Casablanca

Un article de Nature et Culture en Hautes-Terres.

Casablanca (dont le nom arabe الدار البيضاء Dar el-Beïda signifie aussi « la maison blanche ») a des origines obscures. Selon toute vraisemblance, il s'agit d'une fondation berbère (Anfa) qui fut, du VIIIe au XIe siècle, capitale du royaume berbère des Berghouata. Appelée couramment كازا Casa prononcée [kâzâ]) par les Casablancais, est la plus grande ville du Maroc. Capitale économique du pays, elle est située sur la côte Atlantique à environ 80 km au sud de la capitale administrative du pays, Rabat.

Sommaire

Première métropole et capitale économique du Maroc

Première métropole et capitale économique du Maroc, cette ville comptant 5 millions d'habitants est sans nul doute la plus occidentale du pays. L'urbanisation rapide de la Casablanca donne en effet à cette ville un cachet architectural très moderne avec ses buildings et quartiers résidentiel de villas de toutes époques ; le centre-ville (l’avenue des Forces Armées Royales, mais surtout la Place des Nations-Unies) abrite de nombreux bâtiments de styles Art-déco et néo-mauresque, tandis que les quartiers aisés s’étendent à l’ouest, les nouvelles médinas et les bidonvilles occupant l’est et le sud de la ville. Casablanca abrite en outre la Grande Mosquée Hassan II (conçue par l’architecte français Michel Pinseau) et son minaret — le plus haut du monde (200 m) —, inaugurée en août 1993, ainsi que l’université Hassan II (1976).

Son charme diffère radicalement de celui des cités impériales comme Fès ou Marrakech. Située sur l'ancien emplacement d'Anfa puis devenue une escale portugaise, puis espagnole, Casablanca fut édifiée par les Français dans la première moitié du vingtième siècle. Il en reste une architecture art-déco. Ses habitants se nomment les Bidaouis en arabe, les Casaouis en arabe dialectal marocain et les Casablancais en français.

Au Moyen Âge, port modeste et petit centre provincial, la ville sera abandonnée en 1469 à la suite d'une expédition portugaise. Elle ne renaîtra qu'au XVIIIe siècle, sous l'impulsion du sultan Sidi Mohammed, pour se développer, au XIXe siècle, avec beaucoup de lenteur, comme petit port exportant laines et grains. L'essor du commerce entre le Maroc et l'Europe entraîne le développement de la ville qui doit agrandir ses installations portuaires.

Casablanca s'est développée en éventail autour de l'ancienne médina arabe et du port. Dès le début du siècle (1912), la ville est soumise à un plan d’urbanisme pour réguler la croissance. De son centre historique, plusieurs avenues s’échappent en étoile et son territoire s’étire aujourd’hui sur près de 40 km tout au long de la côte.

Les forces françaises ont occupé la ville à partir de 1907. Sous administration française, la ville connaît un essor rapide, qui fait de l’ancienne cité mauresque une ville moderne. Des voies ferrées la relient à la plupart des villes marocaines (Tanger, Fès, Marrakech) et le port artificiel est aménagé sous Lyautey. Pendant le protectorat, elle est le théâtre de la résistance nationale et tient un rôle très important dans le combat pour l’indépendance du pays (obtenue en 1956). Lors de la Seconde Guerre mondiale, les forces françaises, commandées par le général Noguès, résistent, du 8 au 10 novembre 1942, au débarquement américain, avant de se rallier. Du 14 au 24 janvier 1943 a lieu la conférence de Casablanca, réunissant le président américain Franklin D. Roosevelt et le Premier ministre britannique Winston Churchill, où sont prises d’importantes décisions militaires (débarquement anglo-américain en Sicile et en Normandie) et où sont examinées les conditions de la capitulation de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon. À cette occasion a lieu la première rencontre entre le général de Gaulle et le général Giraud. En 1981, Casablanca a été le théâtre de violentes émeutes liées à la vétusté des bidonvilles qui entourent la ville.

Culture et sports

à Casablanca, la [culture] proprement dite n'occupe qu'une place marginame pour une si grande ville. Il y a seulement deux musées, quelques théâtres : mais pas vraiment de grands spectacles et concerts, des complexes sportifs : mais réservés à une minorité. - Le musée du judaïsme marocain et la villa des arts - A L'Institut français des spectacles de qualité sont régulièrement organisés dans des salles à l'acoustique excellente. Le Sacré-Cour : énorme église toute blanche construite en 1930, désaffecté sert de salle de concerts. Il y en a peu souvent, hélas, mais ils sont de qualité. - Le théâtre municipal et l'Amphitrium proposent également spectacles et concerts tout au long de l'année. Les cinémas du centre ville ou sur la corniche proposent des films indiens, arabes ou internationaux récents. D'énormes complexes sportifs pour pratiquer des sports comme le tennis, la natation, l'équitation ; des stades pour les rencontres de football ou de rugby.

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Du 29 septembre au 1er octobre prochain, « Expo Andalousie Maroc »

Casablanca accueillera au Parc des expositions de l’Office des changes, du 29 septembre au 1er octobre prochain, « Expo Andalousie Maroc », une grande exposition de la région autonome espagnole d’Andalousie. L’événement a été annoncé par la MAP il y a déjà un mois. A quelques semaines du rendez-vous, L’Economiste revient sur cette rencontre avec des chiffres sur les échanges commerciaux maroco-andalous.

Première du genre au Maroc, l’initiative vient de l’Agence andalouse de promotion extérieure (Extenda) selon le premier quotidien économique du Maroc. L’objectif visé par les organisateurs est d’une part, le renforcement des relations économiques entre le Maroc et la région espagnole et la prospection des nouvelles opportunités d’affaires. D’autre part, cette rencontre de 3 jours visera également à permettre aux entreprises andalouses de renforcer leur positionnement sur le marché national marocain.

Plus de 200 institutionnels et exposants andalous – conduits par le président de la communauté autonome d’Andalousie, José Antonio Grinán Martinez – qui représentent différents secteurs, feront le déplacement. Parmi les domaines d'activités, il y aura les technologies de l'information et de la communication (TIC), l'énergie et l'environnement, la recherche et l'innovation, l’agroalimentaire et l'agriculture, les BTP, le tourisme, la santé, la formation, l’industrie automobile et la logistique... Des ateliers et des conférences sont prévus durant cette exposition, de même que des spectacles et manifestations culturelles.

L’Andalousie est le deuxième partenaire commercial espagnol du Maroc derrière la Catalogne. Le Maroc s’est classé 10e des pays importateurs de produits andalous en 2008 et le 2e hors d’Europe après les États-Unis d’Amérique. Le Royaume importe surtout de cette région du sud espagnol, des machines et automobiles. Dans le sens inverse, il exporte surtout des produits textiles et du poisson.

D’après L’Economiste, le volume des échanges commerciaux entre les deux partenaires est estimé à plus de 10 milliards de Dh. L’Andalousie représente à elle seule 17% des échanges économiques entre l’Espagne et le Maroc ajoute le journal. Enfin, le Maroc est le premier pays bénéficiaire (avec 1,2 milliard de Dh) de l’aide au développement accordé par les Andalous.

Ibrahima Koné

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