Maroc

De Nature et Culture en Hautes-Terres.

Morocco

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Maroc, en arabe Al Maghrib, pays du Maghreb. Sa capitale est Rabat.

Le Maroc est bordé au nord par la mer Méditerranée, à l’ouest par l'océan Atlantique, au sud par la Mauritanie au-delà du Sahara occidental et à l'est par l’Algérie. Les frontières marocaines dans le désert du Sahara ne sont pas clairement définies : depuis 1979, le Maroc occupe la région méridionale du Sahara-Occidental (ancien Sahara espagnol), un territoire qu’il revendique et qu’il occupe en dépit de la condamnation de l’Organisation des Nations unies. En langue arabe, le Maroc se dit Al Maghrib al Aqsa, c'est à dire l’extrême occident.

Il ne faut pas oublier lorsque l’on étudie le Maroc que le royaume se pense intégré au monde arabe (la monarchie marocaine revendique une filiation avec le prophète Sidna Mohamed) et que dans le cadre de ce référentiel géographique, il est quel que peu en marge (l’occident du monde arabe) et qu’il a une histoire particulière : c’est en effet un des seuls pays arabes avec l’Arabie à avoir été presque toujours indépendant. La colonisation française n’a durée que 44 ans. Surtout le pays n’a jamais été sous suzeraineté ottomane.

Le Sahara occidental occupé est pauvre, périodiquement surpeuplé, marqué par le contraste des oasis et des grands espaces. Entre ces deux régions se dresse la montagne qui est un écran troué de passes plus ou moins aisées, où « la liberté s'est toujours maintenue sauvage et altière ». Ces ensembles juxtaposés, sans point de convergence, ont joué chacun leur rôle dans l'histoire du pays.

Ceuta et Melilla, se trouvent sur le territoire africain, pas au Maroc. le Maroc na jamais exercé quelconque pouvoir sur ce deux territoires, la présence espagnole existe bien avant que le Maroc soit un pays sous la dynastie des alaouites. La question du Sahara occidental envenime les rapports entre la monarchie marocaine et la République algérienne voisine ; elle contribue, en revanche, à maintenir une forte cohésion nationale. Héritées de la colonisation espagnole d’une partie du pays, les enclaves de Ceuta et de Melilla se découpent sur le littoral méditerranéen du Maroc.

Le Maroc est découpé en wilayas, provinces et préfectures.

Le royaume du Maroc comprend 16 «régions administratives» divisées en 17 wilayas, ces dernières sont subdivisées en 71 provinces et préfectures (sans compter les 1547 communes urbaines et rurales):

Dans l'imaginaire des anciens, le territoire actuel du pays est à la fois rêve et mystère. N'est-il pas le pays du supplice d'Atlas, des jardins d'Hespéris, le seuil de l'Atlantide ? Ce pays de contraste, comme plaisent à appeler les géographes, est effectivement un mystère, une mosaïque unie et multiples de peuples et de cultures divers, un pays qui assume sa fatalité géographique en faisant face à la convoitise des Phéniciens, des Romains, des Vandales et des Byzantins avant les Arabes, d'abord repoussés puis adoptés par les autochtones, n'apportent le ciment spirituel de l'Islam au pays du couchant devenu par la suite Al-Maghrib.

Depuis très longtemps il existe dans ce pays des élites proprement marocaines en particulier liées au pouvoir royal. Il existe quatre villes dites « impériales » au Maroc, Marrakech, Meknès, Rabat et Fès, qui ont toutes à un moment donné été la capitale du royaume. La plus importante historiquement est Fès. Encore aujourd’hui la bourgeoisie fassi occupe le premier plan, même si la plupart de ses membres vit à Rabat, capitale politique ou à Casablanca, capitale économique. Il ne s’agit en aucun cas d’une élite fabriquée de toute pièce par la colonisation comme on peut le voir en Afrique noire ou en Algérie.


Sommaire

Climat

Le Maroc est soumis aux influences contrastées de la Méditerranée, de l’océan Atlantique et du Sahara sur les reliefs dont la partie occidentale reçoit les pluies océaniques, tandis que les sommets jouent le rôle de barrières. Les plaines côtières sont à la même latitude que les oasis du Sahara algérien ; riches et fertiles dans le Nord, elles subissent l’influence du désert dans leur partie méridionale à partir d’Essaouira (Mogador) et surtout d’Agadir.

