Artiste

De Nature et Culture en Hautes-Terres.


« L'artiste vient à la vie pour un accomplissement qui est mystérieux. Il est un accident. Rien ne l’attend dans le monde social. » Odilon Redon


« Un artiste n'est pas celui qui chante ou peint, mais celui qui fait de sa vie un art. » - Concha Buika



“L’art, c’est la générosité. Être un artiste, c’est aimer donner et recevoir : la base de l’échange humain.
Or, la personne qui passe un concours va désirer sa victoire, donc la défaite des autres. Si je gagne et que tu perds, je ne peux pas être un artiste parce que l’artiste veut que nous communiquions. L’autre n’est pas un concurrent, c’est un ami.”


Voir aussi : esprit de compétition


Un artiste est un individu faisant (une) œuvre, cultivant ou maîtrisant un art, un savoir, une technique, et dont on remarque entre autres la créativité, la poésie, l'originalité de sa production, de ses actes, de ses gestes. Ses œuvres sont source d'émotions, de sentiments, de réflexion, de spiritualité ou de transcendances.

Dans un sens commun, et plutôt péjorativement ou pour la disqualifier, on parle également d'artiste ou de poète à propos d'une personne étrange, marginale, oisive, rêveuse, qui fait n'importe quoi1, de quelqu'un qui n'a pas le sens des réalités, des règles, et est parfois considéré comme rebelle, sot ou fou.

L'artiste ne guide-t-il pas le regard des hommes ? N'est-ce pas grâce à lui que nous regardons le monde autrement? Sans lui, le monde ne serait-il pas plus terne?- L'art, disait Hannah Arendt, est le moyen le plus achevé que les hommes ont trouvé pour conférer à leurs oeuvres « un peu d'éternité ». L'homme est perpétuellement en danger d'oubli. Il voudrait être immortel, mais il sait qu'il va mourir. L'oeuvre fournit un moyen pour combler l'écart existant entre le désir humain d'immortalité et la conscience de sa mortalité. L'art change la vie des hommes parce qu'il fait que leurs oeuvres demeurent et qu'il les préserve dans une certaine mesure de l'oubli. Sans l'art, les hommes perdraient une partie de leur mémoire. En raison de leur éminente permanence, les oeuvres d'art sont de tous les objets tangibles les plus intensément du monde ; leur durabilité est presque invulnérable aux effets corrosifs des processus naturels, puisqu'elles ne sont pas soumises à l'utilisation qu'en feraient les créatures vivantes .

De la perception singulière de l'artiste à la réception de ses oeuvres, l'Art demeure un accès direct, partageable, à l'être du monde, si éloigné de nos constructions mentales qui nous asservissent à un réel créé chaque jour sous nos yeux. Heureusement disait Nietzsche que nous avons l'Art pour ne pas mourir de la vérité.

Sommaire

art

« Ne jamais rien faire comme les autres en art. En morale faire comme tout le monde. » - Jules Renard

Dictionnaire historique de la langue française : art n.m. l'un des mots les plus importants de notre culture, vient de l'accusatif du latin ars, artis, nom féminin à valeur très générale, signifiant "façon d'être" (cf. Ovide, qui associe mores "les moeurs, les habitudes", et artes) et "façon d'agir". C'est avec le thème -ti, une des réalisations de la racine armus (> arme), qui désigne le haut du bras et l'épaule, mot apparenté à artus - dont le diminutif "articulus" a donné article _ et au grec harmos" 'jointure, épaule" (> harmonie), et renvoie à une racine indoeuropéenne er, ar que l'on retrouve dans le verbe grec arariskein "arranger" et en arménien. Elargi par "ei", cette racine à donné le latin ritus "compte", le grec ari-thmos "nombre" (> arithmétique) : ritus ayant pris le sens religieux (>rite) correspondant au sanskrit rtam, qui transmet la notion générale d'"ordre" conforme à la religion (rite) ou la logique ("compte - nombre"). Ainsi le latin ars" réunit des idées essentielles, toute liées à l'activité humaine tendue vers un ordre, que cet ordre soit dicté par les dieux ou imposé par les lois logiques (cf. la notion de loi est elle-même ambiguë). Ars" a pris en latin le sens d'"habileté acquise par l'étude ou la pratique", et celui de "talent", opposé à natura, à ingenium, à scientia puis est passé au sens de "métier, profession" 'd'où artifex) et à la valeur péjorative de ruse, d'où artificium (> artifice). Le mot à servi d'équivalent au grec tekhné (> technique), d'où la valeur de "traité", qui a abouti en français par exemple à art poétique et en ancien provençal à "grammaire" (v. 1300). Le composé iners "inhabile" se retrouve dans inerte", et les dérivés latins de ars dans artisan et artiste. Le latin ars, artis est passé dans toutes les langues romanes sauf le roumain.


