Charité

De Nature et Culture en Hautes-Terres.
Toi aussi, si ta foi est grande, si elle est cette foi vivante de laquelle vit le juste (Rm 1,17), et non une foi morte à laquelle manque son âme, c'est-à-dire la charité,
toi aussi non seulement tu obtiendras la guérison complète de ta fille, c'est-à-dire de ton âme, mais « tu auras pouvoir de déplacer les montagnes » (Mt 17,20).




Dans le langage quotidien, la charité est une vertu qui porte à désirer et à faire le bien du prochain. C'est un acte inspiré par l'amour du prochain, bienfait, aumône. Dans le langage des théologiens, amour surnaturel de Dieu pour lui-même et du prochain comme créature de Dieu. La charité est l'une des trois vertus théologales dans le christianisme, (aux côtés de la foi et de l'espérance). C'est la vertu reine des vertus : l'amour de Dieu et du prochain. Thomas d'Aquin ira jusqu'à dire qu'elle est la forme de toutes les vertus théologales.

La première encyclique du pape Benoît XVI s'intitule Deus Caritas Est, c'est-à-dire « Dieu est amour », citation de la Première épître de Jean.

La mise en pratique de la vertu de charité à l'égard du prochain est une œuvre de bienfaisance, un don, une aumône. Il s'agit alors d'une initiative privée désintéressée, dictée par la foi (chrétienne ou autre). Elle consiste à décider d'offrir du temps, un service, de l'amour, de l'argent, etc. à une personne dans le besoin. Le terme désigne d'une façon générale la vertu qui porte à faire le bien d'autrui.

Sens dérivé du second, « la Charité » est le nom donné à certains hôpitaux ou hospices religieux, où ces œuvres de bienfaisance sont réalisées

Sommaire

Charité chrétienne

"La Charité de saint Martin", chêne polychrome, école mosane, vers 1520-30, groupe sculpté par le maître de Lesve (dérobé en 1994, retrouvé à Munich en 2001) - Église romane Saint-Martin de Tohogne, Belgique

Saint Paul a donné un célèbre tableau de la charité



Parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien. L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne passera jamais. Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra. Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité. 1 Cor 12,31-13,13)

Pour « renouveler la face de la terre » (Ps 103,30)

Couleur violet

Lance

Charité hébraïque

Charité islamique

Il n’est de charité que la justice sociale. Toute pauvreté nécessitant des secours proprement caritatifs en pleine société d’abondance, relève du crime contre l’humanité de l'État. Dans notre société d’abondance, le caritatif institutionnel est une abominable hypocrisie des mauvais riches, prétexte ploutocratique pour laisser croire au mythe d’humanité des monstres responsables et planificateurs de la misère sociale voire planétaire.

Camille Loty MALEBRANCHE

Charity business

Contributions

La charité l'emportera: Lettre de l'évêque de Tunis aux chrétiens d'Occident

L'islam est un monde en crise qui a besoin d'amour et d'espérance, affirme-t-il

Lanza del Vasto

Donne tant que tu as. Quand tu n'as plus rien, demande. Donne à d'autres l'occasion de te faire du bien. C'est une secrète et très fine charité.

Extrait de Principes et préceptes du retour à l'évidence

Nous serons reconnus par nos fruits

Pape Benoît XVI: La charité, âme de la mission

Liszt : Trois Etudes de Concert

Trois pièces d'une souveraine élégance de forme, d'un grand charme mélodique, et d'une grande inventivité...

  1. Il Lamento
  2. La Leggierezza
  3. Un Sospiro


En février 1847, lors d’un concert de charité donné à Kiev, Franz Liszt fit la connaissance de la Princesse Carolyne de Sayn-Wittgenstein . Leur commune passion pour les choses de l’esprit et pour la culture facilita tout d’abord leur attirance mutuelle, et ils ne tardèrent pas à tomber amoureux. La Princesse était séparée de son mari depuis quelque temps déjà, et Liszt interrompit subitement sa carrière de concertiste et décida de vivre avec elle. Les « Trois Études de concert » furent écrites peu de temps après leur rencontre. Chaque titre appelle, et peut-être suggère les émotions que Liszt éprouvait à l’époque. « Il Lamento » (« Lamentation ») est une pièce plus longue que de coutume pour une Etude et qui demande davantage un sens de l’expression romantique et de la structure que de la virtuosité proprement dite. Le duo qui suit l’introduction évoque une conversation entre Carolyne et Liszt. « La Leggierezza » (« La légèreté ») se développe surtout dans les tonalités mineures et dans une atmosphère mélancolique, malgré les légers mouvements de la main droite. Il est évident que le titre implique une légèreté de toucher, mais on pourrait aussi peut-être l’interpréter comme un passage de la tristesse à la légèreté. « Un Sospiro » (« Un soupir ») a une durée de six minutes mais reprend le même motif d’un bout à l’autre. Les changements de tonalité, les formes variées de l’accompagnement, et les nuances sont les trois éléments qui permettent au pianiste de conserver l’attention de l’auditeur jusqu’à la fin de cette Etude.