Dans le Nord, le climat est de type méditerranéen, tempéré par l’influence de la mer avec des hivers plus froids en altitude et des précipitations voisines de 800 mm annuels sur le versant atlantique septentrional. À Essaouira, les températures annuelles moyennes varient entre 16,4 °C en janvier et 22,5 °C en août. À l’intérieur des terres, les hivers sont plus frais et les étés plus chauds. Ainsi, à Fès, les températures varient de 10 °C en janvier à 26,9 °C en août. Dans l’Atlas, il n’est pas rare de trouver des températures hivernales inférieures à - 17,8 °C, et les sommets sont enneigés presque toute l’année.

La saison des pluies correspond aux mois d’hiver. Les précipitations sont importantes dans le Nord-Ouest et plus faibles dans l’Est et le Sud, en particulier sur les contreforts orientaux de l’Atlas. Les précipitations annuelles moyennes varient de 860 mm à Tanger et 430 mm à Casablanca, à 280 mm à Essaouira et à 130 mm dans le Sahara.

Démographie au Maroc

Histoire contemporaine du Maroc

Le Maroc devient officiellement indépendant le 2 mars 1956. Le traité de Fès est abrogé et un nouveau type de rapports est instauré entre la France et le Maroc, qui marque le passage de l'ère de la colonisation à celle de la coopération.

Le gouvernement de la République française et S.M. Mohamed V, Sultan du Maroc, affirment leur volonté de donner son plein effet à la déclaration de la Celle-Saint-Cloud du 6 décembre 1955.

Ils constatent qu'à la suite de l'évolution réalisée par le Maroc sur la voie du progrès, le traité de Fès du 30 mars 1912 ne correspond plus désormais aux nécessités de la vie moderne et ne peut plus régir les rapports franco-marocains. En conséquence, le gouvernement de la République française confirme solennellement la reconnaissance de l'indépendance du Maroc, laquelle implique en particulier une diplomatie et une armée, ainsi que sa volonté de respecter et de faire respecter l'intégrité du territoire marocain, garantie par les traités internationaux.

Depuis 1975, le Maroc occupe le Sahara occidental, après des menaces d'invasion qui contraignirent l'Espagne à abandonner toute autorité sur son ancienne colonie. Le Maroc commença à développer la région, mais se heurta à l'opposition de ses voisins, et notamment de l'Algérie. Certaines nations hostiles à l'expansionnisme marocain ont ensuite apporté leur soutien à un groupe rebelle du Sahara-Occidental appelé Front Polisario. Le conflit qui a suivi fut très onéreux. Déterminé à garder le Sahara-Occidental, le Maroc a consacré d'importantes ressources à la création d'écoles, d'hôpitaux, de routes et de logements à l'intention des populations du Sahara-Occidental.

Les négociations entre le gouvernement du roi Hassan II et les guérilleros du Front Polisario ont débuté en 1989, sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies (ONU), résolue à trouver une solution au problème. En 1991, l'Onu accepta de contribuer à l'organisation d'un référendum au Sahara-Occidental, qui devait donner le choix à la population entre l'annexion par le Maroc et l'indépendance. Un cessez-le-feu entra en vigueur en septembre 1991, mettant un terme à quinze années de combat. Prévu pour 1992, le référendum a été indéfiniment repoussé jusqu'à ce que l'on puisse établir avec précision qui est habilité à voter. Mais, d'une part, les habitant du Sahara, les Sahraouis, sont un peuple nomade, qui ne tient guère compte des frontières du Sahara-Occidental; d'autre part, nombre d'entre eux ont peu à peu émigré vers le Maroc, contribuant encore à obscurcir la question du droit de vote.

