Algérie

De Nature et Culture en Hautes-Terres.
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L'Algérie est un pays d’Afrique du Nord qui fait partie du Maghreb. Sa capitale Alger est située à l’extrême nord-centre, sur la côte méditerranéenne. Avec une superficie de 2 381 741 km², l'Algérie est la plus vaste nation en Méditerranée et se classe en deuxième position au niveau africain juste derrière le Soudan, bordée au nord par la mer Méditerranée sur une distance de 1 280 km. Elle partage des frontières terrestres au nord-est avec la Tunisie, à l'est avec la Libye, au sud avec le Niger et le Mali, au sud-ouest avec la Mauritanie et le territoire contesté du Sahara occidental, et à l’ouest avec le Maroc. La Constitution définit « l'Islam, l’Arabité et l’Amazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, méditerranéen et africain. »

L’Algérie, de par sa tradition de terre d’accueil et les multiples civilisations qui l’ont traversée, a hérité d’une histoire très riche qui s’exprime par des vestiges d'époques variées. C’est ainsi que l'Afrique, la Méditerranée, l’Europe et l’Orient marquèrent de leurs influences spécifiques le cheminement historique de l’Algérie. Les Berbères ont laissé les premiers vestiges archéologiques notables, comme le parc national du Tassili, que l'on considère comme le plus grand musée naturel au monde. Plus tard, ils ont construit plusieurs sites berbères comme Medracen, Mausolée royal de Maurétanie, Mausolée de Béni Rehnane à Siga dans la Wilaya d'Aïn Témouchent, ou encore le site de Sauma (El-Khroub) près de Cirta qui se trouve dans la ville de Constantine, etc. De plus, plusieurs Tumuli, Dolmens, grottes, Djedars à Frenda, etc., attestent les pratiques funéraires berbères.

L’époque romaine a laissé un nombre impressionnant de vestiges, dont les plus importants se trouvent à Tipaza, Timgad, Lambèse, N'Gaous, Zana, Calama, M'daourouch, Thagaste, Djemila, Cherchell, Tamentfoust, Djemila, Tiddis, Tigzirt, Hippone, Tébessa, Biskra, Tlemcen, etc. L'influence de la religion en Algérie a bouleversé la région pendant l'Antiquité et au Moyen Âge. Plusieurs villes importantes en Algérie comme Hippone, Baghaï, Tobna, Tlemcen, Béjaïa, Alger, etc., se sont développées. Ainsi que plusieurs dynasties se sont succédé, à travers le temps, pour prendre le pouvoir dans les divers régions de l'Algérie. Enfin, l'Algérie est prise par les Ottomans et ensuite par la France. Elle devient indépendante en 1962.

Sommaire

Géographie physique

Occupant la partie centrale des montagnes de l'Atlas, l'Algérie est cette «île du Couchant» – en arabe, Djezirat al‑Maghreb – que les conquérants venus d'Orient découvrirent entre les rivages verdoyants de la Méditerranée et l'étendue aride du Sahara.

Pays très vaste (2 381 741 km2), l'Algérie présente, sur 1 800 km du nord au sud, une succession de zones contrastées. La partie septentrionale forme une lisière, large seulement de 200 km, en bordure de la Méditerranée. C'est l'Algérie «utile», fortement marquée par la présence humaine depuis la plus haute Antiquité. Elle est soulevée par les barres parallèles des Atlas tellien et saharien, qui enserrent une région de hautes plaines. Au sud de cette lisière, sur quelque 1 600 km de profondeur, s'étale l'immense désert du Sahara, surélevé au sud‑est par le massif du Hoggar.

Relief

Le littoral méditerranéen s'étire sur plus de 1 200 km; il est bordé de collines et de montagnes, parmi lesquelles la chaîne Kabyle qui culmine à 2 308 m au Djurdjura. À l'arrière de ces reliefs se trouve un chapelet d'étroites plaines alluviales ne communiquant guère entre elles et rarement ouvertes sur la mer où a pu se développer, au prix parfois d'importants aménagements, une agriculture moderne. Ce sont, d'est en ouest, la plaine d'Annaba, la Mitidja (autour d'Alger), la plaine de la vallée du Cheliff, celle du Sig autour d'Oran, puis, plus à l'intérieur des terres, celles de Muaskar, de Sidi‑bel‑Abbès et de Tilimsen. Au sud de ces plaines, l'Atlas tellien déploie parallèlement au littoral une succession de plis sédimentaires derrière lesquels s'étendent, à l'ouest, de hautes plaines semi‑désertiques ponctuées de chotts (vastes dépressions de terres salées et parfois inondées) et, à l'est, l'espace plus resserré des hautes plaines constantinoises.

