tel qu'Andaloussiyates, Casandalouse) permettant à des artistes (héritiers de ce genre musical varié) d'Espagne, du Maghreb et du Moyen Orient de se rencontrer.

l'andalou ou tarab al âla

Aujourd'hui, ce genre est pratiqué dans de nombreuses villes du Royaume : Fès, Tanger, Tétouan, Taza, Safi..; il dérive de différents courants ou écoles ayant existé dans l'Espagne andalouse.

Connue sous le nom de moussiqua al-âla, il s'agit d'une musique de cour d'une civilisation raffinée jouée et chantée dans différentes grandes villes du Maroc ou se sont installés des andalous. L'andalou est une musique savante de référence ; elle correspond à la musique classique d'Occident ; c'est une musique codifiée qui se transmet de maître à élève et demandant le respect d’un ensemble de règles musicales fixées. Il s’agit dans ce cas d'une musique modale, c’est-à-dire organisée sur base d’un ensemble de modes dont chacun impose une échelle, une hiérarchie de notes.

L'orchestre est composé du plusieurs instruments à cordes. Les poèmes sont en arabe littéral ou dialectal. Les membres de l'orchestre sont tous vêtus en tenue officielle marocaine (Fez, djellabas blanches, babouches blanches ou jaunes).

La musique andalouse marocaine est nettement différente de la musique orientale : elle ne comporte pas de quarts de tons (quelques exceptions sont cependant à signaler) ; elle suit généralement le système de la gamme tempérée occidentale, la gamme est souvent exécutée comme une seule succession mélodique, alors qu'en musique orientale, elle est subdivisée en tricordes, tétracordes et pentacordes; sa ligne mélodique est simple et claire, les modulations y sont rares.

Au cours des siècles, des pratiques musicales locales distinctes se développèrent, en se forgeant un une identité culturelle particulière à chaque société. Il existe ainsi, dans des villes du Maghreb telles que Tlemcen et Tunis, des versions distinctes du noubas, qui font partie intégrante de la culture musicale locale. Il s'agit d'une composition musicale construite sur un mode dont elle prend le nom (par exemple Nouba Mâya). Des pièces instrumentales et vocales s’y enchaînent selon un ordre déterminé et selon une progression musicale allant du non mesuré au mesuré. Un prélude libre, laissant une large place à l’improvisation ouvre la suite où se succèdent diverses pièces, notamment des poèmes dont les thèmes sont souvent l’amour, la nature, le vin… La nouba se termine par une phase plus vive, plus rythmée (voir liens externes).

La musique arabo-andalouse, bien que reposant sur des règles rigoureuses, est une musique non écrite se transmettant oralement de maître à élève. Bien avant la chute de Grenade, de nombreux musiciens musulmans s'étaient repliés en Afrique du nord. La tradition musicale arabo-andalouse s'y est développée jusqu'à nos jours, particulièrement dans les villes ayant accueilli les réfugiés espagnols (andalous et morisques). C'est au contact des ensembles de ces villes que l'on peut donc retrouver les mélodies et rythmes de ces musiques, même si la tradition a continué d'évoluer à travers les siècles. Malheureusement une bonne moitié des 24 Noubas, bases du répertoire, a aujourd'hui disparu.

De nos jours le répertoire Al-âla du Maroc ne comprend plus que 11 noubas sur les 24 théoriques; elles sont complètes et longues comme le veut la tradition puisque chaque noubat est supposée durer 1 heure, ce qui les singularise par rapport aux autres noubat maghrébines plus nombreuses, parfois incomplètes mais surtout plus courtes; chacune d’entre elles est divisée en cinq mouvements (mîzân) joués sur cinq rythmes de base. Chaque nouba est très longue et il est rare qu’on les joue au complet. On se contente souvent de jouer un seul mouvement. Cependant, l’intégralité des noubat marocaines a été enregistrée par la Maison des Cultures du Monde à Paris, en collaboration avec le Ministère de la Culture du Maroc. Soit un total de 73 disques compact répartis en douze coffrets présentant chacun une nouba ou des mîzâns (une durée totale de plus de septante heures de musique). Chaque suite comprend des poèmes chantés. L’orchestre de la musique arabo-andalouse comprend souvent violon, rebab, oud, violoncelle, alto et percussions (les instruments à archet étant souvent présents en plusieurs exemplaires) et un ou plusieurs chanteurs.

