Mission

De Nature et Culture en Hautes-Terres.
(Redirigé depuis Missionnaire)


Mission signifie littéralement « envoi » (du latin missio, issu du supin de mitēre, « envoyer »).

La mission dans le christianisme répond à l'injonction du Christ dans l'évangile selon Matthieu:

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » (28:19-20)

« Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie »


Sommaire

Société des Missionnaires d'Afrique

La société des Missionnaires d'Afrique, dite société des Pères blancs, est un institut de droit pontifical, composé de prêtres séculiers et de frères, qui vivent en communauté et sont liés entre eux par le serment de se consacrer aux missions d'Afrique. Cette société a été fondée par Mgr Lavigerie, archevêque d'Alger, en 1868. De type apostolique et de spiritualité ignatienne, elle eut dès le début pour caractère essentiel de s'adapter à l'existence et à la mentalité des Africains en tout ce qui pouvait être compatible avec la foi et la morale chrétiennes : langues, habitats, coutumes. L'adoption de vêtements arabes blancs relève de cette intention : elle est à l'origine de l'appellation couramment donnée aux membres de cette société. Les Pères blancs créèrent les missions du Sahara (1872), de Kabylie (1873), d'Afrique équatoriale (1878), du Soudan occidental (1894). Alors que les sociétés missionnaires plus anciennes étaient établies dans les pays côtiers, les Pères blancs, prenant leur essor à l'époque des dernières grandes explorations, pénétrèrent jusqu'au centre de l'Afrique. C'est pourquoi leur implantation historique, si l'on excepte l'Afrique du Nord, est plus continentale que maritime. Il n'y a d'autre part, jusqu'à présent, qu'une exception à leur spécialisation africaine : leur fondation de Sainte-Anne de Jérusalem (1877), devenue séminaire pour le clergé grec-melkite (1882). Les Pères blancs étaient en 1993 au nombre de deux mille deux cents environ, dont cinq cent quarante-trois pères et trente-huit frères pour la France. Leur maison généralice est à Rome. Ils se recrutent principalement dans leurs différentes provinces d'Europe et d'Amérique. De cette société doit être rapprochée celle des Sœurs blanches, institut religieux de droit pontifical, fondé par Mgr Lavigerie à Alger en 1869 et dont les membres se consacrent à l'apostolat africain sous toutes ses formes. Les Sœurs blanches se préoccupent particulièrement de la promotion féminine.

Xavier de PLANHOL

Contributions

Évangélisation

Prosélytisme

Pape Benoît XVI: La charité, âme de la mission

Le fait qu'un nombre aussi considérable de fidèles laïcs chinois aient offert leur vie pour le Christ en même temps que les missionnaires qui leur avaient annoncé l'Évangile et s'étaient prodigués pour eux, met en évidence la profondeur des liens que la foi au Christ établit, en réunissant dans une seule famille des personnes de races et cultures diverses, étroitement solidaires entre elles, non pour des raisons politiques mais en vertu d'une religion qui prêche l'amour, la fraternité, la paix et la justice.

Dawa

Actualités

12/12/2011 : 24 fenêtres de l'Avent

"Jésus ira loin te chercher si parfois tu t'égares"


"Voici ma prière: je demande à Jésus de m'attirer
dans les flammes de son Amour, de m'unir si
étroitement à lui, qu'Il vive et agisse en moi."


"Je me répétais sans cesse les paroles de
Saint-Paul: "Ce n'est plus moi qui vit, c'est
Jésus qui vit en moi...!"


"Jésus je ne te demande que (...)l'amour,
l'amour infini et sans limite autre que toi,
l'amour qui ne sois plus moi mais toi."


(Prier aujourd'hui avec Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)


"Jésus brûle d'amour pour nous...
Regarde Sa Face Adorable! Regarde ses yeux
éteints et baissés! Regarde ses plaies!
Regarde Jésus dans Sa Face...Là tu verras
comment il nous aime."


"Remercie bien le bon Dieu de toutes les grâces
qu'il te fait et ne sois pas assez ingrat pour ne
pas les reconnaître."


"Donne bien tout ton coeur à Jésus, il en a soif,
il en est affamé."
"Ne crains pas, plus tu seras pauvre, plus Jésus
t'aimeras. Il ira loin, bien loin pour te chercher,
si parfois tu t'égares un peu."


