Culture
Citations
« La biologie ignore le culturel. De tout ce que l’homme a appris, éprouvé, ressenti au long des siècles, rien ne s’est déposé dans son organisme, rien n’est passé dans la bête. » Jean Rostand biologiste (1894-1977)
« Une culture qui ne serait pas une insurrection permanente de l’esprit ne serait qu’une industrie de plus. » Jean-Marie Domenach (Europe, le défi culturel 1990)
« Quand les hommes sont morts ils rentrent dans l’histoire, quand les statues sont mortes, elles rentrent dans l’art, cette botanique de la mort, c’est ce que nous appelons la culture. » Chris Marker (Les Statues meurent aussi d’Alain Resnais)
« La culture, c’est la manière dont un groupe de personnes résout ses problèmes. » F. Trompenaars
« la culture est par essence une programmation mentale collective. » G. Hofstede
« La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié. » Édouard Herriot
« Croyant, avec Max Weber, que l’homme est un animal suspendu dans des toiles de signification qu’il a lui-même tissées, je considère que la culture est ces toiles ». Clifford Geertz, The Interpretation of Cultures, 1973
« L’incapacité patente de la culture occidentale à comprendre et à prendre au sérieux, l’expérience acquise des autres cultures dont certaines ont su apporter aux questions de survie des réponses radicalement différentes des siennes, constitue l’un des plus graves dangers pour l’avenir de notre planète ». Terrence Heath
« La culture fait figure d’objectif ultime d’un développement bien compris, c’est-à-dire considéré comme visant à l’épanouissement total de l’être humain. La conception opposée, et purement matérialiste, consiste, à ajouter au développement, une pincée de culture et à agiter le mélange ».
« C'est la culture qui inspire les fins qui donnent sens à notre existence ».
« Une culture, c’est seulement l’ensemble des moyens offerts aux hommes qui relèvent d’elle, pour s’approcher de la Vérité ». (Denis de Rougemont)
"La culture ou civilisation…est cette totalité complexe qui comprend les connaissances, les croyances, les arts, les lois, la morale, la coutume, et toute autre capacité ou habitude acquises par l'homme en tant que membre de la société" - Edward Tylor, 1871.
"La culture, c'est ce qui répond à l'homme quand il se demande ce qu'il fait sur la terre". André Malraux
Seule la culture, cet « art de la relation », peut porter des valeurs puissantes qui résistent à la déshumanisation générale. Car l’art et la culture appartiennent au monde du symbole. Et le symbolique, distinct de l’économique, du monde du chiffre, du quantitatif comme dit Jean-Louis Sagot-Duvauroux, doit s’affirmer en s’opposant à celui-ci. Car il ne survivra pas à sa domination. La question est là : Qui ira le plus vite, des réducteurs de têtes ou des chercheurs d’humain ?
[...] La culture est un outil crucial de civilisation. Nicolas Roméas
Définition
Au sens courant, la culture est l’ensemble des connaissances historiques, géographiques, littéraires, etc., partagées par l’élite des sociétés développées.
Cette définition est ethnocentrique car ce sont les sociétés développées qui sont cultivées et d’autres sociétés comme les peuples des sociétés primaires ne sont pas cultivées car elles ne possèdent pas de connaissances scientifiques, historiques.
La culture est associée à la gratuité, au savoir.
Au sens sociologique, la culture c’est l’ensemble des activités, des croyances et des pratiques communes à une société ou à un groupe social particulier. Selon cette définition, la culture est présente dans toutes les sociétés, la notion de culture est universelle. Chaque peuple a une culture propre et les sociologues disent qu’il n’y a pas de hiérarchie des cultures.
Aspects sociologiques de la culture
Rôle de la culture chez notre espèce sociale
Le fait que l'humain ne puisse survivre seul et qu'il ait besoin des autres en fait un « animal social ». Les communautés d'humains sont en général tissées d'un réseau complexe de relations sociales, de rites, d'usages, de croyances, de coutumes, de traditions, de normes sociales et de lois. Ce fait a été très tôt remarqué par les penseurs, en Orient comme en Occident : Aristote a défini l'humain comme un « animal social » ; Confucius déclare que, personne ne pouvant vivre avec les bêtes sauvages et les oiseaux, chacun se doit de participer à la société. La plupart des grandes créations humaines sont le produit d'une généalogie complexe d'influences culturelles et des efforts conjugués d'un groupe ou d'un peuple. Des pyramides aux haïku, des didgeridoo aux navettes spatiales, c'est à l'aspect social des humains que l'on peut relier la créativité et l'inventivité qui marque notre culture.
Le rôle de la culture idéologique chez l'espèce humaine dépasse grandement celui qu'elle joue chez les autres espèces. Bien que l'on ne puisse nier la culture présente chez les autres espèces sociales, deux définitions de la notion de culture cohabitent aujourd'hui ensemble en science. Dans sa définition faible, la culture englobe tous les comportements culturels du règne animal :
« Ensemble de signes et de conduites constituant des distinctions dans le comportement de deux communautés appartenant à une même espèce. Pour faire culture, ces signes et conduites doivent être partagés par les membres du groupe, être transmis socialement et individuellement, manifester des variations dans le temps et dans l'espace telles que ces variations appartiennent toutes finalement à un même ensemble »
Cependant, dans sa définition forte, la culture moderne n'admet que la culture humaine:
« Ensemble des principes, des représentations et des valeurs partagées par les membres d'une même société (ou de plusieurs sociétés) et qui organisent leur façon d'agir sur eux-mêmes, c'est-à-dire d'organiser leurs rapports sociaux, la société. Par valeurs on désigne les normes, positives ou négatives, qui s'attachent dans une société à des manières d'agir, de vivre, ou de penser ; les unes étant proscrites, les autres prescrites. »
Anthropologie de l'universelle des cultures
Culture et Art
Tous les chemins de l'art...