Aujourd'hui, le makhzen politique est une coalition autoritaire composée du régime et d'une caste de priviligiés récompensés pour leur loyauté au régime. Le deuxième niveau est composé de la classe économique ou le milieu des affaires qui dépend largement du niveau du dessus pour avoir accès aux différents marchés, pour éviter les contrôles et les lois en sa défaveur. Le troisième niveau est composé de la classe moyenne notamment les salariés du privé et les commerçants et autres professions libérales. Une bonne partie de cette classe moyenne dépend de la classe économique. Enfin, la classe des travailleurs pauvres comprenant les indépendants, les ouvriers, manœuvres et les acteurs du secteur informel qui gagnent à peine de quoi subsister. Dans ce système, chaque niveau est le « client » du niveau supérieur !

Société marocaine

On ne le dit pas assez souvent. Au Maroc, le credo est d’être forcément musulman, furieusement patriote et résolument monarchiste. La société à plusieurs vitesses, ses tabous, ses interdits, son système éducatif aussi délabré que rétrograde, ont fait du Marocain un sujet acculturé mais en réalité assez peu cultivé, mondialisé mais souvent intolérant et rétif aux idées nouvelles. La jeunesse marocaine se cherche, enlisée et perdue dans ses contradictions. Tiraillée par une modernité virtuelle et une pesanteur conservatrice, elle persiste à bricoler son identité.

Revivifié par le grand domino des révolutions arabes, un débat puissant s’est engagé sur le devenir du royaume, de ses institutions, sur les projets de société qui s’entrechoquent. Despotisme éclairé ou démocratie chaotique? Laïcité à l’occidentale ou conservatisme islamique? Modernité précipitée ou tradition archaïque? Libertés sans freins ou pensée unique? Le Maroc se pose des questions, mais qui pourra y répondre, tant ce débat est resté confiné dans des cercles qui paraissent léviter sur la masse populaire? Les politiques se rebiffent et tout comme les élites économiques, ils constituent un groupe social prospérant sous le parasol du pouvoir, profitant des droits acquis, de la rente, des privilèges, des passe-droits, du clientélisme, de la parenté, de la corruption, de la combine, de la triche.

En dehors de cette pyramide des classes, il existe les factions exclues comme les chômeurs sans filet social et les étudiants voués au chômage dans la majorité des cas ; mais aussi des groupes sociaux ou organisations politiques comme les Amazighs qui se considèrent lésés ou Alaadl et Alihssan (Justice et bienfaisance) non officiel mais toléré .

Le système politique au Maroc perdure dans ce cas de figure parce que les classes inférieures restent faibles et ne peuvent pas remettre en cause le niveau supérieur. La classe économique a la carotte mais a peur du bâton. Elle préfère faire des affaires selon les règles du jeu actuelles et éviter les contrôles fiscaux, la visite de l’inspection du travail, etc. La classe moyenne dépend de la classe économique parce qu’elle l’emploie et lui permet de sombrer dans la consommation et la distraction massive (sport, pseudo culture,…). La classe pauvre est en mode survie et dépend des deux niveaux supérieurs.

Ce clientélisme issu des rapports de force entre les différentes classes est renforcé par le clientélisme politique et administratif à travers différents mécanismes : les nominations, les agréments de tout genre ou encore les promesses électorales.

Les factions exclues ne représentent de danger que si elles peuvent proposer des alternatives meilleures au régime actuel et surtout crédibles. C’est ce qui tente de faire le mouvement du 20 février et c’est dans ce sens qu’il est considéré comme dangereux pour le régime. Le succès du mouvement consisterait à rallier non seulement les factions exclues mais un nombre suffisant de gens transgressant leur position voire leurs privilèges dans cette fameuse pyramide. Ce n’est pas tout, ces factions exclues ne peuvent être dangereuses que si elles portent atteinte à la stabilité du régime (et non de l’Etat, j’insiste bien sur ce point) et aux performances économiques nécessaires à la reproduction du système (même si elles sont insuffisantes pour améliorer le niveau de vie de toute la population).

Jeunesse marocaine

Femme marocaine

Politique du Maroc

Pays touristique s’il en est un au Maghreb, le Maroc est fort de son histoire, fier de sa monarchie, riche de son patrimoine, de ses influences et sa diversité.

Mais dans un royaume qui tire une part importante de ses revenus des services et du tourisme, on doit faire en sorte que tout aille bien, du moins en apparence.