(Avec Thérèse de Lisieux:"Rien que pour aujourd'hui")

Unie à l'amour

À partir de 1894, avec la découverte de la petite voie de confiance et d’amour, Thérèse réalise de plus en plus combien la charité est au centre de sa vie spirituelle. Ayant compris qu’elle ne pourra aimer vraiment qu’en union avec Dieu, elle s’offre, le 11 juin 1895, comme victime à l’amour miséricordieux, "afin de vivre dans un acte de parfait amour". Elle veut renouveler cette offrande à chaque instant, un nombre infini de fois. Un tel programme n'est possible que si Dieu répond à son offrande. Quelques jours plus tard, elle est prise d'un amour si fort pour Dieu, qu'elle se croit plongée dans un feu. C'est pour elle le signe que Dieu a répondu à sa prière.

Elle franchit une nouvelle étape en septembre 1896. Thérèse éprouve des désirs qui lui semblent fous : elle veut être à la fois Missionnaire, apôtre, martyr, prêtre, docteur de l'Église. De plus, elle veut vivre pleinement chacune de ces vocations depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps. Elle ouvre alors sa bible et parcourt le chapitre 12 de la première épître aux corinthiens de saint Paul. Paul y compare l'Église à un corps où chaque membre a une place bien définie. Voilà qui lui apporte une réponse et devrait refroidir ses désirs. Mais elle poursuit et lit l'Hymne à la charité, au chapitre 13. Elle réalise soudain que l'amour est au coeur de l'Église : "Je compris que l'amour seul faisait agir les membres de l'Église, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l'Amour renfermait toutes les vocations, que l'Amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux... en un mot qu'il estÉternel. Elle comprend alors que sa vocation, c'est l'Amour.

Le mystère qu'elle approfondit là est celui de la communion des saints. Plus elle aimera, là où elle se trouve, et plus elle participera à la vie de l'Église et soutiendra les différentes vocations sur la terre. Elle ne manque pas de faire alors le lien avec sa petitesse et son acte d'offrande à l'amour miséricordieux, suppliant, encore et encore, Jésus de lui donner "son Amour". Elle écrit, en 1897, l'année de sa mort : "Voici ma prière : je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement à Lui qu'il vive et agisse en moi (...)".

Ce mouvement d'accueil, dans sa petitesse, de l'amour de Dieu, va la conduire à aimer encore plus ses sœurs carmélites.

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Avent : Première prédication du P. Cantalamessa, ofmcap. « La première vague d'évangélisation »

Lundi 10 octobre 2011. Daniel et ses compagnons Frère mineurs, martyrs à Ceuta, au Maroc († 1227)

Ce groupe de missionnaires franciscains fut envoyé au Maroc par saint François pour prêcher l'Évangile aux Maures. Daniel, provincial de Calabre, était leur chef. Arrivés à Ceuta, ils furent pris pour des fous.

Refusant de se convertir à l'Islam, ils furent décapités moins de trois semaines après leur arrivée.

Ils ont été canonisés en 1516. [1]

12 août 2011. Et une œuvre se dévoile

« Ma mission à moi, écrira-t-il, sera d'avoir le premier mis avec quelque éclat la poésie dans la musique de piano. »


Il est des concerts qui sont le lieu de véritables révélations. Certains révèlent le talent d'un musicien, ou l'alchimie unique et inexplicable de plusieurs âmes d'artistes conjuguées, d'autres, par l'articulation des œuvres au sein du programme, mettent en lumière des jeux de correspondances et d'inspiration, ou éclairent une période, un univers singulier.

Celui de ce soir du 5 août 2011 à l'Abbaye Saint-Michel du Cuxa ne relève pas de ces révélations-là — elle est à la fois plus concentrée dans le temps, puisqu'elle ne concerne qu'une seule des cinq œuvres au programme, et bien plus intense —, mais bien plutôt de la (re)découverte d'une oeuvre, qui apparaît soudain comme neuve, dans ses habits d'évidence. Cette œuvre, c'est Tristia de Liszt. Si du maître hongrois on connaît universellement — et on joue presque exclusivement — l'œuvre pour piano (et, un peu, sa production symphonique), l'année 2011 et la célébration du bicentenaire de sa naissance a été l'occasion, dans presque tous les festivals et saison de musique de l'année, de découvrir ou redécouvrir son corpus pour orgue, de Lieder, ou de musique de chambre.