Se présentant sous la forme "d'ateliers d'artistes portes ouvertes", dont la première édition à eu lieu dans le 20e arrondissement de Paris, il y a une trentaine d'années, l'art en chemin s'en distingue par quelques points essentiels. Celui ci à vocation à ouvrir un chemin permanent d'art et de culture à dimension internationale s'inscrivant dans le cadre du développement culturel et économique et à imprimer une dynamique de transversalité entre les pays et les savoirs. Le réseau de cercles géographiques et thématiques, créé et à développer sans cesse au sein du site wiki de l'association Nature et Culture en Hautes-Terres, très visité de par le monde (plus de 4000 visiteurs journaliers venus du monde entier) et mis gratuitement à la disposition de chacun, se présente ici comme un outil privilégié et optimum pour cela, sachant que c'est le concept même de "chemin d'art" qui lui à donné naissance dès l'origine. Cette initiative devient, pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent rejoindre ce chemin, un formidable véhicule de communication leur permettant de faire connaitre au monde entier leurs activités dans quelques domaines que ce soit. La notion d'art est ici très large et relie toutes les "façons d'être et d'agir, toutes les manières de penser le monde et de l'habiter". Ce grand chemin s'adresse ainsi à chacun, personnes de toutes conditions, associations, très petites, petites et moyennes entreprises, tous ceux qui souhaitent contribuer à développer une dynamique positive de communication entre les hommes et les pays et participer d'une manière intelligente et efficace à la prospérité de leur propre territoire. Nous sommes ici dans une application concrète de ce que l'on appelle le "penser global pour agir local", une manière de penser qui se révèle être une nécessité incontournable à l'heure de la mondialisation et ou nous faisons tous partie, d'une manière ou d'une autre, du village global dessiné par nos usages au sein de l'internet. Voilà ainsi une utilisation efficace et concrète de cet outil prodigieux mais qui a aussi paradoxalement l'inconvénient de "virtualiser" les relations humaines au point très souvent de les effacer dans une sorte de leurre. Nous avons ici la possibilité d'un "aller-retour" permanent entre le virtuel et le réel pour le plus grand profit de nos réalisations.
Partenaire de la Fondation Franz Liszt, qui partage des buts humanistes similaires tout en ayant sa spécificité, l'association Nature et Culture en Hautes-Terres offre ainsi à cette dernière un outil privilégié pour tisser du lien social sur un plan international et travailler à relever ensemble le grand défi du XXIe siècle, selon les mots d'Edgar Morin, à savoir celui de relier les connaissances. Ceci par son approche "encyclopédique" totalement ouverte et en phase avec les problématiques majeures d'aujourd'hui.
Nous vous invitons ainsi à rejoindre l'une ou l'autre des structures (ou les deux, ce qui est préférable) et participer à cette initiative inédite et humaniste en faveur d'un "monde meilleur".
Pour plus d'information, merci de me contacter : president@natureculture.org
Charles-Michaël Vinson, président de l'association Nature et Culture en Hautes-Terres, secrétaire et trèsorier de la Fondation Franz Liszt
Les valeurs
Les systèmes de valeurs comprennent des idées et des matériaux qui semble important dans la vie. Elles guident les croyances qui composent la culture en partie
Il est possible de reconnaître des systèmes de valeur associés de préférence à des civilisations. Ainsi, dans ce qu'on appelle encore l'Occident, il semble que la conversation culturelle se préoccupe beaucoup de la question de la règle, de la mesure, de la loi physique ou sociale, alors qu'en Extrême-Orient, l'affaire la plus importante concerne l'identité dans le monde. Les valeurs des sociétés villageoises (comme en Afrique ou en Amérique latine) portent davantage sur l'équilibre entre l'homme et la nature, garanti par l'intercession des hommes-médecine. Les valeurs des sociétés nomades sont plutôt attachées à résoudre les problèmes des antagonismes inévitables entre groupes sur le territoire commun. À l'intérieur de la sphère occidentale, le point de vue anglo-saxon insiste encore davantage sur la loi (culture de la common law, et de la rule of law). Ceci correspond à une religiosité inspirée des protestantismes préoccupés de l'usage rationnel du temps personnel (comme le montrait Max Weber), ce qui permet l'autodiscipline, libère un certain libéralisme et fait l'économie d'un contrôle par l'autorité collective.
En France, le plus laïc des pays occidentaux - tradition que l’on pourrait faire remonter au gallicanisme de Philippe le Bel, à la Pragmatique Sanction de Bourges, ou aux positions de Bossuet - on a plutôt affaire à une reprise administrative nationale de l'ancienne autorité catholique, où se trouve préservé un principe d'arbitrage divin et royal, désormais déposé dans l'État laïque. La Révolution française introduit un statut civil équivalent pour tous les citoyens, indépendamment des croyances ou appartenances religieuses, mais ne renie pas longtemps -avec Napoléon - le principe du pouvoir transcendant et paternaliste. Celui-ci subsiste aujourd'hui dans la trame culturelle de ce pays qui demeure de ce point de vue de tradition catholique. Néanmoins, comme partout ailleurs en Europe, on y rencontre le débat avec les deux religions et cultures du "Livre" (la Bible), qui forment les deux autres variantes de la culture occidentale au sens large : la tradition judaïque, qui insiste sur l'alliance entre Dieu et son peuple, au travers d'une loi interprétable; et la tradition musulmane, qui veut rétablir le principe de la liberté absolue de Dieu. On constate ici combien le monde des valeurs ne se développe pas au hasard, mais bien comme système logique de différences assumées. On observe aussi que ce caractère de conversation entre les valeurs demeure le plus souvent inconscient, caché par l'intransigeance de leurs partisans respectifs.