Au sud, l'Atlas saharien, formé des monts des Ksour, du djebel Amour et des monts des Ouled Naïl, ne constitue pas une barrière continue. Il n'en marque pas moins la limite des influences méditerranéennes; c'est là que l'on a planté les arbres d'un «barrage vert», pour stopper l'avancée du désert. Dans le prolongement oriental de l'Atlas saharien, le massif de l'Aurès, au sud de Constantine, culmine à 2 328 m au djebel Chelia. C'est la plus importante des montagnes algériennes, celle où les genres de vie subissent vraiment l'influence de l'altitude.

Au‑delà s'étendent les reliefs primaires du Sahara, succession de larges plaines parsemées de dunes appelées ergs (Grand Erg occidental, Grand Erg oriental, erg Chech), de dépressions recouvertes de sel – les sebkhas –, de hamadas (plateaux couverts de rocailles), tel le plateau du Tademaït ou les tassilis des Ajjer et du Hoggar, et de hautes montagnes (le massif volcanique du Hoggar culmine à 2 908 m au mont Tahat).

Démographie

En 2008, l’Algérie comptait 33,7 millions d’habitants, soit 14,2 habitants au km². Cependant, ce chiffre reflète mal une répartition inégale : on estime que 96% de la population vit sur 17% du territoire, essentiellement dans le nord du pays.

La population algérienne a plus que doublé depuis les années 1960 ; toutefois, son taux de croissance annuel moyen diminue lentement : de 3,2 p. 100 pour cette même période, il est passé en 2002 à 1,68 p. 100, soit l’un des taux de croissance démographique les plus bas d’Afrique. La baisse sensible de la fécondité (1,82 enfants par femme en 2008, contre 7,4 en 1970) est en partie imputable au recul de l’âge du mariage et à l’amélioration du niveau d’instruction des filles. La population de l’Algérie est jeune : en 2002, on estime à 33,5 p. 100 de la population totale la part des moins de 15 ans, alors que celle des individus âgés de 65 ans et plus est de 4,9 p. 100. L’espérance moyenne de vie est de 73,8 années.

La population de l’Algérie se compose en majorité d’Arabes (82%) ; elle compte aussi une très forte minorité berbère (Kabyles, Chaouïas, Zénètes ; 17 p. 100). Avant l’indépendance, près de 150 000 juifs vivaient en Algérie, parfois de souche très ancienne. Presque tous ont quitté le pays en même temps que les colons européens (environ 1 million de personnes), essentiellement des Français. La proportion de résidents étrangers a fortement diminué lors des évènements du début des années 1990. La population française, en particulier, est passée de 52 000, en 1986, à 24 500 en 1992 et 8 300 (dont les trois quarts possèdent la double nationalité) en 1996 ; elle tend à croître cependant depuis 1996 en raison de l’amélioration sensible du climat sécuritaire.

Société algérienne

Éducation en Algérie

Culture algérienne

Malgré les différentes tentatives d'uniformisation, la culture algérienne reste indubitablement une culture composée de métissages et de façonnages. Elle conserve encore l'essentiel des différents apports successifs qu'elle a connus tout au long des cheminements tortueux de son histoire. Cinq grandes étapes principales se dégagent de ce long processus historique, par définition inachevé.

C'est la domination française, à partir dès 1830, qui va introduire de grands changements sur le plan culturel. Un premier grand choc entre la modernité et les valeurs traditionnelles va bouleverser les habitudes tant culturelles que sociales algériennes. L'usage exclusif de la langue française dans les écoles et l'administration aura des retombées décisives, aussi bien sur les comportements que sur les mentalités. Dès le début du 20ème siècle commence à apparaître une littérature d'expression française, qui relance le débat sur la culture et l'identité algérienne. Mais en 132 années de présence en Algérie, l'occupation française va avoir une influence importante sur d'autres domaines de la vie culturelle algérienne tant en introduisant de nouvelles données et de nouvelles pratiques, qu'en approfondissant et en développant certains aspects de la culture méditerranéenne déjà présente en Algérie depuis des siècles.

Alger, capitale de du pays, compte en 2006 plus de trois millions d'habitants avec son agglomération. La ville, baptisée en arabe Al-Djaza'ir au Xe siècle, a connu les diverses présences et dominations qui se sont succédé en Afrique du Nord au fil des siècles. L'histoire permet de lire la ville, ou plutôt les villes, l'Alger arabe et l'Alger turque, l'Alger française et la capitale d'aujourd'hui. Cette ville est aussi la capitale culturelle du pays. La Bibliothèque nationale, qui y est située, possède l’un des fonds les plus riches d'Algérie (650 000 volumes), comprenant d’importants ouvrages sur l'Afrique. La bibliothèque de l’université d’Alger abrite plus de 700 000 volumes. Le musée de la Préhistoire et de l'Ethnographie, le musée national des Antiquités classiques et musulmanes et le musée national des Beaux-Arts se trouvent tous à Alger. Le musée de Cirta, à Constantine, conserve des collections d’art et d’archéologie.