Le premier groupe d'emplois en français correspond à la valeur générale de "moyen, méthode, connaissance" (fin Xe siècle), aussi attesté dans males arz (1080, Roland) qui désignera un peu plus tard (XIIIe siècle) d'après le latin médiéval, la sorcellerie et les connaissances occultes. Benoît de Sainte-Maure (v. 1165)ndonne au mot deux valeurs venant du latin : "discipline des études" (les sept arts) et "habileté pour parvenir à un effet". De ce dernier sens vient en ancien français la valeur de "ruse, artifice" (XIIe - XVIIe s.), antérieure en ancien provençal (1025) et continuée par l'acception classique qui correspond plutôt à "affectation" qu'à "artifice". Par ailleurs, l'idée d'habileté plus ou moins secrète et d'efficacité technique s'incarne dans l'emploi pour "sorcellerie" de art seul (v. 1130) de mame arz (pluriel : déb. XIIe siècle) mauvais art (v. 1450) et subtil art (av. 1465).

Au début du XIIIe siècle, art a le sens général d'"activité professionnelle et manuelle"; à partir du XVIe siècle, cette valeur sera appuyée par l'emploi de artisan. De ces emplois médiévaux, le français moderne a retenu des syntagmes du modèle l'art de (et infinitif) et des locutions comme 'c'est du grand art.

Au XVIe siècle apparaissent par réemprunt au latin une spécialisation technique, "méthodes propres à une discipline", et une valeur générale, en opposition à nature (1580, Montaigne), qui correspond à tout ce qui est produit par l'homme (on parlera plus tard de culture). Ces sens humanistes ont donné lieu à des emplois toujours vivants, mais souvent mal interprétés, depuis le développement des sens modernes liés à l'esthétique : cependant des locutions comme les règles de l'art, l'enfance de l'art, l'art et la manière conservent ces valeurs anciennes, passablement isolées dans la langue contemporaine. De même, certains usage de un art, les arts continuent à faire vivre deux valeurs médiévales. La première est conceptuelle : "connaissance appliquée liée à un domaine d'activité réglée (c'est à dire "technique"), d'ou un homme de l'art "un médecin", l'art de la guerre et récemment (pris à l'anglais martial arts, ce qui explique l’archaïsme apparent) les arts martiaux, ou encore art poétique, calque latin du grec poietikê tekhnê méthode de création, chez Aristote. La seconde est institutionnelle : les sept arts (XIIe siècle) désigne les disciplines enseignées en tant que méthodes, et non en tant que connaissances abstraites dites scientiae dans le trivium : grammaire, didactique, réthorique, et dans le quadrivium : arithmétique, géométrie, histoire, musique, chacun de ces termes étant à prendre au sens latin et médiéval, non pas moderne. De là maistre en ars (1432; en hars, 1427), aux arts (1594), enfin maistre ès art (1534). Il s'agit là de techniques intellectuelles orientées vers la maîtrise du langage, des structures numériques et sonores, musicales (qui sont liées) et celle du discours de connaissance (historia) ou de conviction (la réthorique). Dans ces emplois, une partie du concept interfère avec celui que l'on désigne en français moderne par science. Il en va de même en ancien provençal, ou l'on trouve art d'astronomia (XIVe siècle) de arithmeticha (1492), à côté de art de trobar (de trouver - troubadour) "rhétorique" et art de gramatica (les deux v. 1290)