Les normes
Les normes sont constituées par les attentes sur la façon dont les personnes doivent se comporter dans diverses situations. Chaque culture a des méthodes, appelées sanctions, pour imposer ses normes. Les sanctions varient avec l’importance de la norme ; les normes qu’une société impose formellement ont le statut de lois.
On notera qu’en France, la langue française a le statut de langue officielle, et qu’à ce titre, elle est la langue de l’administration et du droit civil.
Aux États-Unis, il existe une tradition normative très importante en matière industrielle et financière. Les normes comptables en Europe sont actuellement assez largement inspirées des normes américaines.
Religion et culture
Culture et Foi
La culture, fondement du développement
« Dans l’évaluation des stratégies de développement économique, social et politique d’une nation, il est apparu clairement que la dimension culturelle est perçue comme un important facteur de développement et d’accroissement de ressources. » Silvie Kassy Memel, directrice du Musée des Civilisations de Côte d'Ivoire.
Développement économique et culturel
Culture et économie solidaire
La culture, outil crucial de civilisation
Le malaise contemporain de la culture. Quelle place pour l’humain ?
Les descriptions contemporaines du malaise actuel dans la culture, qu’elles émanent de sociologues, de philosophes, ou de psychanalystes semblent avoir en commun de recourir au lexique de la déshumanisation : Un monde devenu inhumain dans lequel les individus sont instrumentalisés, réduits à une quête de jouissance immédiate ou bien à la lutte pour la survie du quotidien.
Alchimie culturelle
Nature et Culture
Sciences humaines et sociales
Tradition orale
Apprentissage culturel
Culture personnelle
Culture générale
Culture de masse
Encyclopédie
Cultures par thème
Autres cultures
Métissage des cultures
Culture et Jeunesse
Interculturel
Contreculture
Organisation de la culture
Musée
Ingénierie culturelle
"On achève bien nos écoliers"
Un commentaire de Laurent Artéco : C'est, en effet, le véritable scandale de notre système éducatif qui "casse" la créativité, néglige totalement les enfants "cerveau droit", refuse d'inventer des systèmes éducatifs basés sur une approche globale, systémique, alors qu'un grand nombre d'enfants se sentiraient plus à l'aise avec cette approche. Non!!! Mode de pensée et informations imposés, sanctions, aucun espace pour la réflexion personnelle, aucun espace pour la culture. Au total.. de bons petits traders qui ruinent le monde et créent la pauvreté. Une population qui ne peut même pas profiter de la beauté du monde par manque de culture. A lire: "ce que je crois" de Jacqueline de Romilly... une vraie enseignante.
Informations
Capitale européenne de la culture
Capitale de la culture islamique
Contributions
Échanges culturels
Tisser des liens arabophones et francophones.
Je souhaite la bienvenue à toutes personnes désireuses de rejoindre ce réseau. Nous aurons ensemble à oeuvrer sur la base de la recherche de la paix, de la promotion de la culture et de la francophonie et de tisser des liens arabophones et francophones.
Réseau Transdisciplinaire Arabe Bayt al-Hikma
[...] La Culture étant l'action de sortir de l'indivis et du fusionnel, de désorganiser l'instinct au profit d'une projection dans le temps basée et fondée sur le support d'une mémoire.
La Commission européenne propose que 2009 soit l’Année européenne de la créativité et de l’innovation
Innovation culturelle
Créativité
Culture urbaine
Politique culturelle
Ethnopoétique
Cyberculture
Le réveil du Samouraï. Culture et stratégie japonaise dans la société de la connaissance. Auteur Pierre Fayard
Ouverture sociale de la musique classique
Ichtus, au service de la cité
"Les Concerts de Poche"
Pianiste engagé
[...] De plus, il veut apporter la musique dans tous les secteurs de la société. Il s'insurge contre l'utilisation commerciale de la musique et l'esprit de compétition qui oppose les musiciens.
"La démocratie passe par la culture. Pour être capable de voter, pour être capable d'être un démocrate, pour être capable de faire en sorte que la liberté survive dans notre société, il faut l'éduquer, cette société"
Évidemment, le pianiste incarne aujourd'hui ce pont entre Occident et Orient. Il exprime tout le poids de la culture, arme vivante et pacifiste qui pourrait (enfin) faire basculer, en sensibilisant les esprits, l'évolution du pays vers... davantage de démocratie.
Faire découvrir à un enfant l’art de la musique ou du cinéma ou autre, c’est lui donner les clés pour comprendre la vie
«Les valeurs européennes conquises de haute lutte après des siècles de combat, l'Europe va-t-elle prendre le risque de les brader par simple effet d’une immigration conduisant à terme à une modification fondamentale de la composition de la société ? ... Au nom de la tolérance, l'Europe est en train d'ouvrir ses portes à l’intolérance. Au nom de la démocratie, le risque est de voir vos enfants et petits enfants vivre dans une société totalement différente où les non-croyants ou croyants en d’autres religions, les dhimmis, auraient moins de droits que ceux de la majorité de la population. Ceci signifierait un retour aux pires moments de la domination religieuse de type médiéval qu'a connu l'Europe dans le passé et dont elle s’est heureusement affranchie [...] L'Europe est beaucoup plus qu'une entité économique, politique et culturelle, beaucoup plus qu'un club de nantis privilégiés. Elle n'est pas pour elle-même : elle est pour le monde, pour l'humanité.Face à tout ce qui menace sa cohésion et son identité, il est grand temps pour elle d'agir. Ce qu'il lui faut impérativement aujourd'hui, c'est un sursaut, un réveil, une prise de conscience, sans lesquels les lendemains pourraient être douloureux pour les générations futures.». Henri Boulad
Art et Science : L’art vu par l’œil d’un physicien, Jean-Marc Lévy-Leblond
Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien théoricien et essayiste français, en sa qualité de scientifique féru d’art, discute de la thématique science et art. Sa thèse est que « La science n’est pas l’art ! C’est à partir de leurs différences que l’on peut trouver comment les croiser. » Il dénonce les pratiques trop promptes à assimiler la science et la culture, l’artiste et le scientifique. Ses yeux ont cependant su parfois percevoir de brèves rencontres où la démarche scientifique se trouve mêlée dans les deux activités. L’artiste et le scientifique, tous deux artisans, déplacent alors les limites de la connaissance établie et entrouvrent de nouvelles portes vers l’inconnu dans un but similaire de création.
