Expérience
Merci de ton encouragement!~O(∩_∩)O~
Ah tu étudies et connais bien le proverbe de Confucius? C'est super!
Je vient du pays natal du Confucius, la province de Shandong.
J'ai étudié le proverbe de Confucius au lycée, et même si maintenant en France j'aime insister étudier des philosophies anciennes chinoises. Ce n'est pas seulement une connaissance, mais aussi un esprit. Tous les proverbes sont composés par des mots simples, mais plus je les etudie, plus je les trouve profonds et difficiles.
C'est vraiment difficile, même pour un chinois. Bon courage! :)
- Confucius a exprimé des pensées très profondes, c'est-à-dire qui touchent le coeur de l'homme, quelque soit sa culture. Aussi, on peut dire que la véritable philosophie ne connait pas de frontières! Tu vois, quand il a dit au - VIe siècle av.J.C : "Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire." , c'est tellement vrai que cela s'affranchit du temps et de l'espace pour être toujours très actuel.... Celui que je préfère c'est celui-là : "Faire le premier pas, c'est faire la moitié du chemin.". On trouve un peu cette idée dans la culture française avec cette expression "il n'y a que le premier pas qui coute". Et apparemment il a l'air de couter très cher. Pourtant c'est très simple, il suffit juste de poser un petit acte vers la réalisation de ses projets, et cela est suffisant pour que tout s'ouvre et s'enchaine. Mais il y a des blocages importants à dépasser, et en premier lieu la peur de l'inconnu, et aussi la peur que sa vie change véritablement!
Comme la philosophie de Confucius est née de l'expérience directe de la vie, alors je pense que c'est aussi difficile ou aussi simple pour un chinois que pour un non chinois. Et puis au cours de cet échange avec toi je deviens un peu plus chinois et toi un peu plus française! C'est ca un échange culturel.
Au plaisir de continuer, on a beaucoup de plats chinois devant nous à déguster!
CM Vinson 4 décembre 2010 à 10:53 (UTC)
Expérience de la Nature
Expérience spirituelle
"La créativité est, à mes yeux, une expérience spirituelle. Peu importe comment vous pensez les choses : la créativité conduisant à la spiritualité ou la spiritualité conduisant à la créativité. En fait, je ne fais pas de différence entre les deux. Face à une telle expérience, toute la question de la croyance devient obsolète". Ainsi Jung a-t-il répondu, au soir de sa vie, à la question de la croyance en disant : "je ne crois pas; je sais." Carl Gustav Jung
Commentaire du Pape Benoît XVI
Encyclique « Deus caritas est », § 17 – 18 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
Aimer Dieu et aimer son prochain
L'histoire d'amour entre Dieu et l'homme consiste dans le fait que cette communion de volonté grandit dans la communion de pensée et de sentiment, et ainsi notre vouloir et la volonté de Dieu coïncident toujours plus : la volonté de Dieu n'est plus pour moi une volonté étrangère, que les commandements m'imposent de l'extérieur, mais elle est ma propre volonté, sur la base de l'expérience que, de fait, Dieu est plus intime à moi-même que je ne le suis à moi-même (Saint Augustin). C'est alors que grandit l'abandon en Dieu et que Dieu devient notre joie (cf Ps 72,23-28).
L'amour du prochain se révèle ainsi possible au sens défini par la Bible, par Jésus. Il consiste précisément dans le fait que j'aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n'apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela ne peut se réaliser qu'à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu'à toucher le sentiment. J'apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus-Christ. Son ami est mon ami... Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l'autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires : je peux lui donner le regard d'amour dont il a besoin.