Au XVIIe siècle, les arts à l'université, désignes les humanités et la philosophie (1636), dans faculté des arts (1690). Disparues avec les mutation de l'institution pédagogique, ces valeurs de art" ont néanmoins subisté, surtout par une série de syntagmes. Arts mécaniques (1265; 1361) en opposition aux arts libéraux du trivium et du quadrivium, introduit et conserve la valeur de "technique artisanale", et est prolongée par les arts et métiers (1786). Les beaux-arts (1640; aussi belles arts au féminin. Bossuet 1653), expression diffusée au milieu du XVIIIe siècle, c'est-à-dire "les techniques de la beauté" s'applique en opposition à arts mécaniques et aussi à arts libéraux, qui a changé de valeur : ce sont au XVIIIe siècle les techniques nobles, poésie, musique, peinture, mais aussi lart militaire et lart naval. On voit alors se dégager deux oppositions, l'une conceptuelle "utilité, agrément" (les beaux-arts), l'autre sociale, les techniques pratiquées par l'honnête homme (Trévoux) étant opposées aux techniques vulgaires; la seconde opposition, discutées et contestée par Diderot dans lencyclopédie est la clef de l'opposition artiste - artisan dès le milieu du XVIIIe siècle.



Cependant, c'est au XIXe siècle, sous l'influence de l'allemand Kunst que le mot art va changer de domaine. Certes, dès le XVIIe et le XVIIIe s. on pouvait parler d'un art pour désigner la sculpture, la peinture, la littérature ou la poésie; mais le concept général était toujours lié aux oppositions évoquées ci-dessus. Ceci reste vrai dans de nombreux emplois, avant 1850 environ. Beaux-arts, de son côté, attesté au milieu du XVIIe siècle reste un terme dans une classification. Même dans les emplois absolus du mot art appliqué à la peinture ou à la sculpture (chez Diderot par exemple)), il ne s'agit pas de la valeur moderne. La valeur du mot art est alors liées à l'importance prise par le sentiment dans la création artistique, à l'intérieur de la dialectique nature - art, d'origine ancienne (latine), et à la notion de beau idéal. Seul artiste a pris au milieu du XVIIIe siècle un sens quasi moderne (mais il en conserve et en développe d'autres). C'est l'esthétique allemande, où Kunst transmet une idée de "savoir" plus centrale que celle d'"activité" (le mot est apparenté à können "savoir", "connaître"), qui transmet la valeur esthétique générale au français, par Mme de Staël, B. Constant, puis par Stendhal et les premiers romantiques. G. Matoré, étudiant ce mot, à montré que l'expression l'art pour l'art, employée par B. Constant (1804) après une conversation avec un disciple de Schelling, laquelle correspond au glissement complet du mot vers le concept esthétique, vient des idées des philosophes et écrivains allemands, Kant, Goethe, Schiller, Wieland, Hegel. Dès lors, art, en français, reçoit d'autres emplois, et la notion se subdivise selon les domaines de l'esthétique, en arts plastiques, arts appliqués"", arts décoratifs (d'où le style Art déco, après l'exposition des arts décoratifs en 1925). En outre,, selon un décompte arbitraire, septième art désigne le cinéma (1921), huitième et neuvième art la télévision et la bande dessinée. D'autres qualifications concernent l'origine (art nègre à l'époque cubiste), les styles, les époques, etc. L'expression histoire de l'art qui correspond à une notion culturelle essentielle, est attestée dans sa valeur actuelle au début du XIXe siècle. (L'histoire de l'art par les monuments de Séroux d'Agincourt, commence à paraître en 1811; là encore, il s'agit d'un concept allemand (lehrgebaüde der Geschichte der Kunst in der Altertum, par Winkelmann, 1764) modifiant profondément la tradition issue des vite ("vies") de Vasari (1550 - 1586).

Par métonymie, art s'applique aussi à l'ensemble des oeuvres (chez G. Planche; av. 1874) et, rarement, aux artistes (1891 chez Paul Verlaine).

Désormais associé aux notions de beauté et d'esthétique, l'art est ainsi devenu un objet de connaissance et de critique et l'une des références de consommation dite culturelle (objet d'art, marché de l'art) liée au thème de la conservation du patrimoine et de sa manifestation publique (musée, exposition).

En butte à une critique sociale très vive depuis les mouvement de contestation, dada et surréalisme en tête, l'art est aujourd'hui confronté d'une part à non-art, à anti-art (v. 1980) et aux formes marginales désignées par des syntagmes, qu'ils soient formés en français, art naïf, art brut (1944), empruntés : op'art (1964), pop art (v. 1955), land art (mot anglais), ou enfin calqués : art minimal, art conceptuel, de l'anglais, art pauvre de l'italien arte povera, etc.