Une pensée très profonde d'Odilon Redon et que l'on peut mettre en parallèle avec celle de Percy Bysshe Shelley (1792-1822) : "Les poètes sont les législateurs non reconnus du monde". Profond, juste mais aussi paradoxal. Prenons un exemple simple. Lorsque des touristes vont visiter un pays, a quoi s'intéressent-ils en premier lieu? Aux hommes politiques, aux grands argentiers, aux commerçants du passé? Non, ils vont dans les musées pour découvrir l'art et la culture de ce pays. Et donc vont découvrir et admirer les oeuvres d'Odilon Redon, de Vincent van Gogh, bref des grands artistes et créateurs qui ont été de leur temps incompris et rejetés. Van gogh qui n'a jamais vendu une toile, et c'est ce qui l'a amené pour bonne part à la folie, est devenu post-mortem le peintre le plus cher du monde. Ainsi, si l'artiste n'a rien à attendre du monde social, le monde social lui doit tout. Le voici le paradoxe. Je me suis placé sur un plan économique pour plus de facilité et parce que c'est le seul langage qui est compris aujoud'hui, celui de l'argent. Et sur ce plan, le simple bon sens économique voudrait que les créateurs soient soutenus activement. Hors c'est tout l'inverse qui se produit, comme à l'époque de Redon. Ils sont exclus du champ social ne laissant plus qu'aux "faux artistes" d’aujourd’hui, les bateleurs incultes au sourire radieux et soumis aux règles du marché occuper tout l'espace. En comprenant que la culture est le premier facteur de création de richesses d'une nation, ce domaine devrait être financé en premier lieu mais partout, les budgets sont réduits. Que cela veut-il dire sur le fond? Que nous sommes une espèce sous-évoluée et qu'il est facile de comprendre comment c'est le manque d'intelligence qui conduit le monde au désastre. Y a t'il quelque chose à faire? Non, il n'est pas possible de lutter et contre la bêtise et contre le rejet qu'inspire inévitablement les créateurs dans notre monde où la créativité à été cassée dès l'école, l'art non enseigné et réduit à la marge et à l'exclusion. Ce n'est pas pour cela que l'art ne continue pas, il n'est pas possible que la vie, la créativité s'arrête, c'est le mouvement même de l'univers qui les porte. Mais il continuera à opérer dans la marge et face aux pires obstacles qui soient. Vous ne verrez nulle part les véritables créateurs d'aujourd'hui, le système étant basé sur la marchandisation de l'oeuvre et donc de la médiocratisation culturelle. Les poètes (au sens large de penseur et créateur) sont devenus inexistants et pour le moins inaudibles. Ainsi, avec la complicité inconsciente de chacun ce sont les choses les plus essentielles qui sont dénigrées et combattues. Au-delà du paradoxe, là est la malédiction.
CM Vinson (discussion) 22 septembre 2012 à 11:23 (CEST)
Actualités
15 juillet 2012. En Avignon, Hollande cherche "le" projet culturel du quinquennat
PARIS (Reuters) - Premier président français à visiter le festival d'Avignon depuis 20 ans, François Hollande a confié dimanche qu'il était à la recherche d'un grand projet culturel, à l'instar de la Grande Bibliothèque François Mitterrand, afin de marquer son quinquennat. Il a cependant indiqué qu'il ne s'agirait pas nécessairement d'un chantier monumental comme un opéra mais plutôt d'un projet qui pourrait être porté par de nombreux territoires.
"Il y a un moment où un président doit porter un grand projet. Ce n'est pas simplement un grand équipement, cela peut être une grande ambition, cela peut être une grande idée mobilisant tous les territoires et pas simplement un lieu comme cela a été le cas dans le passé", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.
"Je recherche cette grande idée qui devra être partagée, ce n'est pas simplement une volonté présidentielle, cela doit aussi être l'occasion d'un rassemblement large (...) qui doit marquer un mandat", a-t-il expliqué.
Le président, qui a profité de sa visite pour décorer le collectionneur d'art Yvon Lambert après sa donation de 556 oeuvres d'art à l'Etat, a également annoncé la préparation d'une loi pour promouvoir le développement culturel.
François Hollande a indiqué qu'une large concertation aurait lieu avec les acteurs du secteur culturel et qu'il souhaitait notamment que l'accent soit porté sur l'éducation artistique.
Accompagnée de sa compagne Valérie Trierweiler mais aussi des ministres de la Culture, Aurélie Filippetti et du Travail, Michel Sapin, le président a profité de cette visite pour rencontrer les artistes du festival "off" d'Avignon et s'autoriser de nombreux bains de foules.
Il a néanmoins indiqué à des artistes que, comme les autres ministères, celui de la Culture ne serait pas épargné par les efforts budgétaires même s'il s'est félicité d'avoir "dégelé" les crédits pour le spectacle vivant. "Nous ferons l'impossible mais ce sera difficile", a-t-il admis. Plus largement, il a encouragé durant sa conférence de presse ses ministres à défendre l'exception culturelle française, à ses yeux potentiellement menacée par les directives européennes. Il a aussi insisté sur l'importance de "la politique culturelle extérieure" et le développement de la culture française à l'étranger.
