Musique et peinture, les liens qui les unissent

De Nature et Culture en Hautes-Terres.

Dossier en construction


"La peinture est rythme et musicalité, la musique est mouvement et couleur". Gabriel Baptiste


" Les philosophes les plus sensés ont mis la musique en parallèle avec l'Art de la Peinture ; par ce que l'on peut en juger par la disposition du dessin, l'ordre, les groupes, les contrastes, la perspective, le ton, la variété des couleurs,… enfin, toutes choses ensemble forment une harmonie qui a beaucoup de rapports à la Musique" écrivait, au XVIIe siècle déjà, le médecin et musicologue Pierre Bourdelot.[1]



Sommaire

Rythme


Issu d'un verbe (réo) signifiant : couler (en parlant d'un fleuve), le rythme fut d'abord la "manière particulière de fluer".
La recherche des rythmes disparus

Geste pictural

«Le geste, chez Foujino, précède, pour ainsi dire, la peinture, comme il l'a enseigné à Alix. Ce geste essentiel, que l'artiste doit apprendre à "lâcher", pour qu'il ne soit plus rien d'autre que la pure expression de lui-même, sans qu'il sache ni d'où il vient, ni où il va, pure existence gestuelle, chargée des mystères de notre propre existence.» Essais sur le rythme dans la peinture

Couleurs

Les couleurs dans la musique

Les couleurs dans la peinture

Lumière et couleur

Intensité

L'intensité dans la musique

L'intensité dans la peinture

  • Intensité lumineuse de la couleur
  • Intensité de l'expression : tension intérieure présidant au geste pictural
  • Intensité et matière : épaisse, fine, glissante, rugueuse, accidents (coulures résultant du geste)

Composition

Composition musicale

Thème musical

La rivière a inspiré le compositeur Bedrich Smetana qui lui consacra un poème symphonique dans son cycle Má Vlast (Ma Patrie). Il est plus connu sous son nom allemand La Moldau.

Dessin mélodique

"François Chesnel a le sens du dessin mélodique, de l'espace harmonique, du relief dramatique. " (Franck Bergerot) [2]

Vltava

C'est le poème symphonique le plus célèbre du cycle, connu également sous son nom allemand La Moldau. Vltava (prononcer "veltava") est le nom de la rivière qui traverse Prague et une grande partie de la Bohême avant de rejoindre l'Elbe dont elle est un affluent.

Après une évocation des deux sources qui forment la Vltava, le thème principal apparaît:

Suivent ensuite des tableaux évoquant les bois, les danses paysannes (rythme de polka) et les nuits magiques de la Bohême. L'agitation de l'orchestre reflète les chaos que traverse la rivière, avant son arrivée majestueuse à Prague et son passage devant Vyšehrad, dont le thème est cité.

Messages mélodiques
  • Primaires (avec les notes pivots):
    • Répétition
      • proprement dite : rythme simple répété
      • adoucie : note répétée durée < rythme simple
    • Affirmation
      • proprement dite : note disjointe rythme simple
      • adoucie : note disjointe durée < rythme simple
  • Secondaires (avec les notes non-pivots):
    • Tournoiement : broderie
    • Dynamique : ligne mélodique continue (incluant les notes de passage)
    • Effort : appogiature (non préparée mais résolue sur note pivot)

Sources :

Composition picturale

Thème pictural




Sujets divers qui inspireront la création du peintre : la matière, eau, air, terre et feu; la nature, les paysages, les ciels, la mer, la forêt, les animaux, les coqs; la ville, les scènes de la vie quotidienne, les personnages. Toute la gamme des sensations et des impressions qui peuvent inspirer la création (voir impressionnisme) etc.







Structure

Correspondances pour les tableaux de Dominique Ladoux, artiste peintre membre de la Fondation Franz Liszt, dans le cadre du 2ème Festival de théâtre lyrique de Samois-sur-Seine, du 12 au 20 mai 2012


La Mer, trois esquisses symphoniques pour orchestre de Debussy

Suggestions de Guilherme Bernstein, chef d'orchestre

Bonsoir Charles-Michaël Vinson,

Voila mes idées - qui ne sont que des idées, et qui peuvent être substituées pour d'autres, meilleures si possible.