Les touristes ne verront pas les disparités du Maroc. Ils visiteront le faste de Marrakech, la médina de Fès, achèteront à prix d’or des babioles souvenirs à des hommes en turban, toujours souriants, le tout, dans la plus parfaite sécurité.

Mais une épine reste profondément plantée dans le pied du royaume chérifien: la question du Sahara occidental. Allez dire à un Sahraoui que le pays est sûr, qu’il n’y a pas de problèmes, et vous verrez sa réaction.

Le problème du Maroc est que la relative sécurité dont il jouit dépend surtout de l’appartenance communautaire. L'accès aux armes y reste relativement facile, et il ne faut pas oublier qu'une partie du Rif, au nord, est contrôlée par les mafias de la drogue, avec l'accord tacite des autorités.

Enfin, la liberté de parole reste limitée aux domaines peu sensibles. Le 14 juin, un blogueur à la langue un peu trop pendue a d'ailleurs été condamné à deux ans de prison pour... trafic et détention de drogue, dans des circonstances floues et suite à un procès truffé d'irrégularités.

« Les larmes du passé fécondent l'avenir. » de Alfred de Musset.


"Les Marocains autochtones n'ont pas besoin de Sharif-Roi-Commandeur des croyants, de son Makhzen et des hordes de tribus guich et autres oudaïa."..."Que ces autochtones se lèvent pour exiger de mettre fin à ce que la propagation de l'Islam ne sert plus à la colonisation territoriale" (Ali Aijjou)

Pourquoi les suisses, les danois, les indiens, les brésiliens, les espagnols et bien d'autres peuples ont une démocratie ? Car la grande majorité des citoyens de ces pays croient à la démocratie. Pourquoi les marocains n'ont pas une démocratie ? Car la grande majorité des marocains disent : au Maroc on ne peut jamais avoir une démocratie, au Maroc le peuple est ignorant et pas prêt, le Maroc a ses spécificités, le pouvoir au Maroc est trop fort ... continuez à croire et à dire ces "bêtises" et vous n'aurez jamais de démocratie.

La politique du Maroc s'inscrit dans une monarchie constitutionnelle dotée d'un parlement élu. Cependant l'essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du roi Mohammed VI qui nomme le Premier ministre en tenant compte des résultats aux élections.

Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé par le gouvernement et les deux chambres du parlement, la chambre des représentants et la chambre des conseillers. La constitution marocaine prévoit une monarchie parlementaire et un ordre judiciaire indépendant.

Le 9 mars 2011, craignant que les protestations marocaines né l'instar des mouvements populaires dans le monde arabe ne prennent de l'ampleur, le commandeur des croyants annonce une réforme de la Constitution, qui sera soumise à référendum, visant à renforcer du pluralisme, des droits de l'homme et des libertés individuelles, ainsi que réduire ses pouvoirs au profit d'un Premier ministre élu par le Parlement et non plus nommé par lui.

Une nouvelle Constitution bancale est adoptée par un référendum au score brejnévien grâce à une propagande et des manipulations d’un autre âge. La répression assez terrible à l’encontre des voix dissonantes qui crient leur désarroi sur la Toile ou lors des manifestations à de quoi susciter indignation et colère. Pourtant, elle laisse le peuple de marbre, élites, classes moyennes et démunis confondus. Il n’en pense pas moins? Peut-être. Mais son silence, annonciateur d’une fitna prochaine pour les Cassandre ou révélateur cinglant d’une servilité assumée, est pour le moins exaspérant. Immolations par le feu en veux-tu en voilà, morts suspectes d’activistes, tabassages de rue, enlèvements, procès iniques et au bout, rien. Le peuple, majoritairement obéissant, comme tétanisé, décérébré, vaque à ses occupations quotidiennes, comme si de rien n’était ou presque. Le constat est trop sévère, trop caricatural? Non, pourquoi s'en cacher après presque un an de protestations, de sit-in, de tribunes courageuses, de prises de parole? La société ne serait-elle pas encore prête pour exiger plus, comme elle ne le serait pas pour le changement ? Pourtant, qui peut dire qu’elle est pour autant satisfaite?