Héritiers d’une tradition ancienne, les écrivains algériens ont su maintenir la richesse d’expression de la littérature de langue arabe tout en lui associant la langue française. À l’image de la nation algérienne, la plus occidentale, sans doute, des nations arabo-musulmanes, la littérature algérienne contemporaine s’est forgée à partir d’une double influence qui lui confère sa singularité. Les écrits de Mohammed Dib, Malek Haddad, Kateb Yacine, Assia Djebar ou, encore, Rachid Mimouni et Rachid Boudjedra se font l'écho des espoirs et des contradictions d’une société aujourd’hui déchirée.

Pour que la culture algérienne soit reconnue mondialement, elle a besoin davantage de côtoyer, de dialoguer avec les autres cultures universelles, et ce à travers les expositions, les rencontres des artistes algériens avec les étrangers, et autres festivités culturelles qui devraient être organisées, outre-mer, dans le cadre des échanges culturels entre les pays. Avec l’aide et le soutien des représentants diplomatiques algériens à l’étranger, la communauté algérienne aurait pu faire sortir la culture algérienne des bras de Morfée. En Allemagne, à Berlin plus précisément, la culture algérienne, semble-t-il, ne voyage pas bien.

Musiques algériennes

La musique algérienne est constituée d'une riche diversité de styles et de répertoires musicaux. L'Asri (la musique moderne citadine), le Charqi (chanson de variétés d'inspiration orientale), le chaâbi (musique citadine), l'Andalou et ses Noubats, le chant bédouin, l'Achwwiq kabyle, l'Ahellil de Timimoun, le Tindé de l'Ahaggar, sans parler du raï oranais qui a déferlé sur l'Algérie, et sur le monde dans les années 90. Ces musique constituent quelques uns des genres de musique pratiqués collectivement ou en soliste, en Algérie. Sur le plan musical, l'Algérie est réputée pour posséder un riche répertoire. On y retrouve : ka musique arabo-andalouse, le raï, le chaâbi, la musique kabyle, la musique gnawa et plus récemment le rock, ou le rap déclinant par par la richesse linguistique (arabe classique, arabe algérien, et langues berbères (kabyle, chaoui, touareg, ...).

souad massi - tell me why

Cinéma algérien

Économie de l'Algérie

Tourisme en Algérie

Si l'Algérie est connue pour sa musique, contrairement au Maroc et à la Tunisie qui sont des destinations touristiques incontournables, l'Algérie ne s'est jamais positionnée sur ce marché malgré tout le patrimoine du pays peut présenter comme richesse. L'Algérie bénéficie d'atouts naturels importants tel que ses plages en général encore à l'état sauvage, des paysages et des zones comme le Sahara algérien. L'Algérie compte 10 parcs nationaux parmi lesquels le Parc national du Tassili (100 000 ha) ou le Parc national de l’Ahaggar (Hoggar) (380 000 ha). Les amateurs de randonnées ont accès au vastes montagnes de Kabylie. Malgré ce que l’on pense, l’Algerie dispose aussi d’un domaine skiable à Tikjda ainsi que des stations thermales. le Ministère algérien de l'aménagement du territoire et du tourisme s'allie à Djezzy et nous propose ce spot publicitaire sous forme de clip. Sur fond de musique orientale, d'innombrables images filmées en Algérie défilent sous nos yeux pour découvrir les magnifiques paysages de ce pays.

Jeunesse algérienne

Contributions

Ce ne sera pourtant pas de l'eau de rose. Un chevalier sorti d'on ne sait où est venu brouiller la mélodie. Le décor ainsi planté ne pouvait laisser indifférents les vers d'un poète qui raconte aussi simplement, sans détour, les péripéties d'une aventure amoureuse naïve et tendre.

Une fille de grande beauté que seuls les villages retirés dans les montagnes savent enfanter, Aouicha, pour le poème jamais chanté par les Marocains, mais bien repris par les Algériens, sera le fil conducteur d'un malhoun bien conté par un amoureux.