Art n'a pas de dérivé vivant. L'ancien et moyen français ARTIEN ou ARCIEN n.m (XIIIe s.) a désigné jusqu'au XVe siècle un savant, habile dans les arts libéraux, puis spécialement (du XIII au XVIIIe s.) un étudiant en philosophie. ARTISER v. tr. "fabriquer (XVIe s.) puis "arranger avec art" (1793) a rapidement disparu.


Voir : article, articuler, artifice, artisan, artiste, inerte, orteil, artillerie



Les planches dessinées par Ernst Haeckel, comme ces coquillages, seront source d'inspiration pour les artistes de l'Art nouveau

Entrez dans la danse avec Julien Lestel

Il est revenu finalement dans la troupe de l’Opéra de Paris, mais l’esprit de compétition qui y régnait ne lui convenait pas. J’ai repensé à cette phrase de Maria Joao Pires : “L’art, c’est la générosité. Être un artiste, c’est aimer donner et recevoir : la base de l’échange humain. Or, la personne qui passe un concours va désirer sa victoire, donc la défaite des autres. Si je gagne et que tu perds, je ne peux pas être un artiste parce que l’artiste veut que nous communiquions. L’autre n’est pas un concurrent, c’est un ami.”

Franz Liszt (1811-1886) lors d'un concert, par un artiste inconnu Alfredo Dagli Orti / The Art Archive / AFP

Discussion:Projets pour un monde meilleur

Cette scène s'est passé juste entre le palais de Charles V à Grenade et la Porte del Vino. Ca m'adonné beaucoup d'inspiration. La spontanéité étais formidable, une intégration humaine... une mélange culture ancienne et actuelle de notre temps. Je cherche des artistes qui veulent participer à un projet "France, Portugal, Espagne... Sonja Beets


Loi de défiscalisation des achats d’œ'oeuvres d’art par les particuliers

J'étais enfant avec un accès très limité à la beauté des arts.

J'étais enfant avec un accès très limité à la beauté des arts. Nous détenions quelques disques dont Peer Gynt, quelques danses hongroises de Brahms, Dvorak, Smetana et Chopin. Mon ennui de l'époque à fait que j'ai écouté ces chefs d’œuvre en boucle, plusieurs fois par jour quand j'étais seul et triste. Cela m'a donné de la force, de l'espoir, l'envie de créer, d'écrire, de faire de la musique. Aujourd'hui, ben plus tard, après une vie à courir derrière des chimères, ils me reviennent et m'apportent le réconfort encore, comme lorsque, enfant, j'attendais du merveilleux.. Alors, je veux rendre aux artistes ce qu'ils m'ont offert. Avec Michael, nous allons lancer tous les beaux projets qu'il a conçu pour nous tous sans rien attendre en retour.... vous venez?


13 juin 2012. Laurent Artéco

Un peu d'économie

Ce qui fait l'économie, ce sont les agents économiques. Qu'est-ce que c'est?

On classifie les agents économiques de cette façon:

- L'état, c'est à dire nous tous

- Les investisseurs institutionnels (assurances, caisses de retraite, banques..)

- Les entreprises, des plus grandes jusqu'aux entreprises individuelles

- Les ménages (les particuliers en temps que tels, donc aussi les artistes)


Je vous épargne le tableau montrant les liens et interdépendances entre eux, je le mettrai sur la page Facebook.

Les circuits de décision entre les grands agents économiques et les artistes sont très contrôlés et très difficiles à faire évoluer. Trop de luttes de pouvoir, de lenteurs, d'intérêts.

Mais il nous reste, les petites entreprises et les ménages aisés sur lesquels, au travers d'actions d'éducation et de communication, nous pouvons avoir une influence et faire bouger les choses.

Par ailleurs, il est temps que les artistes fassent un pas en direction de ce public qui ne voit d'une très faible partie de "l'art". Puisqu'on leur montre toujours la même chose: ce qui a été retenu par les "choisisseurs" (je sais, ce mot n'existe pas mais on fait de l'art ou pas?).

Nous avons tous, dans notre entourage, nos relations une ou deux personnes aisées ou un patron de petite entreprise, voire un artisan. J'invite donc chacun d'entre vous, comme je l'ai fait avec Alliance Vip à contacter ces personnes, leur présenter la fondation Franz Liszt et ses projets. Le but étant, soit de recueillir des fonds pour la fondation, soit d'obtenir, un partenariat concret: Prestations gratuites, locaux, relais d'information etc.