Julien Ponthus, édité par Patrick Vignal"
30 juin 2012. Qui fait la littérature?
D'après Aurélie Filippetti, "C'est l'éditeur qui fait la littérature". Des propos qui mettent en rage le collectif d'auteurs Le droit du serf.
"C'est l'éditeur qui fait la littérature". Les propos d'Aurélie Filipetti, ministre de la Culture, interviewée par Actualitte.com en marge de l'assemblée générale du Syndicat nationale de l'édition, sèment la pagaille parmi les auteurs. "L'écrivain ne naît qu'au travers du regard de l'éditeur. Et moi je l'ai ressenti en tant qu'auteur [...]... si je n'avais pas eu Jean-Marc Roberts, le résultat n'aurait pas été le même." (Aurélie Filippetti a publié Les derniers jours de la classe ouvrière, chez Stock, en 2003.)
L'écrivain Ayerdhal, animateur du collectif d'auteurs Le droit du serf qui milite contre la nouvelle loi sur la numérisation des ouvrages indisponibles, lui répond, toujours sur Actualitte, dans une anaphore digne de François Hollande: "Je récuse l'assimilation de la culture à l'industrie culturelle... Je récuse l'éminence du rôle de l'éditeur dans le processus de création... Je récuse la préséance accordée aux exploitants de la chaîne du livre... Je récuse l'affirmation que l'écrivain ne naît qu'au travers du regard de l'éditeur."
22 juin 2012/ Aurélie Filipetti : “la culture pour relancer la construction européenne”
A Cannes, les personnalités politiques s’efforcent elles aussi d’occuper le tapis rouge. La nouvelle ministre française de la Culture Aurélie Filippetti s’est offert une première sortie sur la Croisette. Dans une interview pour euronews, la jeune femme expose les défis que la culture doit affronter en Europe.
“Je pense qu’aujourd’hui, le monde culturel est soumis à une révolution qui est celle du numérique,” affirme Aurélie Filippetti. “Donc, on doit trouver de nouveaux modes de financement : de la création à l‘ère du numérique. Donc, il y a vraiment des solutions économiques à trouver pour qu’on continue à avoir une production, une création aussi diverse, aussi variér, aussi foisonnante de ce qu’on voit à Cannes aujourd’hui. Le deuxième aspect très important, – ce qu’il faut qu’on travaille ensemble en Europe avec l’ensemble des pays européens parce que je pense qu’aujourd’hui l’Europe va mal-, c’est que la culture est l’un des moyens de relancer la construction et l’identité européenne et l’attachement des Européens à notre Union européenne.”
“Pour moi,” ajoute-t-elle, “la culture ce n’est pas un divertissement, pour moi la culture c’est quelque chose d’essentiel à la constitution de la liberté de tout individu. Donc, c’est quelque chose dont nous avons besoin profondèment au coeur de notre individualité et c’est aussi une richesse économique formidable.”
Plus d'actualités sur : Cinéma, Festival de Cannes, Politique française
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13 juin 2012. Le mouvement est lancé
L’altruisme désigne un comportement qui s’oppose à l’égoïsme. L’altruisme est l’ensemble des actes d’un individu qui aide et favorise la survie d’autres individus sans que cela ne lui apporte, semble-t-il, un quelconque avantage.
La sociobiologie explique ce comportement, notamment chez les espèces sociales, par le gain qu’elle engendre en termes de valeur sélective globale.
Par exemple, dans le cas d’une fourmilière où tous les individus sont stériles (hormis la reine) mais partagent les mêmes gènes, le sacrifice altruiste d’une partie de la colonie pour sauver le reste de celle-ci et assure la transmission des gènes des individus sacrifiés. Serions-nous ici « à la croisée des chemins » ?
Si l’on en croit cette observation de la nature, dans les organisations sociales avancées (abeilles, fourmis…), certains individus auraient la conscience de l’importance d’autres êtres nécessaires à la survie de l’espèce et seraient prêts à faire sacrifice pour les préserver.
Qu’en serait-il si certains « éconhommes » prenaient conscience de l’importance de préserver les arts et la culture ainsi que ceux qui la créent ?
Car cette abnégation n’existe pas dans notre monde ! Et nous apercevons des mécènes, sponsors et autres producteurs ou agents dont les objectifs sont : la possession, pour les collectionneurs, la gloire pour d’autres et le profit pour la plupart….
Seules des initiatives associatives désintéressées pourraient offrir leur aide aux artistes avec pour seul objectif de montrer leur œuvre au public.
Ne soyons pas naïfs, il est nécessaire de s’appuyer sur les « travers humains » pour atteindre ce noble but.
Je propose donc, à chaque membre de l'association Nature et Culture en Hautes-Terres ou de la fondation Franz Liszt, de se manifester, de nous rejoindre et de travailler à l’accomplissement de la tâche colossale dont la partie la plus importante, la création, a déjà été réalisée par Michael.
Le mouvement est lancé, certains d’entre nous commencent à travailler… rejoignez-nous vite !
Votre obligé « éconhomme »
13 juin 2012. Laurent Artéco.
15 mai 2012. Hollande sous la pression des milieux culturels
- z z 5 : Si j'ai bien compris, la Culture, c'est des nominations et des subventions pour des spectacles de rue.
Cette culture n'est pas populaire et son financement est donc de l'argent publique "donné" à une poignée d'exploitants qui ne sont pourtant pas dans le besoin. A côté de ça je connais des dizaines d'artistes, peintres, sculpteurs, cinéastes, visionnaires, qui ne peuvent pas s'exposer faute de notoriété, de moyen,... de copinage.