Qui est qui dans le nouveau gouvernement du Royaume du Maroc ?

L’histoire retiendra que l’arrivée des Islamistes au pouvoir au Maroc aura été le commencement de la fin du Makhzen. Ni son monopole hérétique sur le religieux, ni son pléthorique gouvernement de l’ombre ne pourront rien contre la volonté du peuple d’en finir, une fois pour toute, avec un régime despotique d’un autre temps.

Politique extérieure

« Depuis que Hassan II a tourné le dos, entre autres, au "Groupe de Casablanca, la "diplomatie" makhzenienne a adopté le sacro-saint dogme de non ingérance dans les affaires intérieures des autres états, en espérant la réciprocité naturellement ... »

Hassan II n'a pas hésité de livrer à Kadhafi quelques "réfugiés politiques" libyens qui a avaient cru avoir trouvé au Maroc une terre d'asile ... Source Ali Aijjou. Voir aussi : Maroc : Quand le Makhzen collaborait avec Kadhafi et condamnait 3 journaux pour « outrage »

Instance équité et réconciliation

L'Instance équité et réconciliation est le nom d'un organisme marocain mis en place le 12 avril 2004 par le roi Mohammed VI. Le but de cette commission est de réconcilier le peuple marocain avec son passé durant les années de plomb sous le règne du roi Hassan II.

Il s'agit en effet d'une période de torture menée par un régime autoritaire contre tous les opposants du roi Hassan II. Cette instance a organisé des séances d'auditions publiques où les victimes des années de plomb sont appelées à témoigner librement de leurs souffrances, sans pour autant nommer leurs tortionnaires.

Pour les organisateurs de ces auditions, il ne s'agit pas de « juger », mais de « rétablir la vérité » pour « se réconcilier ».

Économie du Maroc

L’année 2012 ne sera certainement pas l’année préférée des Marocains, et pour cause. Alors que le gouvernement rencontre diverses difficultés dans de nombreux secteurs, les consommateurs du Royaume chérifien ne seront pas heureux d’apprendre que l’inflation viendra s’ajouter à cette année difficile.

Le ministre délégué auprès du ministre des Finances en charge du budget, Idriss Azami Al-Idrissi, a en effet indiqué que le pays serait touché par une inflation de 2,5% en 2012, un taux égal à plus du double de celui de l’an dernier et supérieur à la moyenne des dix dernières années. Ce constat est majoritairement expliqué par les difficultés économiques que rencontrent de nombreux pays ces derniers mois, le Maroc y compris. A cause des conditions climatiques de ce début d’année et la hausse des prix mondiaux des matières premières, tout porte à croire que c’est un coup dur pour l’économie marocaine.

Dans la même lignée, le gouvernement a également annoncé un déficit budgétaire de 5%. Rien de réjouissant donc pour le Royaume chérifien, toujours en proie aux fluctuations du prix du pétrole, sans oublier le climat social extrêmement tendu. Alors que certains rassurent en mettant en avant les marges disponibles pour financer le déficit marocain, d’autres s’inquiètent sérieusement de la situation économique à venir du pays.

Les générations de Ben Ali et de Moubarak ou de Mohammed VI appartiennent à notre monde, celui qui a troqué les idéologies et les grandes idées politiques pour la consécration de l’individu dont la réussite est symbolisée par l’argent. Leur politique ne suit aucune idéologie, elle est fondée sur un capitalisme venu tout droit de l'occident. Le pays aux structures politiques et sociales encore largement féodales, est aussi le plus pauvre et le plus inégalitaire du Maghreb. Il est en proie actuellement à un exode rural qui s'accélère dangereusement, alors que sa jeunesse diplômée se retrouve massivement au chômage. La mise en oeuvre conséquente de l'Etat de droit et l'ouverture économique impliqueraient la remise en cause de nombreuses rentes de situation, à commencer par celles du roi et de ses proches. Il y a peu de chances que cela se produise sans affrontements politiques et sociaux majeurs. Le holding royal SNI est un mastodonte présent dans tous les secteurs de l'économie du Maroc. Il jouit d’une place de choix dans le paysage économique et bénéficierait de la bienveillance et des largesses des cercles du pouvoir pour élargir sans cesse ses tentacules.