N'attendons plus que le public comprenne par lui-même et expliquons et avançons.

Laurent Artéco

Art et Science : L’art vu par l’œil d’un physicien, Jean-Marc Lévy-Leblond

Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien théoricien et essayiste français, en sa qualité de scientifique féru d’art, discute de la thématique science et art. Sa thèse est que « La science n’est pas l’art ! C’est à partir de leurs différences que l’on peut trouver comment les croiser. » Il dénonce les pratiques trop promptes à assimiler la science et la culture, l’artiste et le scientifique. Ses yeux ont cependant su parfois percevoir de brèves rencontres où la démarche scientifique se trouve mêlée dans les deux activités. L’artiste et le scientifique, tous deux artisans, déplacent alors les limites de la connaissance établie et entrouvrent de nouvelles portes vers l’inconnu dans un but similaire de création.

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Créatif

Le divin ou la nature, ont offert à l’homme la magique capacité de créer et qu’en faisons-nous ?

Il est remarquable de constater à quel point nous empêchons nos enfants de créer dans nos systèmes éducatifs « reproductifs ». Pourtant, certains s’en échappent et nous proposent de belles créations, je suis donc optimiste.

La création, à mon sens est un besoin pour certains. Une nécessité impérieuse !! Qu’on soit scientifique, artiste ou entrepreneur. Le ressort semble le même : Chercher une autre voie, une nouvelle idée, une nouvelle vie.

Aucune intention commerciale ! La curiosité, l’envie « d’autre chose », d’un monde nouveau, d’une distraction ou un cadeau à l’humanité. Cette démarche créative de la fondation Franz Liszt semble se heurter à une « inhibition » ambiante de la société à l’égard des créatifs. En effet, la générosité de l’offre de culture, d’ouverture, la possibilité de s'exprimer librement semble faire peur.

Serions-nous tous comme Laurent Artéco, cet « éconhomme » à qui il a fallut bien trop de temps avant de comprendre que l’expression et « le dire aux autres » n’est pas si dangereux. Ne fait pas mal !

Le créatif, ne doit pas se soucier de l’accueil qui sera réservé à son travail. Sa souffrance vient souvent de l’indifférence plus que des critiques négatives ou positives… La création reste un acte humain proche du divin… Qui peut l’expliquer ?

Petite réflexion de Laurent Artéco

« L'artiste vient à la vie pour un accomplissement qui est mystérieux. Il est un accident. Rien ne l’attend dans le monde social. » Odilon Redon


Une pensée très profonde d'Odilon Redon et que l'on peut mettre en parallèle avec celle de Percy Bysshe Shelley (1792-1822) : "Les poètes sont les législateurs non reconnus du monde". Profond, juste mais aussi paradoxal. Prenons un exemple simple. Lorsque des touristes vont visiter un pays, a quoi s'intéressent-ils en premier lieu? Aux hommes politiques, aux grands argentiers, aux commerçants du passé? Non, ils vont dans les musées pour découvrir l'art et la culture de ce pays. Et donc vont découvrir et admirer les oeuvres d'Odilon Redon, de Vincent van Gogh, bref des grands artistes et créateurs qui ont été de leur temps incompris et rejetés. Van gogh qui n'a jamais vendu une toile, et c'est ce qui l'a amené pour bonne part à la folie, est devenu post-mortem le peintre le plus cher du monde. Ainsi, si l'artiste n'a rien à attendre du monde social, le monde social lui doit tout. Le voici le paradoxe. Je me suis placé sur un plan économique pour plus de facilité et parce que c'est le seul langage qui est compris aujoud'hui, celui de l'argent. Et sur ce plan, le simple bon sens économique voudrait que les créateurs soient soutenus activement. Hors c'est tout l'inverse qui se produit, comme à l'époque de Redon. Ils sont exclus du champ social ne laissant plus qu'aux "faux artistes" d’aujourd’hui, les bateleurs incultes au sourire radieux et soumis aux règles du marché occuper tout l'espace. En comprenant que la culture est le premier facteur de création de richesses d'une nation, ce domaine devrait être financé en premier lieu mais partout, les budgets sont réduits. Que cela veut-il dire sur le fond? Que nous sommes une espèce sous-évoluée et qu'il est facile de comprendre comment c'est le manque d'intelligence qui conduit le monde au désastre. Y a t'il quelque chose à faire? Non, il n'est pas possible de lutter et contre la bêtise et contre le rejet qu'inspire inévitablement les créateurs dans notre monde où la créativité à été cassée dès l'école, l'art non enseigné et réduit à la marge et à l'exclusion. Ce n'est pas pour cela que l'art ne continue pas, il n'est pas possible que la vie, la créativité s'arrête, c'est le mouvement même de l'univers qui les porte. Mais il continuera à opérer dans la marge et face aux pires obstacles qui soient. Vous ne verrez nulle part les véritables créateurs d'aujourd'hui, le système étant basé sur la marchandisation de l'oeuvre et donc de la médiocratisation culturelle. Les poètes (au sens large de penseur et créateur) sont devenus inexistants et pour le moins inaudibles. Ainsi, avec la complicité inconsciente de chacun ce sont les choses les plus essentielles qui sont dénigrées et combattues. Au-delà du paradoxe, là est la malédiction.