Expérience du monde
Clip Suicide Social Orelsan
Un commentaire publié sur le groupe Facebook Last Night in Orient
La chanson rap "suicide social" est quasiment un "chef d'oeuvre d'art social" (art social, un terme à voir et développer). Il dit ici ce que beaucoup vivent comme expérience du monde avec une très grande force. Il y en a pour tout le monde. Bien sûr que ce qu'il décrit est profondément vrai et tragique. Mais c'est un chemin essentiellemnt négatif qui conduit fatalement au suicide, social ou réel. Et on peut avoir envie de le prendre, tant ce monde est suicidant. Surtout a ausse de l'incommunication qui y règne. Regardez, combien communiquent sur ce groupe? 2 sur 285.... Et la communication étant ce qui caractérise le vivant, alors la non communication c'est la mort. Et ce monde est mort, nous le voyons bien pusique personne ne communique, caché derrière son mur pour surtout être sûr qu'il ne lui arrivera rien. Ce monde que décrit Orelsan, c'est le monde que nous créons (ou plutôt que nous ne créons pas et donc subissons). Et il en est autant responsable que tous ceux qu'ils dénoncent, et même bien plus parce que c'est un type intelligent qui a compris beaucoup de choses. Partout en France et ailleurs, chacun accuse le monde entier d'être responsable du malheur du monde et donc du sien, et personne, partout en France et en ailleurs, est simplement capable de s'engager en quoi que ce soit pour rendre sa vie et celle des autres un peu plus intéressante et la tirer un peu de cette misère humaine qui finit tout le temps par nous rattraper. Mais pire, par passivité, jalousie et problèmes d'ego, chacun sabote toutes les initiatives rares et formidables qui peuvent se présenter. Histoire d'etre mieux sûr que ce monde est complètement pourri et qu'il n'y a rien a faire. Ouf, il y a rien à faire, le monde est comme ca, la médiocrité et la bêtise sont la règle, je suis rassuré..... Au moins, il fait de bonne chansons et il gagne sa vie avec ca. Normal car c'est ce que tout le monde veut entendre.
CM Vinson 19 janvier 2012 à 11:28 (UTC)
Trop réfléchir, parfois, est nuisible. Face à des situations très complexes et évolutives, parfois, il vaut mieux faire confiance à son instinct. L'instinct n'est pas une réaction aléatoire et sans jugement. L'instinct est la réaction de tout notre être, de l'expérience de notre corps, de l'expérience de notre vie. L'instinct nous guide tous les instants, on lui fait confiance pour respirer, pour faire fonctionner notre corps, pour survivre. Et quand il s'agit de questions moins "vitales", on arrête de lui faire confiance et on se tourne vers l'intellect. C'est bien de réfléchir mais à un moment il faut faire confiance à son instinct et foncer.--Mario Scolas 24 janvier 2012 à 23:38 (UTC)
Science
Dictionnaire historique de la langue française : science n.f est emprunté (1080, Chanson de Roland) au latin classique scientia "connaissance", spécialement connaissance scientifique, qui prend dès l'époque classique le sens du grec épistêmé "savoir théorique", aussi employé en philosophie (épistémologie).Scientia dérive de sciens, scientis "qui sait", "instruit", "habile" et substantivement "connaisseur", participe présent de scire "savoir", parfois employé à l'époque impériale pour "décider, décréter", par confusion avec siscere, inchoactif de scire. Scire à peut-être eu à l'origine le sens de "trancher" puis "décider". Il n'a pas de correspondant dans les autres langues indoeuropéennes.
Le français reprend les deux valeurs générales du latin, "connaissance" au sens courant, prédominante à partir du XIIe siècle, et "savoir théorique", qui s'impose au XVIIIe siècle.
Science désigne d'abord le savoir-faire que donne des connaissances jointes à l'habileté puis (v.1119, la science) les connaissances étendues que l'on a acquises sur un objet d'étude (cf. savoir). Le mot, avant le XIVe siècle, concerne la connaissance, notamment un savoir pratique (notion proche d'art "technique") au service de la religion. D'ailleurs, le mot s'emploie en religion (v.1120) à propos de la connaissance profonde de Dieu et des créatures, d'où l'esprit de science, "l'esprit de Dieu en tant qu'il donne la science à l'homme." (1553) et aussi de la connaissance transcendante que Dieu a des êtres et des choses (v.1165). Toujours en théologie, l'expression la science du bien et du mal (v.1170) concerne la connaissance parfaite de ce qui est bon ou mauvais, par référence à la Genèse (II,9) et au mythe de l'Eden. La science de qqchose (1170, l'escience...) équivaut à "connaissance exacte et approfondie". Cet emploi, comme dans la science de qqn "ensemble de connaissances" (1250)., d'abord mettre sa science à qqch "s'appliquer à qqch, avec tous ses moyens intellectuels" (1225), est devenu archaïque. Avec cette valeur, le mot entrait dans locution par science "en sachant de quoi il s'agit" (v.1165), devenue en science (fin XIVe siècle) puis avec science (1694), encore vivante. Par métonymie, science est aussi employé (v.1225) pour "intelligence avisée, pleine de connaissances, capable de sagesse", d'où faire science "agir sagement" (1501) sorti d'usage. Au milieu du XIIe siècle se construit, avec la valeur de générale de "savoir, connaissance", l'opposition entre pratique et théorie.