Mais que représente-t-il comme parts de marchés dans les secteurs où est présent ce symbole du « Makhzen économique »? Mamfakinch a parcouru pour vous quelques secteurs et s’est appuyé sur des statistiques officielles pour prouver le poids de la SNI dans ces secteurs. (voir ici)

Le cannabis au Maroc, une stratégie politique

Selon plusieurs chercheurs, le cannabis aurait été introduit au Maghreb au VIIe siècle. Sa culture se serait ensuite progressivement répandue, et se serait véritablement implantée dans le Rif au cours du XVe siècle (Labrousse, Romero, 2001 ; OGD, 1996 ; ONUDC, 2003). À la fin du XIXe, le sultan Moulay Hassan Ier autorisa officiellement la culture et la consommation locale de cannabis dans cinq villages du Rif (tribus des Ketama, des Beni Seddate et des Beni Khaled), dans le cadre d'une politique de pacification (J-F. Troin, 2002). En effet à cette période [1863-1898] de nombreuses révoltes éclataient dans le région. La population locale, essentiellement berbère, était à la fois opposée aux présences française, anglaise et espagnole, mais aussi à la politique menée par le pouvoir central. Face à une véritable guerre d'indépendance, cette stratégie de légalisation du cannabis dans le Rif a été poursuivie sous le protectorat espagnol [1912-1956], (Chouvy, 2008)

Niveau de vie

Le Maroc est très cher et pas que pour les Marocains. De nombreux enfants sont exposés à des dangers multiples : malnutrition, problèmes de santé, violence, exploitation sexuelle, toxicomanie, soumission à un leader, maltraitance et pressions psychologiques. Face à ce phénomène de marginalité, les enfants se replient sur eux-mêmes en petites communautés, ayant leurs propres règles mais avec un manque total de perspectives d’avenir. 50 % des enfants décèdent dans les 4 premières années qui suivent leur arrivée dans la rue. Cette situation est principalement due aux conditions de vie dramatiques dans lesquelles ils se trouvent plongés.

Dans le secteur de l'immobilier, le Maroc bat des records. Des appartements estampillés "haut de gamme" se négocient à plus de 4500 €/m² et des villas se vendent au prix incroyable de 2 millions d'euros à Marrakech alors que le Smig officiel est toujours à 2000 dh (l'officieux étant encore plus bas).

Mendicité au Maroc

La mendicité est omniprésente, mendicité discrète, entre Marocains, parfois agressive à l'égard des touristes. C'est sans doute la plante principale des touristes, cette sensation d'être poursuivi, agressé, essentiellement par des troupes d'enfants, mais aussi par des adultes, qui se proposent par exemple avec insistance de vous guider, et réclament ensuite pour cela un salaire.

Développement économique et culturel au Maroc

Infrastructure, voies de communication, énergie, moyens de télécommunications

Des routes relient les grandes villes et permettent d'accéder à la majeure partie du reste du pays. On trouve des autobus publics et des taxis interurbains partout. À la campagne, on peut se déplacer à pied, à vélo ou à moto, tandis que la, moitié des citadins utilisent les services de transports publics. Des aéroports assurent le trafic aérien national et international ; et un réseau ferroviaire relie les grandes villes.

Bien que l'État fournisse à tout le pays, les services de base du télégraphe, du téléphone et de la poste, les zones urbaines sont nettement avantagées. Un des grands objectifs du gouvernement de Mohammed VI est d’atteindre l’électrification de la moitié des petites villes avant 2010. Le réseau téléphonique hors des villes n’est pas très développé.