CM Vinson (discussion) 22 septembre 2012 à 11:23 (CEST)

Citations

« Deux faiblesses qui s'appuient l'une à l'autre créent une force. Voilà pourquoi la moitié du monde, en s'appuyant contre l'autre moitié, se raffermit. » Léonard de Vinci

Voici pourquoi les petites entreprises devraient s'appuyer sur des artistes non soutenus par les grands systèmes. Pour créer une nouvelle force au sein de la Fondation Franz Liszt.

Laurent Artéco

Vidéos

Tunisie Kerkenna de Anouar Braham

La belle musique du grand artiste Anouar Brahem qui ne cesse de créer, d'innover et de donner à la musique tunisienne les ailes de l'universel.

Jean Cocteau : mensonges et vérités

Jean Cocteau : mensonges et vérités

Un film de Noël Simsolo

Romancier, dramaturge, essayiste, homme de théâtre et de cinéma, dessinateur et peintre, Jean Cocteau avait tous les talents. Le beau portrait brossé par Noël Simsolo met en valeur la personnalité éblouissante du poète ainsi que son indépendance d'esprit et ses différents engagements.

Superbement documentée, cette évocation comprend en particulier les témoignages de Jean Marais et Jean-Luc Godard. Générique

Auteur-Réalisateur : Simsolo (Noël)

Production / Diffusion : FIT production, INA Entreprise, Sept ARTE (La)

Distribution : FIT production, Ina. DDA. Direction commerciale

Thématiques

Artiste / Cinéma / Cocteau (Jean) / Écrivain / Littérature / Peinture / Poésie / Portrait

http://www.film-documentaire.fr/film.php?id=3556

Interviews: Jean-Luc Godard, Jean Marais, Claude Samuel, Alejandro Jodorowsky, Cyril Robichez, Jean Bahilée, Henri Alekan.

Agenda

Informations

Projets de l'association Nature et Culture en Hautes-Terres en partenariat avec la Fondation Franz Liszt

Choisissons l’excellence : PAS DE BÉNÉVOLAT

Un artiste vit de son travail. Il y consacre sa vie pour proposer son œuvre au public. A ce titre, il DOIT percevoir une rémunération.

C’est pourquoi, les artistes adhérents de la Fondation Franz Liszt, dès lors qu’ils seront sollicités pour intervenir dans un des projets de la fondation, percevront une rémunération pour leur intervention artistique.

Qu’il s’agisse de musiciens, plasticiens, écrivains, comédiens, danseurs…

Ils exprimeront leur générosité en participant activement à la fondation:

Publication d’articles et photos ou vidéos sur le site, partage Facebook et sur les réseaux sociaux.. Et surtout par leur ouverture au public lors des manifestations décrites dans les projets de la fondation, créant une vraie interaction en l’art et le public : Animation, explications…

Enfin, leur action bénévole consistera à proposer des projets et présenter des relations artistiques ou des partenaires à la Fondation.

Il en sera de même pour les autres adhérents et intervenants de la fondation. Pour une excellente qualité de nos actions…. pas de bénévolat ! Nous devons proposer le meilleur, tel Franz Liszt, notre inspirateur.


Charles-Michaël Vinson et Michel Leignel

Voir aussi

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