Depuis le XIIIe siècle, avec une valeur proche du sens moderne, science désigne (v.1265) un ensemble de connaissances ayant un objet déterminé et une méthode propre et les sciences (XIIIe siècle) l'ensemble des disciplines qui forment le savoir théorique. Cette valeur se précise au XIVe siècle où apparait le mot scientifique. Avec sa valeur plus générale, le mot s'emploie dans les locutions avoir science aperte (ouverte) de... savoir de façon sûre" (1270) puis de certaine science (1291) devenu au XVIIe siècle de science (v.1650) et de science certaine (v.1660), toujours en usage.. De là l'emploi disparu de science pour "certitude". (apr. 1350) sorti d'usage.
En philosophie, science acquise signifie "puissance intellectuelle de l'homme en tant que fondement du savoir dans le sujet (v.1375); on dit aussi aboslument science (1413). Avec la valeur pragmatique de "technique connue", science s'est employé (1373) pour "art de la chasse" et, plus largement, (XVe siècle), "pratique nécessitant des connaissances". A la fin du XVe siècle, avoir la science infuse, en théologie, correspond à "avoir la connaissance que donne Dieu par pure inspiration", par référence à la connaissance qu'Adam reçut de Dieu; l'expression a pris le sens courant de "savoir de façon innée" puis de "prétendre tout savoir" (1835).
A la fin du XVIe siècle, on relève la gaie science, expression sortie d'usage pour désigner l'art poétique et les connaissances qu'il implique.
Le sens général ancien est appliqué dans des syntagmes comme la science du monde, science des affaires (1672), la science du coeur (1695) "la connaissance intuitive des sentiments humains"; ces emplois ont vieilli.
Concernant l'évolution des connaissances et le savoir réglé, l'emploi du même terme peut masquer des évolutions considérables. A la "science" médiévale servante de la foi, cumulative, rhétorique, fondée en révélation et en sources d'autorité (par ex. Aristote, surtout à partir du XIVe siècle) succède la science de la Renaissance. A cette époque, deux types de savoir se disputent la prééminence : le droit, émanation de la pensée divine et réglage de la vie humaine, et les mathématiques, qui manifestent elles-aussi l'ordre du monde. Les penseurs les plus modernes comprennent alors, avec Léonard de Vinci, que la science doit être fondée sur le raisonnement formel (mathématiques) et sur l'observation et l'expérience contrôlée. C'est aussi à cette époque que les effets de la science sont confrontés à une morale (science sans conscience... Rabelais).
Au XVIIe siècle, parallèlement aux valeurs courantes du mot, le concept de science, grâce à des pensées comme celles de Francis Bacon, puis de Descartes s'écartent de ceux de philosophie et de théologie, et l'idée de méthode prend toutes son importance.
A partir du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle, science" s'est dit (1608) de toute connaissance assez précise et entre dans des syntagmes qui en précisent la valeur, courante ou théorique, les sciences libérales "les arts libéraux" les sciences spéculatives connaissances qui reposent sur le pur raisonnement (1670) les sciences naturelles (1674). Sciences humaines désigne d'abord (1690) l'ensemble "langue, grammaire, poésie, rhétorique" opposé au XVIIe et XVIIIe siècle à hautes sciences (1718) "théologie, philosophie, mathématiques" ou bien s'oppose à sciences divines (XVIIIe - XIXe s.) Sciences curieuses "l'astrologie et l'alchimie" à disparu, et sciences occultes " relatives aux phénomènes irrationnels de l'existence psychique" est enregistré aussi en 1690.