Ensemble arabo-andalous dirigé par le maître Abdelkrim Raïs à Fès.

la musique gharnati

Le Malhoun

Musiques des confréries soufies

Hamid Tarzan

La magie de la nuit appelle le silence, la communion du groupe appelle la hadhra (présence divine). Dans la zaouïa, on boit le thé à l'écoute d’une lira (frêle pipeau de roseau) qu’accompagne une voix couverte comme d’un voile invisible :

  • Gloire à Dieu et à toi océan de lumière !
  • Ô patron d’Ouazzane ne m’oublie pas !

Le doux intermède de la lira prépare la phase chaude du hautbois. Les musiciens sont aussi des artisans, d'où la communauté du jargon aux deux espaces artisanal et musical. La partition musicale qui rend la présence du surnaturel possible s’appelle "mramma", ou métier à tisser. C’est une juxtaposition de phrases musicales tissées par le hautbois sur la trame constante des instruments de percussion : la réussite de la partition musicale dépend du champ magnétique qui s’établit entre l’orchestre et les danseurs de la place sacrée.

  • Le Samaâ, "l'audition en arabe" est un art de chants polyphoniques a capella sacrés, hymnes dédié au culte du Prophète Mohammed et à Allah qui réveille chez l'auditeur des mémoires anciennes, des liens invisibles et oubliés qui les relient aux peuples du monde, et à l'héritage culturel. Le samâa désigne également les séances musicales des confréries soufies. Cette mystique musicale se ritualise et devient une séance ou une cérémonie sacrée englobant d'autres rites. Le dhikr, par exemple, peut être un point culminant du Samaâ dans la plupart des confréries, point culminant qui, selon les lieux et les croyances, s'appelle parfois aussi hadra (assistance), imara (plénitude) ou halqa (cercle).
  • Le mawwâl est un genre poétique relevant à la fois des traditions populaires et savantes. Chantée en arabe dialectal dans un style non mesuré, cette forme relève de l’improvisation vocale individuelle. Accompagnée par un ou plusieurs instruments de musique, elle est construite sur des variations mélodiques et des répétitions. Si le mawwâl chante généralement l'amour, il se fait aussi parfois l’expression d’une morale ou d’un sentiment religieux voire mystique. Au Maroc, il trouverait l'origine de son expression dans la tradition soufie. Ce sont les nombreuses confréries soufies qui ont par ailleurs auraient, au cours de leurs échanges entre l’Orient et le Maghreb, élargi le cadre de son interprétation, du chant religieux (inshâd) pratiqué lors de leurs cérémonies à la musique arabo-andalouse.


Aïssaoua (الطريقة العيساوية)

Fondée au XVIe siècle par Sidi Mohamed Ben Aïssa, cette confrérie religieuse se rattache ègalement au soufisme. Son centre spirituel (zaouia) principal se trouve à Meknès où son fondateur est enterré. Les Aïssâwas sont célèbres dans le monde arabe pour produire une musique spirituelle au son du hautbois ghaita (syn. mizmar, zurna), de chants collectifs religieux accompagnés par un orchestre de percussions utilisant des éléments de polyrythmie.

Pour la plupart d’expression berbère, la région du Souss Massa Drâa se distingue par de petits orchestres itinérants, les « rwayes », qui interprètent notamment des poèmes à caractère moral et politique. Ils jouent du « rebâb » (vielle monocorde), du « lotar » (instrument à cordes dont la caisse est une casserole enveloppée de peau) et des percussions métalliques. Leur spectacle se compose aussi de danses et de trépignements des pieds.

Guedra : danse traditionnelle de la région de Goulimine qui tire son nom de son principal instrument fait d’une jarre en terre cuite, recouverte d’une peau tendue et décorée. Elle est exécutée par les femmes qui ne se déplacent pas mais bougent les bras et les mains. Le corps entre alors en transe jusqu’à ce que les danseuses tombent à la renverse épuisées.

