Esclave

De Nature et Culture en Hautes-Terres.


  • Personne de condition non libre, considérée comme un instrument économique pouvant être vendu ou acheté, et qui était sous la dépendance d'un maître. (Il existe encore officieusement de nos jours quelques dizaines de millions d'esclaves en Afrique, en Océanie et en Asie ; leur nombre varie selon les sources.)
  • Personne soumise à un pouvoir arbitraire.
  • Personne qui est sous la dépendance complète d'une autre personne : Être l'esclave d'une femme.
  • Personne entièrement soumise à quelque chose ; prisonnier : Les esclaves de l'argent.
  • Une des figures du tarot, et plus précisément le Valet de coupe. Cette carte exprime l’idée de l’homme esclave des passions primaires. Symbole : jeune homme tourmenté par l’amour. Droite, elle désigne un jeune homme blond, observateur, travailleur, réfléchi ; c’est l’étude, le travail, un métier, une profession, un emploi, une occupation, une situation, la réflexion, l’application, la considération, l’amitié. Renversée, elle signifie : cadeau, affection, sympathie, désir, séduction, louanges. Elle désigne également une entreprise ou un événement proche de la fin, sur son déclin.




Sommaire

Orientalisme

Pierre Nolasque Bergeret, Filippo Lippi, esclave à Alger, fait le portrait de son maître, 1819, 80,5 x 100 cm. Huile sur toile. Musée d'art Thomas-Henry, Cherbourg-Octeville © artistic photo

Pacte d'Umar

Morrison interrompt les chansons, pour digresser, invectiver la foule, l'insulter. Au cours de la chanson Five To One, le discours de Morrison prend une tournure explicitement anarchiste et passablement agressive à l'égard des fans : « You're all a bunch of fuckin' idiots ! Lettin' people tell you what you're gonna do ! Lettin' people push you around ! How long d'ya think it's gonna last ? How long are you gonna let it go on ? [...] How long ? Maybe you like it, maybe you like being pushed around... Maybe you love it, maybe you love gettin' you face stuck in the shit... [...] You love it, don't ya ? You love it. You're all a bunch of slaves ! » (« Vous n'êtes qu'une bande d'idiots ! À laisser les gens vous dire quoi faire ! À laisser les gens vous bousculer ! Combien de temps ça va encore durer, à votre avis ? Combien de temps est-ce que vous allez laisser faire ça ? [...] Combien de temps ? Peut-être que vous aimez ça, peut-être que vous aimez qu'on vous bouscule... Peut-être que vous adorez ça, peut-être que vous adorez qu'on vous mette la tête dans la merde... [...] Vous adorez ça, hein ? Vous adorez ça. Vous n'êtes qu'une bande d'esclaves !»)

Hector Hyppolite, peintre et grand initié en vaudou, présente (ci-dessus) deux zombies fraîchement tirés de la tombe et conduits par le oungan vers le champ où ils seront mis au travail. Morts-vivants, les zombis sont conscients mais dépourvus de volonté. La zombification est tenue par le vaudouisant comme la punition suprême, car elle ramène l’individu à la condition d’esclave, contre laquelle, précisément, le vaudou s’est élaboré.]]


Le labyrinthe des esclaves : Même les plus lâches finissent, un jour, par se ressaisir, face à l'ampleur des injustices qui les accablent, sauf cette race d'homme particulière, générée par le makhzen et qui n'appartient à aucune espèce humaine connue à ce jour. Elle a vendu son âme, a dévoué son corps, son esprit et sa conscience à servir un homme et revendique fièrement son appartenance à la race des esclaves, contre quelques prébendes, quelques postes ou avantages, certes distribuées avec plus ou moins de générosité, mais que le peuple reprendra un jour ou l'autre, car lui appartenant !Il n’y a pas lieu de les dessiner mieux que cela, ils se reconnaîtront

Écoute ce que dit Michel Bakounine, un homme qui n’aura vécu au siècle précédent le mien que pour dire non à ce qui maintient les êtres humains en esclavage :

« Ce que tous les autres hommes sont m’importe beaucoup, parce que, tout indépendant que je m’imagine… je suis incessamment le produit de ce que sont les derniers d’entre eux ; s’ils sont ignorants, misérables, esclaves, mon existence est déterminée par leur ignorance, leur misère et leur esclavage. […] Moi voulant être libre, je ne le puis pas, parce qu’autour de moi tous les hommes ne veulent pas être libres encore, et ne le voulant pas, ils deviennent contre moi des instruments d’oppression. Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes et femmes, sont également libres… Ma liberté personnelle ainsi confirmée par la liberté de tout le monde s’étend à l’infini. »

Abdellatif Laâbi, Le Livre imprévu

« J'ai 50 ans et je veux vivre dans la société sans être esclave du système : en refusant de me laisser imposer des besoins et des idéologies. C'est la raison pour laquelle, dans quelques semaines, je n'aurai plus de compte bancaire, car l'argent virtuel, celui qui a créé Madoff, n'est pas moral. De même, je n'aurai plus de téléphone portable, de maison. J'irai vivre sur la route simplement, de concert en concert, au fil des rencontres, ni comme un possédant ni comme un possédé, mais comme un artiste libreFrancis Lalanne

Le ciel s’est ouvert. Dans le ciel nous avons une mère. Le ciel a un cœur. » Benoit XVI

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