Centre

De Nature et Culture en Hautes-Terres.
Panorama de la Voie latcée, le centre de la galaxie est visible au milieu de la photo.


Sommaire

Le « Hara », centre vital de l’homme, est au cœur de la sagesse extrême-orientale. On ignore, hélas, que c’est une réalité aussi fondamentale dans la Bible et toute la Tradition chrétienne. Le Hara fait du corps un pont vers l’Au-delà, déconnecte l’homme de son « moi » dépendant et lui donne un accès à l’Être. Cet enracinement, exercé à chaque moment, fait du quotidien un exercice pour la pratique de la voie intérieure et la maîtrise de la vie.

Karlfried Graf Dürckheim


Au sommet de la coupole, un impressionnant vitrail de 40 m de diamètre, symbolise la paix si chère au Président Félix Houphouët-Boigny.
Au centre de l'œuvre figure une colombe aux ailes déployées, de laquelle émanent des rayons de lumière.

Web et satellites restaurent le dialogue en islam

Question : web et satellites vont-ils aider plutôt la plume ou plutôt le sabre ?

Réponse de Fatema Mernissi : “Le satellite et internet détruisent le monopole étatique de l’information. Ils réintroduisent le dialogue. Pas au centre, mais dans les périphéries. Et cela constitue une renaissance du Jadal, c’est-à-dire du véritable islam, favorable au dialogue.”

La voie du silence. Des pistes pour méditer par Père Alphonse Goettmann

La divinisation

Ceux qui essaieront d'avancer dans cette voie pourront y intégrer tout leur corps. Mais là un guide est indispensable. Assis sur un petit banc ou sur les talons, comme le conseillent certains Pères, soit dans la verticale, soit au contraire le dos incurvé jusqu'à ce que le menton vienne se poser sur le sternum. Puis diriger le regard sur le milieu de la poitrine.

Dans la détente totale et l'attention la plus aiguë, faire descendre l'intellect dans le coeur et de là laisser jaillir la prière de Jésus, en y ramassant toute la force de notre être : corps-âme-esprit. Toute la visée est la, comme pour toute autre méditation ou prière : que l'intellect descende dans le coeur. Là est le centre de l'homme, la racine de sa substance humaine et en même temps, le locus Dei, trône de Dieu. « C'est par le coeur, dit Théophane le Reclus, que la vie divine se diffuse dans l'homme tout entier... et c'est par le coeur que l'homme entre en contact avec tout ce qui existe et peut saisir le secret même de l'univers... »

Le coeur est l'organe même de notre divinisation... C'est là que l'homme rencontre Dieu face à face. Aussi, tant que l'on ne prie qu'avec l'intellect dans la tête, on ne réalisera jamais une rencontre personnelle avec Dieu, ni avec qui que ce soit d'ailleurs. On peut s'imaginer un brasier ou une flamme, une lumière dans la région du coeur.

Même si l'on recommande parfois de diriger la concentration vers l'ombilic (le nombril) ou de « pousser le Nom de Jésus jusque dans les entrailles » selon certains Pères, c'est toujours le coeur qui reste le point culminant de toute maturité spirituelle. Il est le centre intégrateur du haut (intellect) et du bas (entrailles), le Lieu où l'Homme redevient un. Le coeur s'ouvre quand l'homme a des racines terrestres (Hara) et que l'intellect accepte de descendre de son autonomie indue.

D'autres Pères hésychastes synchronisent respiration et répétition du Nom. Il faut « coller à notre souffle le Nom de Jésus », dit saint Jean Climaque comme si « la prière était continuellement respirée », écrit Hésychius. Concrètement, d'après la tradition byzantine, on peut dire Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu sur l'inspir : et aie pitié de moi pécheur sur l'expir. Si la respiration est trop courte au début, partager la phrase en quatre : sur l'inspir Seigneur Jésus Christ, expir : Fils de Dieu, inspir : aie pitié, expir : de moi pécheur. Aspirer doucement l'air avec les paroles.

En général, à moins d'une grâce exceptionnelle, l'invocation du Nom est d'abord extérieure : on la prononce avec les lèvres et les cordes vocales ; puis elle pénètre dans l'intellect pour devenir mentale : on la prononce alors sans les lèvres ni la participation des cordes vocales ; ensuite elle s'intériorise en descendant dans le coeur où sa répétition se fait de plus en plus spontanément et sans effort volontaire ; enfin, dernière étape, le méditant est entièrement saisi par la grâce qui désormais est l'auteur de la prière, remplissant le coeur d'amour et de lumière.

Ce sont là les degrés habituels de ce chemin, où chaque pas doit être respecté, sans en sauter aucun. Rien dans ce domaine ne peut être le résultat de notre effort volontaire, rien surtout n'oblige la grâce à être au bout d'une technique psychosomatique. La vraie prière est don gratuit accueilli dans la foi et le repentir. « Plus profond est le repentir, plus court est le chemin », dit le [[staretz Sophrony], « voilà son unique fondement ». D'où la nécessité d'une lutte sans merci contre tout ce qui fait barrage : toutes les passions qui assiègent notre coeur, dont la première est l'orgueil.

« Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu ! » (MAT 5,8). C'est toute l'oeuvre du retournement de la conscience et du renversement des idoles, la métanoia. Combat ascétique et prière sont inséparables, l'un ne cesse de provoquer l'autre, la réalisation de l'un étant la condition de l'autre et vice-versa. Aussi la prière elle-même est-elle déjà une véritable ascèse. « Le nom du Seigneur descend profondément dans le coeur », dit le moine Chrysostome, « il écrase le dragon et vivifie l'âme ».

Il faut que notre coeur absorbe le Seigneur et que le Seigneur absorbe notre coeur et que tous deux deviennent un. La prière de Jésus pose donc son levier à la racine même de nos passions. Elle entre d'abord dans notre vie « comme une lampe, dans les ténèbres, puis c'est comme un clair de lune, enfin c'est le lever du soleil » (HÉSYCHIUS). A mesure que le démon dénoue ses amarres, nous sommes « incorporés au Christ et devenons sa substance ! » (Saint Syméon le Nouveau Théologien).


Voir aussi sur http://eocf.free.fr/text_goettmann_terre_ciel.htm

Actualités

Avent


12/12/2011 : 24 fenêtres de l'Avent

"Jésus ira loin te chercher si parfois tu t'égares"


"Voici ma prière: je demande à Jésus de m'attirer
dans les flammes de son Amour, de m'unir si
étroitement à lui, qu'Il vive et agisse en moi."


"Je me répétais sans cesse les paroles de
Saint-Paul: "Ce n'est plus moi qui vit, c'est
Jésus qui vit en moi...!"


"Jésus je ne te demande que (...)l'amour,
l'amour infini et sans limite autre que toi,
l'amour qui ne sois plus moi mais toi."


(Prier aujourd'hui avec Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)


"Jésus brûle d'amour pour nous...
Regarde Sa Face Adorable! Regarde ses yeux
éteints et baissés! Regarde ses plaies!
Regarde Jésus dans Sa Face...Là tu verras
comment il nous aime."


"Remercie bien le bon Dieu de toutes les grâces
qu'il te fait et ne sois pas assez ingrat pour ne
pas les reconnaître."


"Donne bien tout ton coeur à Jésus, il en a soif,
il en est affamé."
"Ne crains pas, plus tu seras pauvre, plus Jésus
t'aimeras. Il ira loin, bien loin pour te chercher,
si parfois tu t'égares un peu."


(Avec Thérèse de Lisieux:"Rien que pour aujourd'hui")

Unie à l'amour

À partir de 1894, avec la découverte de la petite voie de confiance et d’amour, Thérèse réalise de plus en plus combien la charité est au centre de sa vie spirituelle. Ayant compris qu’elle ne pourra aimer vraiment qu’en union avec Dieu, elle s’offre, le 11 juin 1895, comme victime à l’amour miséricordieux, "afin de vivre dans un acte de parfait amour". Elle veut renouveler cette offrande à chaque instant, un nombre infini de fois. Un tel programme n'est possible que si Dieu répond à son offrande. Quelques jours plus tard, elle est prise d'un amour si fort pour Dieu, qu'elle se croit plongée dans un feu. C'est pour elle le signe que Dieu a répondu à sa prière.

Elle franchit une nouvelle étape en septembre 1896. Thérèse éprouve des désirs qui lui semblent fous : elle veut être à la fois Missionnaire, apôtre, martyr, prêtre, docteur de l'Église. De plus, elle veut vivre pleinement chacune de ces vocations depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps. Elle ouvre alors sa bible et parcourt le chapitre 12 de la première épître aux corinthiens de saint Paul. Paul y compare l'Église à un corps où chaque membre a une place bien définie. Voilà qui lui apporte une réponse et devrait refroidir ses désirs. Mais elle poursuit et lit l'Hymne à la charité, au chapitre 13. Elle réalise soudain que l'amour est au coeur de l'Église : "Je compris que l'amour seul faisait agir les membres de l'Église, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l'Amour renfermait toutes les vocations, que l'Amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux... en un mot qu'il estÉternel. Elle comprend alors que sa vocation, c'est l'Amour.

Le mystère qu'elle approfondit là est celui de la communion des saints. Plus elle aimera, là où elle se trouve, et plus elle participera à la vie de l'Église et soutiendra les différentes vocations sur la terre. Elle ne manque pas de faire alors le lien avec sa petitesse et son acte d'offrande à l'amour miséricordieux, suppliant, encore et encore, Jésus de lui donner "son Amour". Elle écrit, en 1897, l'année de sa mort : "Voici ma prière : je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement à Lui qu'il vive et agisse en moi (...)".

Ce mouvement d'accueil, dans sa petitesse, de l'amour de Dieu, va la conduire à aimer encore plus ses sœurs carmélites.

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