Asie

De Nature et Culture en Hautes-Terres.

L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres émergées), c'est également le plus peuplé (plus de 60 % de la population mondiale totale). L'Asie est plus un concept culturel qu'une entité physique homogène.

Ce continent est le plus grand du monde. L'Asie a le plus haut sommet du monde, l'Everest qui culmine à environ 8 849 mètres.

L'Asie héberge aussi la terre émergée la plus éloignée de tout océan, située à 2 648 km de la côte la plus proche, au Nord-Ouest de la Chine.

Sommaire

Étymologie

Vers -440, le Grec Hérodote découpe le monde en trois parties qu'il nomme en l'honneur de trois personnages de la mythologie grecque : l'Europe en l'honneur de l'Océanide Europe ou de la fille d'Agénor, Europe, la Libye en l'honneur de Libye et l'Asie (Ασία) en l'honneur de l'Océanide Asie (plus communément appelée Clymène). L'Asie sert alors à désigner l'Asie Mineure (Anatolie) ou, par opposition au monde grec ou égyptien, l'empire Perse. Le terme Ασία proviendrait lui-même de l'akkadien (w)aṣû(m) qui signifie « monter », « croître » en parlant du Soleil.

Une autre explication de l'étymologie fait intervenir Homère qui mentionne dans l'Iliade un certain Asios, un Troyen, fils d'Hyrtacus. Le nom Asios dériverait d'Assuwa, un État confédéré situé dans l'Ouest de l'Anatolie et dont le nom proviendrait du hittite assu qui signifie « bon ».

Contributions

Informations

La saison Liszt 2011 à l'étranger : Itinéraires lisztiens

A l’occasion de l’Année Liszt, l’Institut français souhaite mettre le compositeur au cœur de ses actions de diffusion à l’étranger, faisant écho aux manifestations liées à cette célébration nationale.

A l’instar des actions menées en France, deux regards thématiques forment le socle artistique de la programmation développée en 2011: « Liszt et la France », déjà largement commenté, et « Liszt, un artiste européen ».

Franz Liszt représente sans nul doute un des exemples les plus singuliers d’artiste profondément européen au XIXe siècle. Quel autre compositeur pourrait s’enorgueillir d’avoir porté aussi universellement la création musicale de son temps, d’avoir su faire dialoguer au sein de son œuvre propre les cultures européennes dans leur riche diversité ? Sans chercher à paraphraser les enjeux du commissariat, célébrer Liszt aujourd’hui, c’est mettre en avant cette dimension visionnaire de l’Europe à travers l’artiste d’exception et l’humaniste engagé.

Deux respirations vont rythmer cette saison :

Essentiellement tournée vers l’Asie et l’Amérique latine, l’année Liszt s’inscrira tout d’abord au printemps dans le cadre d’opérations phares portées par l’Institut français en partenariat avec le réseau culturel: les Printemps Français, rendez-vous durablement installés qui ponctuent aujourd’hui les saisons culturelles en Asie, et le tandem Paris-Buenos-Aires, festival marquant cette année les 200 ans de l’indépendance argentine, à partir duquel vont rayonner plusieurs tournées sud-américaines. Ces événements mettront à l’honneur des interprètes lisztiens d’exception, à l’image d’Aldo Ciccolini qui ouvrira un cycle de récitals au Teatro Colon.

Le second volet, à l’automne, sera résolument européen. Il prendra la forme d’itinéraires lisztiens, retraçant les voyages de l’artiste, ses tournées triomphales en tant que pianiste virtuose et ses nombreuses résidences de création. Plusieurs générations de pianistes français tels Pascal Amoyel, Frédéric Vaysse-Knitter ou Louis Lancien s’associeront à cette entreprise, avec l’ambition de parcourir l’Europe pour faire vivre des lieux de mémoire lisztiens, de Saint-Petersbourg jusqu’à Istanbul.

Jean-Louis Gavatorta

Responsable Musique Classique et Contemporaine

Département des Echanges et Coopérations Artistiques

Institut français


Principaux rendez-vous au printemps

Aldo Ciccolini,

Buenos Aires (Argentine), 5 et 7 avril


Roger Muraro

Buenos-Aires (Argentine), 9 et 11 mai

Santiago, 14 mai

Sao Paulo, 16 mai (à confirmer)


Thierry Escaich, Mario Videla

Cycles d’orgue

Buenos Aires (Argentine), mai


Lise de la Salle

Québec (Canada) 6 avril

Montréal (Canada) 7 avril

Chicago (États-Unis) 10 avril

Bogota (Colombie), 13 avril

Mexico (Mexique), 15 avril (à confirmer)

Lima et Arequipa (Pérou), 18 et 19 avril


Chine, Festival croisements

Bertrand Chamayou

Hong Kong 7 et 11 mai

Wuhan, 12 mai

Pékin, 13 mai


Jean-Efflam Bavouzet

Pékin, 28 juin


Pianos Jacobins en Chine

Du 27 mai au 4 juin, Shanghai, Pékin, Xiamen]], Hangzhou

Geoffroy Couteau, Sergio Tiempo, Frank Braley


Hong Kong, French May

Portrait Bertrand Chamayou

Mai, Hong-Kong Sinfonietta


Printemps français en Asie


Nicolas Stavy, récitals

Saigon (Vietnam), 25 mai

Hanoï (Vietnam), 27 mai

Jakarta (Indonésie), 29 mai

Bandung (Indonésie), 30 mai

Surabaya (Indonésie), 31 mai

Balikpapan (Indonésie), 1er juin

Singapour (Indonésie), 4 juin

Actualités

16 août 2012. L'intolérance, souce d'instabilité croissante. Appel du Patriarche de Constantinople

Le Patriarche œcuménique de Constantinople a lancé un appel en faveur de la paix dans le monde. Bartholoméos 1er se dit préoccupé par la recrudescence de la violence : de l’Amérique à l’Afrique, en passant par l’Europe et l’Asie – relève-t-il - l’intolérance, le fanatisme, le fondamentalisme créent une situation d’instabilité et de déni la dignité humaine. Il cite les meurtres à connotation raciale, les nettoyages ethniques, l’antisémitisme, la destruction des lieux de culte, des actes barbares qui – souligne-t-il - doivent être dénoncés publiquement surtout quand certains tentent de les justifier au nom de la religion. « Tout crime commis au nom de la religion est un crime contre la religion ». La religion ne doit jamais être une source de conflits ni servir de prétexte pour des objectifs purement politiques.

