Marcelle Meyer
Marcelle Meyer, née à Lille le 22 mai 1897 et morte à Paris le 17 novembre 1958, est une pianiste classique française.
Elle a mis son talent au service de la musique française de l'entre-deux-guerres, notamment du Groupe des six (Francis Poulenc, Darius Milhaud, Georges Auric), et d'Erik Satie ainsi que ses amis d'Arcueil : Henri Sauguet, Roger Désormière. Elle comptait parmi ses amis les plus proches Maurice Ravel, Igor Stravinski et Jean Cocteau. Jacques-Émile Blanche l'a peinte en 1922 en compagnie du Groupe des Six et de Cocteau.
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Biographie
Années de formation
Elle prend ses premières leçons de piano à 5 ans, données par sa sœur Germaine, son aînée de 9 ans. Elle entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris en 1911, dans la classe de Marguerite Long, puis, peu de temps après, dans celle d'Alfred Cortot, qui l'amène aux premiers prix du Conservatoire dès 1913 : à la fin de son interprétation du concerto de Saint-Saëns, Cortot se précipite sur la scène et l'embrasse. C'est sous le patronage de Ricardo Viñes qu'elle découvre Maurice Ravel.
Défense et créations de la musique pianistique contemporaine
En 1917, elle épouse le comédien Pierre Bertin, qui fréquente aussi bien les cercles contemporains de la musique que ceux du théâtre. Il présente la pièce d'Erik Satie, Piège de Méduse. Bertin introduit sa jeune épouse auprès de Satie, dont, à 20 ans, elle devient l'interprète préférée. Peu avant le décès de Debussy, elle travaille avec lui sur ses Préludes, qu'elle crée salle Gaveau lors du premier récital entièrement dédié au compositeur.
En dehors de la musique de compositeurs contemporains, elle est aussi une des pionnières en France de la redécouverte des partitions de Jean-Sébastien Bach, Jean-Philippe Rameau, François Couperin ou encore Domenico Scarlatti, qu'elle grave pour les Discophiles Français, disparaissant l'année même où cette maison de disques cesse son activité. André Tubeuf la présente comme « celle des grandes pianistes françaises du XXe sièlce qui fut le plus formidablement versatile, et aussi le plus exemplairement et constamment française dans cette versatilité même ».
Influences contemporaines
Alexandre Tharaud a dit son admiration pour elle : « Marcelle Meyer, c'était avant tout un jeu qui ne ressemblait à aucun autre, un piano solide, charpenté, mis au service d'un chant d'une constante fluidité. [...] à mon sens la plus grande pianiste française » (Alexandre Tharaud), et a enregistré comme elle Jean-Philippe Rameau ou Maurice Ravel au piano.
Discographie
L'intégrale: Ses enregistrements 1925 - 1957 : Emmanuel Chabrier, Maurice Ravel, Claude Debussy, Couperin, Bach, Rameau, Domenico Scarlatti, Igor Stravinski, Mozart, Rossini, Haydn, Schubert, Milhaud, Poulenc, Manuel de Falla, Albéniz, EMI, 17 CD, 2007, ASIN B000KRMWLS
Vidéos
Mozart - Marcelle Meyer (1950) - Sonate pour piano n° 11 en la majeur, K. 331 - 01. Tema : Andante grazioso
- Mozart - Marcelle Meyer (1950) - Sonate pour piano n° 11 en la majeur, K. 331 - 03 Marche turque
- Sonate pour piano nº 11 de Mozart