8 mai 2012. A Montmartre, l’autre président de la République
La victoire était certaine. A la quasi-unanimité, les 190 votants de la République de Montmartre ont élu samedi leur nouveau président. Il se nomme Alain Coquard et prend le parti d'en rire, encore timide dans son nouveau fauteuil virtuel. Ce sexagénaire, seul candidat à la fonction suprême, était déjà le « ministre des Affaires étrangères » de l’institution. Il sera maintenant le premier garant de la devise de la République, « faire le bien dans la joie ».
Des ministres de la Nuit, du Gai Paris ou de l’Oenologie
La maxime a le vent en poupe. La République de Montmartre, qui fête aujourd’hui même ses 91 printemps, compte de plus en plus d’adeptes. Commerçants, artistes, parigots, provinciaux… Ils sont près de 4000 à se revendiquer républicains montmartrois, d’adresse ou de cœur. L’association compte ses citoyens d’honneur, des ambassadeurs dans le monde entier, un gouvernement où siègent des ministres de la Nuit, de l’Agriculture, du Gai Paris ou de l’Œnologie…
Gardiens de la Butte, ils honorent tous le même folklore. Et dans le même costume : une écharpe rouge, une cape et un chapeau noirs, qui donnent à ceux qui les portent l’allure du Toulouse-Lautrec immortalisé sur la célébrissime affiche de Bruant. A Montmartre, les présidents changent, jamais les programmes. Citoyens et ministres organisent des fêtes, collectent des dons pour des associations et l’enfance défavorisée, rigolent au restaurant et au passage maintiennent vivant l’esprit de « leur » Butte.
En janvier, ce sont les vœux au peuple, à la mairie du XVIIIe. Au 1er mai, la fausse République, belle joueuse, offre un brin de muguet au vrai maire de Paris. Et à l’automne, l’institution tout entière défile et fête les vendanges, attirant au passage quelque 500000 visiteurs.
« Les gens sont poussés par le dynamisme de la République, sa convivialité, note le nouveau président. Je vais essayer de poursuivre l’action pour la culture et la solidarité. » Le sortant, Jean-Marc Tarrit, ne lui en tient pas rigueur. « J’ai préféré passer la main en pleine gloire, sourit-il, dans son costume tiré à quatre épingles. Il vaut mieux être regretté que poussé dehors! »
Le Parisien
Claudie Haigneré: « Il faut décloisonner la science »
INTERVIEW-La présidente d'Universcience cherche à renouveler les modes de transmission du savoir.
Cosmonaute, médecin rhumatologue, ancien ministre, Claudie Haigneré préside Universcience depuis 2009. Elle s'est fixé comme objectif, à la Cité des sciences et de l'industrie et au Palais de la découverte, à Paris, de communiquer au plus grand nombre le goût de la culture scientifique et technique. C'est, à ses yeux, indispensable pour que les Français maîtrisent le progrès.
LE FIGARO. - Quels rapports les Français entretiennent-ils avec la culture scientifique?
Claudie HAIGNERÉ. - Ambivalents. Je voudrais que tous les Français soient bilingues en science, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. La science a beau être omniprésente dans notre vie, elle inspire encore et toujours de la méfiance.
Qu'est-ce qui explique cette méfiance?
Cela tient à la matière en elle-même, perçue comme nécessitant une grande connaissance pour être comprise, mais aussi à notre manière de la transmettre. En 2010, le classement PISA, qui mesure les performances des systèmes éducatifs dans tous les pays de l'OCDE, nous met légèrement au-dessous de la moyenne des pays, à la 22e position. Pour tout dire, c'est un peu décevant. En Chine ou en Inde, jeunes et moins jeunes ont encore un appétit d'apprendre, quelle qu'en soit la manière. Ils sont formés à répondre vite et bien. Aux États-Unis, en Europe et a fortiori en France, nous n'en sommes plus là. L'Éducation nationale et une institution comme Universcience doivent se poser la question du mode de transmission de la culture scientifique. C'est indispensable.
Pourquoi?
Posséder une culture scientifique et technique, c'est avoir la capacité d'investir et de réinvestir l'avenir. Nous avons changé de civilisation, notre siècle est rempli d'incertitudes et, petit à petit, certains citoyens se retrouvent en marge de cette société de la connaissance. Je veux aider les gens à maîtriser le progrès, à faire en sorte qu'ils ne soient pas en recul face au mouvement. Je veux redonner de la curiosité pour les choses scientifiques.
Les 15-25 ans, qui font partie de ce qu'on appelle la génération Y, baignent pourtant dans les nouvelles technologies…
Oui, mais ils ne réfléchissent plus de la même manière. Même ceux qui sont nés avec le numérique et les réseaux sociaux se détournent de plus en plus des métiers scientifiques, surtout des mathématiques et de la physique. Chaque année, les écoles d'ingénieurs peinent à recruter des élèves, notamment des filles qui représentent à peine 20 % des étudiants. Elles perçoivent les métiers comme très masculins et le chercheur est vu comme un homme isolé dans son laboratoire. Elles s'autocensurent parfois dans leurs choix et nous ne les aidons pas assez à dépasser les idées reçues.
Comment peut-on changer leur perception?
Plus largement, les 15-25 ans ont besoin que l'on s'intéresse à eux d'une autre façon. Les enfants viennent à la Villette et au Palais de la découverte avec leurs parents ou leur classe. À l'âge de 15 ans, et jusqu'à ce qu'ils soient parents eux-mêmes, ils disparaissent dans la nature, on ne les revoit plus. Jusqu'au moment où ils deviennent eux-mêmes parents. Nous devons transformer notre état d'esprit et adapter notre offre culturelle.