Depuis le début du XVIIIe siècle la science se dit de la connaissance exacte, universelle et vérifiable exprimée par des lois; avec cette valeur scientifique semble un peu antérieur. Le mot, de plus en plus employé avec cette valeur, concerne néanmoins dans des expressions plus large le sens de "connaissance précise", par exemple dans science philosophique, divine (1721) ou sciences morales (v.1750) A la même époque, le mot une branche de la connaissance dans sciences économiques (1760), science politique (1722). Les sciences sans qualification (1765) s'emploie pour les sciences ou le calcul et l'observation ont une grande part, c'est-à-dire les sciences exactes (1787) "les mathématiques et les sciences qui se fondent sur elles" et les sciences d'observation ou sciences de la nature. A partir de cette valeur apparaît l'opposition entre les sciences et les lettres.
Au XIXe siècle sont attestées plusieurs expressions qui témoignent d'une précision accrue dans la définition du concept : sciences positives " déductibles ou susceptibles d'être contrôlées expérimentalement" (v.1860), sciences expérimentales (1865), sciences physiques (1868), science pure opposé à sciences appliquées (1873).
Au XXe siècle, sciences humaines prend un sens nouveau, proches de sciences sociales qui semble un calque de l'anglais et correspond à "sciences dont l'objet est l'homme en société". Un autre calque de l'anglais produit les expressions récentes de sciences dures (sciences exactes, déductives ou hypothético-déductives) et sciences molles (les sciences humaines quand elles ne recourent ni au calcul ni à l'expérience)
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Actualités
7 avril 2012. Soup / No Soup. Rirkrit Tiravanija
La meilleure élève dénonce l’enseignement scolaire dans son discours de remise des diplômes. Coxsackie-Athènes le 25 juin 2010
Le discours ci-dessous a été prononcé par Erica Goldson, meilleure élève de sa classe durant la cérémonie de remise des diplômes du lycée de Coxsackie-Athènes le 25 juin 2010.
Ici je me tiens
L’histoire d’un jeune, mais sérieux étudiant en Zen raconte que, s’approchant de son professeur, il demanda au Maître, “Si je travaillais très dur et avec assiduité, combien de temps me faudrait-il pour trouver le Zen ?” Le Maître y réfléchit, puis répondit, “Dix ans…” L’étudiant dit ensuite, “Mais si je travaille très, très dur, et si je m’applique vraiment à apprendre vite — Combien de temps dans ce cas ?” Le Maître répondit, “Eh bien, vingt ans.” “Mais, si vraiment, vraiment j’y travaille, combien de temps dans ce cas ?” demanda l’étudiant. “Trente ans,” répondit le Maître. “Mais, je ne comprends pas,” dit l’étudiant déçu. “A chaque fois que je dis que je travaillerais plus dur, vous dites que ça me prendra plus longtemps. Pourquoi dites-vous cela ?” Le Maître répondit, “Quand un oeil regarde l’objectif, un oeil seulement regarde le chemin.”
Tel est le dilemme que j’ai rencontré dans le système éducatif américain. Nous sommes tellement concentrés sur un objectif, que ce soit de réussir un examen, ou être diplômé premier de la classe. Cependant, de cette manière, nous n’apprenons pas réellement. Nous faisons tout ce qu’il faut pour atteindre notre objectif initial.
Certains d’entre vous pensent peut-être, “Eh bien, si vous réussissez un examen, ou êtes meilleur de la classe, n’avez-vous pas appris quelque chose ? Eh bien, oui, vous avez appris quelque chose, mais pas tout ce que vous auriez pu apprendre. Peut-être n’avez-vous fait qu’apprendre comment mémoriser des noms, lieux et dates pour plus tard les oublier afin de libérer votre esprit en vue du prochain examen. L’école n’est pas du tout ce qu’elle pourrait être. À l’heure actuelle, c’est un endroit où la plupart des gens déterminent que leur objectif est d’en sortir dès que possible.