Ahouach : grandes fêtes collectives nocturnes du haut et de l’Anti Atlas, où se mêlent poésie populaires, chants, danses, tambours, « allus » et parfois des flûtes dans une architecture musicale sophistiquée qui permet de pénétrer dans la cosmologie berbère et la vie même des Berbères des montagnes. Les chœurs souvent féminins se font face et reprennent alternativement une phrase musicale d’abord interprétée par un soliste. Ces compositions chorégraphiques et musicales recherchées peuvent être infiniment variés puisqu’elles sont l’œuvre d’agriculteurs montagnards talentueux de chaque tribu.

Musique à Tétouan

Musique à Taroudant

Musique à Meknès

Musique à Safi

Musique à Salé

Gnawa Melhoun.jpg

Genres musicaux

Quelle est la différence entre les voix marocaines et orientales?

La différence entre les voix marocaines et orientales est que ces dernières ont beaucoup plus de chance de faire surface. Car au Moyen-Orient, il y a une infrastructure dans le domaine du show-biz. La vie culturelle est plus active et fait partie du mode de vie quotidien du citoyen donc les gens croient en l’art beaucoup plus que chez nous. Par conséquent, les gens investissent dans le domaine musical comme dans tout autre domaine, c’est ce qui manque malheureusement au Maroc. Avant d’être présent sur la scène internationale, le chanteur marocain doit être présent sur la scène marocaine tout d’abord.

Musique arabe

Reggada

Culture hip-hop au Maroc

Rap au Maroc

Rock marocain

Reggae marocain

musique électronique

Les Marocains affichent de plus en plus leur amour pour les DJ internationaux, cela est dû à l'amour des Marocains à la musique électronique. Il faut dire que la culture même de la musique électronique est toute récente au Maroc. On peut dire qu'elle s'est fait connaître au début 2005. D'ailleurs le Pacha Marrakech était précurseur dans ce domaine avec des bookings de gros DJ chaque week-end, ce qui a permis de rendre accessible cette culture à un plus large public. La télévision et la radio ont aussi eu un très grand rôle. Maintenant tout les gros clubs et promoteurs invitent des DJ connus chaque semaine.

Passionné par le booking des DJ, musiciens et artistes marocains et étrangers, Reda Zaghloul créé sa boîte qu'il nomme 212 Agency. Par la création de cette boîte, le jeune marocain établi à Montréal a eu pour but de produire des évènements de tout genre.

Les instruments de musique

La richesse des instruments de musique marocains réside dans la diversité de leurs origines. A travers chaque instrument, c'est tour à tour la Perse Antique, l'Égypte Ancienne, l’héritage grec, Médine et l’éveil de l’islam, ou al’Andalus qui nous permettent de saisir l’instant pour mieux contempler la beauté qui nous entoure. Un ouvrage pourrait être consacré, rien que sur l'organologie.

Musique et liberté

La musique au Maroc, comme toute autre activité culturelle, ne peut s'épanouir qu'avec une liberté totale d'expression. Cependant, nous pensons que la liberté de l'expression musicale n'est acquise que si la politique lui donne cette liberté. Cela n'est pas chose acquise : il y a lieu de s'inquiéter que le Maroc n'adopte pas une attitude conforme à la liberté culturelle et que la culture est de loin un domaine où l'indépendance culturelle est de rigueur.

Musiciens

L'écrivain Abdellah Taïa ("Infidèles", Ed. du Seuil, 2012) et la magnifique chanteuse Najat Aatabou dans une autre image de la série "Un couple comme les autres", réalisée en février 2011 pour le magazine "Femmes du Maroc".

Soutien au rappeur marocain L7a9ed

Hoba Hoba Spirit - Mouvement du 20 Février - cha3b - la volonté de Vivre - Leur musique, porté par l'élan de la jeunesse marocaine est souvent mal vue par le Makhzen. Ainsi, en 2003 l'un des membre du groupe a été accusé de satanisme lors du procès des musiciens présumé sataniste. Le leader du groupe, Réda, qualifie la formation d'"apolitique" et ne véhiculant aucune propagande politique que ce soit dans sa musique.