Entre 1841 et 1846 il écrivit Esquisse d'une philosophie, dans lequel il développa sa conception d'un christianisme sans Église, capable de regrouper les masses pour les conduire au progrès par la charité

[...]George Sand lui déclara un jour : « Nous vous comptons parmi nos saints... vous êtes le père de notre Église nouvelle ».

Actualités

28 juillet 2012. Budapest : son coeur bat toujours pour Liszt

Il invente la master class et le concert de charité

Mais Liszt n'a pas inventé que le récital, il a aussi inauguré un mode d'action inédit: le concert humanitaire! Après les graves débordements du Danube ayant ravagé la Hongrie et notamment Pest, il sollicite plusieurs musiciens et organise à Vienne de vastes concerts dont les bénéfices iront aux sinistrés du Danube: l'idée fera florès. De même, en 1875, on crée à Pest une Académie nationale de musique où on l'invite à donner des leçons de piano. Bientôt s'y pressent des élèves venus du monde entier. Il décide alors d'innover et, au lieu de faire se succéder à huis clos des leçons particulières, il réunit ses élèves dans une même salle où il leur demande de s'écouter les uns et les autres, persuadé que l'observation mutuelle des efforts de chacun favorisera l'émulation et l'épanouissement artistique de tous: c'est ainsi que naît la master class. Le long du Danube, près du pont de la Liberté, une église attire l'oeil avec son double clocher orné: c'est l'église des Franciscains. Liszt aimait s'y recueillir alors que, en 1865, il était lui-même entré dans l'ordre des Franciscains.


12/12/2011 : 24 fenêtres de l'Avent

"Jésus ira loin te chercher si parfois tu t'égares"


"Voici ma prière: je demande à Jésus de m'attirer
dans les flammes de son Amour, de m'unir si
étroitement à lui, qu'Il vive et agisse en moi."


"Je me répétais sans cesse les paroles de
Saint-Paul: "Ce n'est plus moi qui vit, c'est
Jésus qui vit en moi...!"


"Jésus je ne te demande que (...)l'amour,
l'amour infini et sans limite autre que toi,
l'amour qui ne sois plus moi mais toi."


(Prier aujourd'hui avec Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)


"Jésus brûle d'amour pour nous...
Regarde Sa Face Adorable! Regarde ses yeux
éteints et baissés! Regarde ses plaies!
Regarde Jésus dans Sa Face...Là tu verras
comment il nous aime."


"Remercie bien le bon Dieu de toutes les grâces
qu'il te fait et ne sois pas assez ingrat pour ne
pas les reconnaître."


"Donne bien tout ton coeur à Jésus, il en a soif,
il en est affamé."
"Ne crains pas, plus tu seras pauvre, plus Jésus
t'aimeras. Il ira loin, bien loin pour te chercher,
si parfois tu t'égares un peu."


(Avec Thérèse de Lisieux:"Rien que pour aujourd'hui")

Unie à l'amour

À partir de 1894, avec la découverte de la petite voie de confiance et d’amour, Thérèse réalise de plus en plus combien la charité est au centre de sa vie spirituelle. Ayant compris qu’elle ne pourra aimer vraiment qu’en union avec Dieu, elle s’offre, le 11 juin 1895, comme victime à l’amour miséricordieux, "afin de vivre dans un acte de parfait amour". Elle veut renouveler cette offrande à chaque instant, un nombre infini de fois. Un tel programme n'est possible que si Dieu répond à son offrande. Quelques jours plus tard, elle est prise d'un amour si fort pour Dieu, qu'elle se croit plongée dans un feu. C'est pour elle le signe que Dieu a répondu à sa prière.

Elle franchit une nouvelle étape en septembre 1896. Thérèse éprouve des désirs qui lui semblent fous : elle veut être à la fois Missionnaire, apôtre, martyr, prêtre, docteur de l'Église. De plus, elle veut vivre pleinement chacune de ces vocations depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps. Elle ouvre alors sa bible et parcourt le chapitre 12 de la première épître aux corinthiens de saint Paul. Paul y compare l'Église à un corps où chaque membre a une place bien définie. Voilà qui lui apporte une réponse et devrait refroidir ses désirs. Mais elle poursuit et lit l'Hymne à la charité, au chapitre 13. Elle réalise soudain que l'amour est au coeur de l'Église : "Je compris que l'amour seul faisait agir les membres de l'Église, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l'Amour renfermait toutes les vocations, que l'Amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux... en un mot qu'il estÉternel. Elle comprend alors que sa vocation, c'est l'Amour.

Le mystère qu'elle approfondit là est celui de la communion des saints. Plus elle aimera, là où elle se trouve, et plus elle participera à la vie de l'Église et soutiendra les différentes vocations sur la terre. Elle ne manque pas de faire alors le lien avec sa petitesse et son acte d'offrande à l'amour miséricordieux, suppliant, encore et encore, Jésus de lui donner "son Amour". Elle écrit, en 1897, l'année de sa mort : "Voici ma prière : je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement à Lui qu'il vive et agisse en moi (...)".