Abysses: Les Préludes. Franz Liszt (de l' "Allegro no troppo", mesure 109)



Pour rester sur Richard Wagner, puisque Dominique à donné cette référence, et si on préfère voir dans la peinture une violence sombre: l'Or du Rhin, prélude de la troisième scène;
si on préfère y voir une tristesse (moi), Parsifal (prélude ou quelque autre section orchestrale; elles sont toutes horriblement tristes).



Bouquet marin: Vaughan Williams: A Sea Symphony (peut-être le mouvement 3).




Claude Debussy: Pour le piano, prélude




Totem nuit - Béla Bartok: Concerto pour piano n° 2, 2eme mouvement (je ne sais pas l'expliquer… )



Martinu: Symphonie n.4 (ou, pour un choix plus sauvage, Pierre Boulez: Notation 2; personnellement, je préfère le Martinu)




Triptyque en mouvement - Benjamin Britten: Sea Interludes (ils sont 4, pas 3 comme un triptyque, mais quand même…)




Eau, feu et terre - Heitor Villa-Lobos: Erosão




Maurice Ravel: La Valse



J’espère que cela fera sens et aidera au développement de ce travail de quelque façon. Et bravo pour les peintures; elles sont très intéressantes et vraiment fortes.

Salutations,

Guilherme Bernstein

11 mai 2012. Une « ouverture » exceptionnelle

Alors que nous avions a peine terminé d'accrocher les œuvres de Dominique Ladoux et que je réfléchissais comment aborder au mieux le thème « musique et peinture » pour les groupes scolaires qui devaient visiter l'exposition de Samois-sur-Seine, le lieu fut littéralement envahi par une centaine d'enfants qui se sont immédiatement précipités sur les œuvres, passant de l'une à l'autre, revenant sur une autre, reprenant avec la main les gestes picturaux de chaque tableau tout en les commentant à qui mieux mieux dans un brouhaha indescriptible. Nous assistions, à la fois interloqués et émerveillés, à une forêt de gestes qui suivaient les mouvements de la peinture, comme autant de chefs d'orchestre, et donnant à chaque spectateur des chemins de lecture et de compréhension des œuvres, objets devenus « terriblement vivants », repérant les lignes de force, s'élevant et se reposant au gré des mouvement ascendants et descendants, des tournoiements, des points de tension et des plages de repos, s'arrêtant sur des « épaisseurs, des contrastes, des vides et des pleins », visualisant dans l'instant les correspondances entre les gestes et les couleurs et faisant apparaître, en revivant la genèse de l'oeuvre, sa composition et son « orchestration ». C'était un véritable cours d'histoire de l'art donné par des enfants. Cette scène était si puissante que l'artiste en avait les larmes aux yeux, ce que les enfants ont bien sûr tout de suite remarqué. Surtout qu'a la fin, ils sont venus en grand nombre remercier et féliciter le peintre en disant « vos peintures sont très belles ». Pour conclure cet événement, l'artiste n'a pu retenir son émotion et tout en sanglot leur déclara : le métier de peintre est un métier très difficile et vous venez de me faire le plus beau cadeau qui soit, vous avez tout compris ».

Oui, ils avaient tout compris immédiatement, et je n'ai pas eu à faire de travail pédagogique car je voulais justement les amener à ce qu'ils ont fait spontanément, entrer dans le mouvement de la peinture, ou autrement dit, « la musicalité de la peinture ». De « professeur », je suis devenu tout de suite l’élève, et je n'ai jamais eu l'occasion d'apprendre autant en peinture et de faire une telle expérience qui donne tout son sens à l'art et à ce qu'on appelle une « exposition », c'est-à-dire, un temps de rencontre et de partage autour du travail d'un artiste. Merci les enfants, vous avez été formidables. Votre ouverture d'esprit, encore intacte de toute règle ou académisme » fut une merveilleuse «  ouverture » pour ce cycle musique et peinture dont vous avez donné la tonalité et à laquelle nous nous référerons par la suite.


Charles-Michaël Vinson


Contributions

Liens externes

Voir aussi

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