Françoise Atlan, une artiste française qui excelle dans le chant sépharade et andalous

Le groupe Aïssâwaniyya, mené par Mehdi Nabti, réunit des musiciens de la confrérie soufie des Aïssâwa du Maroc et des jazzmen Français

Ahmed Essyad, compositeur

Haj Omar Bouri

Culture discographique au Maroc

La musique comme toute expression culturelle est un signe qui ne trompe pas sur la bonne santé de l'éducation, l'enseignement et la transmission du savoir dans un pays, mais qui est aussi, un indicateur social incontournable. Les pays les plus développés, sont souvent les pays ou l'aspect culturel prend une place entière et prépondérante dans la société. C'est justement ce genre d'attitude contraire qui fait que certains aspects des arts populaires n'ont pu être developpés et conservés....Mais aussi, le désintérêt face à la chose artistique des marocains, l'inaccessibilité de l'art pour certains, le manque d'infrasctures, pas d'enseignement culturel,...etc ... La liste est bien longue malheuresement...

D'après les musicologues et professionnels du domaine, ils évoquent une mauvaise gouvernance et l'absence d'une vraie infrastructure musicale de base, notamment la rareté des établissements pour l'enseignement musical, l'encadrement et le suivi de talents musicaux, le soutien et la mise en valeur de la créativité musicale marocaine par le biais de tous les organes médiatiques (presse écrite et audiovisuelle), la création d'un marché de travail pour nos artistes, afin de les encourager dans leur travail et bien sûr privilégier la qualité et bannir la médiocrité, car « on ne peut pas faire d'un âne un cheval de course ». Chose qui ne peut se réaliser, de nos jours, qu'en joignant le talent à la science si on veut aller loin avec notre musique et nos artistes. Le monde a beaucoup évolué dans ce domaine et nous devons suivre le pas en établissant une infrastructure ambitieuse et en plaçant des responsables de taille qui peuvent mener cette mission avec passion et persévérance afin d'honorer l'abondant répertoire musical.

Conservatoires de musique relevant du Ministère de la Culture du Maroc

Inquiétudes et menaces islamique sur l'organisation des concerts

On peux s'attendre à ce que la culture sera dorénavant à sensibilité islamique dans le pays.

De hauts responsables du PJD avaient auparavant fustigé les festivals de musique comme des facteurs de débauches, malgré le soutien fréquent apporté à ces événements par le roi Mohammed VI. Mohamed Yatim a assuré qu'un gouvernement PJD autoriserait de nombreux festivals de musique, du moment qu'ils contribuent à la culture marocaine. En 2010, des élus du PJD avaient déclaré que le chanteur britannique Elton John, qui est homosexuel, n'était pas le bienvenu au Maroc et que sa présence ternirait l'image du pays.

Emissions TV et Web-TV musicales

À ce jour, il n'existe pas de chaîne thématique musicale au Maroc de type MTV.

  • Al Mawahib (Abdanabi Al Jirari)
  • Al Fawkih
  • Podium 3000 (Mahoud Migri)
  • émission musicale Al Rhame sur la chaîne 2M
  • Studio 2M : émission de type Star Academy
  • Ajial (génération) sur la chaîne 2 : émission dédiée à la nouvelle scène marocaine
  • Nerma ou Athey : émission dédiée à un chanteur sur le chaîne 1
  • 100 % Chebab sur la chaîne 1 : émission dédiée à la nouvelle scène marocaine
  • Top 50 sur la Chaine 2 : passages de vidéoclips de divers chanteurs
  • Marrakech Express : cette émission, de la chaîne 1, parle de musique, littérature, peinture et cinéma
  • Chadalhane : émission de la chaîne 2M sur les musiques arabo-andalouse et classique.

Racisme anti-chleuh au Maroc

Les médias marocains boycottent toujours la chanson amazighe

Ce n'est vraiment pas surprenant. Car c'est dans la logique des politiques foncièrement anti-amazighes du régime raciste de Rabat. Mais ce qui est terrible, c'est que les Marocains ne trouvent rien à redire à ces politiques pour le moins ignobles. Pire, il y en a même qui les soutiennent avec un zèle extraordinairement incroyable. C'est tout simplement à méditer.