J’atteins maintenant cet objectif. Je suis diplômée. Je devrais considérer cela comme une expérience positive, surtout en tant que première de ma classe. Toutefois, avec le recul, je ne peux pas dire que je suis plus intelligente que mes pairs. Je peux attester que je suis seulement la meilleure à faire ce que l’on me dit et à travailler dans le système. Pourtant, me voilà ici, et je suis censée être fière d’avoir accompli cette période d’endoctrinement. Je partirai à l’automne pour passer à la prochaine phase que l’on attend de moi, afin d’obtenir un document papier qui certifie que je suis capable de travailler. Mais je le conteste car je suis un être humain, un penseur, un aventurier – pas un travailleur. Un travailleur est quelqu’un qui est prisonnier de la répétition – un esclave du système mis en place avant lui. Mais maintenant, j’ai réussi à démontrer que j’étais le meilleure esclave. J’ai fait ce qu’on m’a dit jusqu’à l’extrême. Tandis que les autres s’asseyaient en classe et gribouillaient pour devenir plus tard de grands artistes, je m’asseyais en classe pour prendre des notes et devenir une grande passeuse d’examens. Tandis que les autres venaient en classe sans avoir fait leurs devoirs car ils lisaient quelque chose qui les intéressait, je ne manquais jamais un travail. Tandis que les autres créaient de la musique et écrivaient des paroles, j’ai décidé d’avoir des points supplémentaires, même si je n’en ai jamais eu besoin. Alors, je me demande pourquoi ai-je voulu cette place ? Bien sûr, je l’ai méritée, mais qu’est-ce qui en découlera ? Lorsque je quitterai l’institutionnalisme éducationnel, réussirai-je ou serais-je perdue à jamais ? Je n’ai aucune idée de ce que je veux faire de ma vie ; je n’ai pas de centre d’intérêts car j’ai regardé tous les sujets d’étude sous l’angle du travail, et j’ai excellé dans chaque domaine dans le simple but d’exceller, pas d’apprendre. Et franchement, maintenant j’ai peur.
John Taylor Gatto, un enseignant à la retraite et militant critique de la scolarité obligatoire, affirme : “Nous pourrions favoriser les meilleures qualités de la jeunesse – la curiosité, l’aventure, l’endurance, la surprenante perspicacité, en étant juste plus souple avec le temps, les textes, et les examens, en transformant les enfants en adultes véritablement compétents, et en donnant à chaque élève l’autonomie qu’il ou elle a besoin de temps à autres. Mais nous ne le faisons pas.” Entre ces murs en moellon, nous sommes tous censés être les mêmes. Nous sommes forcés de réussir brillamment chaque examen standardisé, et ceux qui s’écartent et voient la lumière sous un angle différent sont sans valeur au système de l’éducation publique, et sont donc considérés avec mépris.
H. L. Mencken a écrit dans The American Mercury en avril 1924 que le but de l’éducation publique n’est pas de “remplir de connaissance les jeunes de l’espèce et d’éveiller leur intelligence. … Rien ne peut s’éloigner davantage de la vérité. Le but … est tout simplement de réduire autant de personnes que possible au même confortable niveau, d’engendrer et de former une population normalisée, de réprimer la dissidence et l’originalité. C’est son but aux Etats-Unis.”
Commentaire : Voici le passage entier : “Le but de l’éducation publique n’est absolument pas d’étendre l’instruction ; c’est tout simplement de réduire autant de personnes que possible au même confortable niveau, d’élever et de former une population normalisée, de réprimer la dissidence et l’originalité. C’est son but aux États-Unis, quels que soient les prétentions des politiciens, pédagogues et autres saltimbanques du même genre, et c’est son but partout ailleurs.”
Pour illustrer cette idée, cela ne vous perturbe-t-il pas d’entendre parler de “pensée critique.” Il y a-t-il réellement une “pensée non-critique ?” Penser, c’est traiter l’information en vue de former une opinion. Mais si nous ne sommes pas critiques lors du traitement de cette information, pensons-nous réellement ? Ou acceptons-nous stupidement d’autres opinions comme des vérités ?
C’est ce qu’il m’arrivait, et s’il n’y avait pas eu la rare apparition dans ma vie en seconde d’un professeur d’anglais avant-gardiste, Donna Bryan, qui m’a permis d’ouvrir mon esprit et de poser des questions avant d’accepter la doctrine des manuels scolaires, j’aurais été condamnée. Je suis maintenant éclairée, mais mon esprit se sent toujours handicapé. Je dois me recycler et constamment me souvenir à quel point cet endroit apparemment sain est vraiment fou.
