François d'Assise
Saint François est né à la fin du xiie siècle dans la ville d’Assise (Italie). Il est le fondateur de l’Ordre des frères mineurs et plus largement est à l’origine de la Famille franciscaine. Sa vie spirituelle, simple et originale, qui allie la prière, la pauvreté, l'évangélisation, le respect de la création, en fait un personnage universellement apprécié.
Un jour en écoutant un passage de l'Évangile, il lui vient une réponse à ce qu'il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d'annoncer les messages de joie, d'espoir et d'amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il s'habille d'un vêtement gris et se ceint la taille d'un cordon. Il porte ainsi le vêtement du pauvre de son époque.
"François d'Assise" est issu d'une famille riche. Il vit comme tous les jeunes de son âge et de son époque diverses expériences : les fêtes, les escapades et même la guerre durant laquelle il est fait prisonnier et souffre de maladie. Durant sa convalescence, il ressent une insatisfaction profonde face à la vie. Il cherche, il regarde autour de lui mais il reste sans réponse...
Un jour en écoutant un passage de l'Évangile, il lui vient une réponse à ce qu'il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d'annoncer les messages de joie, d'espoir et d'amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il s'habille d'un vêtement gris et se ceint la taille d'un cordon. Il porte ainsi le vêtement du pauvre de son époque.
Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis, aux marginalisés. Il dénonce les injustices et s'oppose à toute appropriation. C'est dans la prière qu'il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Un jour, il réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil...
Renan a écrit de lui: "Sa vie est une perpétuelle ivresse d'amour divin [...] Il ne dédaigne rien; il aime tout; il a une joie et une larme pour tout; une fleur le jette dans le ravissement; il ne voit dans la nature que frères et soeurs; tout a pour lui un sens et une beauté."
Prière de saint François
La Prière de saint François est une prière chrétienne pour la paix, très souvent attribuée à François d'Assise. En fait, cette prière apparaît pour la première fois en 1912. C'est un prêtre français, Esther Bouquerel, qui la publie dans le numéro de décembre 1912 de sa revue La Clochette. Elle se présente comme un texte anonyme, intitulé « Belle Prière à faire pendant la Messe », comme l'a montré Christian Renoux dans son livre sur l'histoire de cette prière.
Elle n'est attribuée à saint François d'Assise qu'en 1927 par des pacifistes protestants français.
Le texte ne connut pas une très grande diffusion avant son arrivée aux États-Unis en 1929. Pendant la Seconde guerre mondiale, des Américains, dont le cardinal Spellman, archevêque de New York, la diffusent à des millions d'exemplaires. Elle est aujourd'hui une des prières les plus célèbres au monde.
Il existe aujourd'hui près de 100 versions françaises différentes du texte et bien plus encore de versions anglaises. Elle a été mise en musique par plus d'une centaine de compositeurs différents rien qu'aux États-Unis. Elle a été citée par des dizaines de personnalités dont Mère Teresa, le pape Jean-Paul II, la princesse Diana, Margaret Thatcher et Dom Hélder Câmara, et commentée par plusieurs auteurs dont Lanza del Vasto ou Leonardo Boff. Elle est intégrée dans le Programme des Douze Étapes des Alcooliques anonymes.
La version originale de cette prière est la suivante :
Belle prière à faire pendant la Messe
- Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix.
- Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
- Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
- Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
- Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
- Là où il y a le doute, que je mette la foi.
- Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
- Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
- Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
- Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer, car c’est en donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on trouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
La Clochette, n° 12, déc. 1912, p. 285.