De quelle manière?
En décloisonnant la science, en la mettant en lien avec la culture, les arts et la société. Nous avons bâti notre programmation 2012-2013 sur cette idée. La science, c'est la rigueur et le savoir, mais aussi l'émotion, la beauté et l'harmonie. Ce que je veux, c'est remettre de la passion dans ces métiers, réincarner la technique. Il y a deux formes d'éducation, celle qui prépare et que l'on reçoit à l'école, avec un enseignement «prescrit». Et celle qui inspire. Universcience souhaite être complémentaire de l'école, donner envie, susciter des questionnements et redonner le goût des sciences.
Avez-vous les moyens de cette ambition?
Nous avons plus de 80.000 m2 pour amener le public à se passionner pour nos sujets. C'est unique en Europe! Les deux maisons ont leurs classiques - les exposés sur l'électrostatique qui fait dresser les cheveux, le pendule de Foucault, les planétariums, des expositions permanentes comme «Objectif Terre», le grand récit de l'univers, ou encore «Des transports et des hommes»… Ils demeureront, bien sûr. Certains sujets, qui aident à comprendre d'où nous venons et où nous allons, sont indémodables et attirent le public. Mais nous allons continuer à leur adjoindre des expositions d'un genre nouveau.
Avec cette émotion, cette harmonie que vous avez évoquées?
Un des thèmes principaux pour la prochaine saison sera le dialogue entre les arts et la science. D'octobre 2012 à l'été 2013, le génie créateur de Léonard de Vinci sera à l'honneur, grâce à une exposition montée en partenariat avec le musée Leonardo da Vinci de Milan et le Deutsches Museum de Munich. Nous essaierons de présenter la démarche de ce créateur de génie, et notamment la manière dont il a imaginé des objets en s'inspirant du mouvement des animaux. Au printemps 2013, nous présenterons «Futurotextiles», une exposition présentant l'art du textile sous l'angle scientifique et technologique ; elle sera aussi très poétique grâce à la présentation de réalisations de grands créateurs contemporains.
Il y aura même Isabella Rossellini…
Oui, elle a réalisé des courts-métrages qui accompagneront «Sexual Nature» d'octobre 2012 à août 2013, au Palais de la découverte. Cette exposition, organisée avec le Natural History Museum de Londres, bousculera les codes et abordera le comportement animal dans la séduction, la reproduction et la sexualité. Comme quoi, Universcience dépoussière…
Jusqu'où se niche la science?
Elle est partout dans notre vie quotidienne et notre environnement. C'est pour cela que j'ai programmé une exposition sur l'économie, un thème qui peut surprendre dans nos murs.
Allez-vous travailler avec d'autres institutions?
Oui, car la culture scientifique est un des fers de lance de la culture française. Déjà, avec la Cité des enfants, qui fête ses 20 ans, nous avons exporté notre ingénierie culturelle. Grâce à notre savoir-faire, des cités des enfants ont vu le jour à Valence, Dubaï, Beyrouth, Gênes et Macao. Tout en faisant circuler nos expositions, nous allons développer les coproductions avec d'autres musées de sciences en région ou à l'étranger. L'exposition «Bon appétit» a par exemple été coproduite avec Il Museo della Scienza de Milan et Technopolis, en Belgique. Des discussions sont en cours avec les Pays-Bas, le Portugal et la Finlande pour une série de quatre expositions.
Commentaires
Ce dont Claudie Haigneré parle, c'est de "relier les connaissances", le grand défi du XXIe siècle nous dit avec justesse Edgar Morin. Son analyse et son travail au sein d'universcience est donc très juste et on peut considérer là que c'est un travail de pionnier qui a mis du temps à commencer à se mettre en place. Maintenant, il s'agit d'une institution et qui, comme telle, fera l'économie de s'ouvrir à la marge et donc à tous les très rares et véritables acteurs dans ce domaine essentiel qui est de décloisonner. C'est ce que nous faisons depuis six ans sur "Nature et Culture" et nous avons maintenant un bon recul pour dire qu'on en est très loin. Il faudrait que quelques scientifiques, à défaut quelques étudiants en science, nous rejoignent pour que cela soit vraiment crédible. Hors chacun reste sagement à l'abri de son institution. idem, de l'autre côté pour les artistes dits institutionnels, les autres n'existant tout simplement pas. Ce qui est bien dommage parce que sont bien sûr ceux-la, ceux qui sont en dehors des écoles et des académies qui ont fait avancer l'art et la créataion et l'histoire de l'art nous le démontre largement. En disant qu'elle souhaite "décloisonner la science en la mettant en lien avec la culture, les arts et la société", Claudie Haigneré pose ici la question de la situation de l'art et de la culture dans la société dans la culture d’aujourd’hui et ainsi de la situation sociale des artistes. Hors, pour prendre l'exemple des artistes plasticiens, une statistique de 2008 nous apprend que près de 98% d'entre eux ne trouvent pas de possibilité d'exposer et se retrouvent bénéficiaires du RSA. Il me semble qu'il ne doit pas exister beaucoup de scientifiques dans cette situation. En quoi donc sa volonté de relier ces domaines prend en compte la difficulté de la situation des artistes et des créateurs et se propose d'y apporter des améliorations. C'est une question essentielle que je lui pose ici. Mais, sur un plan plus profond, lorsqu'elle définit la science comme étant "la rigueur et le savoir, mais aussi l'émotion, la beauté et l'harmonie", se référant ainsi aux canons traditionnels de l'art, il faut bien aussi qu'elle sache que ceux-ci ont été remis en cause et combattus dans la création contemporaine et qu'ainsi, c'est certainement en contemplant un ciel étoilé que les citoyens peuvent faire bien plus sûrement l'expérience de "l'émotion, de la beauté et de l'harmonie" qu'en fréquentant les œuvres d'art que l'on assène aujourd'hui à un public qui n'en peut d'ailleurs plus. Certains sont allés jusqu'à parle d'imposture de l'art contemporain ou de catastrophe intellectuelle. Ici, l'objet de la science peut ainsi devenir (redevenir) une source d'inspiration pour redonner à l'art cette fonction essentielle et qu'il a perdu.