Et maintenant, me voilà ici dans un monde mené par la peur, un monde supprimant ce qu’il y a d’unique en chacun de nous, un monde où nous pouvons soit accepter l’absurdité inhumaine du corporatisme et matérialisme ou insister sur le changement. Nous ne sommes pas animés dans un système éducatif qui définit clandestinement pour nous des emplois qui pourraient être automatisés, des travaux qui n’ont pas besoin d’être faits, un esclavage sans la ferveur d’aucune réalisation significative. Nous sommes dépourvus de choix dans la vie lorsque l’argent est notre force de motivation. Notre force de motivation doit être la passion, mais nous la perdons dès que nous entrons dans un système qui nous forme, plutôt que de nous inspirer.
Nous sommes plus que des étagères robotiques, conditionnées à recracher les faits qu’on nous enseigne à l’école. Nous sommes tous très spéciaux, chaque humain sur cette planète étant si spécial, ne méritons-nous donc pas tous quelque chose de mieux, de nous servir de nos esprits pour l’innovation, plutôt que la mémorisation, pour la créativité, plutôt que pour des occupations futiles, pour la méditation, plutôt que la stagnation ? Nous ne sommes pas ici pour obtenir un diplôme, puis pour avoir un boulot, pour ainsi pouvoir consommer encore et encore les assoupissements approuvés par l’industrie. Il y a plus, et plus encore.
Le plus triste est que la majorité des élèves n’ont pas l’occasion de réfléchir comme je le faisais. La majorité des élèves sont soumis aux mêmes techniques de lavage de cerveau afin de créer une main-d’oeuvre complaisante travaillant dans l’intérêt de grandes sociétés et du gouvernement secret, et le pire de tout, c’est qu’ils ignorent complètement cela. Je ne pourrais jamais revenir 18 ans en arrière. Je ne peux pas m’enfuir dans un autre pays ayant un système d’éducation destiné à éclairer plutôt que conditionner. Cette partie de ma vie est finie, et je veux m’assurer qu’aucun autre enfant aura son potentiel réprimé par des pouvoirs visant à exploiter et contrôler. Nous sommes des êtres humains. Nous sommes des penseurs, des rêveurs, des explorateurs, des artistes, des écrivains, des ingénieurs. Nous sommes ce que nous voulons être – mais seulement si nous avons un système éducatif qui nous soutient plutôt que de nous maintenir à terre. Un arbre peut grandir, mais seulement si l’on offre à ses racines une base saine.
Pour ceux d’entre vous là-bas qui doivent continuer à vous asseoir derrière des tables de classe et céder aux idéologies autoritaires des instructeurs, ne soyez pas découragé. Vous avez toujours la possibilité de vous lever, de poser des questions, d’être critique, et de créer votre propre point de vue. Exigez un cadre qui vous fournira des capacités intellectuelles qui vous permettront de développer votre esprit plutôt que de le diriger. Exigez d’être intéressé par les cours. Exigez que l’excuse, “Vous devez apprendre cela pour l’examen” n’est pas bonne pour vous. L’éducation est un excellent outil, si elle est correctement utilisée, se concentrant davantage sur l’apprentissage plutôt que sur avoir de bonnes notes.
Pour ceux d’entre vous qui travaillent dans le système que je condamne, je ne veux pas être insultante ; j’ai l’intention de motiver. Vous avez le pouvoir de changer l’incompétence de ce système. Je sais que vous n’êtes pas devenu professeur ou administrateur pour voir vos élèves s’ennuyer. Vous ne pouvez pas accepter l’autorité des conseils d’administration qui vous disent ce qu’il faut enseigner, comment l’enseigner, et que vous serez puni si vous ne vous conformez pas. Notre potentiel est en jeu.
Pour ceux d’entre vous qui quittent désormais cette institution, je dis, n’oubliez pas ce qu’il s’est passé dans ces salles de classe. N’abandonnez pas ceux qui viendront après vous. Nous sommes le nouveau futur et nous n’allons pas laisser cette tradition en place. Nous allons abattre les murs de la corruption pour faire pousser un jardin de connaissance dans toute l’Amérique. Une fois correctement éduqués, nous aurons le pouvoir de faire quoi que ce soit, et surtout, nous n’utiliserons ce pouvoir que pour le bien, car nous serons cultivés et sages. Nous ne prendrons rien pour argent comptant. Nous poserons des questions, et nous exigerons la vérité.