Contributions
Saint François renonce à tout pour suivre le Christ
La sainteté comme lieu de rencontre entre le Christianisme et l’Islam
Alchimie des quatre éléments. Ésotérisme chrétien
- Une fois cette véritable alchimie spirituelle réalisée en soi, l'initié pouvait alors pleinement communier avec la nature et les esprits la régissant. Il était ainsi devenu semblable à un saint François d'Assise qui, se considérant comme un fils de Dieu, avait sur reconnaître dans l'expression de la nature et sa soeur et sa mère. Dans son Cantique de frère soleil transparait en effet toute la parenté spirituelle que le saint avait su entretenir avec les éléments. Le coeur de saint François qui avait acquis ce rare privilège de pénétrer le secret de toutes choses créées, lui dictait son attitude quotidienne. Ainsi, rapporte-t-on, "pour se laver les mains, il choisissait un endroit ou l'eau ne fut pas ensuite foulée aux pieds. Par égard pour son frère le feu, il ne souffrait pas qu'on jetât au vent les tisons encore fumants, qu'on souffla les chandelles, qu'on éteignît les lumières et les foyers. A ses frères qui allaient au bois, il défendait de couper les arbres à blanc estoc, voulant laisser à toutes les plantes leurs chances de vie et de durée. Plus encore, sa pureté intérieure lui valait la maîtrise parfaite des éléments. A ce propos, on rapporte qu'un jour il dut subir une cautérisation au fer rouge : "François eut un mouvement d'effroi devant les préparatifs de l'opération, puis s'adressant à la tige incandescente : " mon frère feu, dit-il, noble et utile que j'ai toujours aimé pour l'amour de celui qui t'a créé, rends-moi en ce moment ma courtoisie et modère ton ardeur pour que je puisse la supporter." Nous nous enfuîmes, racontent les trois compagnons, pour n'être pas témoins de ses souffrances, mais notre père nous dit ensuite : "Hommes de peu de foi, pourquoi vous êtes-vous sauvés, alors que je ne ressentais aucun mal? Bien mieux! si la chose n'a pas été bien faite, je consens qu'on recommence."
L'Abbé Franz Liszt, au Vatican, Rome, 1866 / lithographie. Alfred Lemoine, d'après Erwin. Bibliothèque nationale de France
« Ni pièces de monnaie dans leur ceinture » François d'Assise
Actualités
Lundi 10 octobre 2011. Daniel et ses compagnons Frère mineurs, martyrs à Ceuta, au Maroc († 1227)
Ce groupe de missionnaires franciscains fut envoyé au Maroc par saint François pour prêcher l'Évangile aux Maures. Daniel, provincial de Calabre, était leur chef. Arrivés à Ceuta, ils furent pris pour des fous.
Refusant de se convertir à l'Islam, ils furent décapités moins de trois semaines après leur arrivée.
Ils ont été canonisés en 1516. [2]
01.10.2011. Pour un dialogue constructif
Le "dialogue interreligieux" est un terme dont on détermine mal les contours. Trop souvent, il se limite à des congratulations mutuelles, des déclarations gratuites de bonnes intentions côté musulman. Des bonnes volontés existent, espérons qu'émergent d'autres Saint-François d'Assise et d'autres sultan Al-Kâmil (1238+), leur rencontre à Damiette ayant été un modèle de courtoisie et de propositions concrètes. Nous reviendront longuement sur cette belle et étonnante rencontre dans le premier numéro du mensuel de l'Observatoire à paraître le 1 er novembre.
4 octobre 2011. Le témoignage des premiers martyrs franciscains
En 1220, Saint François envoya 5 de ses disciples au Maroc. Leur prédication fut vite interrompue par le martyre, mais la mort de ces premiers apôtres fit une telle impression sur le peuple, que le sultan dut autoriser l’ouverture d’une église : ce fut Sainte-Marie de Marrakech, la tête et la mère de toutes les églises du Maroc.
