Ciel
[...] Au cours de l’un de ses voyages dans les Alpes, Liszt remplit le questionnaire de l’hôtel où il prend gîte, à Chamonix. Et en français, qui sera toute sa vie la langue qu’il parlera. Il est accompagné de sa maîtresse, la comtesse Marie d'Agoult, qu’il a littéralement enlevée. Il a 25 ans. Et voici comment il décline son identité : « Profession : Musicien-philosophe, né au Parnasse, venant du Doute, allant à la Vérité ». (Quant à George Sand, qui est venue les rejoindre avec ses deux enfants, elle répond sur le même ton). « Domicile : la Nature. D’où ils viennent : de Dieu. Où ils vont : au Ciel. Lieu de naissance : Europe ». Tout Liszt, ou presque, est là. (Cf. Gilles Cantagrel)
Le ciel, la terre et les corps célestes Toutes les traditions s'accordent pour affirmer qu'à l'origine le Ciel et la Terre étaient étroitement unis. Dans la mythologie égyptienne, Shou (l'Air), sorti des eaux primordiales, s'est glissé entre Geb (la Terre) et Nout (le Ciel), soulevant celui-ci pour en faire le firmament. Chez les Maoris de Nouvelle‑Zélande, c'est Tanema‑huta (ou Tutenganahau), l'un des enfants du Ciel (Rangi) et de la Terre (Papa), qui sépare ces derniers, alors qu'à Tahiti une plante soulève le Ciel qui sera mis en place par le dieu Rou. En revanche, chez les Zuñis du Nouveau‑Mexique, c'est la Terre elle-même (Aouitchin Tsita) qui repousse son époux céleste (Apoyan Tachu), avec lequel elle se trouvait cependant unie à l'origine.
Donnée d'emblée dans de nombreuses mythologies africaines, la Terre est, dans d'autres traditions (Asie, Amérique du Nord), pêchée par un personnage plongeant au sein des eaux primordiales. Souvent fruit de l'union des dieux du ciel et de la terre, le monde peut encore naître du chaos originel sous l'effet vibratoire de la parole divine (Polynésie). D'autres tribus polynésiennes voient dans l'œuf cosmique l'origine de toute chose, un thème que l'on retrouve en Europe et au Tibet, où l'œuf est lui-même engendré par les cinq éléments primordiaux et où sa division donne naissance aux premiers êtres, point de départ mythique des divers clans et dynasties.
En général, la terre représente le principe maternel et le ciel le principe paternel. En Égypte, cependant, Nout (le Ciel), que symbolise la vache céleste, est une divinité féminine. Dans les Veda de l'Inde ancienne, la voûte étoilée est également représentée par la vache céleste Aditi, bien que le ciel lui-même soit assimilé à une divinité masculine Dyaus, que l'on a rapprochée du Zeus grec. Dyaus et Prithivi (la Terre) sont considérés comme les parents universels, Dyaus ayant par ailleurs pris la place de la vieille divinité du Ciel, Varuna, qui est l'ordonnatrice du monde.
- Magnifie, ô mon âme, celle qui est plus glorieuse et plus vénérable
- que toutes les puissances des cieux.
- Je vois un mystère étonnant qui dépasse l’entendement :
- une grotte est devenue le Ciel
- et la Vierge remplace le trône des Chérubins ;
- la crèche est la demeure où repose
- le Christ notre Dieu infini
- que nous chantons et magnifions.
Guillaume Denis, Le Spoutnik : Nouveau Synecdimos, Diaconie Apostolique, Parme 1997 ; Paris 2001, p. 857
Une curieuse icône provenant du monastère de Sainte-Catherine sur le mont Sinaï en Israël
" Interroge la beauté de la terre, interroge la beauté de la mer, interroge la beauté de l’air qui se dilate et se diffuse, interroge la beauté du ciel (...) interroge toutes ces réalités. Toutes te répondent : Vois, nous sommes belles. Leur beauté est une profession (confessio). Ces beautés sujettes au changement, qui les a faites sinon le Beau (Pulcher), non sujet au changement ? " (Serm. 241, 2 : PL 38, 1134).
« Aimez vos ennemis »
Citations
- Tu veux conquérir la liberté ?
- alors quitte le nid de tes certitudes ;
- envole-toi, ouvre les ailes de ta créativité.
- La générosité du ciel vaut plus que tes habitudes.