Donc, ici je me tiens. Je ne suis pas ici en tant que meilleure de ma classe par moi-même. J’ai été façonnée par mon environnement, par tous mes pairs qui sont assis là me regardant. Je n’aurais pas pu l’accomplir sans vous tous. C’est vous tous qui avez vraiment fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. Vous étiez tous mes concurrents, mais aussi ma colonne vertébrale. Ainsi, nous sommes tous les premiers de la classe.
Je suis maintenant censée dire adieu à cette institution, à ceux qui la maintiennent, et ceux qui sont avec moi et derrière moi, mais j’espère que cet adieu est plutôt un “à bientôt” où nous travaillerons tous ensemble à monter un mouvement pédagogique. Mais d’abord, allons chercher ces morceaux de papiers qui nous disent qui nous sommes assez intelligents pour le faire !
Source : America via Erica, SOTT.net, trad. NewsOfTomorrow
14 septembre 2010. Bill Gates et Warren Buffett : une visite en Chine pour partager leur expérience en matière de philanthropie
Bill Gates et Warren Buffett ont déclaré mardi qu'ils viendraient en Chine à la fin du mois pour partager leur expérience en matière de philanthropie. Ils ont également démenti les allégations selon lesquelles ils viendront forcer les riches chinois à donner pour la bonne cause.
"Certaines personnes se demandent si nous venons en Chine faire pression sur les gens pour qu'ils donnent de l'argent. Pas du tout", ont affirmé les deux Américains, les plus riches du monde, dans une lettre à l'agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) au sujet d'un banquet qu'ils parrainent à l'attention de milliardaires chinois, prévu le 29 septembre.
Ces deux grandes fortunes sont à l'origine du projet "Giving Pledge" (Engagement de don) visant à persuader les milliardaires américains de donner la majorité de leurs fortunes pour des causes humanitaires ou caritatives.
Peu de Chinois riches ont accepté la semaine dernière l'invitation au banquet. Ce qui a provoqué une polémique sur la capacité des plus riches de Chine à donner.
Gates et Buffett ont donc rassuré et expliqué dans leur lettre qu'"une composante de notre voyage est l'opportunité de s'asseoir avec des hommes d'affaires et des philanthropes pour découvrir la philanthropie en Chine et pour partager avec eux notre expérience sur l'impact que peuvent avoir les dons sur la société et sur notre monde".
Ils ont aussi expliqué que le projet "Engagement de Don" est une approche philanthropique parmi d'autres, qui n'est peut être pas adaptée à la Chine.
"Le but de notre voyage est fondamentalement d'apprendre, d'écouter et de répondre à ceux que notre expérience intéresse. Les caractéristiques de la Chine sont uniques, tout comme son approche de la philanthropie".
Selon eux,les riches entrepreneurs chinois ont la possibilité de montrer l'exemple aux générations futures, et il est très probable que ce faisant ils auront un impact important sur le développement de la philanthropie dans la Chine moderne.
La tendance traditionnelle chez les Chinois riches est de laisser toute sa fortune à sa descendance, ce qui est un obstacle majeur à la collecte de fonds, d'après Zhang Yinjun, le porte-parole de l'une des plus grandes organisations caritatives de Chine, la Fédération de charité de Chine.
Dans leur lettre, Gates et Buffett écrivent "Bien sûr, la philanthropie existe à tous les niveaux sociaux en Chine, et pas uniquement chez les très riches". Avant de citer un vieux proverbe chinois: "Souvenez-vous de ce que vous avez reçu et oubliez ce que vous avez donné".
Ils se sont néanmoins montrés enthousiastes et optimistes quant à l'état de la cause caritative en Chine : "Comme elle l'a déjà fait auparavant dans tant d'autres domaines, la Chine surprendra le monde en adoptant la philanthropie."