Voici donc un chantier essentiel que Claudie Haigneré ouvre ici, sachant tout de même que l'on en parle depuis une bonne trentaine d'années sans pour autant que l'on ai vu quoi que ce soit de conséquent se mettre en place à ce sujet. La difficulté majeure étant que cela remet tout simplement en cause l'éducation telle qu'elle est donnée en France et dans de nombreux pays, tout orientée vers l'hyperspécialisation et ainsi le cloisonnement. Il faut ainsi, comme le disait il y a quelques années François de Closet, "rappeler les cancres" et autres adeptes malgré eux l'école buissonnière, c'est-à-dire tous les "cerveaux droits" (cerveau artiste pour aller vite) et qui n'ont pu de ce fait s'intégrer dans le programmes scolaires qui sont beaucoup plus largement fait à destination des scientifiques. Cette "séparation entre l'art et la science" étant ainsi une belle image de cette séparation du cerveau entre deux hémisphères. Voir à ce sujet cette formidable vidéo de Jill Bolte Taylor. Parler de relier, c'est entrer dans une démarche de transversalité, et cela à tous les niveaux, ce qui revient à parler d'une véritable révolution mentale capable de déprogrammer les habitudes et les comportements....
CM Vinson 31 mars 2012 à 13:55 (CEST)
15/11/11/. En Allemagne, l’Église protestante à l’heure de la « nouvelle Évangélisation »
Rassemblé la semaine dernière à Magdebourg, le synode de l’église protestante (EKD) a fait le bilan de la visite du pape et entrepris de réfléchir au moyen de relancer son dynamisme missionnaire.
Vouloir relancer l’évangélisation ressemble à un défi à Magdebourg, cette ville industrielle de l’ex-RDA où s’est tenu le synode de l’église évangélique allemande (EKD, luthérienne), la semaine dernière. Une personne sur six seulement y est membre d’une communauté religieuse.
Plusieurs témoins sont venus expliquer leurs réserves. Pascal von Wroblewski, chanteuse de jazz, évoquera sa jeunesse dans l’ex-RDA « sans baptême ou visite à l’église, même à Noël ». « Le christianisme c’est comme une langue, dira-t-elle, je peux l’apprendre mais ce ne sera jamais ma langue maternelle. »
Ralf Meister, évêque de l’Église luthérienne de Hanovre, souligne : « On ressent un investissement continu dans notre Église, autour d’une préoccupation constante de réformer les structures institutionnelles. Mais le défi qui nous est lancé au début du XXIe siècle est tout autre. Il exige la concentration spirituelle, notre orientation sur l’essentiel, Dieu et Christ lui-même. »
24 millions de fidèles
Si l’EKD compte aujourd’hui 24 millions de fidèles, les projections d’avenir sont en effet assez sombres : ils devraient n’être plus que 16 millions à l’horizon 2040, à la suite des sorties d’Église, de la chute des naissances et de la réduction du nombre des baptêmes.
Pour attirer de nouveaux fidèles, « l’Église doit rayonner de sa conviction intérieure », son discours doit être « joyeux, communicatif, l’évangélisation doit être libération » ont expliqué les intervenants. Elle doit s’investir avec ses critiques, dans les débats, la culture, la formation, l’économie ou le mode de vie.
« Dieu lui-même s’est ‘‘sécularisé’’ dans Jésus-Christ », assure le président de l’EKD, Nikolaus Schneider. Nous ne vivons pas nos fois chrétiennes étrangers au monde, en le fuyant. »
Il a dressé un bilan de la visite de Benoît XVI, soulignant la force de sa visite à Erfurt au cours de laquelle le pape a longuement évoqué Luther et « l’esprit fraternel » qui imprégnait la rencontre avec l’Église protestante. En revanche, les paroles de son sermon, annonçant qu’il n’avait pas amené avec lui de « cadeau d’invité » pour l’oecuménisme, ont irrité et déçus. « Les protestants n’attendent pas de cadeau mais une impulsion de l’œcuménisme », souligne Nikolaus Schneider. L’EKD veut dépasser maintenant cette étape, invitant l’Église catholique à fêter avec elle le jubilé de la Réform en 2017.
MICHEL VERRIER, à Berlin
06-09-2005 Chine - La samba débarque à Shanghai
06-09-2005 Un vent brésilien souffle sur Shanghai. En effet, la première école de danse de samba a été inaugurée le mois dernier et une cinquantaine de personnes s’y retrouvent régulièrement pour suivre les cours dispensés par des danseurs et musiciens brésiliens. Cette initiative n’est pas celle d’un passionné de danse, mais de l’entreprise Yi Cai He, importatrice de marchandises brésiliennes. Son dernier produit n’est autre que la cachaca, un alcool de canne à sucre, boisson nationale du Brésil. Et pour en assurer la promotion, la société a donc décidé d’ouvrir cette école, déclarant qu’elle souhaite combiner « l’alcool avec la culture ». L’importation de produits brésiliens fait fureur depuis plusieurs années en Chine. En 2004, son chiffre d’affaires s’élevait à 5,4 milliards de dollars, soit 20 % de plus que l’année précédente.




































