Culture marocaine
Un article de Nature et Culture en Hautes-Terres.
«Cicéron fut le premier à appliquer le mot culture à l’être humain. «Un champ, si fertile soit-il, ne peut être productif sans culture, et il en est de même pour l’être humain sans enseignement ». On conçoit aisément la nécessité vitale de cultiver la terre, d’y semer graines et semences, planter des arbres et recueillir floraison et moisson. Il est tout aussi nécessaire de faire d’un esprit vierge, en friche, un champ verdoyant et fleuri à l’infini. Ne dit-on pas d’une personne qu’elle est «cultivée», d’une autre qu’elle est «inculte»? Ne parle-t-on pas de «champ culturel»? Voilà donc un pont de cristal entre terre, mère nourricière et cerveau irrigué et cultivé. Indispensable au quotidien de tout un chacun, la culture fait de nous des enfants émerveillés, des adultes éclairés, des citoyens du monde. A la fois constante et sans cesse renouvelée, elle brasse les siècles et les civilisations, défie le temps, emprunte des chemins de traverse, s’insinue dans les brèches de l’Histoire, côtoie les guerres, embrasse la paix, s’impose ou résiste, ouvre les portes du monde sur la beauté et la lumière. La culture n’est pas que savante, issue des livres et de la connaissance, elle est aussi le substrat d’un peuple et de son identité. J’aime dans la culture marocaine ces pépites d’or de politesse et de raffinement, ces formules fleuries et poétiques appropriées à chaque circonstance, cet art du dit et du non-dit en filigrane, ce cérémonial qui magnifie l’acte le plus simple pour en faire une fête.» par Fatéma Chahid
Le Maroc s’est enrichi des influences de plusieurs cultures, comme en témoignent les vestiges des civilisations phénicienne, hellénique, carthaginoise, romaine et arabe.
Le christianisme s’est étendu dans la région avec l’occupation romaine et a résisté un temps à l’expansion arabe. L’influence arabo-musulmane l’emporte rapidement sur les côtes et dans les cités qui deviennent de grands centres d’échanges entre l’Espagne, le sud du Sahara et le reste du monde arabe. L’arabe, langue sacrée, devient aussi la langue écrite des échanges commerciaux et culturels. Le Maroc accueille les musulmans et les juifs chassés par l’Inquisition, qui sévit dans la péninsule Ibérique au XVIe siècle : l’architecture et la musique arabo-andalouses viennent alors influencer les arts de l’islam. Le Maroc demeure, en revanche, en dehors de l’aire d’influence ottomane. L’empreinte ouest-africaine date de l’établissement des routes transsahariennes, au Xe siècle, et de la dynastie mauritanienne des Almoravides, fondateurs de la ville de Marrakech. La colonisation française, durant plus d’un demi-siècle, marque le passage du pays au monde contemporain, avec les bouleversements que cela implique au sein de la société marocaine.
La Culture marocaine est d'abord une culture inspirée par le Soufisme
Depuis sa diffusion au Maroc par Moulay Abdessalam Ben Mchich au 12ème siècle (dont le mausolée domine le Rif à l’Est de Larache), le soufisme imprègne en profondeur la culture marocaine populaire par sa célébration de l’amour de la vie, de la joie et de la musique, par l’attention aux autres, la suspension du jugement, la bienveillance, l’hospitalité, la générosité... L’islam maghrébin est caractérisé par ce culte des saints dont les sanctuaires (zawiya) sont souvent constitués d’un cube enraciné dans la terre surmonté d’une coupole (qubba) tournée vers les ciels, que l’on honore par des visites (ziara) ou de grands pèlerinages annuels (moussem), auxquels on fait offrande de cierges et de henné, d’encens et d’eau de rose, et que l’on sollicite comme intercesseurs pour relayer les implorations de guérison auprès de Dieu. Cela se marque dans de multiples détails de la vie, comme les chapelets accrochés au rétroviseur des voitures, et fait briller une flamme d’amour dans les yeux des gens.
Poésie marocaine
Littérature marocaine
Il aura fallu par exemple attendre les années 1990 pour que la littérature du Maghreb soit reconnue à sa juste valeur chez elle et entre dans les programmes académiques, aux côtés des auteurs classiques égyptiens ou des monuments de la littérature occidentale. En Algérie et au Maroc, où la littérature d’expression francophone domine, les écrivains maghrébins sont la plupart du temps étudiés à l’université au sein de cycles de langue française, quand les sections de lettres arabes privilégient les auteurs moyen-orientaux. En Tunisie, les auteurs sont autant étudiés dans une langue que dans l’autre. (source)
Théâtre marocain
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Contributions
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Salles et lieux de spectacles au Maroc
Voyagez dans le temps... Documents et souvenirs du Maroc d'autrefois
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Le projet Qantara : Un projet Euromed
Actualités
9 novembre 2009.
Mario Scolas avec Mohamed Ettakkal, directeur Régional du Ministère de la culture au Maroc - Meknès - Tafilalet
7 novembre 2009. Les Marocains des pays germanophones en fête
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Liens externes
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