Les milliardaires chinois qui ont confirmé leur présence au banquet sont Chen Guangbiao, le philanthrope le plus connu de Chine et le PDG d'une entreprise spécialisée dans le recyclage des ressources dans la province orientale du Jiangsu, et Zhang Xin, le PDG de SOHO China, un grand promoteur immobilier de Chine.
Selon le rapport Hurun 2010 sur les richesses, la Chine compte 55 000 milliardaires.
Chen Guangbiao a publié une lettre ouverte sur le site Internet de son entreprise, dans laquelle il s'engage à faire don à sa mort de toute sa fortunes à des causes caritatives, afin de "saluer" la visite philanthropique de Bill Gates et de Warren Buffett à Beijing.
Dans sa lettre, M. Chen a également révélé avoir fait des dons d'une valeur totale de 1,34 milliard de yuans (197 millions de dollars) au cours de la dernière décennie. Pour la seule année 2009, il a donné 313 millions de yuans, soit 77,6% des bénéfices de son entreprise cette année-là.
"Si la visite et le banquet de Gates et de Buffett peuvent changer la manière dont les milliardaires chinois traitent leurs fortunes, cela serait un bon départ pour encourager davantage de gens à donner pour la société", a analysé Zhang Yinjun.
Du 13 au 20 novembre 2009. La sagesse des contes, pour un nouveau chemin de vie dans le désert de Tunisie.
Semaine résidentielle du 13 au 20 novembre 2009 au camp de Ghouraf. Logement en tentes berbères.
« Sur la berge escarpée du fleuve est une voix qui parle. J’ai vu le maître de cette voix. Il m’a salué. J’ai parlé avec lui. Il a répondu à toutes mes questions. Il m’a dit : Tout ce que tu vois est vivant ». (Un chaman de Sibérie).
Dans ce monde qui nous prédit chaque matin une nouvelle apocalypse, pouvons-nous être en paix, plus vivants, plus conscients, plus heureux ? Les contes nous montrent le chemin.
Là où des œuvres réputées immortelles se perdaient corps et biens dans les dédales de l'oubli, ces histoires sans auteur ont trouvé le moyen de venir jusqu'à nous à travers des millénaires de pestes, d'exodes, de guerres, d'invasions et d'épreuves en tout genre. Comment ont-elles fait ? Henri Gougaud nous invite à découvrir leur secret.
Une part importante de cette rencontre est consacrée à l'approche de notre nature, à la connaissance de soi (au sens socratique du terme : « Connais-toi toi-même »). L'expérience montre que l'on touche chez l'autre le lieu à partir duquel on parle en soi. D'où la nécessité de prendre conscience et se défaire de tout ce qui entrave la circulation « amoureuse » de la parole : peurs, désir de briller, encombrements mentaux divers, intellectualisation, etc.
Le but de ce stage est d'apprendre à devenir entiers. A partir d'exercices, d'expériences, de dialogues, pouvoir affirmer je suis, sans rien ajouter. Que tout ce qui nous constitue –corps, désir, coeur, esprit- soit au service de ce que nous sommes.
Les contes nous initient à des savoirs secrets : l'art de la relation, qui est connivence entre les êtres, et nous met à l'unisson. La légèreté du papillon que ne peut attraper la grosse patte du lion. Le rire, qui sauve la vie quand les mots ne peuvent plus rien. Le jeu, qui donne du plaisir et en prend innocemment, gratuitement, et cette sorte particulière d'attention qu'on appelle l'amour. Ils réveillent notre ancienne mémoire, et, comme le dit Satprem, « cette vieille musique, ce vieil oiseau sauvage jamais attrapé qui bat quand même des ailes dans notre cage ».
Et si les contes étaient les éveilleurs d'une sagesse impossible à dire autrement ?
Quand nous aurons rejoint notre nature, nous pourrons faire enfin notre ouvrage de source.
Chaque soir, veillée sous les étoiles. Chants nomades autour du feu avec les gardiens du camp, contes, chansons, thé à la menthe…
Prix du séjour de Paris à Paris : 1310 euros (Hors assurance annulation)
Renseignements : Sylvie de Berg
Tél : 06 16 23 27 40 / sylviedeberg@hotmail.com

