Dans un forum de discussion (http://www.bladi.net/forum/256479-soiree-fin-dannee-chleuhs/), j'ai trouvé par le plus grand des hasards un débat sur la non-présence de la chanson amazighe sur la chaîne 2M. Je vous rapporte l'intervention de Mandaline telle qu'elle est, avec ses fautes d'orthographe et de syntaxe, pour juger vous-mêmes comment certains trouvent l'amazighophobie de cette chaîne tout à fait normale.

Pour tout vous dire, je ne peux que remercier Mandaline de sa sincérité et de sa spontanéité, mais ces propos sont plus que révélateurs de l'incroyable mépris que ressentent les Arabo-marocains, des plus simples, envers l'amazighité. Je n'ose même pas penser aux sentiments de ceux qui sont légèrement idéologisés. Pour ceux qui sont idéologisés, comme ceux qui dirigent 2M, le résultat est tout simplement visible à tout le monde: l’amazighophobie et l'anti-amazighisme à gogo.

Je précise juste, pour vous mettre un peu dans le contexte, que 2M était quasiment en faillite il y a quelque temps. Si ce n'était pas l'argent public - donc forcément l'argent des sales chleuhs- que le Makhzen lui a généreusement accordé, elle ne serait plus en état de fonctionner -et d'exhiber, en même temps, ostentatoirement, son anti-amazighisme primaire. Rassurez-vous, ce n'était pas à cause des artistes chleuhs qu'elle n'invite presque jamais, mais pour d'autres raisons. L'importation des artistes arabes du Moyen Orient à coup de millions de dirhams entre autre.

Au Maroc, les Chleuhs payent avec leur argent les médias soit disant publics, mais ils n'ont aucun droit d'y être présents. Pas mal, n'est-ce pas ? En fait, comme je l'ai toujours dit, si la marocanité se mesure au temps de passage à la télévision, les Libanais et autres Égyptiens sont plus marocains que les Amazighs. Que c'est triste ! Oui, je sais.

Mais si jamais les mêmes ‘’sales’’ chleuhs décident de créer leur propre État – ils sont aussi nombreux que les Tunisiens et les Libyens réunis- avec ses médias, qui vont bien naturellement mettre à longueur des programmes amazighs, je suis sûr que ‘’Mandaline’’ va être la première à s'y opposer, fermement, en nous rappelant le discours fatigant sur la fraternité et sur l'incroyable diversité de la culture marocaine.

La même diversité que les médias aux mains du Makhzen raciste se refusent de toute leur force de mettre en valeur. Oui, ils permettent la diversité, je ne le conteste nullement, mais dans le cadre de la culture... arabe. Pas plus, pas moins. Et les Amazighs ? Qu’ils aillent se faire foutre !

Actualités

13 juin 2009.

Agenda

Bibliographie

  • Chants anciens des femmes de Fès, Mohamed El Fassi, , Paris, Seghers, 1967.
  • Chants et Danses Berbères (Moyen Atlas - Foire au Mouton de Timhadit) par Alexis Chottin 16 juin 1935 in Revue de musicologie, T. 17e, No. 58e (1936), pp. 65-69
  • Olsen, Myriam ; Lortat-Jacob, Bernard, pref. Musiques de l’Atlas, Arles : Actes Sud : Cité de la musique, 1997 .
  • Guettat, Mahmoud, La musique classique du Maghreb, Paris : Sindbad, 1980 . (La bibliothèque arabe).
  • Aydoun, Ahmed, Musiques du Maroc, Casablanca : Editions EDDIF, 1994.
  • Mohamed Belghazi (dir.), Instruments des musiques populaires et de confréries du Maroc. Fragments de musées, Aix-en-Provence : Edisud, La croisée des chemins, 1998.
  • Catherine Homo-Lechner et Christian Rault, Instruments de musique du Maroc et d'al-Andalus, Fondation Royaumont / CERIMM, 1999.

Liens internet

Articles connexes

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