Transport au Maroc

Les routes du Maroc sont parmi les plus meurtrières au monde. Selon des chiffres officiels, plus de 4.000 personnes ont été tuées sur les routes marocaines en 2009. Ici encore un taxi encore en circulation à Ouled Teima en 2012

Internet au Maroc

Enseignement au Maroc

Analphabétisme

Où en sommes-nous de l'éducation et de la vulgarisation scientifiques dans notre système éducatif ? Quel est l’état de la recherche scientifique dans nos universités et entreprises ? Un pays sans véritable politique de recherche scientifique promeut-il l’intelligence, la créativité et la culture ? --Mario Scolas 4 avril 2012 à 00:30 (CEST)

Quatre marocains sur dix ne savent ni lire ni écrire, et se contentent de regarder les images quand quelque hasard vient à poser un livre ou magazine entre leurs mains, chez un dentiste par exemple. Un sourire se dessine peut être sur vos lèvres, mais c’est surtout de la désolation que cette conjoncture appelle. Soyons désolés du fait que nous sommes près de fermer la marche en terme d’analphabétisme parmi nos pairs des pays « en voie de développement ». Soyons désolés qu’au sortir de 55 années d’indépendance, beaucoup de nos concitoyens continuent à voter par le seul biais des couleurs qu’on leur pré-indique, absolument ignares des principes ou des idéaux des partis entre les crocs desquels ils jettent leur sort.: le marocain, cet inculte par Naoufal-Dkier

Le système éducatif du Maroc n'est pas un modèle. Comparé aux pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) ce pays se trouve en queue du peloton. Les pays les plus avancés sont la Jordanie et le Koweït alors que les moins avancés sont le Maroc, Djibouti, le Yémen et l'Iraq. C'est-ce qui ressort d'un rapport de la Banque mondiale intitulé «Un parcours non encore achevé : la réforme de l'éducation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord».

Les conclusions sont d'autant plus alarmantes qu'elles émanent d'une institution qu'on ne saurait taxer de légèreté ou de complaisance. Elles viennent confirmer les reproches et les critiques faits à un système qui a montré ses limites notamment en matière de résorption du chômage. Les pouvoirs publics reconnaissent d'ailleurs qu'il y a un malaise et qu'il faudrait agir d'urgence pour rattraper le retard enregistré dans ce secteur depuis plusieurs années. «Sur le plan du développement humain, nous sommes classés par le PNUD 126e sur 177 pays, et c'est la scolarité qui nous pénalise», a admis récemment Meziane Belfkih, conseiller du Roi et président délégué du Conseil supérieur de l'enseignement. Le ministre de l'Education nationale, Ahmed Akhchichine, verse dans le même registre. Pour lui, «nous sommes le seul pays au monde à ne pas avoir un système d'évaluation des apprentissages». Rendu public hier à Rabat, le rapport de la Banque mondiale vient donc nous rappeler la santé fragile d'un secteur qui nécessite une refonte totale. Il souligne le retard accumulé par rapport aux autres pays de la région. Concernant l'accès, l'indice adopté démontre que le Liban, la Jordanie, l'Égypte et la Tunisie ont connu des performances particulièrement élevées comparées à Djibouti, au Yémen, à l'Iraq et au Maroc.

Elles viennent confirmer les reproches et les critiques faits à un système qui a montré ses limites, notamment en matière de résorption du chômage.

Villes du Maroc

Régions, préfectures et provinces du Maroc

Haut Atlas

Culture marocaine

Langues et religions au Maroc

Religions au Maroc

Sport au Maroc

Contributions

Requête à adresser aux autorités marocaines

Rencontres littéraires entre des écrivains neerlandais et marocains

摩洛哥

L'Orient rêvé : Photographies du Maroc 1870-1950 (Relié) par Eric Milet

Essaouira est un exemple remarquable et bien préservé de ville portuaire fortifiée européenne de la fin du XVIIIe siècle transposée dans un contexte nord-africain. Avec l’ouverture du Maroc sur le reste du monde à la fin du XVIIe siècle, Essaouira a été conçue par un architecte français profondément influencé par le travail de Vauban à Saint-Malo. Elle a très largement conservé son aspect européen.