Le Patriarche de Constantinople s’attarde, dans son message, sur les affrontements entre chrétiens et musulmans au Moyen-Orient, au Nigeria et au Soudan. A propos de la Syrie, il se dit inquiet pour l’avenir de la population et de la chrétienté et lance un appel à toutes les parties afin qu’elles déposent les armes et permettent l’assistance humanitaire.

Pour Bartholoméos 1er, il faut encourager le dialogue et l’amour réciproque ; c’est beaucoup plus que la compréhension et la tolérance des différences. Les responsables religieux ont l’obligation morale de s’opposer à la guerre et à la haine.

Agenda

Actualités

27 décembre 2010. L'art de la compréhension

par Sylvain Derèse, Un point de vue alternatif.


Il est un fait que la Chine tend à s'imposer économiquement dans le monde. Mais qu'elle souhaite affirmer aussi ses propres « valeurs universelles » est rarement mise en avant par les médias.

Afin de comprendre l'Empire du Milieu dans les années à venir, nous allons devoir démontrer une grande humilité et accepter le bouleversement du principe hégémonique de la pensée atlantiste et occidentale.

La Chine est la plus vieille civilisation du monde avec ses 5000 ans d'histoire et forte d'une langue écrite inchangée depuis trois millénaires. C'est une immense nation abritant au total près d'un quart de la population mondiale et qui comprend à la fois l'historique Guangxi, la Mongolie inférieure, le Tibet (Xizang) et le Xinzang-Ouïgours. Malgré la dominance de l'ethnie Han, la République de Chine se qualifie à juste titre de nation multi-ethnique, composée de très nombreux dialectes, de différentes cultures et religions.

C'est pourquoi raccourcir ce pays à son déclin au XIXe siècle et au 50 ans d'ère communiste (1 % de son histoire) serait tout simplement fermer les yeux sur ce qu'est réellement le mode de pensée des Chinois.

Le Confucianisme reste, malgré la révolution culturelle, un pilier de la pensée. Ce courant philosophique fort pousse à la pacification de l'ordre social par le respect des ainés et du pouvoir en place. Le tout afin d'atteindre l'harmonisation d'une société hiérarchisée. Confucius considérait que les individus n'étaient ni bons ni mauvais, tout dépendait des circonstances, dès lors réformer la société passait de facto par une réforme de soi.

Cette philosophie est en partie à l'origine du culte des ancêtres et du respect de l'ainé. Les dirigeants chinois l'utilisèrent pendant des millénaires afin d'établir des classes sociales quasiment hermétiques, qui peuvent, à certaine période, s'apparenter à de véritable « caste » comme le fut celle des mandarins.

Un autre pilier est le syncrétisme Bouddhiste et Taoïste, différent du Judéo-christianisme à bien des égards. Décrit schématiquement, le Bouddhisme explique que la souffrance nait du désir. Il faut donc s'affranchir du désir pour annihiler la souffrance. Tout ceci passe par l'acceptation du caractère éphémère du « moi » et de « l'impermanence » de toute chose. Le but étend d'atteindre le nirvana, la non-existence.

En Chine, les divinités (bodhisattvas) refusent temporairement le Nirvana afin d'aider tout un chacun dans l'accomplissement de l'éveil. Descendant du Brahmanisme indien, cette religion est fataliste et pessimiste en apparence, mais aussi source d'une grande compassion envers tout ce qui compose le monde. Le Bouddhisme nous demande de « nous détacher du monde » contrairement au Judéo-christianisme qui, lui, nous donne une image positive du monde en tant que création de Dieu.

Nation immense et isolée de toute part, elle reste néanmoins le berceau d'une civilisation centrale en Asie. Pendant longtemps, les Chinois resteront persuadés (à tort ou à raison) d'être le plus grand pays sur terre et pourvu de savoirs et traditions qui se suffisent à eux même. Le monde civilisé (Zhong Guo ou L'empire du milieu) à du dès lors se défendre contre les « barbares » (le reste du monde).

C'est pourquoi nous devons, occidentaux, apprendre à connaître la Chine pour comprendre ses réactions. Et pour ce faire, il nous faut enseigner aux générations futures l'histoire de la Chine et de son mode de pensée ainsi que les grands changements qui la bouleverse actuellement : l'effondrement de l'ordre familial avec la politique de l'enfant unique, l'ère Mao, l'essor économique, l'urbanisation, l'ouverture au reste du monde, la montée du nationalisme anti-impérialiste et la haine entretenue envers le Japon.

Ce n'est que par une connaissance poussée de la culture chinoise que nous pourrons à l'avenir discuter d'égal à égal avec elle, en mettant de côté nos prétentions à détenir le « savoir » et à répandre des valeurs que nous jugeons « universelles » et qui, pour la Chine, risquent de rester inaudible si davantage d'effort sur la forme ne sont pas entrepris.

Le tout dans le but avoué d'éviter des conflits majeurs dans un monde globalisé et de préserver la faible marge de manœuvre politique existante pour assurer la paix entre les peuples.

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