Dont Tristia qui, avec une œuvre de jeunesse (1825) et une transcription de sa Rhapsodie hongroise no. 9, intitulée Le carnaval de Pesth, est l'un des rares Trio avec piano du compositeur. Liszt avait l'habitude de remettre l'ouvrage sur le métier de nombreuses fois et Tristia est le résultat d'un tel retravail constant : c'est en réalité la transcription de la Vallée d'Obermann. Pièce maîtresse du premier volet, consacrée à la Suisse, des Années de Pèlerinage, c'est l'une des premières et, sans doute, l'une des plus brillantes démonstrations de la vision démiurgique du clavier qu'avait Liszt — qui transcende la transcendance instrumentale au moyen du discours poétique. « Ma mission à moi, écrira-t-il, sera d'avoir le premier mis avec quelque éclat la poésie dans la musique de piano. »

En épigramme à La Vallée d'Obermann, on trouve les trois citations suivantes :

« Indicible sensibilité, charme et tourment de nos vaines années ; vaste conscience d'une nature partout accablante et partout impénétrable, passion universelle, sagesse avancée, voluptueux abandon ; tout ce qu'un coeur mortel peut contenir de besoins et d'ennuis profonds, j'ai tout senti, tout éprouvé dans cette nuit mémorable. J'ai fait un pas sinistre vers l'âge d'affaiblissement ; j'ai dévoré dix années de ma vie. »

Lettre 4, Obermann, Étienne Pivert de Sénancour

« Que veux-je ? que suis-je ? que demander à la nature ? [...] Toute cause est invisible, toute fin trompeuse ; toute forme change, toute durée s'épuise : [...] Je sens, j'existe pour me consumer en désirs indomptables, pour m'abreuver de la séduction d'un monde fantastique, pour rester atterré de sa voluptueuse erreur. »

Lettre 63, Obermann, Étienne Pivert de Sénancour

« Could I embody and unbosom now / That which is most within me,-could I wreak / My thoughts upon expression, and thus throw / Soul-heart-mind-passions-feelings-strong or weak- / All that I would have sought, and all I seek, / Bear, know, feel-and yet breathe-into one word, / And that one word were Lightning, I would speak; / But as it is, I live and die unheard, / With a most voiceless thought, sheathing it as a sword. »

Childe Harold, Lord Byron

Esquissée dans l'Album d'un voyageur en 1835-36, lors son séjour helvétique en compagnie de Marie d'Agoult puis réécrite pour publication finale entre 1848 et 1854, cette musique hautement programmatique annonce les poèmes symphoniques à venir. Méditation métaphysique, la partition fait du pianiste le héros de Sénancour (écrivain préromantique français, 1770-1846), et de son instrument le lieu de l'expérience de la Nature, de ses forces incomparables et impénétrables.

Transposée au trio avec piano, Tristia est bien souvent une œuvre ardue, dont le lyrisme exsangue exacerbe à la fois l'aridité du sentiment et la structure excessivement fragmentaire. Travaillée à la va-vite et présentée uniquement à l'occasion du bicentenaire lisztien, l'œuvre apparaît ainsi la plupart du temps ennuyeuse et vaine — et c'est ainsi que l'auteur de ces lignes l'attend au commencement de ce concert, qui se tient, dans le cadre du Festival de Prades, dans l'Abbaye Saint-Michel de Cuxa.

Et, pourtant, l'interprétation que nous en livrera Mihaela Martin (violon), Frans Helmerson (violoncelle) et Yves Henry (piano) nous ouvrira les yeux. L'introduction est pleine et grave, presque sévère. Sans épanchement excessif, le violon tranquillement s'aventure dans la phrase de chant, sensible et réservé. Pour laisser ainsi tout loisir au drame de monter en puissance. Et ces premières mesures ont ainsi l'allure d'une marche solennelle.

Les timbres des cordes s'épanouissent ensuite dans la plénitude lumineuse des voutes de l'abbaye, sans hâte. Et ce tempo mesuré, cette retenue, cette circonspection face à l'introspection musicale tourmentée du discours donnent leurs justes mesures aux interrogations essentielles que pose le compositeur.

Le récit atteint ensuite au sublime grâce aux nuances incroyables - et notamment, au cours de la section médiane éthérée, la mélodie lumineuse du violon dans l'aigu, sur la pédale harmonique du piano.