Il raconte la mésaventure, d'une manière assez forte, d'un amour brisé par une intrusion peu habituelle dans des régions aussi désertiques, plus préoccupées par la beauté du geste que par la mesquinerie de ses villageois. Face au Harraz méprisant, snobant tout son monde, le poète opposa de la malice, un brin de ruse mais beaucoup de maladresse. L'amour du troubadour était pourtant plus fort que tous les cadenas du palais où était prise en otage son Aouicha par El harraz, ce cavalier venu à bride abattue qui voulait assouvir sa passion des femmes. Éloquente poétesse du Maghreb, jeune fille aux dix-huit printemps, elle surpassait toutes les autres filles d'Azemmour, ce petit village vierge niché au creux d'une verte vallée superbe et gracieuse, elle jouait du luth de ses doigts de fée, en chantant des mélodies à faire chavirer les coeurs. Telle était Aouicha. Le poète ne voulait pas que son amour vive seulement en paroles et décida alors de défier le chevalier. Mais comment faire ?

Il s'en remit à ceux qui voulaient l'aider pour crier haut et fort : « ô ! Vous qui m'écoutez, que dois je faire, quelle ruse dois-je utiliser avec ce harraz ' », questionna le poète qui avait usé auparavant de beaucoup de stratagèmes sans réussir. Une réponse brisa son désespoir : « Ne t'inquiète pas mon ami, nous t'aiderons à retrouver ta bien-aimée ! », répondirent d'une seule voix les belles venues s'enquérir de leur amie. « Nous allons toutes partir avec toi et nous convaincrons ce Harraz de malheur de relâcher Aouicha ta bien-aimée ! ». A ces paroles, notre poète reprit espoir, et ensemble ils mirent au point un plan. Au pied du perron, où était enfermée sa bien- aimée, le poète clama cette belle phrase : « Je suis le cadi de la ville venu solliciter ta bénédiction, ô sage érudit et t'inviter, au nom du Généreux, à honorer ma demeure de ta visite ! ». Le chevalier venu du désert rétorque : « Ô cadi ! Cette paix offerte, je ne la crois pas sincère. Pour moi, votre nourriture est illicite et tu es un cadi fourbe. Passe ton chemin et éloigne-toi de moi. Comment un importun comme toi pourrait-il être cadi ' », dira le cerbère, qui, tel un faucon, rentra dans son palais. Il fallait une autre ruse pour tromper ce diabolique harraz, disciple de Sidi Rahal. En guise d'attaque, le troubadour clamera sa poésie pour que le harraz s'avoue vaincu. La fin de ce merveilleux conte est restée ouverte à toutes les suppositions mais toutes s'accordent à dire que les vers poétiques du troubadour ont eu raison du pouvoir perçant d'El harraz.

Plus de 150 millions de chrétiens sont persécutés dans le monde aujourd'hui !

Dans plus de 50 pays, des chrétiens catholiques, protestants, coptes… sont au mieux privés de travail et discriminés, au pire torturés, violés, assassinés. Leur crime ? Être chrétien.

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[2] France - Algérie - Tunisie

Agenda

Vidéos

Hymne National Algerien

Itinéraires internationaux de "Nature et Culture"

Bibliographie

  • Histoire d'Algérie, S.Gsell - G.Marçais - G. Yver, Boivin. Editeur, 1929.
  • Comment l'Afrique du Nord a été arabisée, W. Marçais in annales de la Faculté des lettres de l'université d'Alger 1938.
  • Langages arabes au présent, Jacques Berque. Edition Gallimard 1980
  • L'intérieur du Maghreb XV-XIXème siècle, Jacques Berque. Edition Gallimard 1978
  • Histoire de l'Algérie contemporaine, Ageron Charles Robert, Puf 1979
  • Pour une critique de la raison islamique, Arkoun Mohamed, Maisonneuve et Larose 1984
  • Anthropologie de la littérature algérienne 1950-1987, Charles Bonn, livre de poche 1990
  • Sociologie de l'Algérie, Pierre Bourdieu. Puf 1980
  • La Personnalité et le devenir arabo-musulman, Djait Hichem. Seuil 1974
  • Histoire de l'Afrique du Nord , Charles Julien André. Payot 1986
  • L'Algérie nation et société, Mostefa Lacherah, Sned Alger 1970
  • Réformisme musulman en Algérie de 1925 a 1940, Merad Ali. Edition Mouton 1964
  • La fascination de l'islam, Maxime Rodinson, La Découverte 1989
  • Les sources du nationalisme algérien, Benjamin Stora. L'Harmattan 1989
  • Jihad, expansion et déclin de l'islamisme, Gilles Keppel. Edition Gallimard 2000
  • L'Arabisation dans les sciences sociales, Rabeh Sebaa. L'Harmattan, 1996

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