Ce mouvement d'accueil, dans sa petitesse, de l'amour de Dieu, va la conduire à aimer encore plus ses sœurs carmélites.

w


Avent : Première prédication du P. Cantalamessa, ofmcap. « La première vague d'évangélisation »

11 novembre 2011, jour de la saint Martin

21.10.2011.Malaisie : manifestation d’un “million de fidèles” prévue demain contre un dîner de charité chrétien

Kuala Lumpur :Un gigantesque rassemblement est prévu pour demain, organisé par des groupes islamiques de droite pour unir les musulmans contre le prosélytisme (chrétien). Les responsables chrétiens qualifient cet événement de “politique, hors propos et attristant”.

Le “Rassemblement d’un million de fidèles” dans un stade près de Kuala Lumpur fait suite à un raid des autorités islamiques début août, sur une église méthodiste pendant un dîner de charité où plusieurs musulmans avaient été conviés.

14 septembre 2010. Bill Gates et Warren Buffett : une visite en Chine pour partager leur expérience en matière de philanthropie

Bill Gates et Warren Buffett ont déclaré mardi qu'ils viendraient en Chine à la fin du mois pour partager leur expérience en matière de philanthropie. Ils ont également démenti les allégations selon lesquelles ils viendront forcer les riches chinois à donner pour la bonne cause.

"Certaines personnes se demandent si nous venons en Chine faire pression sur les gens pour qu'ils donnent de l'argent. Pas du tout", ont affirmé les deux Américains, les plus riches du monde, dans une lettre à l'agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) au sujet d'un banquet qu'ils parrainent à l'attention de milliardaires chinois, prévu le 29 septembre.

Ces deux grandes fortunes sont à l'origine du projet "Giving Pledge" (Engagement de don) visant à persuader les milliardaires américains de donner la majorité de leurs fortunes pour des causes humanitaires ou caritatives.

Peu de Chinois riches ont accepté la semaine dernière l'invitation au banquet. Ce qui a provoqué une polémique sur la capacité des plus riches de Chine à donner.

Gates et Buffett ont donc rassuré et expliqué dans leur lettre qu'"une composante de notre voyage est l'opportunité de s'asseoir avec des hommes d'affaires et des philanthropes pour découvrir la philanthropie en Chine et pour partager avec eux notre expérience sur l'impact que peuvent avoir les dons sur la société et sur notre monde".

Ils ont aussi expliqué que le projet "Engagement de Don" est une approche philanthropique parmi d'autres, qui n'est peut être pas adaptée à la Chine.

"Le but de notre voyage est fondamentalement d'apprendre, d'écouter et de répondre à ceux que notre expérience intéresse. Les caractéristiques de la Chine sont uniques, tout comme son approche de la philanthropie".

Selon eux,les riches entrepreneurs chinois ont la possibilité de montrer l'exemple aux générations futures, et il est très probable que ce faisant ils auront un impact important sur le développement de la philanthropie dans la Chine moderne.

La tendance traditionnelle chez les Chinois riches est de laisser toute sa fortune à sa descendance, ce qui est un obstacle majeur à la collecte de fonds, d'après Zhang Yinjun, le porte-parole de l'une des plus grandes organisations caritatives de Chine, la Fédération de charité de Chine.

Dans leur lettre, Gates et Buffett écrivent "Bien sûr, la philanthropie existe à tous les niveaux sociaux en Chine, et pas uniquement chez les très riches". Avant de citer un vieux proverbe chinois: "Souvenez-vous de ce que vous avez reçu et oubliez ce que vous avez donné".

Ils se sont néanmoins montrés enthousiastes et optimistes quant à l'état de la cause caritative en Chine : "Comme elle l'a déjà fait auparavant dans tant d'autres domaines, la Chine surprendra le monde en adoptant la philanthropie."

Les milliardaires chinois qui ont confirmé leur présence au banquet sont Chen Guangbiao, le philanthrope le plus connu de Chine et le PDG d'une entreprise spécialisée dans le recyclage des ressources dans la province orientale du Jiangsu, et Zhang Xin, le PDG de SOHO China, un grand promoteur immobilier de Chine.

Selon le rapport Hurun 2010 sur les richesses, la Chine compte 55 000 milliardaires.

Chen Guangbiao a publié une lettre ouverte sur le site Internet de son entreprise, dans laquelle il s'engage à faire don à sa mort de toute sa fortunes à des causes caritatives, afin de "saluer" la visite philanthropique de Bill Gates et de Warren Buffett à Beijing.

Dans sa lettre, M. Chen a également révélé avoir fait des dons d'une valeur totale de 1,34 milliard de yuans (197 millions de dollars) au cours de la dernière décennie. Pour la seule année 2009, il a donné 313 millions de yuans, soit 77,6% des bénéfices de son entreprise cette année-là.

"Si la visite et le banquet de Gates et de Buffett peuvent changer la manière dont les milliardaires chinois traitent leurs fortunes, cela serait un bon départ pour encourager davantage de gens à donner pour la société", a analysé Zhang Yinjun.

Agenda

Articles connexes

Outils personnels
Partager