Avec un grand sens musical, allié à une intelligence exemplaire de la narration, les trois musiciens ne perdent jamais de vue ni la gravité, ni la retenue, ni (naturellement) le nombrilisme et le virtuose, qui reste toujours exceptionnellement sobre et inostensible — et le ton n'en est que plus juste, l'expression plus éloquente. Et la timide lumière d'espoir qui se fait jour vers la fin n'en est que plus émouvante.

Et cette unique interprétation - qui vient après des dizaines d'autres qui n'ont fait que nourrir l'indifférence — change du tout au tout l'opinion que l'on porte sur l'œuvre. Qui devient à présent un chef d'œuvre.


Abbaye Saint-Michel de Cuxa, Festival de Prades le 6 août 2011 Portrait de Franz Liszt par Franz Hanfstaengl

LE VISAGE DU DIMANCHE

Siyan Jin dirige l'Institut Confucius depuis sa création, en 2008. Cette enseignante a pris à bras-le-corps sa mission : entretenir un pont entre les civilisations ; celles de la Chine et de la France.

PAR NICOLAS ANDRÉ


Pourquoi avoir choisi la France et le modèle universitaire français ?

« C'est un coup de foudre intellectuel ! J'ai fait mes études à l'université de Pékin, en littérature comparée. Avec mon bagage (sept ans de littérature française) j'ai passé le concours national pour devenir professeur. J'avais vingt ans. Nous étions en 1977 à la fin de la Révolution culturelle.

L'université avait été fermée dix ans et les étudiants de ma génération avaient soif d'apprendre. L'ambassade de France m'a proposé une bourse de trois mois pour préparer un DEA à la Sorbonne. J'y suis revenue pour passer mon doctorat en 1992. En 1993 j'étais vacataire à l'ENA puis j'ai enseigné à Paris VII et à l'université d'Artois ou le professeur Lottin m'avait recrutée. Mais c'est en 1985 qu'à eu lieu le déclic, lors du onzième congrès international de littérature comparée à la Sorbonne, en écoutant celui qui allait devenir mon professeur. J'avais l'occasion de m'engager pour quatre ans à Harvard où l'on me proposait une bourse. Mais j'ai été subjuguée par la pensée française, méthodique et poétique. Cela m'a ouvert un autre univers. J'avais fait mon choix : c'était la France ! Mon refus de partir aux États - Unis aurait pu être mal interprété. Mais j'ai bénéficié ensuite d'une bourse renouvelable un an à Paris. »


C'est cet amour du français qui vous a porté à la tête de l'institut Confucius ? La présence d'étudiants chinois et de cours de mandarin à l'université ?

« C'est surtout la collaboration bilatérale avec l'[[université de Nanquin], mise en place il y a quatorze ans, qui est à l'origine du projet. Les liens avec Nanquin ont été soutenus par les directeurs de l'université, MM. Lottin, Pollet, Six, puis Morzewski. Il y a quatre-vingt-dix-neuf instituts dans le monde, quatorze en France et c'est le seul au nord de Paris avec l'institut de Strasbourg qui va collaborer avec nous. »

Un institut ouvert à tous dans les bureaux d'une université, c'est positif ?

« Sous forme d'association, nous n'aurions pas autant de soutien. L'université (et le département relations internationales du professeur [Yannis Karamanos]]), la Région, nos liens avec Nanquin nous ont permis de développer nos activités sur sept axes : l'enseignement (cours de chinois, cours réservés aux responsables d'entreprises), les conférences, les activités culturelles (films, opéras chinois), les ateliers (musique, calligraphie, peinture, santé...), la ligne éditoriale (une caution pour les ouvrages de recherche et grand public), les séminaires Artois - Nanquin, soutenus par Christian Morzewski et Zhou Xian, directeur adjoint de l'université chinoise et les échanges et voyages.

Excepté les séminaires, nos activités sont ouvertes à tous. Une centaine de personnes participent régulièrement aux animations sur Arras et nous soutenons les initiatives culturelles à la demande, comme nous le faisons à Roubaix, à Lille, à Calais, auprès des lycées où l'on enseigne le chinois... »


Et la Chine ?

« J'apprécie la France et je suis touché par les gens du Nord, par leur esprit d'ouverture, leur dévouement... Je vis avec mon mari à Paris. Mais je retournerai un jour à Pékin, pour apporter à mon université d'origine ce qu'elle m'a donné. » •

http://www.univ-artois.fr/.../institut-confucius. Tél : 03 21 60 60 46.

Vidéos

The Mission : un film de Roland Joffé

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