Essaouira (Maroc) Légendes: 30e Vue d'Optique Nouvelle, representant les Magasins du Port de Maroc Royaume d'Affrique, situé dans la Barbarie : estampe. Gallica / Bibliothèque nationale de France

Communauté marocaine en Europe

Plus de 100 000 Marocains tentent chaque année de traverser clandestinement le détroit de Gibraltar pour gagner l'Europe, nouvelle terre de toutes les promesses. Pour des milliers d'entre eux, ce rêve se termine tragiquement. Pourtant, le drame des noyés du détroit ne dissuade nullement de plus en plus de jeunes Marocains de tenter à leur tour l'aventure. Pourquoi partent-ils ? (par Pierre Vermeren, Le Monde diplomatique, juin 2002)

Révolutions arabes : et si c'était celles des femmes ?
"Le progrès ne passera que par la laïcité"

Mosquée

Voir aussi :

Femme mulet du Maroc- À la frontière entre l'Union européenne et le Maroc, les marchandises passent sur le dos de femmes-mulets afin d'éviter d'être taxées. Pour 5 euros, elles portent de lourdes charges.

Samir Bargachi (en langue arabe سمير بركاشي) - (né le 10 septembre 1987 -...) est un jeune activiste athée et libéral qui milite en faveur des droits LGBT au Maroc.

islamisme modéré

Le vrai visage du Maroc...loin des images que nous en donne la presse formatée de notre pays et celle donnée par un makhzen abonnés des palaces et des résidences marocaines. On y découvre une économie du Maroc « malade » , un pouvoir à des années lumières des réalités et un islamisme (qualifié par les bobos d'islamisme modéré..) qui se développe allégrement. Nicolas Beau et Catherine Graciet nous ouvrent les yeux dans leur livre intitulé :  » Quand le Maroc sera islamiste »

Plus de 150 millions de chrétiens sont persécutés dans le monde aujourd'hui !

Dans plus de 50 pays, des chrétiens catholiques, protestants, coptes… sont au mieux privés de travail et discriminés, au pire torturés, violés, assassinés. Leur crime ? Être chrétien.

Mamfakinch / Ce 22 Janvier 2012, les mamfakinch ont envahi les rues des villes partout au Maroc. Ils ont, encore une fois, montré au makhzen qu'ils ne sont pas des "mamfakinch" pour rien. Ils ont brandi, partout, des pancartes avec "3acha cha3b", "Makhzen barra", "Liberté, dignité et égalité" ... Ils ont été dans les quartiers pour renouveler l'espoir dans les yeux des hommes, pour dessiner des sourires sur les visages des femmes, pour faire éclater de joie, de bonheur et de rire les enfants misérables du peuple ... Les 20févristes ont signé un pacte avec le peuple et jamais ils ne le trahiront. Les mamfakinch exigent pour le peuple marocain, tout le peuple marocain, une véritable démocratie, une justice juste et autonome, des médias libres qui respectent les citoyens, des écoles et des hôpitaux corrects pour tout le monde ... Les mamfakinch exigent des dirigeants véritablement responsables choisis par les citoyens à travers les urnes et non pas subis. Les mamfakinch n'ont peur ni du gourdin, ni des arrestations, ni des affaires montés de toutes pièces, ni de la propagande makhzénienne ... Les mamfakinch sont pacifiques mais prêts à tout pour réaliser le rêve de leurs pères et grands pères : être libres. Les mamfakinch sont déterminés à ne plus accepter la dictature makhzénienne et surtout de ne pas laisser leur enfants la subir. Les mamfakinch sont mamfakinch, 7aqdiiiiiine et te crient à la figure makhzen pourri : 3acha cha3b ! Younes Derraz


Communauté marocaine

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Hymne National Marocain: Arabe + Transcription + Traduction en français

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Belle nuit au Maroc, j'ai eu l'occasion de prendre cette photographie et juste une petite retouche légèrement sur Photoshop sur la couleur.
Avis : La lune est bien réelle comme la lumière du Phare.

Le Maroc dans toutes les langues / Morocco in all languages

Bibliographie

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  • CAMPS G. (a cura di), "Encyclopédie Berbère", Edisud, Aix-en Provence
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  • Pierre Vermeren, La mutation sociale de l'enseignement supérieur musulman sous le Protectorat au Maroc : avènement d'une nouvelle légitimation universitaire de la classe dirigeante , chapitre du livre Parcours d'intellectuels maghrébins sous la direction d'Aïssa Kadri, (Karthala/Institut Maghreb-Europe, 1999)

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