Encyclopédie Maria tome V
Beauchesne 1956 - p.33
Du 30 septembre au 2 octobre 2011 au Monastère Sainte-Présence (Saint-Dolay, Morbihan) LE JARDIN DE LA CRÉATION DE LA TERRE À LA MER ET... DES HOMMES
Dimanche 4 Octobre 2009 Saint François d'Assise (+ 1226)
Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire). Saint François d'Assise (+ 1226)
Né à Assise au foyer de Pierre Bernardone et de Dame Pica, François vit d’abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire : "Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître ?" C’est pour lui le début d’une nouvelle existence. Rentré à Assise, "le roi de la jeunesse" se tourne vers les pauvres et les lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de Saint-Damien, il entend le grand crucifix lui dire : "Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines." Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépense l’argent de son père qui l’assigne devant l’évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu’il n’a d’autre père que celui qui est aux cieux. Un matin, il entend l’évangile de l’envoi en mission des disciples. Appliquant l’évangile à la lettre, il parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en annonçant : "Que le Seigneur vous donne sa paix." Des compagnons lui viennent et il leur rédige une Règle faite de passages d’Evangile. Quand ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le Pape Innocent III. Parallèlement, Claire Favarone devient la première clarisse. Pour les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé aujourd’hui "la Fraternité séculière". Il envoie ses frères de par le monde et lui-même rencontre le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans. A son retour, il trouve l’Ordre en grandes difficultés d’unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire, épuisé, sur le mont Alverne, où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît ainsi dans son coeur l'infini de l’amour du Christ donnant sa vie pour les hommes. En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il compose son "Cantique des Cantiques" et, le 3 octobre, "nu, sur la terre nue", il accueille "notre soeur la mort corporelle".
"Quelle que soit la manière qui te semblera la meilleure de plaire au Seigneur Dieu et de suivre ses traces et sa pauvreté, adopte-la avec la bénédiction du Seigneur et ma permission."
(Saint François à frère Léon)
"Dieu très haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon cœur. Donne-moi, Seigneur, la foi droite, l’espérance solide et la charité parfaite, ainsi que le sens pénétrant et la claire vue nécessaires pour accomplir ta volonté sainte qui ne saurait m’égarer. Amen. "
(Prière devant le crucifix de saint Damien)
Bibliographie
De François d'Assise
- Saint François d'Assise. Documents, Écrits de François et premières biographies rassemblés par les Pères Théophile Desbonnets et Damien Vorreux, OFM, Les Éditions Franciscaines, 1968; 3e éd. 2002, 1504 p.
- François d'Assise, Ecrits, Vies, Témoignages, édition du VIII° centenaire, sous la direction de Jacques Dalarun, 2 tomes, 3420 pages. Co-édition Le Cerf et Editions Franciscaines, Paris, 2009-2010.
Sur François d'Assise
- Stan Rougier, Saint François d'Assise ou la puissance de l'amour, biographie, Éd. A. Michel, Paris, 2009,
- Omer Englebert, Vie de Saint François d'Assise, biographie, Éd. A. Michel, Paris, 1946, («Les grands spirituels »), nouvelle édition revue et corrigée, 1957. Rééd. Éd. Albin Michel, Paris, 1982.
- André Vauchez, François d'Assises, Fayard, 2009.
- Raoul Manselli, François d'Assise, Le Cerf-Les Éditions Franciscaines, 2004.
- Jacques Le Goff, Saint François d'Assise, Gallimard, 1999
- Frère Théophile Desbonnets, Assise et les ermitages. Sur les pas de saint François : Guide spirituel, Les Éditions Franciscaines, 1994 (4e éd.), 159 p. [guide des lieux visités par saint François à travers les témoignages d'époque] .
- Julien Green, Frère François, Éditions du Seuil 1983; rééd. en 2005.
- Chiara Frugoni, La vie de saint François d'Assise, Editions Noesis, 1997.
- Nikos Kazenzakis, Le pauvre d'Assise, Plon, 1957.
- François Delmas-Goyon, François d'Assise : le Frère de toute créature, Collection "Parole et Silence", Collège des Bernardins, Paris, 2009.
Liens externes
- Encyclopédie franciscaine Wikitau
- Prières et louanges de saint Francois
- La Famille franciscaine francophone d’Europe



